L’Intérêt d’Adam
Note moyenne
3,3
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142 critiques spectateurs

5
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oloc
oloc

9 abonnés 85 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 février 2026
L'intérêt d’Adam de Laura Wandel est un drame familial hospitalier à la durée aussi resserrée que son cadre (73 minutes).
Adam (Jules Delsart) 4 ans est hospitalisé pour malnutrition. Sa maman Rebecca (Anamaria Vartolomei), en détresse, voit son lien maternel rationné par décision de justice. Lucie (Léa Drucker) infirmière pédiatrique, va se démener dans l'intérêt d’Adam.

L'alimentation d'Adam est 'ingrédient central de cette affaire entre décision du juge de la protection de l'enfance, l'instinct parental et le devoir de soigner.
Ce film relate 3 tranches de vie. Il se veut intime par l'usage d'une profondeur de champ chirurgicale très courte. L'usage constant du bokeh isole les visages dans un flou indigeste, comme pour souligner l'incapacité des institutions à saisir la globalité du drame.

Lucie court tout le temps. Et du temps elle en demande tout le long du film, 5 minutes par-ci, 1 heure par-là. On la suit dans des plans séquence caméra à l'épaule, où elle, comme le spectateur, s'épuise. Le scénario semble en carence. L'intrigue perd de sa saveur.

Une fin en sortie de route. En sortant du cadre de l'hôpital, le récit semble se perdre.
Cette conclusion abrupte, qui dévie du devoir des unes et des autres, finit paradoxalement par nous laisser sur notre faim.

Un film dont la recette, malgré de bons ingrédients, ne tient pas ses promesses.
Redzing

1 469 abonnés 5 010 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 février 2026
Laura Wandel signe un film presque documentaire, une plongée avec une infirmière en pédiatrie (Léa Drucker) le temps de quelques heures. Celle-ci, elle-même mère célibataire, est touché par le cas d'un enfant de 4 ans qui ne s'alimente pas correctement, et de sa mère désespérée.
"L'intérêt d'Adam" prend aux tripes, avec une durée courte (à peine 1h13) qui donne l'impression d'un quasi temps réel, une caméra à l'épaule immersive, et de très bons acteurs. Léa Drucker en infirmière qui outrepasse largement ses fonctions pour faire du social plus que du médical. Anamaria Vartolomei en maman déboussolée, dangereuse pour son enfant. Même le petit Jules Delsart est convaincant en môme de 4 ans troublé !
Je suis en revanche gêné par le dévouement sans borne du personnage de Léa Drucker, qui tente tout pour ne pas séparer la mère et l'enfant... alors qu'il apparait assez vite que celle-ci est toxique pour lui ! En résulte plusieurs invraisemblances, dommage car "L'intérêt d'Adam" aurait pu constituer un très solide drame hospitalier.
ewan_carlier
ewan_carlier

1 abonné 119 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 février 2026
Malaisant et anxiogène, le film ne passe pas par quatre chemins pour illustrer notre rapport aux autres, autour d'un cercle vicieux presque incontrôlable.
La mise en scène est étouffante, l'écriture sublime. Et au milieu de ça, une phrase glaçante.
Petit choc.
Ciné-13
Ciné-13

191 abonnés 1 471 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 février 2026
DRUCKER se donne corps et âme, en infirmière exemplaire. Vartolomei en mère complètement désemparée est formidable. Et n’oublions pas le petit Jules, qui joue tellement bien qu’on dirait que c’est un vrai malade…
Intense mais trop chirurgical… Pas de musique, des couloirs de prison, une administration suffocante en opposition à cette humanité nécessaire à la guérison. Pas de musique ! Et des déambulations rapides, caméra à l’épaule, nous emmenant sans émotion dans les couloirs de cet hôpital. Trop glacial !:
lea_hascoet
lea_hascoet

9 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 janvier 2026
C’est une film très bouleversant. Qui nous montre une relation de confiance qui s’installe entre une infirmière et l’enfant
Vicky077
Vicky077

4 abonnés 21 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 janvier 2026
J'ai vraiment du mal avec ce genre de film mais l'intrigue avait éveillé ma curiosité.
Quel ennui. Quels mauvais acteurs. A vite oublier.
Cinéphiles 44

1 711 abonnés 4 731 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 janvier 2026
Dès les premières minutes, "L’Intérêt d’Adam" s’inscrit dans une réalité tristement familière : celle d’hôpitaux français à bout de souffle, rongés par l’urgence permanente. Au centre du film, Léa Drucker incarne une infirmière en service pédiatrie avec une justesse saisissante. Elle habite son rôle sans jamais forcer l’émotion, faisant exister un personnage épuisé, mais encore profondément habité par le sens de son métier. Son jeu repose sur des gestes précis, des silences, des regards qui trahissent l’usure autant que l’obstination. Son personnage se retrouve confronté à Adam, un enfant dont la situation familiale pose question. Le film montre alors comment, dans ces institutions fragilisées, la frontière entre soin, protection et intrusion devient floue. Chaque décision prise « dans l’intérêt de l’enfant » semble à la fois nécessaire et violente, et pèse lourdement sur les soignants. Si le film peut parfois sembler austère et répétitif dans sa mécanique, il trouve sa force dans l’incarnation magistrale de Léa Drucker et dans sa capacité à faire ressentir la violence sourde d’un hôpital public sous pression.
Morcar
Morcar

43 abonnés 357 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 janvier 2026
Quatre ans après "Un monde", un premier long métrage très réussi sur la harcèlement scolaire, Laura Wandel revient avec un film traitant encore d'un sujet difficile. Cette fois-ci c'est le monde hospitalier qui est au coeur de son film, autour de l'histoire d'un petit garçon souffrant de malnutrition, d'une mère totalement perdue et d'une infirmière bien trop impliquée qui va tenter de tout faire pour le mieux pour Adam.

C'est devenu une banalité de dire à quel point Léa Drucker est brillante, mais là encore, elle est confondante d'humanité dans le rôle de cette infirmière luttant bien plus qu'elle ne le devrait pour aider cette mère et son enfant à sortir de la situation dans laquelle ils sont. Mais face à elle, Anamaria Vartolomei est elle aussi assez époustouflante, encore une fois. Face à la caméra de Laura Wandel, elles sont d'un naturel bouleversant.
La réalisatrice a opté pour une mise en scène proche du documentaire, qui ne lâche pas son personnage principal. On voit cette infirmière se démener, tout tenter pour aider la mère de son patient, faire face aux difficultés administratives et techniques de son métier. C'est même épuisant pour nous, spectateur, de la voir ainsi aller au delà de son rôle d'infirmière.

D'un réalisme glaçant, "L'intérêt d'Adam" est une nouvelle réussite pour la réalisatrice qui prouve définitivement son talent d'écriture et de mise en scène. D'une grande humanité, le film parvient à la fois à illustrer les difficultés du monde hospitalier, et celles d'une mère célibataire totalement perdue devant accepter l'aide qu'on pourrait lui donner, sans jamais tomber dans le piège pourtant si facile du pathos pour ce genre de sujet, et sans aucun jugement de moral.
Cricriiiiiiii
Cricriiiiiiii

97 abonnés 916 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 janvier 2026
Une heure et quart qui en parait le double tant il ne se passe rien dans ce film invraisemblable qui enchaine les scènes stériles. Les motivations des personnages sont insaisissables et les enjeux glissent sur le spectateur.
Cam Pattier
Cam Pattier

26 abonnés 309 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 janvier 2026
Je savais plutôt à quoi m’attendre avec le sujet, et le film va clairement là où on l’imagine.
Les acteurs sont très bons, surtout Léa Drucker, très juste et crédible dans son rôle.
L’histoire est sérieuse, parfois dure, et pose des questions intéressantes sur la responsabilité et les choix à faire.
L’ambiance est assez froide et réaliste, on sent bien la pression et le poids des situations.
La mise en scène reste sobre et efficace, même si ça peut créer un peu de distance par moments.
J’ai trouvé que le film tenait bien sur l’ensemble, mais sans vraiment me marquer durablement.
Un film solide et sérieux, intéressant à suivre, mais qui me laisse un peu à distance malgré ses qualités.
JEAN SM
JEAN SM

7 abonnés 201 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 décembre 2025
Dans le rayon des films totalement déprimants et surtout, très stériles, l'intérêt d'Adam nous confirme que les producteurs n'ont pas pensé une seule seconde à l'interêt du spectateur. L'histoire se traine à n'en plus finir, les réponses ne viennent jamais et cette tristissime descente aux enfers bigarrés des urgences a tôt fait de nous ennuyer au plus haut point. Seul vrai atout du film, sa durée n'excédant pas 1h15, le réalisateur ayant certainement du sentir un plus grand naufrage encore s'il devait durer plus longtemps.
FaRem

10 654 abonnés 11 926 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 décembre 2025
Après "Un monde", l'intérêt des enfants est toujours au centre de l'histoire de Laura Wandel sauf qu'elle remet les adultes face à leurs responsabilités. Elle délaisse donc le récit à hauteur d'enfant pour un style plus traditionnel avec une infirmière qui fait de son mieux pour aider une mère dépassée par la condition de son fils. Une histoire de négligence, dont j'ai eu du mal à saisir la portée. Je ne sais pas si j'ai manqué quelque chose, mais ça manque de détails ou d'informations médicales. Rebecca veut aider son fils, mais tout ce qu'elle fait prouve l'inverse. Quant à Lucy, elle est dans son rôle d'aide-soignante qui pense avant tout à la santé de son patient, mais certaines de ses décisions sont étranges. Même s'il porte le nom du petit, "L'intérêt d'Adam" est finalement un film sur Lucy et les nombreuses décisions qu'elle doit prendre. Ce n'est pas le même service, mais ça fait penser au très bon "Heldin" sorti quelques semaines avant celui-ci. La comparaison est inévitable et ne rend pas service à Laura Wandel qui, dans cet exercice précis, n'arrive pas à procurer autant d'émotions et de sensations que Petra Biondina Volpe. J'ai trouvé ça pas mal, mais encore une fois, il y a des choses qui m'ont échappé...
Damien L
Damien L

2 abonnés 17 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2025
Une véritable pépite à découvrir absolument. Le film est porté par une actrice d'une justesse désarmante, qui habite son rôle avec une authenticité rare. La réalisation impressionne tout autant : l'utilisation audacieuse des plans-séquences nous immerge totalement dans l'instant, sans aucune coupure, rendant l'émotion palpable. Un cinéma viscéral et maîtrisé. À ne pas manquer !
Cadreum
Cadreum

91 abonnés 853 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 novembre 2025
Qui est le film ?
Après Un monde, où Wandel adoptait le regard tremblant d’une enfant prise dans la violence scolaire, la cinéaste revient à l’immersion mais en déplace le centre de gravité. Ici, ce ne sont plus les enfants qui scrutent le monde, ce sont les adultes qui s’efforcent de penser pour eux. Le film resserre tout sur une nuit dans un service hospitalier, où Lucie, infirmière, doit exécuter une décision judiciaire qui remet en question la manière même d’assurer un soin juste et réellement bénéfique à l’enfant.

Que cherche-t-il à dire ?
Le film interroge la légitimité même de décider “dans l’intérêt” d’un enfant. De plus, Wandel ne se contente pas de montrer la vulnérabilité ; elle scrute la manière dont un système public use, presse et fragilise ceux qui doivent protéger. Sa tension principale est là : comment agir juste lorsque chaque geste est à la fois intime et réglé par la loi, et que la fatigue, le doute, la compassion viennent miner la verticalité du protocole ?

Par quels moyens ?
Wandel filme en proximité constante avec Lucie, caméra à l’épaule, champ resserré, durée concentrée, tissu sonore d’hôpital. Tout concourt à produire une sensation d’asphyxie. Cette claustrophobie crée une situation paradoxale : on croit toucher à la vérité parce qu’on est “près” car tout brûle plus vite : les émotions, les décisions, les doutes. Ce choix dramatise la situation mais l’appauvrit aussi. L’urgence empêche l’excuse, érode la nuance, et accule les protagonistes dans une ligne directe : décider, puis assumer. En somme, cela évite l’anecdotique, mais ne supprime pas le hiatus moral : la mise en urgence rend la mise en perspective historique (précarité, politiques sociales) plus difficile, ce qui est à la fois force et limite du film.

Léa Drucker incarne une femme qui pense tout en agissant, et agit tout en pensant qu’elle n’a pas les moyens d’être juste. Wandel montre l’épuisement, la vulnérabilité des professionnels, et la manière dont la subjectivité (fatigue, empathie, colère contenue) s’infiltre dans ce qui devrait être un protocole neutre. Le film questionne ainsi la fabrique du care : qu’est-ce qu’un acte de soin quand il doit composer avec le droit, la presse morale et la pénurie ?

La justice intervient sans être incarnée, mais ses décisions pèsent. Le film met en scène la bureaucratie comme force dramatique : chaque consigne, chaque passage d’un supérieur rappelle que les soignants ne sont jamais maîtres de la narration. L'hôpital devient une administration hantée par la loi plus que par le soin.

La représentation de l’enfant malade est le nœud du film. Wandel choisit la sobriété. Pourtant, cette proximité crée un risque : celui d’utiliser le corps d’un enfant comme preuve. Car sous son naturalisme revendiqué, le film reconduit un récit presque religieux : Lucie en sainte du soin, Rebecca en pécheresse, Adam en martyr involontaire. Le soin devient épreuve morale, non relation. Rebecca n’est pas accompagnée, elle est évaluée. Adam n’est pas sujet, il est catalyseur. Le film semble animé par une bonne intention (rappeler qu’un enfant souffre derrière les négligences) mais la bonne intention tourne parfois à la mécanique sacrificielle, ce qui paradoxalement nourrit le propos.

Ce que je regrette davantage, c'est la surcharge de pathos. Le vomissement d’Adam devrait être une scène de rupture, un moment où le corps refuse l’emprise du dispositif. Il pourrait signifier une résistance, un refus, un premier mot. Pourtant le film l’utilise comme argument, comme symptôme supplémentaire. Le corps parle, mais le film n’écoute pas. Et Wandel ajoute ensuite la chute, la minerve, le brancard. Ensuite, il y a le père immigré, la précarité : tout cela existe, mais seulement comme arrière-plan. Le film laisse entendre une dimension politique, mais ne la travaille pas.

Où me situer ?
Je regarde L’intérêt d’Adam depuis une zone intermédiaire : celle où l’on reconnaît les forces d’un film tout en restant attentif à ce qu’il produit malgré lui. Je vois ses qualités nettes : tension en temps réel, acuité dans la direction d’acteurs, précision dans le point de vue. Je vois aussi ses limites : politisation en creux, risque d’instrumentalisation du corps enfantin, saturation émotionnelle.

Quelle lecture en tirer ?
De cette nuit haletante, il reste l’image d’un système qui demande aux individus de réparer ce qu’il ne soutient plus. Le film montre comment une décision en apparence simple (protéger un enfant) devient un dilemme ingérable quand les institutions sont fatiguées, les soignants épuisés, les protocoles déconnectés de la réalité du terrain. On y voit un corps d’enfant qui fragilise tout un service, une femme qui tente de rester juste dans un monde qui ne l’est plus, une nuit qui titre l’époque.
mat niro

475 abonnés 2 214 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 novembre 2025
"L'intérêt d'Adam" est une sorte de thriller sous haute tension dans le milieu pédiatrique. Léa Drucker va se prendre d'affection pour un petit enfant de 4 ans souffrant de malnutrition et accompagné par une mère complétement déboussolée. Pour le bien des deux , elle va outrepasser ses fonctions de simple infirmière. C'est un film profondément humain signé Laura Wandel qui a choisi d'accroître la tension en filmant souvent caméra à l'épaule. Malgré l'oppression ressentie devant la situation, Léa Drucker est une nouvelle fois rayonnante, habitée par ce rôle. La cinéaste ne se gêne pas pour dénocer les conditions de travail des soignants. Un format court (1 h 18) pour un ensemble qui glace le sang.
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