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Emmanuel HOLMES
1 abonné
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5,0
Publiée le 6 septembre 2026
C'est un très beau film, humain et humaniste, réaliste et poétique. On s'attache à cet enfant et à ce père adoptif excellement joué par Romain Duris, et on verse même sa petite larme, sincère, à la fin. Si je n'avais pas été tout seul, j'aurais applaudi !
La mise en scène privilégie les émotions aux effets spectaculaires. Les plans sont longs, la caméra reste proche des personnages et laisse toute la place à leurs sentiments. Cette simplicité rend le film authentique, même si certains spectateurs pourront trouver le rythme un peu lent.
Le personnage principal est porté par une interprétation pleine de nuances. À travers les silences, les regards et les hésitations, l'acteur transmet toute la douleur d'un homme perdu entre culpabilité, responsabilité et espoir. Cette performance donne une grande crédibilité au récit et permet au spectateur de ressentir pleinement son évolution.
Fils de personne est un drame qui touche par sa sincérité. Le film raconte avec beaucoup de délicatesse le parcours d'un homme confronté au deuil et à la difficulté de créer un véritable lien avec son fils adoptif. Sans tomber dans le pathos, il explore les émotions avec justesse et rappelle que les liens familiaux se construisent avec le temps, la confiance et l'amour.
Agréablement surprise par ce film. J’avais un peu peur de me trouver devant les bons sentiments souvent liés à ce genre de thématique dans l’air du temps. J’ai trouvé une pudeur dans le jeu des acteurs et de belles émotions qui questionnent sur le rôle de chacun, celui du père, celui de l'enfant (magnifiquement interprété par cet enfant dont les grands yeux noirs parlent mieux que des mots), mais aussi sur celui de l'entourage qui, tour à tour bienveillant ( le chauffeur) ou agressif ( la fausse famille, la cheffe de la police) va représenter le parcours que le personnage de Romain Duris va devoir affronter pour aller au bout de sa démarche parentale. Peu de mots, des regards, et une musique qui sert bien le propos
Depuis bientôt 20 ans, Safy Nebbou jongle avec les genres différents passant allègrement du film en costume – L’autre Dumas-, au drame intimiste – Celle que vous croyez- en passant par le film d’aventure – Dans les forêts de Sibérie -. Cette fois, ces 97 minutes font dans l’émotion pure mais, qui heureusement, sait éviter le pathos facile et larmoyant. Thomas dévasté, seul face à un enfant adopté qui ne le reconnaît pas encore comme père, décide de retourner en Thaïlande pour retrouver sa famille biologique et lui donner une nouvelle chance. Mais au cœur de ce voyage de la renaissance, une autre histoire se tisse : celle d’un lien fragile qui se construit, le face-à-face bouleversant d’un père et d’un fils qui doivent apprendre à s'apprivoiser. [Pitch officiel volontairement raccourci afin de ne pas dévoiler un des pans important du film. NDLR] Fable sans prétention mais très émouvante, portée pas un acteur au sommet de ses moyens et qui sait ne pas trop en faire. Merci pour ce joli moment de cinéma qui nous promène dans les merveilleux paysages de la Thaïlande. Car, c’est vrai, il y a un petit côté visite touristique de l’ancien Royaume de Siam, y compris le nord du pays beaucoup moins touristique, c’est le moins qu’on puisse en dire. Bon, d’accord, mais reconnaissons que c’est au service de l’histoire, belle et bouleversante. Sans oublier la trompette d’Ibrahim Maalouf qui n’est pas pour rien dans l’émotion que l’on ressent tout au long de cette quête dans laquelle on finit par se demander si le silence n’est pas le personnage principal - silence dans les moyens de transports, dans la chambre partagée, pendant les repas – qui se mue en impossibilité de communiquer. Le film raconte une histoire d’adoption, mais parle surtout de cette étrange réalité : on ne devient pas père parce qu’un papier l’affirme, mais parce qu’un enfant finit par accepter jusqu’à votre maladresse. Beaucoup de questions, pas forcément beaucoup de réponses, mais un scénario habile qui va au bout de ce qu’il voulait démontrer en évitant le piège du mélodrame. Il préfère les embarras minuscules : un regard qui ne répond pas, une main qui hésite, un repas où personne ne sait quoi dire. Subtil et généreux. Romain Duris porte évidemment ce drame de bout en bout avec force et conviction. Il parvient à échapper à la plupart de ses « tics » habituels qui polluent son jeu de puis quelque temps. A ses côtés, outre Cristiana Capotondi, par intermittence, et l’excellent Vithaya Pansringarm, il y a un très petit garçon dont je n’ai pas retenu le nom thaï évidemment imprononçable, mais qui est absolument bouleversant. Un grand coup de chapeau pour le cinéaste dans sa direction de cet enfant – on imagine que ça n’a pas dû être facile tous les jours -. Si il y a une morale dans ce film ce pourrait être : les adultes cherchent des réponses ; les enfants demandent simplement qui va leur tenir la main. Un film discret, qui ne cherche pas à arracher des larmes à grands coups de violons. Il vise quelque chose de plus difficile : nous faire comprendre, pendant deux heures, que devenir parent n’est pas qu’un état civil, mais un long apprentissage.
Voilà un film qui assume fort bien son romantisme ! La sentimentalité affleure en permanence, sans mièvrerie ni insistance. Ce ne sont pas les mots qui racontent ce qu'éprouvent les personnages, mais plutôt les silences, les gestes, les regards... notamment celui du petit garçon, très émouvant. Romain Duris est d'une grande justesse, la photographie très belle, la musique en totale harmonie. Une œuvre sensible et un beau voyage en Thaïlande pour assister à la naissance d'une relation affective puissante.
Une merveille!!!! Tout y est absolument juste. Les émotions sont au rendez-vous. Même parfois sans le moindre dialogue la puissance de ce qui passe est là. Les acteurs sont magistraux, l’enfant compris. Magnifique moment de cinéma. Coup de cœur de l’année!!
Les images sont belles, le petit garçon thaïlandais est adorable et joue très bien mais le film est un peu long et je n'ai pas été totalement "prise" par l'histoire.
Du cinéaste Safy Nebbou, j'avais bien aimé "Dans les forêts de Sibérie" et "Celle que vous croyez". Avec "Fils de personne", je dirais que les qualités de ce long métrage commencent après 45 minutes, avant je me suis ennuyé. Il ne se passait pas grand chose au départ de ce père d'adoption qui arrive en Thaïlande, après le décès de sa femme, retrouvé la mère biologique du petit. On a des plans cartes postales bien filmés et c'est lent au départ. Après, ça s'accélère à partir ou il trouve la mère sans avoir l'identité du ou des pères. Puis dans les pays Asiatiques, les règlements de sécurité sont strictes. J'ai bien aimé la prestation de Romain Duris qui amène beaucoup d'émotions à son personnage, le petit garçon Asiatique est bien aussi à ses côtés. Il y a la belle musique composé par Ibrahim Maalouf qui collabore souvent avec Safy Nebbou. Appréciable mais pas mémorable.
Un très beau film, aussi touchant qu’humain. J’ai beaucoup aimé suivre le voyage de ce père adoptif qui emmène son fils en Thaïlande, son pays d’origine, dans l’espoir qu’il puisse retrouver sa famille biologique. Au fil du récit, ils traversent de nombreuses épreuves qui rendent leur aventure encore plus émouvante. Les paysages sont magnifiques et apportent une vraie profondeur au film. Je me suis complètement laissée embarquer par l’histoire, au point d’avoir les larmes aux yeux à la fin. Pourtant, je ne suis généralement pas une grande fan des films français, mais celui-ci m’a vraiment convaincue. Une belle surprise que je recommande.
Romain Duris incarne Thomas, papa de Mapring, petit garçon de 4 ans adopté en Thaïlande. Ce projet d’adoption a été chamboulé par la disparition soudaine de sa compagne. Thomas se met en quête de retrouver la famille biologique de Mapring, avec qui le lien semble fragile. Ce voyage est bouleversant, et le scénario monte en puissance au fil du récit.