Derniers Avis : Les Rayons et les Ombres - Page 28
Les Rayons et les Ombres
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Nath0301
68 abonnés
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5,0
Publiée le 27 mars 2026
Nous sommes en mars et je sors du cinéma en ayant le sentiment d'avoir vu un des grands films de cette année 2026. Le scènario nous interpelle, nous bouscule, nous questionne, et mise sur notre intelligence. Ici, pas besoin de "montrer" l'horreur de la guerre, des camps, de la déportation. De toute façon, nous, spectateur, nous connaissons déjà tout ça, (le cinéma nous l'a déjà montré tant de fois) nous sommes d'autant plus troublés, par les banquets, les scènes de fêtes et les petits arrangements entre amis. Et quand la caméra s'attarde sur la chaise vide de Luchaire, au moment d'une conférence de rédaction cruciale, c'est toute la lâcheté du personnage qui nous saute aux yeux, sans un mot... C'est là tout le génie du film : nous montrer un point de vue, celui de Luchaire et de sa fille et laisser le spectateur remettre tout ça dans le contexte, afin de mesurer l'horreur de leur désinvolture. Jean Dujardin et Nastya Golubeva sont tout simplement extraordinaires dans le rôle de ce père et de sa fille et on ne voit pas le temps passer.
3h20 quasi hum cela peut faire peur et il peut pâtir en terme de spectateurs à cause de cela mais ce serait fort dommage de s'arrêter à la durée de ce film car l'histoire en vaut vraiment le coup. Perso je n'ai pas pu trouvé de prétexte justifiable pour leur comportement autant qu'un père qu'à la fille même si jeune elle était ("tu me parles pas d'âge!" comme dirais l'autre!). La manière dont il a tout fait pour vivre pleinement sa vie, au dessus de ses moyens, quitte à renier ses convictions, une partie de ses origines...mon dieu...Mais en tous cas Dujardin est excellent , tout comme Diehl dont ont voient le glissement vers l'impardonnable mais petit bémol pour la jeune Golubeva en jeune insouciante mais que j'ai trouvé effacé quand elle était présente et peut être la durée où il y a des passages pas forcément nécessaire au bon détroulement. Mais l'histoire et donc le duo d'ami plus le décors d'époque font de ce film une belle réussite! NOTE : 8/10
3h de cinéma intense qui refusent le manichéisme facile. Entre un mode de vie ultra dépensier dicté par l'urgence d'une maladie et des sauvetages héroïques dans l'ombre de l'Occupation, le film explore la complexité d'être « responsable » sans être coupable. La figure de la fille, martyrisée puis stigmatisée, est le cœur vibrant de cette œuvre. On comprend que la frontière entre le crime et l'absolution est parfois ténue. Une leçon de justesse : nous sommes jugés quoi qu’il arrive. Mais certains ne le font que sur notre talent et notre bienveillance
Une vrai claque! Je devrai dire des claques! Il y en a pour tout le monde. Les personnages sont clairement nommés et identifiés, pas de place pour la complaisance! Une épopée sans longueur qui monte en puissance sur des thèmes rarement traités de cette façon au cinéma ! Le réalisateur a le pouvoir de laisser à chacun sa vision des événements ! Des acteurs au sommet ( bravo au maquillage) qui se transforment au fil de leur propre histoire ! Bravo ! Я невинний YA nevynnyy Je suis innocente....
Le sujet, fort et ambitieux est bien maîtrisé durant la première heure, montrant que les convictions politiques et la réalité du terrain peuvent être difficiles à concilier et que la collaboration partait, dans le cas de Luchaire, d'un bon sentiment.
Puis les deux heures suivantes se perdent dans des dérives inutiles. spoiler: Les nombreuses scènes d'orgies ou de toux dues à la tuberculose des deux protagonistes plombent le film et on finit par se dire qu'il a bien cherché tous ses problèmes.
L'interprétation de Dujardin est toujours aussi subtile et puissante mais, malheureusement, Nastya Golubeva qui fait le rôle de Corinne, la fille de Luchaire, est une bien piètre actrice et ses larmes comme ses cris de colères font plus sourire qu'émouvoir.
Un film qui aurait mérité d'être amputé d'une bonne heure pour garder du rythme.
Dommage car le thème est toujours d'actualité : quand les puissants ont le pouvoir de l'argent et peuvent très facilement détourner les esprits séduits par la facilité.
C'est un film nécessaire, inconfortable et visuellement sublime. Giannoli évite le manichéisme facile pour filmer les "zones grises" de l'âme humaine. C'est du grand cinéma d'auteur, ambitieux et populaire à la fois.
Disons le tout de suite, sa longue durée ne se ressent pas du tout. On ne s'ennuie jamais. Je comprends les critiques partagées qu'on trouve dans la presse. Comment présenter cette période basée sur deux utopistes profondemment pacifistes qui ne veulent que du bon et la paix mais qui glissent vers le collaborationisme et le profit égoïste. Ce qui est dérangeant, c'est le côté de Luchaire qu'on peut voir ici comme quelqu'un qui a fait des choses un peu par erreur ou par défaut, alors qu'il était quand même profondemment collaborationniste. Il a profité de ces facilités pour servir ses propres intérêts et aider sa fille dans sa carrière. Il en a payé le prix après guerre, ce qui est présenté dès le début pour prévenir le spectateur. On retrouve plus l'évolution vers le côté sombre chez son ami Otto Abetz qui lui, au début si souriant, agréable et d'une blondeur angélique, se transforme au fur et à mesure avec un tein plus gris, des cernes, des rides, un regard froid et un visage fermé. Il glisse et semble emmener Luchaire avec lui qui ne lutte pas vraiment pour ne pas se laisser entrainer. Tout ça vu à travers les yeux de sa fille sur qui retombe ce collaborationnisme qu'elle estime ne pas avoir pratiqué, se revendiquant plutôt comme une victime. Une période passionnante et difficile à mettre en image sans créer de polémique. Mais je trouve qu'ici c'est extrêmement bien réussi.
"Mais le général De Gaulle n'at-il pas dit que toute la France a été résistante ?"
3h20. Voilà une durée qui en refroidira plus d'un, et qui a de quoi rebuter. Pourtant, peut-être n'en fallait-il pas moins pour porter ce film courageux, qui regarde notre passé en face, sans concessions, et tente d'expliquer ce qui semble ne pas pouvoir l'être.
Comment des pacifistes de l'entre-deux-guerres ont-ils fini par tolérer l'intolérable et cautionner les pires abjections, la presse couvrir et justifier l'injustifiable ?
Porté par un solide casting, Les Silences et les Ombres s'attaque à une page de notre Histoire que nous n'aimons pas regarder. Le 7ème art n'est pas avare de récits sur cette période, avec une nette tendance à glorifier, ou du moins à mettre en avant la résistance, qui fut pourtant largement minoritaire. Ce film fait le choix inverse, et c'est précisément ce qui le rend précieux.
Une œuvre qui dérange, pousse à la réflexion, et ne manquera pas de diviser. Un pari risqué, et réussi, qu'il convient de saluer.
Film d'une grande qualité sur l'histoire vraie d'un père et d'une fille collabos pendant la Seconde Guerre Mondiale, Jean et Corinne Luchaire. Lui journaliste et très ami avec l'ambassadeur du 3e Reich à Paris durant l'occupation de la France ; elle comédienne et jeune femme libre. Ils ferment les yeux sur ce qu'il se passe en dehors de leur bulle dorée, invités à des soirées mondaines, cotoyant les allemands en permanence, tout en ayant l'impression d'aider par les petits services que Jean Luchaire arrive à obtenir de son ami ambassadeur pour aider des juifs. Ce film, c'est aussi le portrait d'une jeune femme de 20 ans, gravement atteinte par la tuberculose, et qui essaie de profiter de sa jeunesse coûte que coûte. Sublime interprétation de Nastia Goloubeva, fille de Leos Carax. Film très intéressant malgré ses 3h20.
Un film lourd sur une période noire de notre pays, où l'on voit des personnages que la guerre ne touchent pas vraiment, une certaine élite dite de gauche, dont une presse fait " l'éloge " de la coopération avec l'envahisseur nazi. La France de l'occupation y est décrite sans faux semblant dans un milieu très parisiano parisien. Ce n'est pas sans rappeler le même microcosme actuel de cette même presse, aux mêmes méthodes qui ce fait jour dans le monde médiatique contemporain. Jean Dujardin est y formidable, et nous démontre une fois de plus toute l'étendue de sa palette.....Très beau film .
C’est long mais en même temps il y a tellement de choses à dire. Je pense que c’est le reflet de ce qu’était la collaboration pervertie des élites parisiennes.
Quand on voit au départ la durée du film (3h19), il y a de quoi être un peu inquiet ! Et pourtant, il faut reconnaître que ce drame historique tient la route et surtout la distance, riche d'un casting 5 étoiles (Jean Dujardin et August Diehl notamment) et d'un scénario vraiment bien fichu. Tout commence dans les années 1920, après la Première Guerre mondiale (1914-1918), deux amis pacifistes, l'un journaliste français (Jean Luchaire) et l'autre professeur de dessin allemand (Otto Abetz), vont petit à petit se retrouver du mauvais côté de l'histoire lors du conflit planétaire de 1939-1945. Racontée par Corinne Luchaire, la fille de cet homme impliqué dans cette "collaboration", cette oeuvre signée Xavier Giannoli marque les esprits par la finesse de sa réalisation et son authenticité historique. Voilà un long-métrage français d’une très grande maîtrise qui vaut largement le détour et qui insiste sur le fait qu'être dans un camp lors d'une guerre n'est ni héroïque ni lâche, mais simplement tragique. Un moment ciné réussi, marquant et convaincant ! Site CINEMADOURG . free . fr
Mon reproche a ce film est qu'il est beaucoup trop long. Pourquoi faut il 10 scènes d'orgie? Pourquoi faut il nous imposer des scènes nombreuses de pneumothorax ? Combien de fois faut il voir le prêtre et la fille cracher leurs poumons ? Honnêtement, on pourrait enlever under heure de film. Venons en maintenant aux acteurs. Des acteurs sortent du lot: Otto et metteur en scène. Par contre, jean Dujardin et celle qui jouent sa fille ne parviennent pas à crever l'écran. Dujardin n' a pas ce charisme inné qu'ont des acteurs comme benjamin lavernhe ou chalamet ou encore lambert wilson. Et l'actrice qui joue sa fille est tout simplement fade. Il faut admettre que beaucoup d' excellents films ont été a l'affiche récemment, d' où un jugement peut être un peu sévère