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Michoui96
96 critiques
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4,0
Publiée le 10 février 2026
Un drame social fort et sincère, porté par une grande justesse émotionnelle. Ma Frère s’attache à raconter un lien fraternel mis à l’épreuve par la réalité sociale, avec une approche réaliste et sans complaisance.
La mise en scène privilégie l’authenticité et la proximité avec les personnages, donnant au film une vraie force humaine. Les acteurs, très investis, livrent des performances crédibles et touchantes, qui rendent le récit profondément incarné. Le film évite les clichés et prend le temps de développer les émotions, les silences et les non-dits.
Au-delà de l’histoire personnelle, Ma Frère aborde des thèmes universels comme la solidarité, la responsabilité et le passage à l’âge adulte. Un film sensible et engagé, qui touche par sa simplicité et sa vérité.
Très agréablement surpris par ce film et sa joie de vivre teintée de malheur. La justesse d'interprétation est touchante et on ressort heureux d'avoir partagé le temps de cette colonie avec la belle variété de personnages/jeunes comé. Merci aux réals et à toute l'interprétation !
Très beau film racontant le séjour en colonie de Shaï et Djenaba, deux jeunes banlieusardes animatrices le temps d’un séjour. Chacune porte avec elle ses problèmes. Chacune va faire des rencontres bouleversantes et va rentrer profondément changée. Amel Bent crève l’écran mais la force des films du duo Akoka Guret réside aussi dans le casting des enfants. Coup de coeur.
J’ai été dans le film du début à la fin , ça n’était pas un truc de dingue mais c’était bien filmé sur des moments clefs et le contraste nuit jour dans ce camping était assez immersif . Par contre c’est sur que certains point ont pu me déranger pour baisser la note mais rien de trop primordial
J'ai adoré ! Alors oui une sorte de 'Nos jours heureux' revu au goût du jour. Mais j'ai adoré l'humanité qu'il s'en dégage. Notamment par le contexte de l'animation, qui est un métier très mal payé pour les valeurs qu'il apporte, autant pour les jeunes que pour l'encadrant... On aime ou pas. Perso j'ai adoré !
Les colonies de vacances n'ont plus rien à voir avec celles de Pierre Perret...Amel Bent en directrice de centre embauche une jeune femme amoureuse et un peu paumée. On partage la vie quotidienne au camping de cet échantillon sociologique de gamins qui peuplent les banlieues, managés par des moniteurs du même acabit. Je ne m’habitue pas à cet accent, à ce vocabulaire, à ces jurons et à ce langage sms...j’aurai besoin d’un sous titrage, encore que...je ne suis pas sûre de perdre grand-chose à la profondeur de leurs dialogues...
Oui franchement j’ai bien aimé le film au cinéma Jacques-Prévert à Gonesse L’histoire était intéressante, les acteurs ont bien joué et l’ambiance dans la salle était sympa. C’était un bon moment, je recommande !
Des jeunes en situation sociale précaire partent en colonie de vacances avec des animateurs qu’il essaient de les encadrer au mieux . Parmi eux 2 jeunes filles qui viennent de leur milieu social, et une est 1 peu comme eux , elle ne suit pas toujours les règles …….
Deux amies d’enfance partent une semaine dans la Drome comme animatrices de colonie. On quitte la banlieue pour le camping en milieu rural : petits et grands en sortiront changés. On avait découvert le duo de réalisatrices, Lisa Akoka et Romane Guéret, avec « Les pires » ; film multi récompensés dont le prestigieux Prix « Un Certain Regard » à Cannes. Le film avait marqué les esprits à plus d’un titre : la direction des jeunes acteurs et l’écriture ciselé dans une langue moderne de banlieue. Venant du casting, les deux femmes savent ce qu’elle cherche et travaillent dur en casting sauvage pour trouver leurs jeunes comédiens amateurs. J’ai assisté à une séance avec la directrice de casting qui expliquait bien le travail en atelier et le volume d’enfants castés pour arriver à la distribution des rôles ; un casting sauvage titanesque. Le film parait fait d’improvisations. Que nenni !!! Le film est super écrit et dirigé au millimètre. Dirigés à l’oreillette, on pourrait avoir l’impression d’acteurs marionnettes télécommandés ; mais les scènes sont bluffantes de naturels. Pour un énième film de colo’, il fait aussi la part belle aussi bien aux enfants qu’aux adultes ; les enfants ne se résument pas au rôle de faire-valoir narratif. De fait, le film parvient à capter avec une magnifique acuité aussi bien les individualités que les effets de groupe pour un beau film choral enlevé d’une belle puissance comique et émotionnelle. C’est un feed good movie, assurément, mais c’est bien loin d’être que çà. C’est un film plein de vitalité et qui met à l’honneur l’évolution de la langue avec de belles envolées. Et c’est surtout une chronique sociale touchante brassant de nombreuses thématiques contemporaines avec une grande fluidité : maltraitance des enfants, harcèlement sexuel, abandon, déviance de la religion, attitude des hommes envers les femmes, le genre,… tout cela avec beaucoup de tact et d’humour ; le ton est toujours juste même s’il joue sur la corde inclusive avec parfois un brin d’angélisme pour montrer un monde tel que l’on aimerait qu’il soit ; avec une acceptation absolue de la différence. Ce feel good movie joue sur de nombreux registres qui fait sa richesse : teen movie, chronique sociale, portait d’une société, récit d’apprentissage, fresque collégiale,… Et au casting, en plus de ces enfants bluffant de naturel, deux jeunes actrices découvertes par une mini-série sur Arte : Shirel Nataf tout en exubérance et dilettantisme aux forts accents de Mallaury Wanecque (« Les pires ») et Adèle Exarchopoulos des début ; Fanta Kebe tout en retenue, le négatif de sa consœur ; et puis le plus étonnant Amel Bent surprenante de justesse en directrice de colo’. Et voilà ma première petite pépite ciné de 2026
Film bien plus dur, sur le fond, que ce à quoi l'affiche et le bouche-à-oreilles préparent beaucoup de spectateurs. Derrière les fous rires des deux héroïnes, on sent leur fragilité ; les réalisatrices savent nous maintenir sur une ligne de crête d'où Shaï et Djeneba pourraient tomber. Elle se sert en cela de notre attente naturelle (nous sommes au cinéma, il va certainement se passer quelque chose, mais quoi ? un accident de voiture, une grosse bévue qui leur ferait perdre la confiance de Sabrina, la chef de cette "colo" etc ?). En effet miroir le film montre aussi la fragilité des enfants, leur personnalité parfois un peu complexe, et leur charme. La fin du film, avant des embrassades qui nous rassurent sur les enfants, fournit des clés sur notamment la personnalité de Djeneba, et ses solidités. Le film est le complément indispensable, la conclusion nécessaire de la série de 10 épisodes de 7 minutes "Tu préfères ?". On peut certes voir Ma frère sans avoir vu cette série...
Je me suis régalée avec ce beau film rempli d'émotions, de tendresse mais aussi de réalités sociales dures. Je serai bien resté avec eux pour voir l'évolution de ses enfants et des moniteurs ! Mention spéciale aux acteurs jouant les enfants et Yuming Hay.
"Ma frère" en reprend clairement l’esprit du film "Nos jours heureux" avec les animateurs de colonie de vacance parfois dépassés. Pour son tout premier rôle au cinéma, la chanteuse Amel Bent s’en sort avec sincérité. Sans chercher à voler la vedette, elle impose une autorité douce et crédible. Autour d’elle, Fanta Kebe et Shirel Nataf insufflent une énergie spontanée, souvent drôle, parfois touchante. La mise en scène privilégie le naturel. Certaines séquences font franchement sourire, d’autres évoquent avec justesse les petits drames et les grandes complicités qui naissent. Le film assume pleinement son statut de feel-good movie, sans prétendre à autre chose.