Tourner à Paris durant les Jeux Olympiques 2024 était à la fois une gageure et un risque. Et en effet, l'on ne retrouve qu'une pincée de la fièvre estivale qui a saisi la France et sa capitale durant une quinzaine mais ce n'est qu'un cadre, dans Les rendez-vous de l"été, pour lui superposer la solitude de son héroïne, jeune provinciale peut-être gauche, en apparence, mais bien campée sur ses choix de vie. La réalisatrice, Valentine Cadic, joue parfaitement de ce décalage entre l'élan collectif, cependant éphémère, et une rêverie personnelle, destinée, elle, à durer. Les enjeux du film ne sont pas considérables mais cela ne l'empêche pas d'avoir une certaine profondeur derrière une légèreté de façade. Le long métrage ne se prive pas d'ailleurs de rappeler que derrière la vitrine éclatante et l'armoire à trophées se dissimulent quelques aspects un peu plus contestables de l'organisation de ces . Constamment à l'écran, davantage en dehors des célébrations que dedans, Blandine Madec incarne avec une candeur présumée et le bon cœur attesté ce portrait d'une Normande que l'agitation de circonstance ne bouleversera pas plus que cela son existence. La mélancolie n'est pas une discipline olympique mais ce "bonheur d'être triste", selon une célèbre définition, est de ces médailles qui restent souvent accrochées toute une vie durant.
Sans la présence de la jeune réalisatrice Valentine Cadic j'aurai indéniablement trouvé ce film sans grand intérêt mais avec ses explications je révise un peu mon jugement en comprenant tout du moins ce qu'elle a tenter de faire ! On peut le voir en effet comme une Chronique burlesque et mélancolique ! L'actrice Blandine Madec , qui est à priori loin du rôle qu'elle joue , est désarmante dans son interprétation !
A la vision de Le rendez-vous de l’été, il est facile de suivre la trace des réalisateurs et des réalisatrices qui ont influencé le cinéma de Valentine Cadic. Rassurez vous, ce sont d’excellentes influences, depuis Jacques Rozier, la plus ancienne, jusqu’à Justine Triet, celle de La bataille de Solférino, et, surtout, Guillaume Brac, celui d’à peu près tous ses films. Le cinéma de Valentine Cadic est donc un cinéma décalé plein de tendresse et d’humanité, ce qui ne l’empêche en rien de présenter de très belles images du Paris nocturne. Arriver à insérer le tournage dans le processus des Jeux Olympiques a demandé un travail sérieux en amont et l’utilisation d’une équipe réduite qui pouvait laisser penser à une équipe de télévision. Il y a 2 ans, la réalisatrice avait déjà travaillé sur un court-métrage avec la comédienne Blandine Madec et cette dernière est arrivée dans le film dès le début de la phase d’écriture. Sa prestation est à la hauteur des espérances de Valentine Cadic. Aux côtés de Blandine Madec, India Hair est, comme d’habitude, parfaite dans le rôle de Julie, une demi-sœur au bord du burn-out, très différente de Blandine. Pour disposer de l'intégralité, rendez-vous sur un site avec critique et film dans son intitulé.
Un film lumineux, qui nous plonge dans un Paris en pleine effervescence pendant les JO ! On suit Blandine, un personnage attachant, à la fois drôle et touchant. On ressent une vraie tendresse dans le regard de Valentine Cadic. La scène du commissariat est exceptionnel !
Film merveilleux, on est plongé dans une ambivalence émotionnelle entre mélancolie et rire, dans un Paris où l’on ressent une forme de solitude dans la foule. Tout en subtilité, on suit la protagoniste durant plusieurs jours dans les rues dynamisées par les jeux. L’image est superbe, la musique aussi. <3
Tourné discrètement pendant la période olympique à Paris, Le Rendez-vous de l'été vaut surtout pour la bonne retranscription de l'ambiance solaire parisienne de cette parenthèse. On y suit Blandine, personnage désarmant et sincère, au fil de ses rencontres (sa peu sympathique soeur, son beau-frère simili-révolutionnaire, un électricien charmant, et même un flic dans une scène à mourir de rire). Condensé, drôle et ensoleillé, c'est une bonne surprise inattendue.
Professeure de piano dans le Calvados, Blandine a de longue date décidé de venir à Paris assister aux épreuves de natation des Jeux olympiques pour soutenir son idole, la nageuse Béryl Gastaldello. Ce voyage, qu’elle aurait dû entreprendre avec l’amie qui vient de la quitter, est aussi pour elle l’occasion de renouer avec sa demi-soeur et de rencontrer sa nièce.
Présenté dans la section « Perspectives » du dernier festival de Berlin, "Le Rendez-vous de l’été" est le premier long d’une jeune actrice française passée derrière la caméra. Il rappelle les dispositifs d’Eric Rohmer et de ses héritiers de la Nouvelle nouvelle vague française (on pense en particulier aux moyens-métrages de Guillaume Brac tels que ceux rassemblés dans "Contes de juillet").
Son actrice principale, Blandine Madec, au physique sans âge, est bien loin des canons de la jeune première. Encombrée d’elle-même, elle pourrait passer pour une simple, comme on le disait au siècle dernier des personnes affichant un retard mental. Sa gentillesse désarmante, sa passivité face aux aléas de la vie ne la rendent pas moins profondément touchante.
J’ai craint un moment que "Le Rendez-vous de l’été" ressemble à un long clip vidéo en l’honneur des JO. Mais le film ne se réduit pas à cette dimension-là, même s’il ressuscite un peu la liesse chaleureuse qui a accompagné cet événement, à rebours des pronostics ronchons de tous les pisse-vinaigre.
Le Rendez-vous de l’été est un film miniscule, par sa durée (1h17), par son propos, par son ambition. Il n’en demeure pas moins un film charmant de bout en bout auquel je n’ai pas réussi à trouver un seul défaut et auquel je serais bien injuste, malgré la modestie de son propos, de ne pas donner les étoiles qu’il mérite.
LE RENDEZ-VOUS DE L'ÉTÉ - de Valentine Cadic | ⭐ 7/10
Au cœur des Jeux olympiques de Paris 2024. Blandine, 30 ans, est venue de Normandie pour assister aux compétitions de natation et retrouver une demi- sœur perdue de vue depuis 10 ans. Habituée au calme et à la solitude, Blandine découvre une ville bouillonnante dont elle n’a pas les codes.
Le dispositif du film rappelle immédiatement La Bataille de Solferino, premier film de Justine Triet, qui déroulait lui aussi son récit sur des images d'un événement non fictionnel, l'élection de François Hollande en 2012. Ce sont ici les derniers jeux olympiques qui servent de toile de fond à cette histoire d'errance et de solitude en contraste avec l'effervescence de Paris en août 2024.
Humour, tendresse et mélancolie se mélangent avec brio dans cette chronique tendre et singulière, dont le côté contemplatif laissera néanmoins sur le bord de la route les spectateurs en recherche d'un enjeu narratif plus conséquent.
Blandine Madec est formidable de bout en bout et une véritable révélation. Elle parvient à mêler burlesque et mélancolie avec un naturel assez remarquable. India Hair, qui prend décidément une autre dimension depuis quelques films, lui donne parfaitement la réplique tout en apportant un ressort comique fort bienvenu.
Un premier film doux, discret et sans prétention qui fait du bien.
Au cœur d’un été olympique, à Paris, Blandine vient assister à une épreuve de natation et en profite pour rendre visite à sa sœur Julie. Blandine est une jeune femme discrète, timide, et totalement innocente à la vie parisienne de sa sœur. Un fossé les sépare, et donne au film un charme puissant. India Hair étincelle comme toujours, mais ne parvient pas à rattraper le manque de charisme de sa partenaire.
. Sous ses airs légers, le film parle aussi de solitude dans la multitude de la ville, de la place à se trouver. Le ton est à la douce dérision. il y a une petite opposition entre la citadine et la provinciale, et le film a le bon goût de faire revivre le bel engouement autour des jeux Olympiques de 2024. Dans le rôle vedette, la jeune actrice Blandine Madec et son air gauche est parfaite, tout comme India Haïr dans le rôle de la demi-sœur surmenée. Frais et existentiel, une très belle comedie
Un presque documentaire sur les Jeux Olympiques de Paris 2024 à travers les yeux d'une jeune femme touchante et attanchante. Coup de cœur pour son interprète principale, Blandine Madec !