Un film sur la collaboration en France lors de la seconde guerre mondiale, où l'on épouse le regard de Corinne Luchaire, qui nous fait revivre sa vie et surtout celle de son père Jean, homme de presse et de Otto Abetz ambassadeur de l'Allemagne nazie en France,
ou, comment une amitié entre les deux hommes bâties au départ sur l'idée généreuse et utopique du pacifisme et de la réconciliation franco-allemande après la première guerre, va se transformer peu à peu, à petites touches, en arrangements avec le nazisme, en compromis, compromission, renoncements, avilissements. Corinne, frivole, et admiratrice inconditionnel de son père va se trouver entrainée par les circonstances dans la légèreté, la dépravation et le bannissement.
le film est long, très long, top sans doute. Et si le mécanisme infernal, insidieux et pervers de l'abandon de ses idéaux est bien relaté, la mise en scène brillante, le spectateur n'est jamais en empathie avec les personnages, plutôt gêné d'assister à cette déchéance dont on connait l'issue dés le début du film; La cigarette et la tuberculose sont deux autres personnages du film, présentées comme une souffrance sublimement expiatoire ou un prétexte à la fuite en avant, on ne sait pas. Seuls le personnage du metteur en scène ukrainien et à travers lui, le cinéma, font contrepoids à ce sombre tableau