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Coquelicot83
3 critiques
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1,5
Publiée le 3 avril 2026
Tout ça pour ça !!! Avec la bande annonce, je m'attendais vraiment à autre chose. Ne gaspillez pas votre argent pour aller le voir et, si vous êtes abonnés, ne perdez pas votre temps.
Comme vous l aurez lu partout, la scène des révélations fait l effet d une bombe, et il est sage de ne pas spoiler. Ce qui nous amène a de multiples réflexions, sur le couple, les non dits, l enfance, l acceptation et bien d' autres choses.... Deux acteurs exceptionnels pour un film exceptionnel !!!!!
L'intrigue n'est pas crédible, on tire beaucoup trop sur la ficelle et cela devient presque grotesque. Pas beaucoup d'interet à voir ce film mais c'était le moins mauvais choix ce soir au cinema.
Au visionnage de la bande annonce, je me suis demandé s'il vallait mieux révéler le fameux secret gardé par Emma (Zendaya) à la toute fin du film, voire mieux, faire du secret un secret, afin que le non-dit permette au spectateur de se concentrer sur la psychologie et la relation de couple des personnages, et de garder un peu de mystère... Finalement, tel n'a pas été le cas du réalisateur, choix que l'on ne peut qu'approuver au vu du choc de la révélation -que je tairai également-.
La nature de cette révélation (pour le moins glaçante) était parfaitement audacieuse, et assez brillante : le spectateur sera tantôt tiraillé entre embarras (oser se baser sur un fait aussi tragique pour une comédie dérange inévitablement) et rire (face à l'absurde de certaines situations). Finalement, mieux vaut opter pour la seconde option, et se laisser porter par cet humour noir décapant. Il fallait oser, et le résultat porte des fruits.
Ce film me rappelle Remember me (un autre film romantique avec Pattinson) et ses dernières séquences, délibérément choquantes: autant the Drama aura traité son sujet choc tout en finesse, autant Remember me aura lamentablement raté cette tâche, l'événement choc venant comme un cheveux sur la soupe: de façon totalement inappropriée.
Enfin, ce film est une bonne occasion pour savoir jusqu'où nous sommes prêts, par amour, à faire des concessions...
Une petite remarque : la révélation d'Emma a permis de passer l'éponge un peu trop rapidement sur celle de Rachel (spoiler: qui elle, aura mené son méfait non négligeable à terme, à l'inverse d'Emma ...) .
Il y a des cinéastes qu'on identifie à l'image, d'autres à leurs obsessions ou névroses. Kristoffer Borgli on l'identifie à cette idée du dérèglement. Priorité d'un être ordinaire qui bascule, la vision portée sur telle personne qui se met à changer, le comportement d'une communauté ou de la société qui vrille d'un coup. Et aujourd'hui, le cinéaste glisse un coin dans la mécanique du couple et regarde tout son petit monde partir en sucette. Il aura suffit d'une soirée, un jeu de la vérité et une confidence inattendue (ne cherchez pas, c'est beaucoup plus original que vous le croyez) pour qu'Emma et Charlie voient leur union mise à l'épreuve. À quelques jours du mariage, ça promet ! Ce qui frappe d'abord, c'est le travail impressionnant sur le montage. Borgli infuse beaucoup de dynamisme en jouant sur les montages alternés, ce qui lui permet de superposer les temporalités, les souvenirs se mêlant aux fantasmes alors que Charlie commence à douter de sa compagne Emma quitte à réinterpréter des moments passés. Contre toute attente, le film est beaucoup plus drôle qu'espéré. Grâce à un Robert Pattinson qui se donne à fond sur le plan physique, on croit sans mal à son Charlie qui tente de sortir la tête de l'eau mais n'en finit plus de s'enfoncer (aussi bien en actes qu'en paroles). Quant à Zendaya, plus en retrait, elle se glisse à merveille dans le rôle d'Emma et on la prend volontiers en sympathie face au déferlement que provoque la fameuse "révélation". C'est avec un goût certain pour l'humour cringe et le sadisme qu'on se délecte de cette charge incisive contre la cancel culture spoiler: (peut-on condamner quelqu'un pour ses pensées ?) , que le long-métrage expose avec les comportements disproportionnés, l'hypocrisie derrière les prises de position et formules toutes faites ("on doit rien se cacher"). Et plus encore, de cette propension à ramener les choses à soi alors que la logique voudrait qu'on les laisse nous guider vers l'autre. Contrairement à Dream Scenario qui tournait à vide sur la fin, The Drama tient le bon bout y compris dans son dernier acte, où la tension (et donc la rigolade) est poussée à son pinacle. Des mariages aussi mouvementés, la vie en aurait peut-être bien besoin histoire de retrouver un peu de sens. En tout cas au cinéma, c'est le panard.
Quel duo d’acteurs ! Leur jeu est juste sublime on peut sentir la tension du début à la fin. Le scénario nous balade de surprise en surprise avec des touches d’humour piquant. Vous ne devinerez jamais la cause du drama !
C’est toujours assez surprenant de voir à quel point dans certains pays comme aux États-Unis ou au Japon le formalisme est tres important, voire fondamental lors des mariages. Tout doit être préparé au millimètre et alors évidemment dès qu’un grain de sable s’introduit c’est la catastrophe. Ici la catastrophe est assez stratosphérique, le jeu de toute la distribution d’acteurs excellent, et le scénario parfaitement crédible. Bref on passe un très bon moment.
Un secret totalement inattendu pour le futur mari, le couple d'amis et nous le spectateur. Pour le dire cette révélation va être un drame pour le couple.
Le duo Zendaya et Robert Pattison fonctionne à la perfection. J’ai adoré leur performance.
J’ai beaucoup aimé cette histoire, qui était très prenante. Un film romantique qui va se transformer radicalement en drame.
Le titre porte bien son nom. Le film se construit sur un postulat de base vraiment intéressant, et presque tout ’acting est excellent (surtout en VO, où Zendaya et Robert Pattinson livrent de bonnes performances), l’image est soignée, et la tension est souvent palpable. Malheureusement, pour moi, la révélation centrale n’est pas si dévastatrice. Qui n’a jamais connu des moments de doute, de trouble ou de détresse ? Surtout, ça soulève une question bien plus riche : que dit ce film de nous ? Qui sommes-nous pour juger les autres si sévèrement ? Qu’est-ce qui est acceptable ou non dans une relation ? Comment doit-on réagir en tant qu’ami ou partenaire? Avec la même intensité dramatique que dans le film, ou simplement en étant à l’écoute et en essayant de comprendre sans tout faire exploser ? Le montage et le rythme sont souvent efficaces pour créer du malaise mais ils se perdent parfois, ce qui fait que le film ne maintient pas toujours sa tension jusqu’au bout. Finalement, The Drama s’en sort plutôt bien et propose une bonne surprise, même si j’aurais aimé qu’il soit encore plus chaotique, plus radical et plus bousculant dans son malaise. Il reste une belle proposition, mais qui n’exploite pas totalement son potentiel.
J'ai adoré ce film. Haletant, presque étouffant. Le jeu des acteurs est très bon et nous mène dans les affres psychologiques d'un couple au bord de l'abîme.
Kristoffer Borgli construit avec The Drama un dispositif d’une redoutable efficacité : un couple comblé, à une semaine de son mariage, voit son équilibre vaciller à la suite d’un événement inattendu. Tout semble alors réuni pour un drame sentimental classique. Et pourtant, très vite, le film choisit une direction plus risquée.
Car le récit s’ouvre sur une lecture frontale, presque dérangeante dans le contexte actuel : celle d’une femme présentée comme la source du déséquilibre du couple. Le film ne dissimule pas cette orientation, il l’assume. Et c’est précisément ce qui trouble. Le spectateur se trouve placé dans une position inconfortable, comme s’il adhérait à une interprétation qu’il sait, en quelque sorte, problématique. Cette gêne n’est pas un accident ; elle est au cœur du dispositif.
À partir de là, le film met en place un mécanisme d’une grande finesse. Cette première lecture, qui semble s’imposer d’elle-même, devient progressivement instable. Sans jamais la contredire frontalement, le récit la travaille, la fissure, la déplace. Ce qui paraissait évident cesse de l’être, non par effet de révélation brutale, mais par un glissement continu qui reconfigure les rapports entre les personnages.
Dans ce mouvement, la performance de Robert Pattinson s’impose avec une justesse remarquable. Il incarne ici une figure d’homme déconstruit, en retrait, presque flottant, mais dont la présence n’en est que plus troublante. Son jeu repose sur une économie de moyens qui donne au personnage une densité inattendue. De Twilight à The Batman, Pattinson n’a cessé de déplacer son image ; il trouve ici une forme plus fragile, mais tout aussi puissante.
Ce qui rend The Drama particulièrement intéressant, c’est la manière dont il joue avec notre propre regard. En nous faisant adhérer à une lecture initiale, puis en en révélant progressivement les limites, le film construit une expérience qui tient autant de l’analyse que du récit. Il ne s’agit plus seulement de suivre une histoire, mais d’éprouver la fragilité de ce que l’on croit comprendre.
Il en résulte une œuvre particulièrement maîtrisée, dont la progression repose sur un déplacement continu du point de vue. Une écriture précise, une mise en scène contenue, et un jeu d’acteur d’une grande justesse donnent au film une cohérence rare.
The Drama s’impose ainsi comme un film qui, sous l’apparente simplicité d’un drame amoureux, met en crise nos évidences en transformant une lecture dérangeante en véritable moteur narratif.