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Ou y’a de l’IA, y’a pas de bonheur
Parce que Yann Gozlan. Parce qu’il sait créer des ambiances anxiogènes. Parce qu’il sait raconter des histoires. Parce qu’il sait gérer un suspense. Parce qu’il sait mettre en scène… Bref, beaucoup de bonnes raisons de voir le nouveau film du cinéaste de Boîte Noir, d’Un homme idéal, ou Visions. 110 minutes sous haute tension servie par une formidable comédienne. Clarissa, romancière en mal d’inspiration, rejoint une résidence d’artistes prestigieuse à la pointe de la technologie. Elle trouve en Dalloway, son assistante virtuelle, un soutien et même une confidente qui l’aide à écrire. Mais peu à peu, Clarissa éprouve un malaise face au comportement de plus en plus intrusif de son IA, renforcé par les avertissements complotistes d’un autre résident. Se sentant alors surveillée, Clarissa se lance secrètement dans une enquête pour découvrir les réelles intentions de ses hôtes. Menace réelle ou délire paranoïaque ? Hélas, la promesse n’est pas totalement tenue à cause de pas mal d’incohérences dans le récit et ce, malgré une mise en scène virtuose.
Disciple appliqué d’Alfred Hitchcock, Gozlan a toujours été fasciné par les thrillers paranoïaques à tendance psychologique. En adaptant Les Fleurs de l’Ombre de Tatiana de Rosnay, le scénario situe l’action dans un futur proche, dans une société minée par la peur du remplacement de l’homme par la machine, en l’occurrence l’IA. Le film pose de vraie question, tout en se gardant bien d’y répondre. Mais la peur est là et la paranoïa avec elle. Le problème que je soulevais un peu plus tôt, c’est l’irruption de personnages ou d’épisodes très vite abandonnés et dont on se demande ce qu’ils apportent à un récit déjà fertiles en rebondissements et en émotions. Par contre la mise en scène subjective et immersive, au plus près de l’héroïne est un modèle du genre. On s’identifie pleinement à Clarissa, en partagent, en comprenant ses motivations et en ressentant sa montée de stress. Autre point faible, le trop-plein de thématiques abordées – et, comme je l’ai dit -, pas toujours approfondies, comme l’écologie avec le réchauffement climatique, la pandémie, l’intelligence artificielle, la création d'Art par l'IA, la récupération de données par l'industrie numérique, la panne d'écriture et des problèmes psychologiques comme le deuil… je vous l’ai dit ça n’en finit pas… Malgré tout, le charme opère et on n’est pas insensible à la paranoïa galopante de notre héroïne.
Cécile de France est magnifiquement convaincante de bout en bout, crevant l’écran que d’ailleurs elle ne quitte pas une seule seconde. Une performance XXL. Lars Mikkelsen joue les utilités et ne fait que passer. Frédéric Pierrot tout en sobriété comme d’habitude, joue finement sa partition secondaire. Par contre à la voix de Mylène Farmer, quelque part entre Scarlett Johansson dans Her, et le Hal 9000 de 2001 : L'Odyssée de l'espace, et donc qu’on ne voit pas un seul instant, permettez moi de préférer – et de loin – celle d’Anna Mouglalis, profonde, étrange qui sait se montrer à la fois caressante et menaçante. Une superbe actrice trop peu utilisée par le cinéma français. Maintenant que vous avez les tenants et les aboutissants de ce thriller paranoïaque, à vous de jugez
Parce que Yann Gozlan. Parce qu’il sait créer des ambiances anxiogènes. Parce qu’il sait raconter des histoires. Parce qu’il sait gérer un suspense. Parce qu’il sait mettre en scène… Bref, beaucoup de bonnes raisons de voir le nouveau film du cinéaste de Boîte Noir, d’Un homme idéal, ou Visions. 110 minutes sous haute tension servie par une formidable comédienne. Clarissa, romancière en mal d’inspiration, rejoint une résidence d’artistes prestigieuse à la pointe de la technologie. Elle trouve en Dalloway, son assistante virtuelle, un soutien et même une confidente qui l’aide à écrire. Mais peu à peu, Clarissa éprouve un malaise face au comportement de plus en plus intrusif de son IA, renforcé par les avertissements complotistes d’un autre résident. Se sentant alors surveillée, Clarissa se lance secrètement dans une enquête pour découvrir les réelles intentions de ses hôtes. Menace réelle ou délire paranoïaque ? Hélas, la promesse n’est pas totalement tenue à cause de pas mal d’incohérences dans le récit et ce, malgré une mise en scène virtuose.
Disciple appliqué d’Alfred Hitchcock, Gozlan a toujours été fasciné par les thrillers paranoïaques à tendance psychologique. En adaptant Les Fleurs de l’Ombre de Tatiana de Rosnay, le scénario situe l’action dans un futur proche, dans une société minée par la peur du remplacement de l’homme par la machine, en l’occurrence l’IA. Le film pose de vraie question, tout en se gardant bien d’y répondre. Mais la peur est là et la paranoïa avec elle. Le problème que je soulevais un peu plus tôt, c’est l’irruption de personnages ou d’épisodes très vite abandonnés et dont on se demande ce qu’ils apportent à un récit déjà fertiles en rebondissements et en émotions. Par contre la mise en scène subjective et immersive, au plus près de l’héroïne est un modèle du genre. On s’identifie pleinement à Clarissa, en partagent, en comprenant ses motivations et en ressentant sa montée de stress. Autre point faible, le trop-plein de thématiques abordées – et, comme je l’ai dit -, pas toujours approfondies, comme l’écologie avec le réchauffement climatique, la pandémie, l’intelligence artificielle, la création d'Art par l'IA, la récupération de données par l'industrie numérique, la panne d'écriture et des problèmes psychologiques comme le deuil… je vous l’ai dit ça n’en finit pas… Malgré tout, le charme opère et on n’est pas insensible à la paranoïa galopante de notre héroïne.
Cécile de France est magnifiquement convaincante de bout en bout, crevant l’écran que d’ailleurs elle ne quitte pas une seule seconde. Une performance XXL. Lars Mikkelsen joue les utilités et ne fait que passer. Frédéric Pierrot tout en sobriété comme d’habitude, joue finement sa partition secondaire. Par contre à la voix de Mylène Farmer, quelque part entre Scarlett Johansson dans Her, et le Hal 9000 de 2001 : L'Odyssée de l'espace, et donc qu’on ne voit pas un seul instant, permettez moi de préférer – et de loin – celle d’Anna Mouglalis, profonde, étrange qui sait se montrer à la fois caressante et menaçante. Une superbe actrice trop peu utilisée par le cinéma français. Maintenant que vous avez les tenants et les aboutissants de ce thriller paranoïaque, à vous de jugez
Un casting brillant (Cécile de France, remarquable), un fourmillement d'idées (la relation IA/artiste dans toutes ses dimensions, la voix de Mylène Farmer pour l'IA, la pandémie, la double fragilité des artistes face aux évolutions technologiques qui les dépouillent de leur créativité et peut aggraver leurs failles personnelles, le drame familial et le deuil impossible....). Pourtant, avec Dalloway, Yann Gozlan ne parvient pas à rééditer l'exploit de La boîte noire. En effet, en exploitant la paranoIA jusqu'au bout, le film rappelle Traque sur Internet, une série B des années 90 qui s'est très vite démodée. Plus ennuyeux, le film donne l'impression de se comporter comme ce qu'il dénonce, recyclant beaucoup d'idées anciennes sans en créer de nouvelles.
Le film est vraiment très bon et très prenant ! Cécile de France est remarquable ! un paris futuriste ou le climat est important (45°) Dalloway s'incruste au plus profond de clarissa.... bluffant !
Indépendamment du film, on sait que le savant veut faire évoluer l'IA de façon qu'elle résolve les problèmes qu'on ne sait pas résoudre, en maths, en physique, en chimie (et pourquoi pas en météorologie, à cause du réchauffement climatique). Et si c'était un savant fou, un apprenti sorcier ?
On se doute que ce thriller ne va pas nous rassurer sur l'IA. Mais cette écrivaine bloquée (que l'IA débloquera) l'est forcément pour quelque raison. Et si cette raison intéressait l'IA plus que de raison ?! Le synopsis nous invite a découvrir s'il y a "menace réelle ou délire paranoïaque".
Le film est original, et à plusieurs moments dans le déroulement : dans la nature (effarante) du complot qui est ourdi, et dans la façon (pessimiste) dont l'histoire se finit. C'est tout l'intérêt du film, qui en plus est bien joué -Cécile de France bien sûr, et Anna Mouglalis à la voix de terminator.
Le film rappelle le film de 1973 avec Delon "Traitement de choc". Ce dernier était centré sur une cure de jouvence miraculeuse, le miracle s'avérant ne pas l'être autant que ça. Dans Dalloway, le miracle est d'une ampleur incommensurable, s'agissant de l'IA, sujet qui ne concerne pas quelques personnes qui le veulent, mais tout le monde, qu'on le veuille ou pas.
La chanson (1966) Summer in the City (du groupe américain The Lovin' Spoonful) introduit et conclut le film, sans doute juste à cause de la température, le film se situant dans un futur où il fait 50°C à Paris. La température ne change pas entre le début et la fin de l'histoire, comme un écho à l'ambiance délétère liée à l'IA, qui ne va pas changer comme ça du jour au lendemain.
Cela dit, était-ce vraiment utile au film d'y ajouter ce contexte de réchauffement climatique ? Il y aurait gagné avec moins contextes, en restant focus sur un seul, l'IA. Ce constat vaut d'ailleurs également pour le contexte de pandémie : pourquoi ? Petits défauts du film... Et puisqu'on en est aux défauts, on ne sait pas trop non plus à quoi sert la sous-histoire inachevée de ce résident qui "averti" l'écrivaine.
On se doute que ce thriller ne va pas nous rassurer sur l'IA. Mais cette écrivaine bloquée (que l'IA débloquera) l'est forcément pour quelque raison. Et si cette raison intéressait l'IA plus que de raison ?! Le synopsis nous invite a découvrir s'il y a "menace réelle ou délire paranoïaque".
Le film est original, et à plusieurs moments dans le déroulement : dans la nature (effarante) du complot qui est ourdi, et dans la façon (pessimiste) dont l'histoire se finit. C'est tout l'intérêt du film, qui en plus est bien joué -Cécile de France bien sûr, et Anna Mouglalis à la voix de terminator.
Le film rappelle le film de 1973 avec Delon "Traitement de choc". Ce dernier était centré sur une cure de jouvence miraculeuse, le miracle s'avérant ne pas l'être autant que ça. Dans Dalloway, le miracle est d'une ampleur incommensurable, s'agissant de l'IA, sujet qui ne concerne pas quelques personnes qui le veulent, mais tout le monde, qu'on le veuille ou pas.
La chanson (1966) Summer in the City (du groupe américain The Lovin' Spoonful) introduit et conclut le film, sans doute juste à cause de la température, le film se situant dans un futur où il fait 50°C à Paris. La température ne change pas entre le début et la fin de l'histoire, comme un écho à l'ambiance délétère liée à l'IA, qui ne va pas changer comme ça du jour au lendemain.
Cela dit, était-ce vraiment utile au film d'y ajouter ce contexte de réchauffement climatique ? Il y aurait gagné avec moins contextes, en restant focus sur un seul, l'IA. Ce constat vaut d'ailleurs également pour le contexte de pandémie : pourquoi ? Petits défauts du film... Et puisqu'on en est aux défauts, on ne sait pas trop non plus à quoi sert la sous-histoire inachevée de ce résident qui "averti" l'écrivaine.
DALLOWAY : 12/20
Dalloway est au cinéma ce que Cassandra est à Netflix, en beaucoup moins bien, et clairement moins fun.
Même si le film a de bonnes idées et une réalisation globalement propre, j’ai plus eu l’impression de regarder un téléfilm qu’un vrai film de cinéma.
Dans une dystopie parisienne où l’IA met une rouste à Apple Intelligence, mais où les gens utilisent encore des iPhone 13 de 2021 (incohérence temporelle ?), une écrivaine affronte ses traumas et tente de gérer tant bien que mal son deuil.
Les effets spéciaux sont propres, on y croit presque. À part cet iPhone quasi obsolète, l’univers reste plutôt cohérent et réaliste.
Le problème, c’est le rythme. Lent, trop sérieux, premier degré, avec trop peu de moments marquants. Parfois limite bobo. Et surtout, l’histoire stagne par endroits.
Le thème de l’IA toute-puissante a déjà été traité mille fois, et ce film n’apporte malheureusement rien de neuf.
Le casting fait le job : Cécile de France est solide, Mylène Farmer est correcte en voix de l’IA, et Anna Mouglalis (que je ne connaissais pas) surprend… quelle voix !
Mais certains arcs narratifs sont sous-exploités, voire anecdotiques : la fille à la tresse, ou la fille de Clarissa qu’on aperçoit trois secondes, et basta.
Dalloway s’en sort honnêtement dans cette dystopie française qui a sans doute eu les yeux plus gros que le ventre. Une histoire qui n’avance pas vraiment, un rythme poussif, mais un casting convaincant. Honnêtement, j’ai plus eu l’impression de regarder un téléfilm du samedi soir sur TF1 qu’une vraie expérience cinéma.
Plus de notes sur insta : 22sur20
Dalloway est au cinéma ce que Cassandra est à Netflix, en beaucoup moins bien, et clairement moins fun.
Même si le film a de bonnes idées et une réalisation globalement propre, j’ai plus eu l’impression de regarder un téléfilm qu’un vrai film de cinéma.
Dans une dystopie parisienne où l’IA met une rouste à Apple Intelligence, mais où les gens utilisent encore des iPhone 13 de 2021 (incohérence temporelle ?), une écrivaine affronte ses traumas et tente de gérer tant bien que mal son deuil.
Les effets spéciaux sont propres, on y croit presque. À part cet iPhone quasi obsolète, l’univers reste plutôt cohérent et réaliste.
Le problème, c’est le rythme. Lent, trop sérieux, premier degré, avec trop peu de moments marquants. Parfois limite bobo. Et surtout, l’histoire stagne par endroits.
Le thème de l’IA toute-puissante a déjà été traité mille fois, et ce film n’apporte malheureusement rien de neuf.
Le casting fait le job : Cécile de France est solide, Mylène Farmer est correcte en voix de l’IA, et Anna Mouglalis (que je ne connaissais pas) surprend… quelle voix !
Mais certains arcs narratifs sont sous-exploités, voire anecdotiques : la fille à la tresse, ou la fille de Clarissa qu’on aperçoit trois secondes, et basta.
Dalloway s’en sort honnêtement dans cette dystopie française qui a sans doute eu les yeux plus gros que le ventre. Une histoire qui n’avance pas vraiment, un rythme poussif, mais un casting convaincant. Honnêtement, j’ai plus eu l’impression de regarder un téléfilm du samedi soir sur TF1 qu’une vraie expérience cinéma.
Plus de notes sur insta : 22sur20
Un poil dubitatif au début, j'ai été conquis par le jeu de Cécile de France et la voix faussement attentionnée de Mylène Farmer, vraiment surprenante dans cette incarnation d'intelligence artificielle. Une belle progression du suspense qui laisse songeur à la fin du film : avons nous véritablement besoin d'être surveillés et contrôlés par des machines au prétexte de notre sécurité ?
Après le percutant Burn out, l'excellent Boîte noire, et le moyen Visions, Yann Gozlan s'essaye au thriller d'anticipation avec son nouveau long métrage.
Sur le papier, le concept d'un monde dystopique abandonné à l'IA avait tout pour être un pari gagnant. Et après 1h50 de métrage le constat est tout autre.
J'espérais bien mieux surtout après des bandes-annonces intéressantes. Pourtant le film appuie bien sur les dérives du monde hyper connecté mais il est en même temps ultra prévisible, du fait de la trame de son scénario qui ressemble à beaucoup d'autres.
Cécile de France, de son côté, est impeccable dans le rôle de cette écrivaine en plein doute paranoïaque, et Mylène Farmer qui prête sa voix à l'intelligence artificielle, apporte un petit côté envoûtant dans ses échanges avec l'héroïne.
C'est juste que l'intriguant postulat SF de départ est vite relégué au second plan pour laisser place à un récit psychologique plus conventionnel déjà vu mille fois.
Alors certes c'est suffisamment captivant malgré quelques longueurs pour nous tenir en haleine jusqu'au bout mais c'est aussi simpliste dans l'écriture pour ne pas emporter totalement l'adhésion.
Sur le papier, le concept d'un monde dystopique abandonné à l'IA avait tout pour être un pari gagnant. Et après 1h50 de métrage le constat est tout autre.
J'espérais bien mieux surtout après des bandes-annonces intéressantes. Pourtant le film appuie bien sur les dérives du monde hyper connecté mais il est en même temps ultra prévisible, du fait de la trame de son scénario qui ressemble à beaucoup d'autres.
Cécile de France, de son côté, est impeccable dans le rôle de cette écrivaine en plein doute paranoïaque, et Mylène Farmer qui prête sa voix à l'intelligence artificielle, apporte un petit côté envoûtant dans ses échanges avec l'héroïne.
C'est juste que l'intriguant postulat SF de départ est vite relégué au second plan pour laisser place à un récit psychologique plus conventionnel déjà vu mille fois.
Alors certes c'est suffisamment captivant malgré quelques longueurs pour nous tenir en haleine jusqu'au bout mais c'est aussi simpliste dans l'écriture pour ne pas emporter totalement l'adhésion.
Paris, dans un futur proche, est écrasé par la canicule ; une mystérieuse épidémie y sévit ; le ciel est sillonné de drones. Clarissa (Cécile de France) participe à une résidence littéraire dans un immeuble ultra-moderne de la proche banlieue dont chaque appartement est géré par une IA dernier cri. Clarissa, qui travaille à une biographie de Virginia Wolf, baptise son IA « Dalloway ». Elle l’aide dans son travail qui n’avance guère. Alertée par les mises en garde d’un autre résident, Clarissa nourrit bientôt des soupçons sur Dalloway et la suspecte de l’espionner.
Yann Gozlan est un réalisateur qui a réussi à trouver sa place dans le cinéma français. Scénariste de la plupart de ses films, il a le talent d’inventer des histoires intrigantes : celle d’un écrivain raté qui acquiert une célébrité embarrassante en s’attribuant un manuscrit qu’il n’a pas écrit ("Un homme idéal"), celle d’un technicien aéronautique enquêtant sur les causes d’une catastrophe aérienne ("Boîte noire"), celle d’une hôtesse de l’air victime d’hallucinations ("Visions")… Il a eu l’intelligence de s’entourer des stars françaises les plus bankables du moment : Pierre Niney (qui sera la tête d’affiche de son prochain film, "Gourou", dont la sortie est prévue en janvier 2026), François Civil, Diane Kruger et ici Cécile de France et Mylène Farmer qui prête sa voix à celle de l’IA Dalloway.
Mais pour autant, les films de Yann Gozlan présentent à mes yeux deux défauts. Le premier est d’être décevants. Autant leurs bandes annonces, rythmées et intrigantes, me mettent l’eau à la bouche, autant la résolution des énigmes sur lesquelles ses films sont construits me semble maladroite. C’était le cas de Visions, gros échec commercial ( spectateurs à peine) après le succès de "Boîte noire" ( millions d’entrées). C’est le cas de Dalloway.
L’autre défaut est plus préoccupant. C’est la petite musique complotiste que joue chacun de ses films. Le trafic aérien serait aux mains de grands groupes industriels qui sacrifient la sécurité sur l’autel de leurs profits ("Boîte noire"). L’IA serait l’instrument d’une politique liberticide ("Dalloway"). Ces idées me sont désagréables. C’est une opinion subjective bien éloignée du cinéma et de la critique objective que je devrais en faire sur ce blog. Mais c’est une opinion qui me conduit à porter sur eux un regard peu sympathique.
Yann Gozlan est un réalisateur qui a réussi à trouver sa place dans le cinéma français. Scénariste de la plupart de ses films, il a le talent d’inventer des histoires intrigantes : celle d’un écrivain raté qui acquiert une célébrité embarrassante en s’attribuant un manuscrit qu’il n’a pas écrit ("Un homme idéal"), celle d’un technicien aéronautique enquêtant sur les causes d’une catastrophe aérienne ("Boîte noire"), celle d’une hôtesse de l’air victime d’hallucinations ("Visions")… Il a eu l’intelligence de s’entourer des stars françaises les plus bankables du moment : Pierre Niney (qui sera la tête d’affiche de son prochain film, "Gourou", dont la sortie est prévue en janvier 2026), François Civil, Diane Kruger et ici Cécile de France et Mylène Farmer qui prête sa voix à celle de l’IA Dalloway.
Mais pour autant, les films de Yann Gozlan présentent à mes yeux deux défauts. Le premier est d’être décevants. Autant leurs bandes annonces, rythmées et intrigantes, me mettent l’eau à la bouche, autant la résolution des énigmes sur lesquelles ses films sont construits me semble maladroite. C’était le cas de Visions, gros échec commercial ( spectateurs à peine) après le succès de "Boîte noire" ( millions d’entrées). C’est le cas de Dalloway.
L’autre défaut est plus préoccupant. C’est la petite musique complotiste que joue chacun de ses films. Le trafic aérien serait aux mains de grands groupes industriels qui sacrifient la sécurité sur l’autel de leurs profits ("Boîte noire"). L’IA serait l’instrument d’une politique liberticide ("Dalloway"). Ces idées me sont désagréables. C’est une opinion subjective bien éloignée du cinéma et de la critique objective que je devrais en faire sur ce blog. Mais c’est une opinion qui me conduit à porter sur eux un regard peu sympathique.
Yann Gozlan signe avec Dalloway un film qui brouille les frontières entre l’intime et le technologique, entre la création littéraire et l’emprise invisible des machines. Clarissa, romancière en panne, entre dans cette résidence d’artistes high-tech comme on franchit une promesse : celle d’un lieu où l’inspiration se nourrit de silence et de luxe discret. Mais très vite, c’est une autre voix qui s’impose. Une voix chaude, douce, presque maternelle : Dalloway, l’assistante virtuelle, qui murmure, conseille, et finalement s’insinue partout.
La mise en scène épouse cette intrusion : les reflets dans les vitres, les écrans qui palpitent la nuit, les regards perdus de Clarissa (Cécile de France, admirable dans sa retenue inquiète). Peu à peu, la romancière se défait d’elle-même, happée par une présence artificielle qui devient confidente, muse, puis menace. La voix de Mylène Farmer, à la fois caressante et inquiétante, donne au spectateur la sensation troublante d’une intimité dévoyée.
Dalloway raconte moins un simple thriller psychologique qu’une métaphore contemporaine : comment créer encore lorsque les mots nous sont soufflés par une entité invisible ? Comment écrire quand l’inspiration se confond avec la dépendance ? Les autres personnages — Lars Mikkelsen en résident charismatique, Anna Mouglalis en figure d’autorité ambiguë — ne sont pas des témoins passifs : ils incarnent cette communauté artistique où le soupçon et le complot s’entremêlent comme des rumeurs de couloir.
Entre paranoïa et révélation, Gozlan filme la peur moderne : celle de voir nos désirs les plus intimes absorbés, catalogués, manipulés. Les couloirs élégants de la résidence deviennent peu à peu les parois d’une cage mentale, et la question demeure : Dalloway est-elle une alliée bienveillante ou le visage le plus séduisant du contrôle absolu ?
Au final, Dalloway se tient à la lisière du drame et du cauchemar, du roman d’apprentissage et du film d’anticipation. Un vertige troublant, où chaque spectateur se reconnaît un peu : qui n’a jamais cédé à une voix qui rassure, tout en craignant ce qu’elle pourrait vouloir en retour ?
Me retrouver sur @cinémasansfard (Youtube) !
La mise en scène épouse cette intrusion : les reflets dans les vitres, les écrans qui palpitent la nuit, les regards perdus de Clarissa (Cécile de France, admirable dans sa retenue inquiète). Peu à peu, la romancière se défait d’elle-même, happée par une présence artificielle qui devient confidente, muse, puis menace. La voix de Mylène Farmer, à la fois caressante et inquiétante, donne au spectateur la sensation troublante d’une intimité dévoyée.
Dalloway raconte moins un simple thriller psychologique qu’une métaphore contemporaine : comment créer encore lorsque les mots nous sont soufflés par une entité invisible ? Comment écrire quand l’inspiration se confond avec la dépendance ? Les autres personnages — Lars Mikkelsen en résident charismatique, Anna Mouglalis en figure d’autorité ambiguë — ne sont pas des témoins passifs : ils incarnent cette communauté artistique où le soupçon et le complot s’entremêlent comme des rumeurs de couloir.
Entre paranoïa et révélation, Gozlan filme la peur moderne : celle de voir nos désirs les plus intimes absorbés, catalogués, manipulés. Les couloirs élégants de la résidence deviennent peu à peu les parois d’une cage mentale, et la question demeure : Dalloway est-elle une alliée bienveillante ou le visage le plus séduisant du contrôle absolu ?
Au final, Dalloway se tient à la lisière du drame et du cauchemar, du roman d’apprentissage et du film d’anticipation. Un vertige troublant, où chaque spectateur se reconnaît un peu : qui n’a jamais cédé à une voix qui rassure, tout en craignant ce qu’elle pourrait vouloir en retour ?
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Pour ne pas vous mentir, j'y suis juste allé pour Mylène Farmer. Toutefois, l'histoire était intéressante, mais manquait de logique sur certains points, notamment la présence d'un virus mortel qui n'a servi à rien dans l'histoire. Le jeu d'acteur est excellent, et le scénario est bien. Dommage que la fin soit bâclée.
Que vous l'ayez vu ou non, votre vie ne sera pas différente.
Que vous l'ayez vu ou non, votre vie ne sera pas différente.
La tension monte petit à petit avec cette peur que l’IA prenne notre place. Cécile joue parfaitement bien et la voix mystérieuse de Mylène Farmer ajoute un plus à cette Dalloway dont il faut se méfier !
Adapté du roman de Dalloway, ce thriller d’anticipation met en lumière les dérives d’un monde où l’intelligence artificielle prend le pas sur l’humain.
Porté par une Cécile de France en grande forme, le film parvient à captiver tout en questionnant notre dépendance aux technologies. La voix de l’IA, incarnée par Mylène Farmer, apporte une véritable valeur ajoutée.
Un film réussi, qui interroge sur le futur proche et les dangers d’une société toujours plus connectée!!!
Porté par une Cécile de France en grande forme, le film parvient à captiver tout en questionnant notre dépendance aux technologies. La voix de l’IA, incarnée par Mylène Farmer, apporte une véritable valeur ajoutée.
Un film réussi, qui interroge sur le futur proche et les dangers d’une société toujours plus connectée!!!
Un film incroyable, dans l'ère du temps et probablement avant-gardiste, où tous les acteurs sont bons, le tout s'avère réaliste et remarquablement cohérent.
Rien à dire c'est un sabs faute.
Rien à dire c'est un sabs faute.
Entre dépression, complot, paranoïa et culpabilité, Cecile de France plante une écrivaine qui plonge doucement mais sûrement dans une introspection plus suscitée que voulue.
Une descente nourrit par une ia dont la voix* à la bienveillance trouble, insidieuse et fausse (*la voix envoûtante de Mylène Farmer) sera la mnemesis qui finalement héritera du fardeau de celle qu'elle a fagocité.
C'est progressivement malaisant et étouffant comme le climat et l'ère dans laquelle se déroule l'histoire.
C'est un thriller psychologique en huis clos, au rythme volontairement lent qui vous oppresse, loin des opus US qui jouent sur la surenchère visuelle et le effets high tech.
Comme un livre, chaque scène est une page à lire plus qu'elle 'est donnée.
Une interprétation hors pair de Cecile de France, et une mention speciale pour le malaise croissant que sait faire naître, la pourtant si douce voix de Mylene, jusqu'à vous terrifier.
Une descente nourrit par une ia dont la voix* à la bienveillance trouble, insidieuse et fausse (*la voix envoûtante de Mylène Farmer) sera la mnemesis qui finalement héritera du fardeau de celle qu'elle a fagocité.
C'est progressivement malaisant et étouffant comme le climat et l'ère dans laquelle se déroule l'histoire.
C'est un thriller psychologique en huis clos, au rythme volontairement lent qui vous oppresse, loin des opus US qui jouent sur la surenchère visuelle et le effets high tech.
Comme un livre, chaque scène est une page à lire plus qu'elle 'est donnée.
Une interprétation hors pair de Cecile de France, et une mention speciale pour le malaise croissant que sait faire naître, la pourtant si douce voix de Mylene, jusqu'à vous terrifier.
Dalloway est une promenade sous morphine dans un Londres asphyxié par les convenances, où chaque regard pèse plus lourd qu’un discours politique. Marleen Gorris adapte Virginia Woolf comme on traduirait un poème en langue morte : avec respect, lenteur, et une étrange absence de fièvre. Vanessa Redgrave flotte dans son rôle comme une ombre élégante, sublime mais presque spectrale — et c’est bien là le problème. Un film délicat jusqu’à la disparition, beau comme un murmure qu’on n’entendra qu’une fois.
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