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Pascal
269 abonnés
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1,5
Publiée le 25 janvier 2026
Casting très sympathique, mais il n' y a pas de scénario. La mise en scène est de surcroît ( de mon point de vue ) absente. Il reste des dialogues, parfois piquants, où les personnages emploient le vocabulaire de la banlieue défavorisée, ici en vacances dans la Drôme.
Les critiques favorables m'ont incité à me rendre en salle. Clairement je me suis ennuyé ( surtout pendant la dernière heure ). Très très très déçu par ce film qui porte, par contre, parfaitement son titre.
Tendresse, joie et quelques pleurs. Ça fait du bien . Une tranche de vie de quelques jours de plein de quelques adultes et plein d’enfant de classe populaire qui partent en vacances. Pas de misérabilisme, pas de regard bourgeois sur les classes populaires, qu’est-ce que ça fait du bien ! Merci aux réalisatrice d’ajouter un film à la courte liste des films sur les classes populaires sans flics qui tente de les envoyer en prison ou professeurs qui veulent les sauver. L’autre qualité importante du scénario et du rythme du film est qu’il n’est pas drivé par un drama central. Ceci n’est pas un drame. C’est juste des gens qui vont en colonie. Et c’est pas non plus pour montrer des gamins qui font n’imp et des adultes qui se foutent de leur gueule. Ceci n’est pas une comédie française. Plein de personnes ont des choses difficiles dans leur vie. Elles sont là simplement comme c’est là dans la vie, avec une forme de dureté qui rejaillit dans des moments de tristesse ou de rage, qui est là dans le fond un peu tout le temps, mais qui n’empêche pas des moments de joie, d’amour et d’espoir. On se laisse porter sans savoir où on va, à la fin on a envie de continuer les vacances avec elleux. Au passage, très bon traitement de la transidentité, et ça aussi ça fait vraiment plaisir ! Bref, un film qui sonne très juste, qui nous fait du bien, même en nous faisant pleurer parfois. Merci
Qui est le film ? Coréalisé par Lise Akoka et Romane Guéret, Ma frère prolonge une démarche déjà amorcée dans Les Pires. Non pas « représenter » la jeunesse populaire, encore moins de la résumer à un symptôme social mais de construire un espace de fiction à partir de présences réelles et de situations observées. Le récit se déploie dans le cadre d’une colonie de vacances dans la Drôme où Shai et Djenaba, deux jeunes animatrices issues des quartiers populaires, encadrent un groupe d’enfants le temps d’un été.
Par quels moyens ? La colonie de vacances fonctionne comme un espace de suspension sociale, un ailleurs qui n’est jamais un dehors. Les enfants arrivent chargés de leurs mots, de leurs violences et modèles déjà intériorisées. Les animatrices, elles, portent leurs fatigues, leurs colères contenues, leurs récits à peine formulés. Ce décor provisoire ne promet aucune émancipation mais autorise un léger desserrement. La Drôme devient un interstice, un lieu où l’étau se relâche sans jamais disparaître.
Dans cet espace, chacun existe avec une épaisseur propre, sans réduction ni caricature. Le film regarde ses personnages avec bienveillance, accordant à tous le droit à la contradiction, à l’erreur, à la fatigue. Une seule exception dans la première partie, une animatrice dont la solitude, la maladresse et les regards qui l'entourent me procurent un brin de malaise et surtout de la peine.
Le film refuse toute innocence mythifiée et regarde l’enfance comme un lieu d’apprentissage cruel et précoce. Aucun idéalisme. Les enfants répètent, testent, blessent, imitent. Ils profèrent parfois des paroles sans en mesurer la portée. La mise en scène leur accorde une pleine présence dramatique. Ils sont pleinement eux-mêmes, mais déjà pris dans le tissu social, déjà façonnés par ses hiérarchies et ses brutalités.
Cette approche trouve un prolongement direct dans la mise en scène. Akoka et Guéret adoptent une économie de moyens assumée. Caméra à hauteur humaine, plans souvent mobiles, lumière naturelle, refus de tout surlignage musical. L’écriture procède par fragments, par scènes modestes, parfois presque insignifiantes. On partage un temps, un espace, une fatigue commune.
Le véritable axe du film demeure la relation entre Shai et Djenaba. Un lien fait de frottements, de désaccords, de fidélité instinctive. Leur sororité se manifeste dans des gestes concrets. Se couvrir mutuellement, se soutenir face aux enfants, se taire quand il le faut. Autour d’elles, les figures adultes sont reléguées hors champ. Les animatrices transmettent sans avoir réellement reçu. Elles bricolent une autorité, une morale, une protection avec des outils incomplets. Le film ne dramatise jamais cette défaillance et l’expose comme un état de fait.
Enfin, Ma frère refuse le misérabilisme sans jamais édulcorer la dureté du réel. La joie, le rire, la musique, l’énergie collective traversent le film sans fonctionner comme des contrepoints artificiels. Ils font partie intégrante de ces existences. Cette coexistence du grave et du léger interdit toute lecture univoque et donne au film sa tonalité singulière, fragile, profondément humaine.
Quelle lecture en tirer ? Ce qui reste de Ma frère, ce sont ces personnages. C’est un film qui accepte l’inconfort de ne pas savoir quoi faire de ce qu’il montre. Il regarde une jeunesse qui tient debout sans promesse d’avenir clair, qui transmet sans modèle, qui protège sans filet.
Chronique estivale, solaire et généreuse, Ma frère déborde de vitalité, d’énergie bariolée, de solidarité, d’humour et de sensibilité inclusive. Variation réjouissante du film de colo, la qualité du film repose sur l’équilibre subtil entre les petits moments du quotidien de la vie de groupe (les repas, la baignade, les jeux..) et des séquences plus intimistes ou plus graves d’une part, et sur la performance des acteurs, amateurs comme professionnels, tous sidérants de naturel d'autre part. Ce teen-movie empreint de vérité et de spontanéité, ferait presque oublier que c’est du cinéma ! Mais ne nous méprenons pas, les textes ne sont pas improvisés, et Lise Akoka et Romane Gueret démontrent ainsi tout leur talent pour la direction d’acteurs. Elles trouvent toujours le bon tempo, le ton juste, jouant avec malice avec le langage cru et drôle de leurs personnages superbement incarnés, pour faire de ce récit d’apprentissage, une magnifique parenthèse ensoleillée sur les bords de la Drôme. Vraiment REVIGORANT !
J'ai adoré ce film !! C'est à la fois léger et drôle, jamais complaisant ni caricatural. C'est un film pleins d'espoir sur cette jeunesse ultra dynamique qui pense le monde dans son argot des temps modernes.
Coup de cœur pour ce film plein de vie. J’ai ri, pleuré, c’est un film sur la jeunesse, l’enfance, une bouffée d’espoir. Et puis très drôle de découvrir cette langue qui change à vue d’œil, un film juste vraiment très chouette!
Quelle joie ce film, quelle vitalité, quelle fraîcheur. Et puis, pas que, puisqu'on finit par être férocement ému par la trajectoire émotionnelle et la force et le courage des protagonistes. Beau film, tout simplement.
Vingt ans après "Nos jours heureux", plein de nostalgie et de drôlerie, une autre histoire de colonie de vacances, plus actuelle, plus âpre, qui "sent" bien la banlieue profonde, peut-être un peu trop (et pas assez, pour certains dialogues), avec toutefois toujours une grande bienveillance humaines au final, mais vingt ans se sont écoulés et la société a évolué (les portables omniprésents)... Mais on se prend à l'histoire qui nous est narrée, grâce à une excellente direction d'acteurs.
Deuxième film pour le duo Lise Akoka et Romane Gueret (je n’ai pas vu Les pires). Le film est à la fois drôle, touchant et très juste. Une vraie chronique sociale, qui parle autant des enfants et de leurs galères familiales, que de l’entrée compliquée dans l’âge adulte, avec des jeunes livrés à eux-mêmes mais pleins de vie.
La mise en scène est simple mais très fraîche, le ton est juste, on alterne entre l’humour, l’émotion, et même parfois une forme de gravité, sans que ce soit jamais forcé.
L’interprétation est excellente, notamment les enfants qui sont formidables de naturel. Et la chanteuse Amel Bent, pour son premier rôle au cinéma, s’en sort très bien, sobre et crédible, sans en faire trop.
Bref, un joli petit film, plein d’humanité, qui fait du bien, qui émeut, qui fait sourire, et qui mérite d’être vu. Une belle petite surprise pour ce début d’année.
Une très bonne comédie sociale, énergique (presque trop au début, il m'a fallu un tout petit temps d'adaptation), parfois très émouvante, avec des personnages ultra attachants. Derrière le stéréotype du "film de colonie de vacances" que l'on connait bien, apparaissent des thématiques beaucoup plus profondes, avec des personnages qui cherchent à échapper à leur destin, celui que leur quartier du XIXème, leur genre, leur origine, ou leur religion leur a assigné. C'est aussi la découverte de jeunes actrices talentueuse, et la révélation Amel Bent, très crédible dans son rôle. A la fin on est comme les enfants, on n'a pas envie de quitter le groupe pour revenir à la réalité.
C'est un film qui m'a beaucoup fait penser à "Nos jours heureux" en mode banlieue avec plus de modernité avec le thème de la transidentité notamment.
On ris devant ces enfants qui n'ont pas leur langue dans la poche et on est vite attendris par leurs aventures. On est immergés dans leurs histoires de coeur et surtout de famille. C'est attendrissant de voir que ces moments de vacances sont souvent l'occasion pour eux de s'évader et s'échapper à des vies compliquées ou précaires.
Les débuts d'Amel Bent au cinéma sont prometteurs, je l'ai trouvé juste et sincère.
Les enfants jouent avec un réalisme déconcertant ! Ils sont spontanés et très drôle c'était génial de partager ces moments de vie avec eux alors que d'hab
J'ai eu un peu plus de mal avec le jeu de certaines actrices que j'ai trouvé soit en surface, soit en surjeu.
Mais mon chouchou Idir Azougli, que j'avais découvert sur "Méteors" confirme mon coup de coeur pour lui : il est juste et vrai et se détache clairement de ses autres partenaires de jeu !
La première partie m'a séduite : elle est rafraîchissante et drôle ! Ces jeunes femmes savent s'affirmer et se faire respecter : j'ai aimé ce vent de modernité ! Mais le récit tourne vite en rond et il est trop parsemé de facilités scénaristiques. En plus, j'ai été lassé des expressions vulgaires et du manque d'une véritable intrigue qui lie le tout.
Je suis plus mitigée que l'avis général est bon donc je vous conseille de vous faire votre propre idée !