Derniers Avis : Les Rayons et les Ombres - Page 24
Les Rayons et les Ombres
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Eric Cama
1 critique
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5,0
Publiée le 1 avril 2026
Excellent film qui a le mérite de donner une lecture un peu plus honnête de ce qui s'est passé à cette époque. pratiquement 500 000 entrées en 15 jours, le public ne s'y trompe pas :)
Le film retrace l’histoire d’un groupe influent de collaborateurs en France pendant la Seconde Guerre mondiale, à travers la famille Luchaire. Pris dans un engrenage politique et moral, on suit avec intérêt l’évolution du père et de sa fille au fil du conflit.
Même si le récit souffre parfois de longueurs, il reste captivant par la transformation progressive de ces deux personnages. Le film propose aussi un regard assez rare sur cette période : plutôt que de montrer directement les horreurs de la guerre, il s’intéresse à une élite française prête à tout pour collaborer avec l’ennemi. Entre propagande, opportunisme et mensonges, on observe comment ces personnages finissent par se voiler la face face à la réalité.
Un film intéressant et stimulant qui éclaire un aspect souvent moins montré de la Seconde Guerre mondiale.
L’impression de lire un Balzac. C’est de l’art mais qu’est-ce que c’est long et descriptif. Beaucoup de passage sont inutiles et n’apportent rien à l’intrigue, ni même à l’esthétisme du (très très) long métrage. Je recommande tout de même car il est globalement bien réalisé, le jeu d’acteur est superbe mais bon, j’avoue m’être toutefois endormie à plusieurs reprises. Mais très belle piqûre de rappel pour les français, et l’esprit de collabo qui persiste en certains!
Un film français qui a enfin choisi de montrer le côté sombre de la France pendant la guerre. Un scénario bien écrit. Le demarrage du film est un peu fastidieu à mon goût, reste 2h de film prenants. Pensez à la durée du film avant de vous installer en salle, 3h19, c'est quand même long.
le sujet est intéressant mais je pense qu'il y avait autre chose a montrer que ce père et sa fille qui ne sont finalement dans le film ni innocent ni coupable. il y à eu tellement de profiteur qu'il fallait montrer sans concession les salauds de l'époque et leur profits. Trop long pas assez tranchant c'est raté. Et puis une petite frustration d'ancien fumeur de la part du réalisateur. Autant de cigarettes allumer dans lz film que de mort dans Tyler Rake.
J’aurais aimé vivre un moment de cinéma comme j’ai pu l’expérimenter devant « Illusions perdues ». Pourtant, tous les ingrédients sont réunis, et même si je dois reconnaître la qualité de l’interprétation, ça ne prend pas. Le film est très long et ne raconte pas tant de choses que ça. Les seuls leviers qu’on nous sert pour interpréter cette tentative de grand film sur la moralité sont au final très convenus : la maladie c’est triste, la collaboration c’est mal, rester intègre c’est mieux, l’argent facile ça rend vicieux… Ça parlera à beaucoup, j’en suis sûr, mais je pense être trop vieux pour ce genre d’approche primaire. On notera tout de même quelques beaux moments d’écriture, quelques répliques de-ci de-là qui méritent d’être retenus. Le film ne génère jamais cette tension, cette ambiguïté entre l’attraction et le rejet face à une telle dérive, il se contente de la raconter, en assaisonnant de quelques fils rouges dramatiques. C’est là son vrai problème, et ça n’en fait pas un mauvais film du tout, mais plutôt « un mauvais film de 3h20 ».
Un remarquable film sur un sujet très casse gueule et porté notamment par deux superbes acteurs . Une très grande réussite sans doute juste un tout petit peu trop longue . Un film important
Excellent film historique sur la période de l'occupation allemande à Paris. Les 3 acteurs principaux, Jean Dujardin (Jean Luchaire, le père), Nastya Golubeva (Corinne Luchaire, la fille), et August Diehl (Otto Abetz, ambassadeur de l'Allemagne nazie à Paris) sont remarquables et leur interprétation est magistrale. Une superbe réalisation, soignant les détails historiques et la photographie. L'ensemble est rythmé par de l'action, des rebondissements et par le jeu des acteurs. On ne s'ennuie pas durant les 3 heures 19 du film. J'ai apprécié que les différents points de vue sur cette période mouvementée de notre Histoire soient présentés d'une manière égale selon le rôle des acteurs ; la collaboration, l'affairisme,la neutralité frileuse, la résistance...Le réquisitoire du procureur (Philippe Torreton)à la fin du film est éloquent. Ce film fait réfléchir à la période actuelle...mais il nous laisse devant notre conscience, sans forcer le trait.
Ce film censé évoquer Jean Luchaire, collaborateur durant l’occupation, ne le fait que sous le prisme de sa relation avec sa fille, Corinne, actrice débutante à cette époque, qui est la voix off durant 3 hr , elle se raconte et s’excuse pas mal, " on savait pas ". La relation de Luchaire avec Otto Abetz, son ami devenu ambassadeur du 3eme Reich à Paris, n’aborde pas vraiment le côté politique et "sombre" de ces hommes. Abetz, devenu nazi, apparaît comme 1 simple exécutant, manipulé par Berlin, presque excusable et sympathique. On les voit surtout passer du bon temps, buvant du Champagne. fumant beaucoup, .tous ensemble dans les nombreuses (trop) scènes de fêtes, beuveries, orgies.. organisées par les occupants. Le film manque de profondeur historique, la collaboration n’est pas le sujet. Le sujet est Corinne, ses amours, sa relation avec son père et leur maladie commune, la tuberculose. qui est omniprésente tout du long. La toux est en fond sonore ( en ma voisine toussait aussi, j’ai été servie !), trop de scenes "pénibles" au sanatorium, on se croirait dans un documentaire sur la tuberculose. On finit par se demander ce que ca apporte au film et où on veut nous emmener ? on attend.. on revoit les mêmes scènes. En résumé : scénario plat, quelques scènes difficiles à croire..et trop long Sauvé par quelques beaux décors, belles robes, la présence de Jean Dujardin et la bonne interprétation de l’actrice jouant Corinne.
Les Rayons et les Ombres est un film puissant et ambitieux qui plonge dans les zones grises de la Seconde Guerre mondiale, en évitant les jugements simplistes. Jean Dujardin y livre l’une de ses meilleures performances : intense, nuancée et marquante, loin de ses rôles habituels. La mise en scène est soignée, immersive, avec une reconstitution impressionnante et une ambiance à la fois fascinante et dérangeante. Malgré sa longue durée, le film captive et ne laisse pas indifférent, même s’il peut diviser. En bref : un film fort, dérangeant et marquant, considéré par beaucoup comme un des grands films français récents.
Un grand film à mon avis. Un film qui montre l'histoire de l'occupation allemande en train de se faire, non à travers les yeux d'aujourd'hui, mais à travers ceux de personnages réels de l'époque, en évitant le piège du manichéisme et en laissant le spectateur libre de son jugement. J'ai pensé à l'excellent livre de Philippe Collin Le barman du Ritz, qui prend le même parti pris, et qui raconte la même histoire, avec beaucoup de talent. Celle d'un glissement progressif et insidieux de la normalité à la barbarie, où il est en réalité impossible, même avec le recul du temps, de déterminer le moment où on bascule de la lumière à l'ombre. Les personnages principaux - Jean Luchaire, sa fille, et l'ambassadeur Otto Abetz - sont représentés comme des gens qui se sont trouvés embarqués, d'une certaine façon malgré eux ou en tout cas sans l'avoir réellement décidé, dans la barbarie nazie, qui s'en rendent réellement compte quand il est devenu trop tard pour faire marche arrière, et qui finalement s'en accommodent tant bien que mal, en essayant de garder une part d'humanité malgré tout. Salauds ou pas, chacun sera juge, mais ce sont en tout cas des êtres humains, faibles, lâches, déchirés, sensibles. Les trois acteurs principaux sont formidables. Les images sont belles, la musique aussi (ah ce Requiem de Mozart, quelle beauté !). On ne voit pas passer le temps malgré les 3h15. Rien n'est superflu.
Excellent film qui comme toujours avec ce metteur en scène, présente l'être humain dans ses extrémités pathétiques et sordides (Marguerite, la cantatrice dupée ; les Illusions perdues ou le chemin de la splendeur à l'effondrement et là, la soif de pouvoir et d'argent qui rend aveugle même des pires monstruosités). Tout y est dans cette description sans concession mais intelligente et non caricaturale de la collaboration française durant la Seconde Guerre mondiale. Le film est long mais aucune lassitude. Le scénario parvient à couvrir toute la durée de la guerre et à replacer les événements dans une époque (la cigarette omniprésente, la tuberculose). Les textes sont excellents et je recommande particulièrement le réquisitoire du procureur lors du jugement du journaliste (Thoreton est parfait) qui reprend tous les éléments de langage que l'on peut encore entendre de nos jours pour excuser l'inexcusable. Dujardin et Golubeva sont exceptionnels. Un grand moment.
J’ai beaucoup aimé Les Rayons et les Ombres. Le film questionne avec justesse nos contradictions, entre lumière et obscurité. Les personnages sont touchants et la réalisation est soignée. Une œuvre sensible qui fait réfléchir et qui reste en tête après le visionnage.
Très belle fresque qui nous rappelle que la collaboration n’a pas toujours été manichéenne (ce que faisait déjà la série Un village français). Très belle performance des acteurs mais certaines scènes auraient mérité d’etre plus courtes et moins redondantes : cela rend le récit somme toute très linéaire un peu longuet.