Une plongée édifiante dans le futur. Voilà comment l'on pourrait caractériser le thriller SF de Yann Gozlan ("Boîte Noire"). Clarissa (Cécile de France) se retrouve dans une résidence contrôlée par l'IA et la fameuse voix de Dalloway (Mylène Farmer), qui l'aide dans sa tâche d'écrivaine (jusqu'à un certain point...). Taclé sévèrement par la critique, ce film d'anticipation (on ne l'espère pas...) est assez original. Ce refuge d'artistes ratés en manque d'inspiration pousse le curseur assez loin en matière de pression psychologique. Dommage que l'histoire se perde un peu dans des délires psychotiques car le résultat est plutôt pas mal avec Cécile de France habitée par son personnage torturé.
Cet esthétique très soignée est l'écrin idéal pour des partenariats publicitaire (Apple ou DS par exemple). Contrairement à ce qu'on pourrait croire, le thème de la construction de la terrifiante IA est un filon encore non épuisé. Sur ce registre, entre une IA domotique qui facilite notre quotidien et une autre qui a la volonté de nous remplacer, la barrière est assez fine et c'est sur quoi traite Dalloway. J'ai trouvé efficacement terrifiante la façon dont le sujet a été posé. La voix captivante de Mylène Farmer nous fait pourtant froid dans le dos. La prestation de Cécile de France est de très haut niveau.
Les 20 dernières minutes sont beaucoup moins bien gérées, on a des difficultés d'arriver à conclure. La conclusion, en revanche, est expéditive.
Je m’attendais pas à grand-chose, et finalement j’ai été plutôt bien surpris. Cécile de France est vraiment excellente et porte clairement le film. L’ambiance autour de l’IA est prenante, ça installe un vrai malaise par moments. Visuellement, c’est assez soigné, la résidence d’artistes est bien mise en valeur et ça donne un côté immersif. Par contre, certains rebondissements sont assez prévisibles et la tension n’est pas toujours à son maximum. Un bon petit thriller quand même, qui pose des questions intéressantes et qui se regarde bien.
Je me suis régalé du début à la fin. Cécile de France est, à son habitude, au top et nous embarque avec elle dans cet univers futuriste mais pas si éloigné de notre réalité. La voix hypnotique de Mylène Farmer lui donne la réplique et apporte encore un plus au film. Bravo!
Très prenant au début, on est intrigué par l'histoire de cette écrivaine en résidence pour écrireson nouveau roman, épaulée par une intelligence artificielle, la fameuse Dalloway. Hélas, le scénario se délite petit à petit et quitte à me répéter, aurait été plus efficace si plus court ! Mais Cécile de France est mystérieuse à souhait et grâce à elle, on ne s'ennuie finalement pas... trop !
Dalloway avait tout pour être un thriller psychologique captivant. L’histoire, adaptée du roman de Tatiana de Rosnay, avait le potentiel de mêler suspense et introspection, mais le film se perd dans une froideur qui m’a empêché de m’y immerger pleinement. Cécile de France est remarquable dans le rôle de Clarissa, mais même son jeu ne suffit pas à rendre les personnages vraiment attachants ou crédibles.
La présence de Mylène Farmer, qui prête sa voix à l’intelligence artificielle, ajoute une touche intrigante et mystérieuse, mais elle ne parvient pas à créer une vraie tension ou un vrai lien avec Clarissa. Les scènes qui devraient faire monter le suspense tombent souvent à plat, et l’intrigue, malgré la richesse du roman, devient prévisible et linéaire.
Visuellement, le film est réussi. La direction artistique est soignée, l’atmosphère high-tech est bien rendue et certains plans sont vraiment beaux. Mais toutes ces qualités esthétiques ne suffisent pas à compenser le manque de rythme et la distance que l’on ressent face aux personnages. Le film explore à peine ses thèmes principaux – le contrôle, la surveillance, la solitude – et ne parvient jamais à les exploiter pleinement.
Au final, Dalloway m’a laissé un sentiment de déception. On sent le potentiel d’un thriller fort et intriguant, mais le film reste trop sage et froid pour captiver réellement. La morale, tirée du roman, s’intègre subtilement dans ce constat : derrière le décor technologique et les mystères, ce qui compte vraiment, c’est de rester attentif à nos émotions et à nos relations, et de ne jamais perdre de vue notre humanité.
« ParanoIA» Le thème de L’intelligence Artificielle qui apprend de l’humain pour le remplacer est très bien traité dans ce thriller tenu à bout de bras par une très bonne Cécile de France. Le scénario est parfois un peu touffu , voire attendu, et certains rôles sont plus ou moins bien interprétés, mais l’ensemble est plaisant et bien tourné.
Artifice d’intelligence Le sujet est très actuel et concerne tout à chacun. La casting est bon, on n’attend plus qu’à rentrer dans l’intrigue. Mais celle-ci est bancale. Le personnage principal use de l’IA sans aucune arrière pensée jusqu’au moment où on lui suggère de se méfier. Et c’est justement à ce moment que l’IA commence à dépasser les limites, à être insidieuse voir effrontée. C’est tellement « téléphoné » et naïf… La suite du film est poussive et le final en est presque incompréhensible d’incohérence. On regrette aussi le titre du film qui est certes est un clin d’œil à Virginia Woolf qui est d’ailleurs cité dans le film, mais qui n’évoque pas grand chose au spectateur. Bref, du potentiel mais on adhère que partiellement.
même si le thème du film reste plutôt conventionnel la mise en scène et la magistrale interprétation de Cécile de France sont remarquables on est malgré tout tenu en haleine tout le long du film.
Une film sur la domotique , à l’heure de l’IA générative mais sous un angle particulièrement oppressant, envahissant et pessimiste. Le problème majeur du film est que ce qui, ici, est devenu une véritable dystopie, n’est absolument pas argumenté dans un sens ou dans l’autre. On reste dans le constat froid, pur et dur, dans la dénonciation du résultat du travail d’ingénieurs spécialistes du logarithme, ignobles manipulateurs et chefs autoritaires mais sans réelle argumentation sur le fond.
Et bien ! Quelle surprise ce film ! Je m’attendais à rien en allant le voir à part de me retrouver plongé encore dans une histoire futuriste qui glace le sang, mais au final ce film c’est bien plus que ça.
Il aborde des sujets très grave et poignants de façons extrêmement intelligente. De nombreuses thématiques sont abordés ( en particulier sur la société, la pression sociale, spoiler: la santé mentale, les suicide etc … ) Le film a un rythme très soutenu tout du long, mais étrangement ça fonctionne plutôt bien pour instaurer un climat anxiogène.
Pas friand des films français, les acteurs sont finalement très convainquant. L’actrice principale dégage parfaitement les émotions relatives à son personnage. Une scène m’a particulièrement marquée, spoiler: quand elle réactive l’IA et qu’elle parle du décès de son fils et de la culpabilité qu elle a sur le cœur depuis. L’actrice principale a joué parfaitement son rôle et a su me transmettre ses émotions à travers le grand écran ce que je trouve assez rare dans le cinéma français !
Je ne met pas 5 étoiles car j’aurais aimé voir un peu + de tension concernant l’IA, des scènes vraiment frappantes voir même un peu plus violente la concernant et qui manque je trouve à l’intrigue.
Parce que Yann Gozlan. Parce qu’il sait créer des ambiances anxiogènes. Parce qu’il sait raconter des histoires. Parce qu’il sait gérer un suspense. Parce qu’il sait mettre en scène… Bref, beaucoup de bonnes raisons de voir le nouveau film du cinéaste de Boîte Noir, d’Un homme idéal, ou Visions. 110 minutes sous haute tension servie par une formidable comédienne. Clarissa, romancière en mal d’inspiration, rejoint une résidence d’artistes prestigieuse à la pointe de la technologie. Elle trouve en Dalloway, son assistante virtuelle, un soutien et même une confidente qui l’aide à écrire. Mais peu à peu, Clarissa éprouve un malaise face au comportement de plus en plus intrusif de son IA, renforcé par les avertissements complotistes d’un autre résident. Se sentant alors surveillée, Clarissa se lance secrètement dans une enquête pour découvrir les réelles intentions de ses hôtes. Menace réelle ou délire paranoïaque ? Hélas, la promesse n’est pas totalement tenue à cause de pas mal d’incohérences dans le récit et ce, malgré une mise en scène virtuose. Disciple appliqué d’Alfred Hitchcock, Gozlan a toujours été fasciné par les thrillers paranoïaques à tendance psychologique. En adaptant Les Fleurs de l’Ombre de Tatiana de Rosnay, le scénario situe l’action dans un futur proche, dans une société minée par la peur du remplacement de l’homme par la machine, en l’occurrence l’IA. Le film pose de vraie question, tout en se gardant bien d’y répondre. Mais la peur est là et la paranoïa avec elle. Le problème que je soulevais un peu plus tôt, c’est l’irruption de personnages ou d’épisodes très vite abandonnés et dont on se demande ce qu’ils apportent à un récit déjà fertiles en rebondissements et en émotions. Par contre la mise en scène subjective et immersive, au plus près de l’héroïne est un modèle du genre. On s’identifie pleinement à Clarissa, en partagent, en comprenant ses motivations et en ressentant sa montée de stress. Autre point faible, le trop-plein de thématiques abordées – et, comme je l’ai dit -, pas toujours approfondies, comme l’écologie avec le réchauffement climatique, la pandémie, l’intelligence artificielle, la création d'Art par l'IA, la récupération de données par l'industrie numérique, la panne d'écriture et des problèmes psychologiques comme le deuil… je vous l’ai dit ça n’en finit pas… Malgré tout, le charme opère et on n’est pas insensible à la paranoïa galopante de notre héroïne. Cécile de France est magnifiquement convaincante de bout en bout, crevant l’écran que d’ailleurs elle ne quitte pas une seule seconde. Une performance XXL. Lars Mikkelsen joue les utilités et ne fait que passer. Frédéric Pierrot tout en sobriété comme d’habitude, joue finement sa partition secondaire. Par contre à la voix de Mylène Farmer, quelque part entre Scarlett Johansson dans Her, et le Hal 9000 de 2001 : L'Odyssée de l'espace, et donc qu’on ne voit pas un seul instant, permettez moi de préférer – et de loin – celle d’Anna Mouglalis, profonde, étrange qui sait se montrer à la fois caressante et menaçante. Une superbe actrice trop peu utilisée par le cinéma français. Maintenant que vous avez les tenants et les aboutissants de ce thriller paranoïaque, à vous de jugez
Un casting brillant (Cécile de France, remarquable), un fourmillement d'idées (la relation IA/artiste dans toutes ses dimensions, la voix de Mylène Farmer pour l'IA, la pandémie, la double fragilité des artistes face aux évolutions technologiques qui les dépouillent de leur créativité et peut aggraver leurs failles personnelles, le drame familial et le deuil impossible....). Pourtant, avec Dalloway, Yann Gozlan ne parvient pas à rééditer l'exploit de La boîte noire. En effet, en exploitant la paranoIA jusqu'au bout, le film rappelle Traque sur Internet, une série B des années 90 qui s'est très vite démodée. Plus ennuyeux, le film donne l'impression de se comporter comme ce qu'il dénonce, recyclant beaucoup d'idées anciennes sans en créer de nouvelles.
Le film est vraiment très bon et très prenant ! Cécile de France est remarquable ! un paris futuriste ou le climat est important (45°) Dalloway s'incruste au plus profond de clarissa.... bluffant !