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Chansyl Cahen
2 critiques
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5,0
Publiée le 15 avril 2026
Un film magnifique et émouvant,en partie autobiographique vu par 2 fois en présence de Camille Ponsin ,qui sait si bien en parler de façon vivante , passionnée et claire . Cette œuvre ou la nature cévenole est magnifiée, pose la question du vivre ensemble au sein d’une communauté libertaire peu à peu acceptée par le village ,mais mise à mal par la présence d’une jeune patiente dont l’ entrée dans la schizophrènie puis l’ aggravation des troubles psychiques met à mal la cohésion du groupe , montre les limites de personnes à priori bienveillantes face à ces perturbations , la difficulté de prise en charge de l’institution soignante ou judiciaire confrontées à la maladie psychiatrique. Il y est aussi parlé des interrogations,des ambiguïtés légitimes des parents et des souffrances de cette famille Céline Sallette a le rôle pivot de cette maman aimante , soutenante mais aussi frein aux soins de sa fille, Bertrand Belin est un père plus distancié mais malgré tout présent, Lou Lampros joue de façon convaincante l’enfant sauvage . À la deuxième avant-première, Luc Palun était la presque incognito, et a fait montre de sa faconde méridionale et de son humour. Je recommande vivement ce film , en tant que cinéphile et infirmier qui a fait ses études à Ales . Bravo à Camille Ponsin pour sa première fiction après plusieurs documentaires. Longo mai !
Un subtile hommage à la fragilité des relations humaines , filiales , amicales confrontées à la différence . Extrêmement sensible et d une vibrante humanité tellement importante à l époque actuellespoiler: .
Très bon film porté par d'excellents acteurs. Je ne connaissais pas Bertrand Belin acteur, je n'ai pas été décue dans son rôle de pére un peu dépassé mais qui n' abandonne pas. Bel hommage à cette mère courage face à un enfant différent et qui ne peut vivre qu'en pleine nature. De magnifiques paysages tout au long du film et une jolie chanson de Bertrand Belin en prime.
J'ai regardé ce film jusqu'au bout, ce qui n'a pas été le cas de tous les spectateurs dans la salle. Le sujet principal "la vie à l'état sauvage" je peux comprendre. L'amour d'une mère (ou d'un père) pour accepter et accompagner son enfant à vivre selon son choix j'approuve; autant chaparder, voler de la nourriture pour survivre, je peux l'admettre MAIS là ou je ne peux pas cautionner c'est de dégrader, saccager, détruire. Même par amour des parents n'ont absolument pas le droit de laisser faire leur enfant sinon il n'y a plus de possibilité de vivre ensemble. C'est un peu comme ces parents qui invoquent l'amour de leur enfant en laissant un innocent être accusé à tord. NON et NON, je ne sais pas si ces faits correspondent "tirés d'une histoire vraie" ou simplement une "libre interprétation" du réalisateur mais NON, NON et NON
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2,0
Publiée le 9 août 2026
Sam vit au sein d'une communauté qui mène une existence un peu à l'ancienne. Un groupe isolé que sa fille, Anja, a décidé de quitter pour s'isoler encore plus dans la nature. Un comportement marginal qui devient même problématique quand elle décide de s'affranchir des règles. S'il est question de cette relation mère-fille et du combat de Sam pour protéger Anja, « Sauvage » est aussi un film sur ce style de vie particulier qui cristallise les tensions entre les habitants lorsque l'adolescente décide de n'en faire qu'à sa tête. Deux aspects intéressants sur le papier, mais qui ne le sont pas dans les faits. J'ai trouvé les personnages plats et peu attachants, notamment ceux de Céline Sallette et Lou Lampros. D'une manière générale, la représentation de chacun est grossière, et soit c'est un problème d'interprétation, soit d'écriture. De plus, l'histoire manque de profondeur et de contexte. Pour le coup, j'aurais aimé en voir plus sur cette communauté et leur quotidien que sur cette fausse traque. Bref, ce n'est pas terrible.
Sauvage, c'est un véritable épisode cévenol qui a duré de longues années et qui n'a connu son dénouement qu'en 2023. Le film lui semble fidèle dans les grandes lignes, sauf que son personnage principal, outre les Cévennes, est manifestement celui de la mère de celle que la presse surnommait "La femme des bois." Le choix de vie de Celle-ci, en effet, insaisissable, n'est pas expliqué en profondeur. Camille Ponsin, le réalisateur, dont la culture est surtout celle du documentaire, ne tient pas à juger, mais en contrepartie il nous oblige à nous interroger sur la question de la liberté dans nos sociétés et aussi comment celles-ci ne sauraient accepter de telles déviances. Et ce sont bien les liens indéfectibles entre une mère, elle-même éprise d'indépendance et vivant en communauté, et sa fille, dont elle ne comprend pas la radicalité sans pour autant la condamner, qui prennent toute la place dans un film bien équilibré et qui doit beaucoup aux interprétations sensibles de Céline Sallette et de Lou Lampros. L'on peut juste regretter que cette histoire ne bénéficie pas d'une mise en scène aussi ample qu'on l'aurait souhaité, alors que des dimensions poétiques, voire fantastiques, auraient donné plus de goût à une aventure humaine aussi exaltante que folle.
Au Puech, dans les Cévennes, s'est installée une communauté de néo-ruraux en quête d'une nouvelle vie, plus écologique, plus proche de la terre. Ils ont acheté une bastide en ruines, l'ont retapée et ont mis en commun leurs maigres économies. C'est dans ce milieu libertaire qu'a grandi Anja (Lou Lampros), la fille de Sam (Céline Sallette) et de Karl (Bertrand Belin). La jeune fille, de plus en plus solitaire, a quitté la bastide pour vivre dans la forêt, loin des hommes. Pour survivre, elle vole de la nourriture et des vêtements dans les maisons des environs, suscitant l'hostilité croissante de ses habitants.
Camille Ponsin, réalisateur de "La Combattante" en 2022, un documentaire consacré à l'ethnologue Marie-José Tubiana, une spécialiste du Darfour qui aide les réfugiés originaires de cette région dans leur demande d'asile, réalise son premier film de fiction. Il est inspiré d'une histoire vraie - dont je n'ai pas réussi à savoir comment elle s'était dénouée.
L'histoire est passionnante. Elle comporte deux facettes. D'une part, la personnalité de Nana (rebaptisée Anja dans le film), dont, sans être psychiatre, on peut légitimement penser qu'elle souffre d'une forme grave de schizophrénie. Quelles sont les étapes de sa lente marginalisation ? Que ressent-elle dans les bois ? Y souffre-t-elle du froid ? de la faim ? Comment réussit-elle à se nourrir ? se soigner ? D'autre part les réactions que Nana suscite. Réactions clivées : d'un côté ceux qui lui sont proches, à commencer par sa mère, qui se soucient de son bien-être et redoutent qu'une hospitalisation forcée ne la détruise et de l'autre côté ceux qui se plaignent des dégradations commises par Anja et estiment, à tort ou à raison, qu'une hospitalisation la sauvera.
Le problème de "Sauvage" est de vouloir garder la part égale entre ces deux aspects. Il traite essentiellement le sujet du point de vue de Sam, la mère d'Anja. Il n'embrasse pas celui d'Anja elle-même, ce qui condamne le personnage à conserver sa part de mystère : enfant-loup ? ou esprit malade ? Il ne fait qu'effleurer les dissensions que les exactions d'Anja provoquent, fissurant lentement la cohésion sociale qui existait au sein du village et au sein même de la communauté du Puech.
"Sauvage" est un film trop lisse, trop sage. Sur un sujet très proche, "As bestas" avait, avec le succès public et critique que l'on sait, eu plus d'audace.
Avec "Sauvage", Camille Ponsin s’inspire d’une histoire vraie singulière pour raconter le parcours d’Anja, une adolescente qui choisit de vivre seule au cœur des Cévennes, loin des règles sociales. Le récit tourne autour de sa mère qui reste son unique lien avec l’extérieur. Malgré quelques beaux paysages, l’émotion peine à naître. On ne s’attache ni à Anja, ni à sa mère. Pourtant, Céline Sallette livre encore une fois une prestation solide et pleine de retenue.
Sujet atypique basé sur une histoire vraie. Et encore une fois , le mode de vie alternatif et compréhensif pour certaines personnes se termine assez mal. Le film est lui assez brut et pas trop romancé , ce qui va bien avec l'histoire.
Pour son premier long-métrage, Camille Ponsin signe un film touchant inspiré de faits réels. La "trop rare" Céline Sallette incarne une mère vivant dans une communauté qui ne veut pas couper le lien avec sa fille. Celle-ci, prénommée Anja vit de débrouille mais aussi de petit larcins au milieu des magnifiques massifs des Cévennes. Seulement, ce comportement va provoquer l'ire d'une partie des habitants. On met du temps à s'attacher au mutisme d'Anja/Lou Lampras, errant dans les montagnes.spoiler: Malgré tout, la magie finit par opérer dans une scène finale magnifique qui ouvre le débat sur la position d'une mère face à la santé mentale inquiétante de sa progéniture . Bertrand Belin quant à lui dégage une vraie présence avec en bonus une jolie chanson.
Sam s’occupe comme elle peut de sa fille Anja, qui vit recluse dans la montagne. Le film nous plonge au coeur de marginaux qui vivent un peu en marge de la société mais qui vont peu à peu en retrouver les réflexes. Le film est intéressant avec quelques scènes hyper fortes et d’autres beaucoup plus lisses. Pas convaincu par la direction d’acteur globale.
Incroyable histoire vraie que nous montre la cinéaste Camille Ponsin à la fois touchante et sauvage comme le titre l'indique ! On est embarqué dans la nature des Cevennes ou une jeune adolescente appelé Anja vit dans la forêt avec des animaux et des arbres comme amis. La jeune fille a peur des êtres humains, sa mère et son père voient des spécialistes, lui apportent à manger, mais Anja est une fille sauvage qui détériore les hameaux voisins et vole de la nourriture ce qui va créer un climat de tension. Un long métrage montrant un certain mal-être chez certains jeunes comme Anja avec la civilisation humaine, un beau et poignant portrait que nous partage la réalisatrice. Les parents sont joués par des têtes connues comme Céline Sallette et Bertrand Belin tout les deux Remarquables. Les seconds rôles qui les entourent sont impeccables aussi. La nature et les forêts sont très bien filmés. Une œuvre que j'incite à découvrir.
Librement inspiré d'une histoire vrai c'est là un film intéressant de Camille Ponsin réalisé dans un décor Cévenol à la beauté menaçante qui interroge mais sans juger , comment aurait on agi si Anja avait été notre famille , et porté par deux actrices habitées, Céline Sallette et Lou Lampros ! Enfin , le film s’ouvre et se clôt sur des images d’archives ce qui lui donne un aspect Documentaire .