Les Enfants rouges
Note moyenne
4,0
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89 critiques spectateurs

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Ufuk K

617 abonnés 1 723 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mai 2025
"Les Enfants rouges" bien noté par la critique, est un drame tunisien pertinent. Le réalisateur tunisien Lotfi Achour s'est basé sur une histoire vraie, celle de l'assassinat d'un jeune homme par des terroristes djihadistes en Tunisie, afin de créer un puissant plaidoyer contre le fanatisme religieux et le terrorisme, avec des scènes glaçantes, mettant en avant le jeune acteur Ali Helali dans le rôle principal d'Ashraf.
Christian C.
Christian C.

10 abonnés 24 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 mai 2025
une perle rare. Une histoire poignante (vraie), des images sublimes, avec un réalisme digne du Caravage. Ce film arrache parfois des larmes aux yeux sans sensiblerie.
brunorb
brunorb

6 abonnés 23 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mai 2025
Une pépite. Glaçant surtout lorsque l'on sait que ce film est inspiré d'une histoire vraie. Comment une telle barbarie est elle possible.
Looiz
Looiz

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 mai 2025
Une vraie claque, un film puissant où la violence peut devenir poétique. Un casting extraordinaire, une lumière exceptionnel et le rythme du film vous emporte pendant une heure quarante comme s'il s'était passé cinq minute. Film audacieux, une vrai réussite. Bravo.
MajinGLP
MajinGLP

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 mai 2025
J'ai eu l'occasion de voir ce film lors de la projection au Majestic Bastille qui s'est suivie d'une discussion avec l'équipe de réalisation.
Je n'avais pas entendu parler de cet acte terroriste malgré toute l'horreur qu'il représente. Le film retranscrit l'horreur de la situation pour le jeune Achraf, messager de l'asssinat de son cousin malgré lui. Le film aborde également la douleur du deuil pour la famille et l'entourage de Nizar, ainsi que l'abandon total de la classe politique Tunisienne pour les habitants de cette région de la Tunisie.

Anissa Daoud, la réalisatrice a recommandé l'interview du cousin de Mabrouk Soltani (représenté par Nizar dans le film) qui donne une dimensions encore plus forte à ce film.

Ce film montre ce que j'aime au cinéma, me parler d'une histoire inconnue pour moi, réussir à me transmettre des émotions fortes et me faire ressortir de la séance avec énormément de réflexions sur la société et ici sur la Tunisie.

Bravo à toute l'équipe !
Guillemette Gatineau
Guillemette Gatineau

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 mai 2025
Émouvant, bouleversant, poétique, puissant, sublime...
Un film qui parle, touche, transperce et ne laisse pas indemne.
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mai 2025
L’histoire est plutôt pas mal et on se laisserait volontiers portée par le lilm si l’on fait abstraction de cet espèce d’onirisme à deux balles qui semble ces temps parcourir tout le cinema maghrébin, comme si la réalité sauvage ne suffisait pas à la narration
BerD
BerD

6 abonnés 62 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mai 2025
Un film d’une beauté sublime qui évoque une réalité atroce, dans un dénuement extrême. Magnifique et poignant.
Jean Raffort
Jean Raffort

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 mai 2025
Un grand film d'un réalisateur peu connu qui a déjà montré une belle sensibilité au théâtre avec une talentueuse auteure, Natacha de Pontcharra.
Le sujet terrible et tellement actuel est traité avec grande finesse, un ton juste et délicat, les acteurs et actrices professionnels ou non révèlent une belle humanité dans un paysage grandiose filmé magnifiquement par un opérateur délicat.
A voir pour les amateurs de grand cinéma.
Claude B.
Claude B.

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mai 2025
Beau film avec quelques plans un peu longs quand on a bien compris la tension, le drame et les indicibles sentiments et situations
Laurent
Laurent

35 abonnés 12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 mai 2025
Un chef d’œuvre de sobriété et de finesse minimaliste qui développe sa narration à contrepied de la terrible tragédie qui ouvre l’histoire. Le réalisateur met en lumière ce qui noue les liens humains et élude ce qui les défait dans un enchaînement de plans magnifiques parfois dignes d’un tableau de Rothko, ou d’un film de Terrence Malick, le tout supporté par de talentueux acteurs et actrices.
jean-marc AUBRY
jean-marc AUBRY

7 abonnés 81 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mai 2025
Une photo magnifique, un beau jeu d’acteurs, un sujet cruel mais tellement réel ! On entre au cœur de la culture d’une population innocente perdue dans les montagnes où la pureté des sentiments est perceptible. Enfance, innocence, adolescence, terrorisme aveugle… la vie …
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mai 2025
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes :
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Deux cousins, Achraf (14 ans) et Nizar (16 ans), mènent leurs chèvres sur les pentes du Djebel Mghila. Le ciel est bleu, l’herbe rare. Et soudain – l’horreur. Des djihadistes. Nizar est tué. Achraf est sommé de rapporter sa tête au village. Oui, sa tête. C’est réel. C’est arrivé en 2015.

Lotfi Achour, cinéaste et homme de théâtre, adapte ce fait divers dans un film qui refuse l’indignation facile. Pas de pathos. Pas de grandes phrases. Juste la violence nue et l’impossible retour à l’innocence. Et ça dérange.

On craignait un film-choc ou moralisateur ? Il n’en est rien. Comme Sissako dans Timbuktu, Achour filme les silences, les gestes, les pierres. Il nous parle d’enfance volée, de communauté, de mémoire. Et de fantômes.

L’intrigue tient en peu de mots. Mais ce n’est pas un drame classique. Car Nizar ne disparaît pas. Il suit Achraf, comme une conscience ou une hallucination. Ce deuil devient voyage. Et ce voyage, une initiation.

Ce parti pris onirique, parfois déroutant, évite le piège du naturalisme. On n’est ni dans le documentaire, ni dans la fable. On est entre les deux, dans ce flou où la douleur devient poésie.

Visuellement, c’est somptueux. Le chef opérateur Wojciech Staroń transforme les collines arides en cathédrales de lumière. Chaque plan raconte. Et la lumière elle-même devient une voix. Un coup d’éclat. Ou un aveu.

L’éclairage ? Éblouissant le jour, presque spectral la nuit. Il marque la fracture. L’avant. L’après. L’innocence puis le gouffre. Et ce silence qui avale tout.

Ali Hleli, dans le rôle d’Achraf, est d’une justesse bouleversante. Il ne joue pas la peur. Il l’habite. Yassine Samouni (Nizar) insuffle douceur et présence. Leur complicité dans les premières minutes suffit à rendre la perte insupportable.

Les personnages secondaires – la mère (Wided Dabebi), l’imam, les villageois – esquissent une communauté pétrifiée. Qui hurle sans bruit. Qui juge sans savoir. Qui survit. Ou pas.


La musique de Jawhar Basti est fine, minimale. Elle soutient sans envahir. Les sons naturels – vent, sabots, cloches – prennent le relais. Et l’émotion passe. Sans forcer.

Ce film ne sermonne pas. Il montre. Il laisse flotter une question : que reste-t-il à un enfant qui n’a même plus le droit de pleurer ?

8 sur 10. À voir, mais pas le ventre vide.
Gonzague Steenkiste
Gonzague Steenkiste

30 abonnés 47 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 mai 2025
Existe-t-il un vrai cinéma? Il existe en tout cas de nombreuses façons de faire un film, et Lotfi Achour, c'est sûr, n'est pas parmi les plus insignifiants des réalisateurs. Il filme ici un fait divers passé inaperçu en France, puisqu'ayant eu lieu en novembre 2015 quelques jours après l'attentat du Bataclan mais ayant eu un grand retentissement en Tunisie, où se déroula l'action. Il s'agit d'un jeune berger de quatorze ans parti garder des brebis avec son cousin, et qui assista au meurtre de celui-ci, probablement par des djihadistes. Nous sommes trois ans après la révolution du jasmin, pendant une période chaotique où les pouvoirs se succèdent sans parvenir à s'imposer.
Après la scène violente de décollation, la totalité du film est splendide, tournée avec une douceur infinie. Tel un saint céphalophore, Achraf (Ali Helali) apporte la tête à sa famille, pauvres paysans de la région du djebel de Mghila, région marginalisée par le gouvernement car extrêmement désertique. On découvre alors sa famille et l'incurie des services publics pour intervenir.
Pendant toute la durée du film, j'ai pensé à Pier Paolo Pasolini, même si Lofti Achour réclame plutôt l'influence de "Babel" de Alejandro Gonzalez Inarritu. On retrouve ici les mêmes plans fixes sur les visages, la même direction d'acteurs et la même empathie pour des comédiens non professionnels venant de milieux proches de ceux décrits dans le film.
La dimension mystique est magnifiée par une nature filmée en plans séquences comme une série de tableaux tous plus exceptionnels les uns que les autres. Quelle découverte que ce cinéma de Lotfi Achour, un cinéma à la fois pétri d'humanisme et touchant aux mythes !
Pascaleraoux
Pascaleraoux

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 mai 2025
un petit bijou de film
l’image
les comédiens
le scénario
la mis en scène
tout est poésie
à voir absolument
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