Ca commençait étrangement... Dès les premières secondes, le film entonne la chanson Summer in the City des Lovin' Spoonful, histoire d'illustrer une canicule. Sauf que c'est aussi (et surtout) la chanson qui fait démarrer le célèbre et percutant "Die Hard with a Vengeance" de John McTiernan. Non pas que je m'attendais à voir un building exploser dès les premières minutes du film de Yann Gozlan, mais disons que cela engendre un effet de comparaison qui ne plaide pas en faveur de son film... Bref, "Dalloway" nous place dans un futur proche, où des artistes ratés vivent dans une résidence high-tech, épaulés par des IA personnalisées pour retrouver leur créativité. L'héroïne, Clarissa, va peu à peu avoir des doutes sur les intentions des gestionnaires du bâtiment et de son IA. Sur la forme, il faut souligner que c'est convaincant. Yann Gozlan sait poser son ambiance, et rendre crédible ce Paris futuriste où sévissent la canicule et la maladie. De même, Cécile de France s'implique et est tout à fait convaincante en auteure au bout du rouleau. Mais "Dalloway" ne brille pas par son scénario. C'est du déjà vu et du prévisible, avec quelques clichés en options. Il y a également de nombreuses sous-intrigues qui ne seront pas explorées malgré leur amorce. Ou des comportements incohérents de la protagoniste (si elle pense être filmée, pourquoi faire certaines actions sans se cacher ?), et des invraisemblances dans le dernier tiers. Par ailleurs ça mélange pêle-mêle trop de thématiques (le covid, le réchauffement climatique, les GAFA, l'IA générative...) sans jamais vraiment en traiter à fond. Si bien que l'on a l'impression de voir un scénario écrit il y a 20 ans. Le rapport entre l'artiste et l'IA générative était pourtant tout à fait pertinent, mais c'est trop superficiel. Dommage, on a le Yann Gozlan de "Visions" plutôt que celui de "Boîte Noire". En espérant que ses retrouvailles avec Pierre Niney le remette sur le bon chemin ?
Un enieme film sur l'AI (du moins plutot rare pour un film francais mais coté usa il y en a des dizaines du même style). Le scenario aura pu etre beaucoup plus travaillé et alambiqué, c'est assez simpliste. Les tensions ne sont pas apportées par la mise en scene et réalisation, mais par le jeu d'actrice (toujours aussi bon) de cecile de france, qui porte à elle seule le film et le sauve du naufrage. Peuxmieux faire.
Un thriller d'anticipation et psychologique où Y. Gozlan (Boîte noire, Visions) alerte sur les dérives de l'IA. Il instaure un climat de défiance, de paranoïa efficace et effrayant sur fond d'un deuil pesant. Si C. De France est comme toujours impériale, l'intrigue s'étire quelque peu.
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3,0
Publiée le 18 janvier 2026
« Dalloway n'est pas votre ennemie. Elle est là pour votre confort et votre bien-être. » Clarissa Katsef fait partie de ces artistes qui rejoignent la Résidence, un lieu conçu pour les aider dans leur travail. Un endroit ultra-connecté où ils ont tout le confort pour travailler. Cependant, cette assistance devient de plus en plus intrusive et commence à l'inquiéter... "Dalloway" oscille donc entre le thriller technologique paranoïaque et le drame familial sur cette femme endeuillée. Yann Gozlan arrive assez bien à brouiller les pistes et c'est ce qui rend son histoire engageante avec beaucoup de retournements de situation et de fausses pistes qui n'en sont pas vraiment, car il utilise absolument tout pour élargir son sujet. C'est un film à la fois sur les dangers des nouvelles technologies qui empiètent sur la vie privée, sur la créativité artistique, sur la liberté artistique, sur le deuil, sur la fragilité émotionnelle qui peut rendre vulnérable, etc. Il y a un peu trop de contre-pieds sur la durée, mais le récit évite les rebondissements farfelus. Une histoire assez solide qui est bonifiée par une bonne ambiance paranoïaque et par un superbe cadre qui n'est pas qu'esthétique puisqu'il est bien utilisé. Au final, Yann Gozlan se reprend après le décevant "Visions", mais ce n'est pas encore au niveau de ce qu'il a fait de mieux.
très bon film très bonne actrice très bon sujet qui m'a fortement interpellé captivant good je ne comprends pas les semi critiques des critiques très bon film a voir
Contre toute attente, c'est plutot un bon film, un peu long tout de meme. dispo sur wawacity pour ceux qui veulent rester dans le canapé sans rien debourser
Très peu séduit par cette histoire, l’idée n’était pourtant pas mauvaise mais assez mal exécutée. On suit le quotidien d’une autrice qui ne trouve plus l’inspiration jusqu’à ce que son IA "de compagnie" commence à lui souffler quelques idées. Le film part beaucoup trop vite dans une parano complotiste où tout est très flous sans aucune raison, ni dénouement (la poussière dans la cuisine, les bruits de pas qui n’aboutissent à rien...). Au final aucun rebondissements, l’histoire est caricaturale et n’apporte pas de réflexion véritable sur la question de l’intelligence artificielle
Clarissa, romancière endeuillée et en panne d’inspiration, rejoint une résidence pour artistes où les nouvelles technologies règnent. Une intelligence artificielle, baptisée Dalloway, est censée l’aider à écrire, mais elle va rapidement prendre une place bien plus inquiétante. Ce thriller signé Yann Gozlan se révèle prenant et intrigant ! La curiosité du spectateur grandit au fil du récit et on se demande vraiment jusqu’où tout cela va mener. La tension est plutôt bien gérée et la thématique de notre rapport aux technologies est habilement mise en avant, ce qui pousse à la réflexion. Cécile de France est exceptionnelle, Mylène Farmer offre une belle performance vocale et les seconds rôles sont également solides. La mise en scène est soignée, et l’ensemble fonctionne aussi bien sur le plan artistique que technique. On aurait pu espérer un récit un peu plus approfondi sur certains points, mais le film reste efficace et agréable. Un bon ensemble, je suis ressorti de la salle satisfait de mon visionnage.
Toutes mes critiques sont disponibles sur mon site FILMEMENT VÔTRE.
Dalloway séduit d’abord par ses décors soignés et son ambiance anxiogène très maîtrisée. Le film installe une tension progressive efficace, attise la curiosité et fait monter la pression de manière plutôt convaincante. Le thème de la place grandissante, et potentiellement dangereuse, de l’intelligence artificielle est clairement dans l’air du temps, avec même une dimension presque visionnaire tant il résonne avec les usages actuels. Le plaisir de retrouver Cécile de France est bien réel : elle porte le film avec sérieux et intensité, apportant une vraie crédibilité émotionnelle à l’ensemble. Le récit se révèle intéressant, intriguant, et suffisamment prenant pour maintenir l’attention. En revanche, une impression d’inachèvement persiste. Le scénario semble ne pas aller totalement au bout de ses intentions : de nombreuses thématiques sont abordées, mais souvent survolées, sans véritable approfondissement. Le film donne parfois le sentiment de rester en surface, alors qu’il aurait pu aller beaucoup plus loin dans ses enjeux narratifs. La durée du film aurait ainsi pu servir à enrichir le propos, au lieu d’allonger le film sans réel approfondissement. Au final, Dalloway est un film anxiogène, pertinent et stimulant, mais qui aurait gagné à être plus développé et plus aboutit pour réellement marquer les esprits.
Bon film avec beaucoup de suspense. Malheureusement cela reste français, la dernière demi heure est interminable, prévisible et bâclé. Dommage car ce film mériterait une meilleure note mais on retient cette fin sans imagination.
Un film assez remarquable par sa réalisation sobre et efficace où l'on est amené dans un futur très proche, très actuel, qui nous questionne sur le danger que représente l'IA, la main mise des médias et du pouvoir qu'ils représentent. Un thriller intelligent et magnifiquement interprété par Cécile de France, géniale comme toujours.