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Sonia et Fanny
1 critique
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5,0
Publiée le 17 avril 2026
Exceptionnel. C’est simple, drôle, original et ça dit des choses, beaucoup de choses. Une comédie totalement inédite. Et si bien jouée ! Vu au Pathé Bellecour de Lyon.
Avant première + rencontre au Caméo Nancy! on aurait bien évidemment kiffé de voir l'équipe au complet histoire de se coucher encore un peu plus tard un jeudi soir )) , celà-dit c'était déjà particulièrement réjouissant et chanceux de passer la soirée en présence de la réalisatrice Sophie et de l'actrice "humaine" principale Cécile...
De nombreuses petites touches de décalage et d'anticonformisme qui m'ont séduit, et si l'humour est parfois un peu brut, 1er degré, voire aux prémices de la vulgarité, il n'est en fait qu'un vecteur messager permettant de venir bousculer les codes établis!
En bref, a peu près tout ce qu'il faut pour me plaire!!
Film découvert lors d'une avant première en présence de la réalisatrice et de Cécile De France. Comédie très réussie où l'humour efficace s'associe à une vision des rapports entre genres très aiguisée et bienveillante. A ne pas rater!
Une crise de fou rire difficilement contrôlable. Pour une comédie c’est une réussite à 100%. Penser les rôles assignés par le regard d’une personne sans l’historicité de notre société, c’est génial. L'écriture est fine et tordante. Une série de punchline sans discontinuité. Ça fait mal et ça fait du bien.
Nous sommes allés à une avant-première. Formidable comédie romantique sur le sujet de la place des femmes ( ...et si une poupee pour homme adulte prenait vie) Tress belles mises en situation amusantes mais tellement réelles. Jeu d actrice formidable de Cécile de France On a passé une tres belle soirée.
Avant première au cameo saint Seb à Nancy. En présence de Cécile, de France et Sophie Beaulieu, la réalisatrice.. ces deux personnes sont à l’image du film extrêmement sympathiques. Film, léger drôle et tendre avec des personnages attachants et la durée du film est très raisonnable 1h20.
Quelle belle surprise ! *La Poupée* est une véritable réussite, une agréable découverte qui marque les esprits. Sophie Beaulieu signe ici un film profondément humaniste et résolument féministe, porté par une grande sensibilité. Le regard qu’elle pose sur les relations, et notamment sur l’amour, est à la fois lucide et rempli d’espoir, ce qui rend l’ensemble particulièrement touchant. On ressort de la séance ému, inspiré, et avec le sentiment d’avoir vécu un moment sincère et nécessaire. Une excellente soirée de cinéma — je recommande vivement, allez-y !
Est ce quon n’a pas besoin Exactement de ça en ce moment? Une comédie fraîche qui l’air de rien, nous fait rire, reflechir, et nous donne envie d’aimer encore mieux. Un bonbon!
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3,0
Publiée le 30 avril 2026
« Tu préfères une meuf qui ne pense pas, mais qui n'aura jamais de rides. » Après une déception amoureuse, Rémi a décidé de prendre une poupée sexuelle pour combler sa solitude. Il y a la peur de resouffrir, mais c'est surtout plus simple que de chercher une femme qui lui correspond mieux. Cependant, lorsque Audrey prend vie, Rémi n'est pas forcément heureux... Avec son premier long-métrage, Sophie Beaulieu s'éloigne très vite de la comédie sur un "fantasme" avec une femme totalement dévouée à son homme. Au contraire et c'est même ça qu'elle tourne en dérision à travers cet homme qui ne connaît pas les femmes et cette femme qui va de mauvaise surprise en mauvaise surprise en découvrant son quotidien. J'omets volontairement le personnage de Cécile de France, car il est simplement là pour la romance alors que celui de Zoé Marchal est là pour dénoncer et ridiculiser les attentes, les préjugés, les pressions et les mauvaises habitudes des hommes concernant les femmes. En ce sens, je trouve dommage qu'Audrey soit si peu présente et que le message de fond soit vite délaissé au profit de la romance. Après, c'est une comédie très courte qui va à l'essentiel et c'est aussi bien comme ça. En somme, un petit film amusant.
Après une rupture difficile, Rémi s’est mis en couple avec Audrey, une "love doll" (une poupée pour adulte). Le jour où une nouvelle collègue de travail arrive dans son entreprise, la poupée de Rémi va mystérieusement prendre vie…
Un an après Companion (2025) de Drew Hancock, on se retrouve devant une nouvelle histoire de "love doll", à la différence que cette fois-ci, il s’agit pas d’un film d’horreur mais d’une comédie.
Pour son premier long-métrage, la réalisatrice nous entraîne dans la misère affective d’un quadra qui a jeté son dévolu sur une poupée (rien à voir avec un "sexbot"). Le sujet prête à sourire, certains événements empruntent au comique de situation et parfois au non-sens, nous rappelant par moment le cinéma de Quentin Dupieux (sans égaler son talent). A travers cette comédie loufoque, il est question aussi bien de la solitude masculine que de l’émancipation des femmes.
La Poupée (2026) avait certains atouts mais le résultat ne convainc qu’à moitié, en se contentant de n’être rien d’autre qu’une comédie bien trop sage quand elle aurait pu, au contraire, être plus corrosive et rentre-dedans. Malgré cela, il faut néanmoins reconnaître que l’ensemble du casting s’en sort très bien.
La quarantaine bien entamée, Rémi (Vincent Macaigne) travaille dans une PME qui accueille une nouvelle employée débordante d’énergie, Patricia (Cécile de France). Brisé par une histoire d’amour qui a mal fini, Rémi a trouvé une solution originale à son désir de couple et à sa peur phobique de l’abandon : la compagnie d’une poupée sexuelle. Mais un beau soir, sa poupée (Zoé Marchal) se réveille.
L’idée de départ de "La Poupée" est aussi absurde que drôle : une sex doll revient à la vie. Cette idée de départ n’est pas totalement originale. On a déjà vu au cinéma des robots ("Terminator" et ses avatars, "."), des sirènes ("Splash") ou des extra-terrestres ("Under the skin") devoir endosser une humanité qui leur était étrangère. Cette idée de départ donne lieu à toutes sortes de développements souvent comiques parfois philosophiques, sur la difficulté de se glisser sous la peau d’un humain.
Mais La Poupée ne choisit pas cette voie. Audrey, interprétée par Zoé Marchal (fille d’Olivier Marchal et déjà aperçue dans plusieurs séries TV), n’est pas le personnage principal du film, même si sa rencontre avec les parents de Rémi (Gilbert Melki et Marianne Basler délirants dans le rôle de vieux sexagénaires détraqués) donne lieu à l’une de ses meilleures.
Le personnage principal du film, c’est Rémi. Et son histoire, comme on l’aura hélas compris grâce à la bande-annonce, est celle de sa lente convalescence, de la restauration de sa confiance en lui et de l’amour qui naît et qui grandit avec Patricia.
Ce décentrement du récit est l’écueil sur lequel s’échoue "La Poupée". En se concentrant sur le couple en gésine de Rémi et de Patricia, il fait du film une banale comédie romantique sans originalité ni suspense. Se serait-il focalisé sur Audrey, sur sa relation avec Rémi, sur son surréaliste réveil et ses conséquences aussi drôles qu’absurdes, il aurait pu rivaliser avec les délires absurdes d’un Quentin Dupieux ou d’un Spike Jonze ("Her" est la référence qui vient à l’esprit).
Un homme incapable de se remettre d’une rupture se construit une relation avec une poupée nommée Audrey, jusqu’au jour où celle-ci prend vie. Tout change avec l’arrivée d'une nouvelle collègue dans son entreprise, qui vient fissurer cet équilibre étrange. Vincent Macaigne apporte son énergie habituelle, à la fois nerveuse et fragile, donnant au personnage une humanité touchante malgré son absurdité. Cécile de France livre une performance savoureuse, potache et légère. Zoé Marchal incarne quant à elle un personnage plus frontal, porteur d’un discours féministe qui vient bousculer les dynamiques du récit. Malgré ce casting, "La Poupée" donne rapidement le sentiment de ne jamais aller au bout de ses idées. Le film esquisse plusieurs pistes entre la critique de la solitude et la satire des relations déséquilibrées, mais aucune n’est pleinement développée. Le fantastique, notamment, reste largement décoratif et ne trouve jamais une vraie cohérence narrative. On peut accepter de ne pas obtenir d’explication sur la transformation d’Audrey. On pardonne moins ce final précipité qui donne l’impression d’un récit abandonné en cours de route.