3550 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
431 critiques spectateurs
5
31 critiques
4
129 critiques
3
143 critiques
2
81 critiques
1
34 critiques
0
13 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Raphael Klein
1 abonné
13 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 22 janvier 2026
e suis allé voir Le Mage du Kremlin au cinéma, et le film m’a profondément marqué.
Il s’agit de l’adaptation du roman éponyme de Giuliano da Empoli, paru en 2022 et largement salué en France, notamment avec l’obtention du Grand prix du roman de l’Académie française. Le livre avait déjà frappé par la finesse de son analyse du pouvoir et de ses mécanismes, et le film prolonge cette réflexion avec force.
Présenté comme un thriller politique, le récit nous plonge dans plus de trente ans d’histoire russe, depuis le chaos de l’après-guerre froide jusqu’à l’annexion de la Crimée, en passant par la fin de l’ère Boris Eltsine.
On y suit Vadim Baranov, personnage fictif inspiré d’un véritable stratège du Kremlin, conseiller de l’ombre, intellectuel cynique et brillant, qui accompagne l’ascension de Vladimir Poutine.
Jude Law incarne un Poutine glaçant, presque silencieux, dont la froideur et le contrôle permanent donnent la chair de poule. Même si l’histoire est présentée comme une fiction, on a le sentiment constant que beaucoup de situations, de raisonnements et de méthodes sont profondément ancrés dans le réel.
Le film explore avec intelligence les thèmes de la manipulation, de la désinformation, de la construction des récits et de l’image du pouvoir. Il interroge aussi le rôle de ceux qui conseillent, orientent et façonnent les décisions, parfois bien plus que ceux qui les incarnent publiquement. Jusqu’où peut aller un stratège au service d’un pouvoir autoritaire ? Où commence la responsabilité morale ?
J’ai passé un excellent moment. C’est un film exigeant, troublant, qui pousse à se poser des questions essentielles sur les dérives du pouvoir et les mécanismes de domination modernes. Un film qui résonne bien au-delà de son intrigue et qui mérite clairement d’être vu.
Film surprenant d'intelligence et vraiment nécessaire. Bien sûr, le mélange des accents d'un casting international mais percutant peut faire regretter de ne pas entendre parler russe. Mais franchement, avec un Jude Law glaçant, on approche de la froideur d'un Poutine hallucinant de ressemblance. Paul Dano, tout en nuances, est aussi fascinant de rouerie. Si je n'ai pas été emporté par le best seller de Giulano de Empoli, je retrouve un suspense haletant dans ce film dont la longueur se fait oublier tant la construction en est passionnante, avec la patte élégante d'un Emmanuel Carrère. Il faut bien sûr un minimum de culture géopolitique pour en apprécier toutes les subtilités. Cette marche forcené vers le pouvoir absolu du Tsar actuel est décrite avec une précision chirurgicale. La fresque joyeusement bordélique des années Gorbachev et Elsyn amène le triomphe des oligarches avec un Will Keen parfait en Boris Berezovsky puis l'aspiration à un désir de verticalité d'un peuple russe si habitué au joug que va saisir et amplifier le tchéquiste voyou de Saint Petersbourg. Je suis resté scotché à mon siège devant les rouages de cette dictature qui ne peut survivre que dans l'agression et la guerre. La deuxième guerre Tchétchène, la tragédie du Koursk, l'explosion de Maïdan, les usines à trolls de Prégogine, tout défile, tout s'explique dans ce film à l'écriture et à la réalisation fluide et élégante. J'apprécie particulièrement la fin qu'Olivier Assayas a voulu apporter, comme un point d'orgue aux confessions du spin doctor éponyme, une fin qui reste hélas si véridiquement poutinienne.
Avec un sujet comme Poutine on ne peut que penser à son pendant américain avec Trump dans l'excellent "The Apprentice" (2025), à un différence notable près : le taux de véracité des faits dans ce dernier est élevé et ce malgré la dimension "tragi-comique" , alors qu'ici c'est tout le contraire, le récit fantasme sur les incertitudes et les inconnus, invente et/ou extrapole à tout va et, d'ailleurs, la production place un encart en début de générique pour bien insister : ce n'est que fiction ! Le titre du film fait aussi référence à un mage bien plus connu, un certain Raspoutine, mais la comparaison s'arrête là... SPOILERS voir site... En ce sens, le titre est un peu prétentieux, même pour le personnage en question, la bande-annonce nous vend un Mage à la Raspoutine alors qu'il en est rien. En gros, tout ce qui concerne Poutine et les événements de son ascension et des grands faits ayant traversés ses deux premières décennies au pouvoir sont réalistes, toutes les parties autour du "Mage" restent finalement assez anecdotiques même si Paul Dano assure et donne âme et émotion à un homme qui ne semble pas en avoir. Il manque un réel côté thriller pour convaincre pleinement. Site : Selenie
Un film où l’on parle beaucoup, beaucoup… et où l’on s’ennuie aussi pas mal. Les acteurs, en revanche, sont excellents et parviennent à sauver partiellement le film. Olivier Assayas, le réalisateur des très bons Personal Shopper et Cuban Network, nous livre ici un long métrage qui ressemble davantage à un documentaire qu’à un veritable film . Une déception.
Le film reprend l’essentiel du livre. Écris avant l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Il témoigne de la construction de la vision de Poutine, vision en œuvre aujourd’hui encore avec pour but essentiel le chaos chez l’ennemi donc l’occident . Le film est parfaitement tourné et nous tient en haleine pendant les deux heures. J’ai juste été gêné par le manque de ressemblance de Poutine. L’acteur s’en approche y compris dans sa façon de marcher, mais le visage est un peu éloigné. Cela n’empêche pas un excellent film !
Excellent, j'espère que Trump inspirera aussi bien ce style de cinéma que Poutine a pu le faire pour comprendre les folies et le cinisme de ces neo dictateurs quand d'autres frappent déjà à nos portes.
Film beaucoup trop long, trop bavard, sans véritable rythme. On a l'impression qu'il ne décolle jamais. La faute à une adaptation trop fidéle du roman, le film deroule en effet de façon scolaire et sans émotion ces 30 années clés de transformation de la Russie. Dommage que Jude Law qui endosse parfaitement le rôle de V. Poutine ne soit pas plus présent à l'ecran. Quand à Paul Dano, excellent acteur au demeurant, cette narration lisse qu'on lui impose ne sert pas son rôle. Une vraie deception.
très bonne adaptation du roman, ce film permet de bien comprendre l'arrivée puis l'exercice du pouvoir par Poutine. Jude Law est criant de vérité dans son incarnation glaçante du maître du Kremlin, alias le Tsar comme il est surnommé par les protagonistes
Un postulat de base qui m'avait fortement titillé la curiosité. Au final c'est une déception immense face à une fade fresque politique. Une récurrence de la voix off qui brouille ma concentration. Un montage totalement incohérent. Un discours sous-jacent classique de l'homme qui chuchote à l'oreille du pouvoir. En fait la réalité c'est que ça ne m'a pas du tout intéressé autant dans le fond que sur la forme.
J'ai trouvé le film captivant. Presque comme un documentaire fiction. On comprends mieux leur système, leurs pensées et motivation. Le risque ? Etre fasciné et oublier que ce ne sont pas nos valeurs et notre vision du monde. La Russie est dangereuse et Poutine encore plus. spoiler: Heureusement que la fin nuance le tout bien qu'elle soit logique.
Amoureux de tous les cinémas, , j ai vu ce film, tourné en anglais avec parfois des accents russes [ style grande vadrouille avec des allemands parlant français entre eux avec un accent allemand !], avec une voix off, avec une chronologie de plus de 20 ans ...froid, sans âme, sans autre intérêt qu une possibilité de s instruire sur la Russie [ objectif ?]. Aucune émotion, chaque personnage n offre aucune profondeur, un Poutine borné, un mage neutre, une fiançée volage mais quoi d autre ? Ce film n est pas un thriller c est sûr, c est une biographie longue ou tous les clichés de l ex URSS sont etirés au maximum. Cela ressemble aux produits Netflix [ comme un père dodu ] Ce n est pas un film de cinéma.
Le film se distingue par sa grande précision, sa richesse narrative et des performances solides, avec un Jude Law et un Paul Dano irréprochables. En revanche, difficile de le qualifier de véritablement dynamique. Le récit s’apparente davantage à une fresque retraçant plusieurs années clés de la vie politique russe et la genèse du futur Tsar. L’ensemble est intéressant, mais reste trop explicatif pour être réellement captivant. Les 2h25 de projection, très denses en informations, donnent parfois l’impression d’un trop-plein, au détriment de l’émotion et de l’engagement du spectateur.
Le film commence. Une voix off installe le récit, je suis surpris par la façon dont celle-ci sonne faux. Une première scène dialoguée me fait également tiquer tant rien ne semble naturel. Puis je me rends compte que les mouvements des lèvres ne correspondent pas à ce que les personnages disent et je comprends enfin que j'ai en fait réservé une séance en VF. Ça commence donc très mal...
Le reste de la séance se transforme en une épreuve d’endurance de 2h35. L’ennui s’installe rapidement, au point de devoir lutter à plusieurs reprises, en vain, pour ne pas m'endormir. Le récit s’enlise dans des dialogues interminables, trop explicatifs et peu inspirés. Le personnage qui donne son nom au film est d’une fadeur confondante, totalement dépourvu de mystère ou de tension dramatique.
Le choix d’une construction en flashbacks, déclenchés par une conversation dans le présent, n’arrange rien. Procédé usé jusqu’à la corde, il accentue encore l’impression d’un film daté, sans audace formelle. Certes très documenté sur 30 ans d'Histoire de la Russie, le film dresse un portrait de Poutine bien lisse, sans aspérités, figé par le poids du mythe. Comme fasciné ou intimidé par son sujet, le film passe complètement à côté de ce qu’il aurait pu explorer : la complexité, les zones d’ombre, la violence sous-jacente du personnage.
On est à des années-lumière de The Apprentice, qui parvenait à raconter l’ascension de Donald Trump avec un véritable point de vue, beaucoup de caractère et une vraie tension dramatique.
Le film plaira à ceux qui aiment en apprendre plus sur l'Histoire. Pour ma part, ce n'est absolument pas ce que je recherche dans le cinéma.
Voilà un film bien décevant, moi qui attendais avec impatience un film original, croustillant et oserais-je le dire plein d’un mix humoristique russo-franco-britannique.
Il n’en est rien, mais alors vraiment rien. C’est terriblement empesé, prétentieux, long et sans aucun suspense.
spoiler: Pire deux des interprètes essentiels: Paul Dano pour Vadim Baranov et Alicia Vikander alias Xenia (la femme de sa vie) se regardent jouer durant les 2h30 du film, surjouent la supposée hauteur intellectuelle, la délicatesse et la ruse mais ça ne prend pas du tout . Le résultat est peu supportable. Heureusement Jude Law en Poutine brutal et impitoyable est plutôt bon et sauve la mise mais paradoxalement il apparaît finalement malheureusement bien peu. Egalement Tom Sturridge jouant Dimitri Sidorov est bien convaincant.
Enfin peut-être le plus gros point noir : le film est intégralement (dans sa version originale), interprété en anglais, tous les russes de ce film se parlent entre eux en …anglais!!! Le film qui n’est déjà qu’assez peu crédible, devient dès lors non seulement totalement invraisemblable, mais il ne véhicule pas le charme très particulier de cette langue slave certes difficile mais magnifique et puissante.
Bref beaucoup de déceptions, après m’être délecté d’une bande annonce qui était pourtant bien prometteuse.