Derniers Avis : La Femme la plus riche du Monde - Page 2
La Femme la plus riche du Monde
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tifdel13
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4,0
Publiée le 11 avril 2026
Excellente comédie aux répliques affûtées. Le duo Lafitte-Huppert fait des merveilles. Justement césarisé, il est aussi divertissant que détestable tandis quelle est parfaite en milliardaire qui s’ennuie. Le reste du casting ne démérite pas. Raphaël Personnaz en tête.
Une belle adaptation de l'affaire Liliane Bettencourt. les noms ont beau avoir été changé, on y retrouve tous les éléments clefs de l'affaire, c'est bien mené et le duo Isabelle Huppert - Laurent Lafitte fonctionne très bien. Une réussite.
Il y a dans La Femme la plus riche du monde quelque chose de fascinant : la manière dont le film dissèque la solitude derrière la puissance et l’argent. Le récit s’inspire d’une histoire très reconnaissable, mais choisit intelligemment de ne jamais tomber dans le simple film à scandale.
Le film fonctionne surtout grâce à son atmosphère et à la performance magnétique de Isabelle Huppert, impériale dans ce rôle de femme à la fois toute-puissante et étrangement fragile. Elle incarne avec une froideur presque clinique une milliardaire enfermée dans son propre système de contrôle, entourée de personnages qui gravitent autour de sa fortune comme des satellites intéressés.
La mise en scène reste assez sobre, parfois même un peu trop. Le film prend le temps d’observer les mécanismes d’influence, de manipulation et de dépendance qui se créent autour de l’argent, mais certains passages manquent de tension et donnent une impression de distance émotionnelle.
Ce qui reste après la projection, c’est surtout ce portrait glaçant d’un pouvoir qui isole plus qu’il ne libère. Un film élégant et bien joué, parfois un peu froid, mais suffisamment intrigant pour captiver jusqu’au bout.
Le film était vendu comme une comédie féroce sur la bourgeoisie avec Laurent Laffitte en pique assiette maniéré et irrésistible, seule la dernière idée est présente sauf que lorsqu'il disparaît de l'écran, le film est fade. Le réalisateur ne parvient à croquer la bourgeoisie. Pire, lorsqu'il laisse la comédie pour des motifs plus sérieux, le film perd son équilibre et vogue vers l'ennui. Oui le casting est étincelant, mais le film est désespérément plat au bout d'une heure.
C’est un film dont les images sont cadrées quasiment exclusivement sur Isabelle Huppert et et ses partenaires de jeux. Les scènes sont quasiment toutes en cercles intimes (petits déjeuner par exemple). Il y a très peu de scènes en « public », il n’y a pas de scène où l’on verrait les personnages dans la foule, par exemple : il y a au moins une scène dans un restaurant, et bien on ne voit quasiment que les personnages principaux de la scène, volontairement la réalisation ne montre pas les autres clients. C’est très théâtral et ça donne une impression étrange et on comprend que c’est un point de vue du réalisateur de placer l’action du film dans l’intimité stricte du personnage principal et on n’en sort pas. (Mais jamais on a l’impression de regarder une adaptation d’une pièce de théâtre)
Sinon : Je me demande un peu ce qu’Isabelle Huppert est venue faire dans ce projet qui n’est pas à la hauteur de son talent ; je la préfère dans des rôles plus torturés par ses émotions et des dilemmes émotionnels. Ceci dit le casting est bon, les archétypes d’Isabelle Huppert enrichissent merveilleusement bien son personnage. Laurent Lafitte est professionnel et égal à lui-même, il donne un visage finement et profondément haïssable à son personnage. Et son talent s’est totalement exprimé. J’aime le détester comme ça. Marina Foïs donne vit à un personnage dont le rôle est en dessous de ses compétences. C’est un peu dommage de la voir ici, et je me demande si une autre comédienne n’aurait pas été plus indiquée, à moins que sa notoriété était nécessaire au film, et ça aurait été encore plus regrettable pour elle…
Encore un Laurent Lafitte royal ! Il est juste extraordinaire dans son rôle. Cette histoire vraie est hallucinante et nous laisse nous poser des questions à la limite du : "Après tout elle faisait ce qu'elle voulait de son argent si ça la randait heureuse!" ou bien "Il profite sans vergogne en manipulant une femme en perte de capacités cognitives". On comprend les suites judiciaires et les plaintes de la famille. Ce qui est sûr c'est que le film est, malgré une lenteur parfois dommage, est une vraie réussite contant une histoire qui a défraillée la chronique.
Les remplacements par des noms fictifs camouflent à peine que le film traite frontalement de l’affaire Banier-Bettencourt. Ou l’abus de faiblesse commis le photographe François-Marie Banier. Qui parvint à infiltrer l’entourage très proche de Liliane Bettencourt, la femme la plus riche du monde, et à lui soutirer d’énormes sommes d’argent (pas loin d’un milliard d’euros !). Le film peut surtout s’appuyer sur ses comédiens. Isabelle Huppert, en ersatz de Liliane Bettencourt, femme à poigne mais qui s’isole facilement, et qui va peu à peu verser dans la sénilité. Le majordome énigmatique et charismatique, au passé douloureux, incarné par un troublant Raphaël Personnaz. Et bien sûr Laurent Lafitte dans le rôle de ce photographie maniéré, provocateur, vulgaire, fantasque… L’acteur s’amuse en cabotinant avec ce personnage qui prend plaisir à secouer l’entourage de la riche héritière, et semble éprouver de sincères sentiments à son égard… avant de peu à peu lorgner vers l’escroquerie pure et dure. Un rôle qui bascule parfois carrément dans la comédie, alors que l’ambiance est plutôt dramatique. Sur le reste, la plongée dans l’univers des ultra-riches est intéressante sans être particulièrement originale ni mordante. Et je reste sur ma faim au niveau du scénario. Si le film enchaîne les confrontations croquignolesques entre le photographe et l’entourage de la riche dame, plusieurs d’entre elles débarquent comme un cheveu sur la soupe pour repartir aussitôt, sans grand intérêt narratif. Cela se traîne un peu, jusqu’au dernier acte qui évacue très vite le volet policier et judiciaire. Un peu dommage.
Dans une mise en scène élégante, symbolique, explicite, se trame l'opposition entre une mère et sa fille dont un opportuniste fantasque servira de prétexte. Reprenant avec fidélité l'affaire Banier-Bettencourt, l'intrigue évite tout manichéisme, chacun des intervenants portant ses failles, ses forces, ses ombres, aidé par des jeux nuancés, au premier rang desquels celui d'un stupéfiant Laurent Laffitte ainsi que de délectables dialogues, sarcastiques, efficaces, ludiques. Même si les interventions des protagonistes face caméra peuvent sembler redondantes, elles servent en réalité le propos sur la puissance de l'image publique tout en interrogeant les assertions de personnages pris par leurs convictions, leurs biais, leurs objectifs. Maîtrisé.
Alors oui, Isabelle huppert et marina foïs jouent parfaitement, comme d'habitude. En revanche, je trouve Mr Lafitte totalement exaspérant. A chaque fois qu'il apparaît à l'écran mon ventre se sert, et je veux lui en mettre une. Sinon, le film est long, lent, ce n'est pas du cinéma, c'est même moins intéressant qu'un simple documentaire. Passez votre chemin.
Avec La Femme la plus riche du monde, Thierry Klifa signe un drame feutré où le pouvoir et les sentiments s’entremêlent dans une danse aussi élégante que dangereuse. Porté par un trio d’acteurs magistraux — Isabelle Huppert, Marina Foïs et Laurent Lafitte — le film s’impose comme une exploration fascinante des rapports de domination, d’amour et de manipulation.
Dès les premières minutes, le cinéaste installe une atmosphère de luxe presque irréel, où chaque regard, chaque silence semble chargé d’enjeux. Isabelle Huppert y incarne une héritière à la fois toute-puissante et profondément vulnérable. Sous ses airs de contrôle absolu, se cache une femme en quête d’amour, prête à franchir toutes les limites pour combler un manque abyssal. Une composition tout en retenue, où la froideur apparente laisse affleurer une faille bouleversante.
Face à elle, Laurent Lafitte joue avec brio un écrivain-photographe ambigu, mélange de charme et d’opportunisme. Son personnage, insaisissable, oscille constamment entre sincérité et calcul, donnant au récit une tension permanente. Marina Foïs, quant à elle, apporte une énergie plus directe, presque brutale, incarnant une figure de résistance lucide dans cet univers de faux-semblants.
Le scénario, construit autour d’un coup de foudre aussi fulgurant que suspect, glisse progressivement vers une guerre intime où les sentiments deviennent des armes. Donations extravagantes, secrets de famille et luttes de pouvoir composent un théâtre cruel où chacun tente de tirer profit de l’autre. Le film évoque subtilement certaines grandes affaires françaises, sans jamais tomber dans le simple biopic, préférant la suggestion à la démonstration.
Visuellement, Thierry Klifa privilégie une mise en scène élégante, presque classique, où les décors luxueux contrastent avec la violence psychologique des rapports humains. Les espaces deviennent des cages dorées, amplifiant le sentiment d’isolement des personnages.
Mais là où La Femme la plus riche du monde frappe le plus fort, c’est dans sa capacité à brouiller les lignes morales. Qui manipule qui ? Qui aime réellement ? Derrière les apparences, le film révèle une vérité plus troublante : dans un monde où tout s’achète, même les sentiments deviennent suspects.
Thierry Klifa manque le coche en multipliant les fautes de mauvais goût, s'embourbe dans du mauvais café-théâtre, D'où un nanar pur jus, désolant, voire même agaçant d'un bout à l'autre. Isabelle Huppert et Laurent Lafitte ont beau s'en donner à coeur joie, ils ne sauvent pas le film qui tourne trop souvent à la farce outrancière.
Film réjouissant. Je suis ressortie de la séance le sourire aux lèvres. Du fric, du luxe, des couleurs, des décors et costumes magnifiques, des dialogues croustillants, de grands acteurs. Yes ! Encore ! Vive ce cinéma qui fait du bien.
Je commence mes rattrapages 2025 avec ce film réalisé par Thierry Klifa, sélectionné dans de nombreuses cérémonies et qui est ressorti avec le César du meilleur acteur pour Laurent Lafitte. Et c'est... un peu laborieux ! Le film est librement inspiré, pour ne pas dire adapté, de l'affaire Bettencourt, enfin plus précisément Banier-Bettencourt car il y en a eu plus d'une. Bref, dans celle-ci, un photographe est accusé par la fille de Liliane d'abus de faiblesse, cette dernière ayant reversé près d'un milliard d'euros sous diverses formes au photographe, au fil des années. Alors évidemment, les noms sont changés etc. et, comme il est indiqué en exergue du film, le film romance la relation entre les personnages, notamment entre Liliane et le photographe. Et honnêtement, je trouve le fond assez bon, c'est adapté d'une histoire vraie sans pour autant être rasoir et d'ailleurs, les acteurs jouent effectivement très bien, notamment Lafitte dans ce personnage de bouffon de la reine que l'on adore détester. Mais qui peut aussi très vite taper sur les nerfs. Surtout dans ce petit monde d'entre-soi que le film ne critique finalement pas vraiment. On les voit évoluer dans un monde que, nous la plèbe, ne connaissons pas mais comme si ce monde était normal. Ainsi, je trouve que l'ensemble manque peut-être de recul et de relief. Et puis, il faut avouer que le rythme n'est pas tenu sur la longueur. Il y a quand même un gros ventre-mou puis le film reprend du poil de la bête dans sa dernière partie. Il faut dire que le rythme est également cassé par ces espèces de récitations de répliques face caméra à la "Au nom de la vérité" qui nous sortent constamment du film et puis ce n'est jamais naturel ni fluide avec le reste de l'intrigue. La mise en scène également est relativement plate, elle manque énormément de relief ; elle reste malgré tout soignée à l'instar du ton du film mais reste trop académique. En fait, "La Femme la plus riche du monde" est peut-être un film trop sage qui peine à captiver son spectateur sur la durée.
Je n'ai pas trop saisi le concept ; l'impression d'avoir attendu pendant 2 heures une chose qui n'est jamais arrivée. Bref une déception car c'est un film plutôt banal et vite oublié.