Premier (court) long-métrage de Valentine Cadic de 1h15, Le rendez-vous de l’été prend pour cadre le Paris enthousiaste des Jeux olympiques de 2024, greffant son intrigue sur ce moment de liesse populaire. Entre documentaire et fiction, le film nous fait suivre la vaporeuse Blandine, monstre de gentillesse et de timidité, venue dans la capitale suite à une rupture amoureuse pour y suivre la nageuse Béryl Gastaldello, dont elle admire autant le vécu que les performances sportives. La véritable athlète a accepté de faire quelques vidéos à l’iPhone durant la compétition, qui sont intégrées au montage. Côté fiction, Blandine profite de sa venue à Paris pour renouer avec sa névrosée de demi-sœur qu’elle n’a pas vu depuis 10 ans, et découvrir sa nièce d’une dizaine d’années – qui, pour l’anecdote, est incarnée par Lou Deleuze, gagnante du concours Eurovision de la chanson junior en 2025. Doux et indolent comme l’été.
Prenez une jeune ingénue qui se retrouve à la capitale pendant les jeux olympiques de 2024 et filmez. Voilà c’est dans la boîte. Le rendez vous manqué.
Petit film français qui n'a pas permis d'augmenter le nombre de spectateurs en salles. Toutefois Blandine Madec le sauve , avec sa candeur sa douceur et sa naïveté elle apporte de la fraîcheur dans ce monde de brutes... la scène au commissariat est désopilante. il devrait y avoir plus de Blandine sur cette terre....
Certes, le personnage de Blandine est attachant, dans sa timidité, sa maladresse et son excès de gentillesse. Mais y-a-t'il vraiment de quoi en faire un film? Heureusement, celui-ci est très court, on prend donc le temps de se laisser porter par les images estivales de Paris en plein JO. Et de suivre les lentes déambulations de Blandine. Bon...
j'ai tenu 37 minutes sur 1h15, il ne se passe rien, aucun dialogue intéressant, aucun rebondissement, tout se joue peut être dans les 5 dernières minutes...dommage pour moi
Les pérégrinations de Blandine dans la capitale nous proposent le portrait d’une provinciale déconcertante, déphasée mais non déstabilisée : elle impose sa candeur à tous les personnages parisiens et notamment sa demie-sœur stressée HAIR… C’est sympatoche mais un peu anodin et gentillet.
Un film tout en douceur, au rythme posé, abordant avec humour et tendresse les frictions entre une jeune provinciale un peu décalée et la vie parisienne en plein JO. On peut le voir comme une petite parenthèse fraîchissante dans la production cinématographique actuelle souvent (trop) frénétique. Les acteurs sont bons, et l'actrice principale porte une grande partie de l'intérêt du film par son jeu.
L’histoire ne m’attirait pas spécialement mais j’ai regardé du fait des bonnes critiques. Malheureusement, comme je le craignais un film bien gentillet, au rythme assez mou, ou il ne se passe finalement pas grand chose … En ce qui me concerne c’est assez vite l’ennui qui l’a emporté
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2,5
Publiée le 28 décembre 2025
Pour Blandine, le rendez-vous de l'été, c'est à la fois les JO de Paris, dont elle espère voir quelques épreuves, et ses retrouvailles avec sa demi-sœur Julie. Déjà que Paris est habituellement très vivant, c'est encore pire avec la folie de ce grand rendez-vous mondial. C'est un gros changement pour elle qui arrive de sa douce Normandie. C'est un peu cliché, mais elle représente son coin très tranquille et sa personnalité n'est peut-être pas faite pour la capitale. C'est une femme discrète, réservée et un peu paumée qui est dévorée par cette grande ville et ses habitants. Elle a du mal à trouver sa place et à être elle-même. Pourtant, ce sont sa bonté, sa tendresse et sa gentillesse qui dominent. Lors des rares moments où elle s'ouvre sur sa vie, Blandine est très touchante, mais sa passivité a eu tendance à me lasser. Le film n'est pas long, mais j'ai quand même souvent regardé l'heure. Ça reste une correcte tranche vie correcte sur le bonheur et la solitude avec un commentaire sur comment Paris est devenu une ville vitrine pendant la compétition, mais l'ensemble est sans plus.
Pour une première œuvre, on ne peut nier que « Le Rendez-vous de l’été » fasse entendre une petite musique singulière et pleine de charme. C’est le genre de film un petit peu insignifiant – on ne pourra pas le nier non plus – et qui risque d’être vite oublié mais que l’on prend plaisir à regarder tant il regorge de petites choses sympathiques et prometteuses de la part de sa réalisatrice. Valentine Cadic a, en outre, le bon goût de nous gratifier d’un film très court (à peine une heure et quinze minutes hors générique) ce qui convient bien au propos du film assez mince et à une histoire finalement très parcellaire.
Ce côté quelque peu futile et d’une simplicité qui confinerait presque au pas grand-chose mis de côté, on ne peut donc s’empêcher d’adhérer gentiment à cette chronique estivale nonchalante et solaire. Cela notamment grâce à deux atouts qui font quasiment tout pour nourrir ce sentiment positif que l’on ressent devant « Le Rendez-vous de l’été ». D’abord il y a le contexte des Jeux Olympiques de Paris en toile de fond qui est parfaitement exploité. Et exploité sous son meilleur jour si ce n’est la pique envoyée aux organisateurs concernant les sans-abris évacués de la ville. Ici, Paris est joyeux, Paris est beau, Paris est une fête, Paris est solaire. Et cela fait du bien de voir la capitale française montrée de la sorte même si la réalité est souvent autre.
Ensuite, le long-métrage nous présente une probable révélation. Le genre d’actrice inconnue qui porte un film sur ses épaules. Blandine Madec est de cette catégorie. Son physique et son phrasé singulier risquent peut-être de l’enfermer dans certains types de rôles mais au sein de « Le Rendez-vous de l’été » c’est ce qui s’appelle un coup de maître niveau casting. Son personnage complètement à l’ouest, à la fois doux et mou, qui débarque de la campagne bretonne dans ce barnum parisien olympique est génial mais l’actrice y est pour beaucoup. L’exemple parfait : la scène au commissariat de police où elle est en garde à vue est très drôle tout en restant naturelle.
On a donc ici une sorte de balade dans un Paris galvanisé par la cérémonie sportive où notre personnage va errer au gré de rencontres tantôt cocasses, tantôt évanescentes et cela va nous porter durant les quatre-vingt minutes d’une première œuvre attachante. India Hair, dans le rôle de la sœur, est un second rôle de choix et leur relation permet un léger point d’attache dans la narration. Alors certes, il ne se passe pas grand-chose et le film manque peut-être un peu d’ambition et d’un véritable point de vue mais cette petite balade est assez plaisante et iconoclaste pour mériter notre attention.
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Il était temps de distinguer gentillesse et niaiserie au cinéma, c'est fait ! La force de ceux qui subissent l'autorité, c'est de faire face ... avec gentillesse. Rien que pour ce qui est adressé à la police, ce film vaut son pesant d'or. Mais bien sûr, il y a bien plus encore : la gentillesse bien vécue a son prix. Et ce prix est celui de la solitude. Et c'est là où le film prend toute sa dimension : alors que tout ne vibre dans la cohue pour avoir sa place, prendre sa place dans l'existence permet de faire toute la différence entre isolement destructeur et solitude constructive. Ce film préfigure peut être un monde plus juste, un monde dédié au profit d'être là, et en présence de l'autre, de parvenir à entendre "juste" sa souffrance, et cela plutôt que juste entendre un vague bruit de clameur anonyme.