Note moyenne
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Si ce film est l'occasion de voir des comédiens exceller dans leur métier, il est malheureusement beaucoup trop long et ne contextualise pas l'époque et rend bien incompréhensible la portée de certains propos aux jeunes générations... qui pourraient se dire : que leur reproche-t-on finalement ? Et mis à part quelques scènes qui montrent la dégueulasserie de ses personnages on est bien loin d'imaginer l'étendue des désastres qui ont accompagné ces dégueulasseries.
Une performance d'acteurs . On voit une version différente de l'occupation avec en aparté
spoiler:
la tuberculose . Merci aux progrés de la médecine
. La longueur ne pose pas de problème car le film se suit bien
. La longueur ne pose pas de problème car le film se suit bien
Même si le film est très long, il n’en demeure pas moins vraiment excellent avec une interprétation magistrale.
Une grande fresque historique et tragique, qui brasse avec intensité et densité cette période troublante et glaçante, mais hautement éclairante sur les engrenages qui transforment la moralité et la responsabilité en monstruosité.
On retrouve les thématiques chères aux réalisateurs, avec ce goût de l'argent et du pouvoir, la luxure et la débauche, la promesse d'un avenir déchu et perdu en se voilant la face, une voix off, et la presse avec ces jeux de manipulation et de désinformation, une résonance évidente avec notre époque actuelle.
Il est dans la parfaite continuité de son précédent film, qui rendait déjà un hommage marquant à l'art et au cinéma. Entre perception/illusion, son titre hautement symbolique, révèle et recèle différentes couches de lecture, sans parler de son rapport à Victor Hugo.
Pédagogique et didactique, c'est une œuvre qui interroge le spectateur sur sa propre condition, et pourrait susciter l'envie d'approfondir les personnages, que ce soit Otto Abbetz qui mériterait à lui seul son propre film, ou de découvrir que Jean Luchaire a eu plusieurs enfants, qui pourrait là encore, changer la perception des événements racontés et romancés du film, par la fille de Jean.
D'un autre côté, on s'étend trop en longueur, en répétition, et en insistance presque à outrance sur des situations déjà très claires, cherchant absolument à ce que le spectateur ait de l'empathie pour ces deux personnages principaux, mais à force d'ambiguïté, de dissimulation de leur intention, et d'une chronologie pas toujours suivie, cela finit par ne plus être crédible, altérant une forme d'authenticité, et d'émotion, cherchant finalement la démonstration. Et si tout le film cherchait à nous interroger sur ce que nous aurions nous-mêmes fait ? Il aurait déjà fallu se trouver dans une situation de privilège, côtoyant les cercles privés, les VIP, et la haute société dans la profusion, et l'aliénation.. Comment s'identifier à ça ?!
On retrouve les thématiques chères aux réalisateurs, avec ce goût de l'argent et du pouvoir, la luxure et la débauche, la promesse d'un avenir déchu et perdu en se voilant la face, une voix off, et la presse avec ces jeux de manipulation et de désinformation, une résonance évidente avec notre époque actuelle.
Il est dans la parfaite continuité de son précédent film, qui rendait déjà un hommage marquant à l'art et au cinéma. Entre perception/illusion, son titre hautement symbolique, révèle et recèle différentes couches de lecture, sans parler de son rapport à Victor Hugo.
Pédagogique et didactique, c'est une œuvre qui interroge le spectateur sur sa propre condition, et pourrait susciter l'envie d'approfondir les personnages, que ce soit Otto Abbetz qui mériterait à lui seul son propre film, ou de découvrir que Jean Luchaire a eu plusieurs enfants, qui pourrait là encore, changer la perception des événements racontés et romancés du film, par la fille de Jean.
D'un autre côté, on s'étend trop en longueur, en répétition, et en insistance presque à outrance sur des situations déjà très claires, cherchant absolument à ce que le spectateur ait de l'empathie pour ces deux personnages principaux, mais à force d'ambiguïté, de dissimulation de leur intention, et d'une chronologie pas toujours suivie, cela finit par ne plus être crédible, altérant une forme d'authenticité, et d'émotion, cherchant finalement la démonstration. Et si tout le film cherchait à nous interroger sur ce que nous aurions nous-mêmes fait ? Il aurait déjà fallu se trouver dans une situation de privilège, côtoyant les cercles privés, les VIP, et la haute société dans la profusion, et l'aliénation.. Comment s'identifier à ça ?!
on ne voit même pas passer les 3h40, on est happé par ce magistral chef d'oeuvre. Du très grand cinéma
Il y a d'abord Jean (dujardin/Luchaire) un journaliste idéaliste persuadé, après les horreurs de la 1ère guerre mondiale, que seule la communication entre les pays est le garant de la paix. Il se lie d'amitié avec un professeur de dessin allemand qui partage ses convictions. Leur sincérité est d'autant plus forte que sera insidieux le changement de cap. Le film décrit avec finesse le lent dérapage des protagonistes, dont l'un est devenu ambassadeur d'Allemagne en France, qui passent de la communication à la collaboration. Au delà de l'honneur, ainsi que le terrible réquisitoire du procureur le souligne, il y a l'argent. L'appât du gain et la maladie semble être in fine ce qui a converti ce journaliste ambitieux en executant sans état d'âme.
Le récit nous est conté par la voix de sa fille Corinne, actrice déchue, malade elle aussi, et qui a suivi son père sur le chemin risqué de la compromission, sans jamais réaliser que le fait même de ne pas chercher à comprendre constituait un choix, dont elle se retrouve responsable. Jean Luchaire avait 5 enfants et son lien privilégié avec sa fille est ici un habile fil conducteur, même si le film, étiré dans un souci de véracité et de nuances, aurait gagné à être un peu plus concis. Quelques belles phrases concluent le film comme "il nous reste le cinéma", mais c'est surtout dans le réquisitoire lors du procès que l'on prend la mesure du personnage, lorsque Philippe Torreton, au terme de son intervention rappelle avec force que pendant que certains mourraient de faim ou partaient vers la mort "Jean Luchaire allait déjeuner tous les jours, chez Maxim ou, quand il était lassé, à la Tour d'Argent" C'est factuel, la phrase est saisissante de vérité. Elle nous assomme.
L'interprétation est excellente, Jean Dujardin est à son meilleur.
Une séance forte, témoignage d'une époque.
Le récit nous est conté par la voix de sa fille Corinne, actrice déchue, malade elle aussi, et qui a suivi son père sur le chemin risqué de la compromission, sans jamais réaliser que le fait même de ne pas chercher à comprendre constituait un choix, dont elle se retrouve responsable. Jean Luchaire avait 5 enfants et son lien privilégié avec sa fille est ici un habile fil conducteur, même si le film, étiré dans un souci de véracité et de nuances, aurait gagné à être un peu plus concis. Quelques belles phrases concluent le film comme "il nous reste le cinéma", mais c'est surtout dans le réquisitoire lors du procès que l'on prend la mesure du personnage, lorsque Philippe Torreton, au terme de son intervention rappelle avec force que pendant que certains mourraient de faim ou partaient vers la mort "Jean Luchaire allait déjeuner tous les jours, chez Maxim ou, quand il était lassé, à la Tour d'Argent" C'est factuel, la phrase est saisissante de vérité. Elle nous assomme.
L'interprétation est excellente, Jean Dujardin est à son meilleur.
Une séance forte, témoignage d'une époque.
Vous avez lu le résumé.
Honnêtement c’est un film très très long.
Et le personnage de Jean Dujardin est un type guidé par l’appât du gain, pour profiter de l’argent, alors qu’il est incapable d’en gagner et lorsque c’est un ami par hasard allemand, puis ambassadeur du Reich à Paris, cela ne le gêne pas d’être soutenu par cet homme qui devient nazi pour avoir encore encore encore de l’argent.
Écœurant
 Pour le reste, c’est remarquablement bien joué, les décors sont magnifiques, absolument magnifiques ! C’est un film de très grande qualité.
Mais que c’est long
À la télé on peut s’absenter 15 minutes sans ne rien rater
Honnêtement c’est un film très très long.
Et le personnage de Jean Dujardin est un type guidé par l’appât du gain, pour profiter de l’argent, alors qu’il est incapable d’en gagner et lorsque c’est un ami par hasard allemand, puis ambassadeur du Reich à Paris, cela ne le gêne pas d’être soutenu par cet homme qui devient nazi pour avoir encore encore encore de l’argent.
Écœurant
 Pour le reste, c’est remarquablement bien joué, les décors sont magnifiques, absolument magnifiques ! C’est un film de très grande qualité.
Mais que c’est long
À la télé on peut s’absenter 15 minutes sans ne rien rater
Les Rayons et les Ombres
De Xavier Giannoli
Tiré d une histoire vraie la vie de Jean et Corinne Luchaire
Je ne raconterai pas quoique ce soit des choses vues et entendues car si comme moi vous voulez rentrer dans cette histoire, il fait arriver l’esprit vide de toutes informations
L ideologie qui pourrait apparaitre louable quand il s agit de préférer parler échanger collaborer au lieu de se battre peut rapidement perdre de vue son objectif et plonger dans une inconscience paroxystique inacceptable et coupable des pires excès .
C est tout ce cheminement aveugle ou le plaisir la jouissance faussement justifiées par l objectif premier de collaborer plutôt que de se battre que nous fait parcourir ce film dans une irréalité profondément égoïste honteusement sans limites.
On en sort ravagé.
Cette période 1920-1950 paraissait enterrée….le film nous renvoie à la dure réalité : sous des masques légèrement différents, nous recommençons ….il suffit de voir comment aujourd’hui les pouvoirs incontrôlés sont prêts à « collaborer » sans aucune vision humaniste….l humanisme qui était la première motivation qui s est perdue dans les pires dérives.
Allez voir cette réalisation portée par des acteurs exceptionnels plus vrais que les vrais…chaque mot dit appelle à la prise de conscience…
Respirez un grand coup avant les premières images, vous aurez besoin d oxygène pour les 3 heurs qui vont suivre spoiler:
De Xavier Giannoli
Tiré d une histoire vraie la vie de Jean et Corinne Luchaire
Je ne raconterai pas quoique ce soit des choses vues et entendues car si comme moi vous voulez rentrer dans cette histoire, il fait arriver l’esprit vide de toutes informations
L ideologie qui pourrait apparaitre louable quand il s agit de préférer parler échanger collaborer au lieu de se battre peut rapidement perdre de vue son objectif et plonger dans une inconscience paroxystique inacceptable et coupable des pires excès .
C est tout ce cheminement aveugle ou le plaisir la jouissance faussement justifiées par l objectif premier de collaborer plutôt que de se battre que nous fait parcourir ce film dans une irréalité profondément égoïste honteusement sans limites.
On en sort ravagé.
Cette période 1920-1950 paraissait enterrée….le film nous renvoie à la dure réalité : sous des masques légèrement différents, nous recommençons ….il suffit de voir comment aujourd’hui les pouvoirs incontrôlés sont prêts à « collaborer » sans aucune vision humaniste….l humanisme qui était la première motivation qui s est perdue dans les pires dérives.
Allez voir cette réalisation portée par des acteurs exceptionnels plus vrais que les vrais…chaque mot dit appelle à la prise de conscience…
Respirez un grand coup avant les premières images, vous aurez besoin d oxygène pour les 3 heurs qui vont suivre spoiler:
Un film aveugle qui ne donne pas à voir et qui s’évertue à ne pas montrer.
Un film qui n’aide pas à réfléchir sur ce personnage qui est pourtant à la base extrêmement passionnant et qui n’aide pas à réfléchir plus généralement sur ce qui fait un homme, quels processus fabriquent un homme : est-ce que ce sont des processus qui font que le ver était dans le fruit dès le début ou qu’il y ait eu un certain nombre de bascules ?
Un film pétri de paradigmes moraux et cette façon de problématiser le sujet dans les termes « Luchaire est-il méchant ou modérément méchant » est à tout le moins un problème.
Un film qui fait n’importe quoi avec les dates et les points de vue : énormément de choses qui nous sont montrées ne peuvent pas avoir été vues par la fille alors même que ce film adopte censément le point de vue de la fille de Luchaire.
Le choix de mettre au cœur un lien familial père-fille (en présentant Corinne Luchaire comme la seule enfant, ce qu’elle n’est pas dans la réalité) sans aucune conflictualité avec des lunettes filtrantes faisant de Luchaire un père calme qui ne sortira de ses gonds que lors de la scène spoiler: finale inventée par Giannoli, souillant les Résistants de la FFI
ou presque, explique ma notation. Vous l'aurez compris : j’attendais autre chose qu’un film mainstream, pas incarné, familial et confortable et faisant peu de cas de la vérité historique.
Un film qui n’aide pas à réfléchir sur ce personnage qui est pourtant à la base extrêmement passionnant et qui n’aide pas à réfléchir plus généralement sur ce qui fait un homme, quels processus fabriquent un homme : est-ce que ce sont des processus qui font que le ver était dans le fruit dès le début ou qu’il y ait eu un certain nombre de bascules ?
Un film pétri de paradigmes moraux et cette façon de problématiser le sujet dans les termes « Luchaire est-il méchant ou modérément méchant » est à tout le moins un problème.
Un film qui fait n’importe quoi avec les dates et les points de vue : énormément de choses qui nous sont montrées ne peuvent pas avoir été vues par la fille alors même que ce film adopte censément le point de vue de la fille de Luchaire.
Le choix de mettre au cœur un lien familial père-fille (en présentant Corinne Luchaire comme la seule enfant, ce qu’elle n’est pas dans la réalité) sans aucune conflictualité avec des lunettes filtrantes faisant de Luchaire un père calme qui ne sortira de ses gonds que lors de la scène spoiler: finale inventée par Giannoli, souillant les Résistants de la FFI
ou presque, explique ma notation. Vous l'aurez compris : j’attendais autre chose qu’un film mainstream, pas incarné, familial et confortable et faisant peu de cas de la vérité historique.
Excellent film qui dépeint avec précision la vie privilégiée des nantis sous l’Occupation à Paris. Les Rayons et les Ombres séduit par sa reconstitution et sa justesse psychologique, mais souffre d’une longueur excessive — deux heures auraient suffi. Les cinq dernières minutes,, redonnent sens et équilibre à l’ensemble, dissipant toute ambiguïté morale.
Intéressant d'aborder le côté collaboration de la seconde guerre mondiale. Qui plus est avec un angle assez ambigüe pour ne simplifier le propos.
L'évolution de la situation en France, de l'entre 2 guerres jusqu'à la libération est qui plus est très bien retranscrite.
Malgré quelques longueurs, les 3h du film ne se sentent pas passer. La reconstitution est très bien, bien interprété évidemment et très instructif.
L'évolution de la situation en France, de l'entre 2 guerres jusqu'à la libération est qui plus est très bien retranscrite.
Malgré quelques longueurs, les 3h du film ne se sentent pas passer. La reconstitution est très bien, bien interprété évidemment et très instructif.
Excellent film porté par d'excellents acteurs. J'ai vu des critiques s'interroger sur une éventuelle complaisance avec la collaboration mais je n'ai absolument pas ressenti cela.
À voir pour se faire une opinion
À voir pour se faire une opinion
Une ambitieuse fresque sur une période sombre de l’histoire Française : la collaboration durant la seconde guerre mondiale, à travers l’histoire vraie de Jean et Corinne Luchaire, magistralement interprétés par Jean Dujardin et Nastya Golubeva. Corruption, désinformation, antisémitisime, ces maladies rongent la France comme la tuberculose ronge les personnages. Long mais passionant récit d’un destin brisé par amour pour son père. A voir !
Une comédie, plutôt un drame historique de Xavier Giannoli qui dissèque magistralement une période si sombre de la France, celle de la collaboration avec l’ ennemi envahisseur Nazi, en revenant sur le portrait et les faits du père, patron de presse, homme de gauche, socialiste endurci ( à l’ époque cela voulait dire quelque chose ) Jean Luchaire et sa fille ainée Corinne. La réalisation prend son temps, plus de trois heures, pour nourrir le propos et décrire ce douloureux épisode, afin que chacun puisse se forger un avis et un regard personnel. Et malgré cette durée plus que confortable, les acteurs Jean Dujardin et Nastya Golubeva régalent dans leurs rôles respectifs, l’ un par un aplomb à toute épreuve, ainsi qu’ une confiance immodérée envers son ami Otto Abetz ( August Diehl ), devenu ambassadeur du Troisième Reich à Paris, en tout cas au début, et la seconde, à la jeunesse trop dorée, emboîtant les pas de certaines mistinguettes ( nom justement utilisé dans les années 1920-1930 ) à l’ image d’ une Maryline Monroe, aux atouts plus esthétiques qu’ intellectuels, tombant fatalement dans les travers du « métier » de comédienne, et plus encore, s’ agissant d’ une période pleine d’ excès tandis que d’ autres tentaient difficilement de survivre à la montée du nazisme et ses dérives épouvantables. Xavier Giannoli ne répond pas à toutes les questions, mais suggère simplement. C’est un film ambitieux, avec des interprétations sobres, réalistes, à l’ ambigüité tenace, qui replace heureusement le curseur de la moralité à sa juste valeur, car il serait trop facile pour de bonnes et de mauvaises raisons d’ être endormi et anesthésié par un vilain virus déjà à l’ époque, qui aura exterminé tout de même près de 100 000 Français et plus de 6 millions de victimes globalement. J’ ai aussi appris un terme : « indignité nationale » ( la condamnation de Corinne ).Les reconstitutions sont magnifiques, y compris les aspects médicaux liés à la tuberculose. Merci pour ce regard pertinent, nécessaire pour ne jamais oublier et s’ approcher au plus près de vérité même horrible…… !!**
Malgré la durée un film obligatoire une approche nuancée de l âme humaine qui pourra faire bondir et réfléchir…
Un trio de haute volée
Une mention spéciale à Nastya Golubeva que je n avais pas reconnue depuis Annette , quelle performance son papa Leos C peut être fier
J ai été très touchée par son rôle et cet amour filial qui pardonne tout
Un trio de haute volée
Une mention spéciale à Nastya Golubeva que je n avais pas reconnue depuis Annette , quelle performance son papa Leos C peut être fier
J ai été très touchée par son rôle et cet amour filial qui pardonne tout
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