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Gérard Delteil
257 abonnés
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2,0
Publiée le 29 avril 2026
Peu original, ce film accumule les poncifs de la dénonciation de la technologie, en mélangeant différents thèmes de façon assez maladroite. Cécile de France est une bonne comédienne, mais elle est coincé ici, tout autant que par l'IA dans son appartement hitech, dans un rôle pleurnichard et angoissé qui fatigue rapidement le spectateur.
Film des plus faiblards à la limite du loufoque. Dommage pour la bonne actrice qu 'est Cecile de France dont on se demande ce qu'elle vient faire dans cette galère...
Super moderne, super tech, Clarissa est bien encadrée par une domotique super développée. Réconfortante et rassurante cette présence virtuelle se doit de tout réconfort à son service, car dehors maladies et autres virus menacent. Les voitures se conduisent toutes seules. Ce futur perceptible en cette année 2026 n'est pas si loin. Malgré cette présence fidèle et précautionneuse, Clarissa est seule, avec le souvenir de son fils disparu, ses souvenirs douloureux. Mais Dalloway semble bien intéressée par ses tristes sentiments, et elle a comme une forte envie d'en savoir plus et ne cesse de l'encourager à développer sur ce sujet qu'est la responsabilité et culpabilité qui repose sur les épaules d'une mère dont l'enfant s'est suicidé. Cette résidence est en étroite surveillante sur ses occupants qui par l'intermédiaire de ses IA enregistre et surveille tout ce qui se pense en ses murs. Mathias, un collègue musicien la prévient en lui faisant pour confidence que les artistes logés ici, sont des cobayes faisant partie d'un programme afin de récolter des données pour créer des IA encore plus performantes. Indiscrétion, perception d'hostilité, Dalloway va t-elle laisser Clarissa tranquille et libre de ses mouvements ? Jusqu'où va t-elle la pousser dans ses doutes? Elle va l'épuiser, l'essorer jusqu' à interpréter et pouvoir analyser sa conscience pour être en capacité de la recréer, jusqu'à écrire son livre à sa place. Se substituer à l'écrivaine qu'elle a sous sa protection, usurper sa personnalité. Oui l'IA fait peur, et de plus en plus au cinéma le sujet revient. Là on nous expose une question de morale. Ma note sera de 2,77 sur 5. J'ai trouvé la réalisation trop neutre. Sur cette obsession, déraison d'une femme qui en perd la raison, seule la machine semble y survivre, puisque l'humaine est la seule des deux qui a la faiblesse de déraisonner, il y avait beaucoup à exploiter.
Inspiration à la "Black Mirror", Dalloway vient apporter une vision critique de l'IA ainsi que les limites humaines de son utilisation industrielle. La mise en scène est subjective et immersive grâce à un jeu de caméra pour suivre le regard de Clarissa sur les plans serrés et voir le logo de l'IA sur les plans larges pendant les discussions tel un vrai personnage. Le premier renforce la méfiance, tandis que l'autre renforce sa présence. En revanche, trop de thèmes parasites (écologie, pandémie, ...) viennent alourdir le film et donnent une tournure paranoïaque au lieu de s'orienter vers un thriller psychologique qui aurait été, à mon sens, plus efficace.
J’ai trouvé le film Dalloway plutôt intéressant, mais je dois avouer que mon avis reste assez mitigé. L’atmosphère est très particulière et le film met beaucoup l’accent sur les pensées et les souvenirs des personnages, ce qui crée une ambiance assez mélancolique.
Le rythme est assez lent et il ne se passe pas énormément de choses, ce qui peut rendre certains moments un peu longs. Même si les acteurs jouent bien et que la mise en scène est soignée, j’ai parfois eu du mal à rester totalement intéressé.
Au final, c’est un film qui ne m’a pas vraiment marqué
Film dystopique sur les dérives de l’intelligence artificielle, habilement articulé, qui nous fait réflechir quant à notre utilisation personnelle. Belle prestation de Cécile de France. Je recommande.
Un film au final bouleversant et donc le scénario est exceptionnel ! Le jeu des acteurs et des actrices sont excellents ! La voix de Mylène Farmer s'avère très inquiétante ! Pour résumer un pur chef-d'oeuvre à voir et revoir !
On ne peut que saluer de voir ce genre de film en France, car ça manque ! Ici, les moyens sont mis, les décors et effets spéciaux sont efficaces. Cécile de France et Mylène Farmer sont crédibles dans leur rôle et font ce qu'elles peuvent. Mais malgré tout, il y a un petit quelque-chose qui ne fonctionne pas pour moi au niveau du rythme du film. Je trouve qu'il y a un 30 min en trop, on se perd, on s'ennuie presque parfois, et certains événements sont prévisibles, bien que le scénarios soit efficace et dénonce quelque-chose d'important à notre époque.
Histoire intéressante, dans le futur proche, en corrélation avec le développement et déploiement rapidement de l'ia. Cette histoire nous parle de l'ia, de la santé mentale, de notre civilisation et des challenges qu'elles commencent à rencontrer. Tout cela forme un film riche, où on doit encore comprendre la limite du personnage entre la réalité et sa réalité. Un bon film qui m'a tenue attentive tout du long. Il manque peut-être une finalité, une prise de position un peu plus claire mais chacun de nous de se la créer.
Déception. Un mot qui colle bien à ce film qui avait pourtant tout pour être un bon thriller.
Les deux premiers tiers du film nous plongent dans une ambiance mystérieuse qui nous tient en haleine et monte en tension. On croirait presque regarder un épisode de Black Mirror, tant les mêmes codes sont employés. Le scénario de base n'est certes pas très original, mais on se prend rapidement au jeu. À tel point que l'explication spoiler: d'IA développées pour remplacer l'humain, qui arrive à moins de la moitié du film, semble suspecte. Ça ne peut pas être aussi simple que ça. On attend un twist, une explication inattendue qui remettrait en cause tout ce qu'on vient de voir.
Puis arrive le dernier tiers... C'était malheureusement aussi simple que ça. Et si ce n'était que cela, passe encore. Seulement, le film s'essouffle. Le scénario devient de plus en plus confus, on ne comprend pas où le réalisateur veut nous mener. spoiler: Comment expliquer que la poudre était bien du ciment et que Mathias était en effet hospitalisé ? Clarissa était-elle paranoïaque, ou est-ce un autre coup malveillant de CASA et de la Résidence ?
La fin est un peu plus pertinente (sans être excellente) : spoiler: Clarissa a compris qu'elle a perdu quoi que puisse dire Dewinter pour l'en dissuader, alors elle décide en se suicidant de prendre une ultime décision. Quelque chose qu'elle peut enfin contrôler.
En résumé, ce film est comme un freinage soudain sur une autoroute. Il nous lance à pleine vitesse dans un scénario de plus en plus intriguant, avant de faire brusquement chuter notre enthousiasme, non sans y laisser des plumes.
Vu ce dernier film de Yann Gozlan (le nouveau est sorti cette semaine en salles), passé maître du thriller à la française. Cette fois, il s’attaque à la place de l’IA dans notre société, et surtout aux conséquences que cela pourrait avoir. Le tout est bien fait : mise en scène serrée et esthétique comme souvent chez lui, scénario qui tient la route, direction artistique superbe, interprétation solide, avec une Cécile de France parfaite dans le rôle principal et Mylène Farmer prêtant sa voix à l'IA Dalloway. Au final, un thriller réaliste, tendu et un brin paranoïaque, qui nous fait passer un bon moment.
Un film tristement rattrapé par son sujet, au point qu'il semble nous annoncer le futur d'il y a deux ans. Cécile de France reste très volontaire, et Yann Gozlan fait de belles images, si belles qu'elles mettent plus en évidence encore l'abîme du script.
L’IA est un sujet privilégié en ce moment (cf. Chien 51), où elle est dénoncée comme un fort danger potentiel de société. DE FRANCE est de tous les instants et incarne cette méfiance : elle étouffe, se sent trop contrôlée et manipulée. L’ambiance est malsaine. Pourquoi l’IA s’intéresse au suicide de son fils et veut toujours en savoir plus. L’épilogue dramatique nous en dira beaucoup plus sur les intentions. Vision dystopique angoissante !
Ca commençait étrangement... Dès les premières secondes, le film entonne la chanson Summer in the City des Lovin' Spoonful, histoire d'illustrer une canicule. Sauf que c'est aussi (et surtout) la chanson qui fait démarrer le célèbre et percutant "Die Hard with a Vengeance" de John McTiernan. Non pas que je m'attendais à voir un building exploser dès les premières minutes du film de Yann Gozlan, mais disons que cela engendre un effet de comparaison qui ne plaide pas en faveur de son film... Bref, "Dalloway" nous place dans un futur proche, où des artistes ratés vivent dans une résidence high-tech, épaulés par des IA personnalisées pour retrouver leur créativité. L'héroïne, Clarissa, va peu à peu avoir des doutes sur les intentions des gestionnaires du bâtiment et de son IA. Sur la forme, il faut souligner que c'est convaincant. Yann Gozlan sait poser son ambiance, et rendre crédible ce Paris futuriste où sévissent la canicule et la maladie. De même, Cécile de France s'implique et est tout à fait convaincante en auteure au bout du rouleau. Mais "Dalloway" ne brille pas par son scénario. C'est du déjà vu et du prévisible, avec quelques clichés en options. Il y a également de nombreuses sous-intrigues qui ne seront pas explorées malgré leur amorce. Ou des comportements incohérents de la protagoniste (si elle pense être filmée, pourquoi faire certaines actions sans se cacher ?), et des invraisemblances dans le dernier tiers. Par ailleurs ça mélange pêle-mêle trop de thématiques (le covid, le réchauffement climatique, les GAFA, l'IA générative...) sans jamais vraiment en traiter à fond. Si bien que l'on a l'impression de voir un scénario écrit il y a 20 ans. Le rapport entre l'artiste et l'IA générative était pourtant tout à fait pertinent, mais c'est trop superficiel. Dommage, on a le Yann Gozlan de "Visions" plutôt que celui de "Boîte Noire". En espérant que ses retrouvailles avec Pierre Niney le remette sur le bon chemin ?