Berlanga, avec l'étonnant Grandeur Nature, et Kore-eda, avec le décevant Air Doll, font partie, parmi d'autres, des cinéastes qui ont mis au premier plan le personnage symbolique de la poupée gonflable. Sophie Beaulieu n'a pas encore l'aura de ces deux réalisateurs, mais elle n'a pas hésité à empoigner le sujet, tout en l'incluant dans une réflexion plus large sur le couple et le statut social des célibataires dans le monde du travail et, plus prosaïquement, au sein de leur famille. Attention, c'est une comédie, et même romantique, en l'occurrence, qui a pour premières vertus de ne pas se prendre trop au sérieux et de prétendre surtout à nous divertir. Mission plutôt réussie dans l'ensemble, avec une fantaisie de bon aloi, un joli sens de l'absurde et même une dose légère de fantastique. Les dialogues sont ciselés et souvent très directs, voire triviaux, en tout cas délectables, à quelques exceptions près, les situations sont croquignolettes et le rythme soutenu pendant 80 minutes. Mais le plaisir vient avant tout des interprétations, avec un Vincent Macaigne parfait dans l'ébahissement, mais d'abord une Cécile de France de compétition et adorable et une Zoé Marchal, la fille d'Olivier, qu'on aimerait certainement voir bien plus fréquemment au cinéma, à l'avenir. C'est une poupée à laquelle on dit oui, oui, oui.
D'abord on s'étonne que Rémi/Macaigne ne s'aperçoive pas aussitôt que sa poupée soit devenue réelle ne serait-ce qu'au touché. Ensuite on s'étonne que la poupée Audrey ait à la fois autant de connaissance et autant de bêtise, il aurait fallu choisir : soit elle a appris durant sa période poupée comme le suggère plusieurs passages, soit elle a tout à apprendre. Ce n'est pas très cohérent sur ce point. Plus subjectivement, s'extasier devant la beauté Audrey/Marchal c'est un peu fort, (nuances svp), tandis que sa voix comme le ton ou l'intonation de ses dialogues en font tout sauf une femme grâcieuse. Et rien de féministe ou de machiste à éviter de parler de choses intimes comme les règles ou "chier" à n'importe quel moment. Il manque à ce film une réelle fantaisie, une réelle légèreté. Une petite comédie qui se fait trop sérieuse, dans une comédie sans prise de risque (sortir des évidences féministes aujourd'hui est une valeur sûre), à laquelle il manque un réel choix de genre et on aurait aimé par exemple une Rom Com plus caustique... Site : Selenie
Quand sa poupée gonflable haut de gamme prend soudain vie, Rémi est totalement déboussolé, et il y a de quoi ! Voilà que cette fausse Audrey dont il parle à tout le monde depuis des mois pour donner le change existe vraiment, son quotidien va tout à coup partir dans tous les sens ! Côté pitch, on tient ici une assez bonne idée, dommage qu'elle soit en partie gâchée par un manque d'ambition au niveau de l'écriture scénaristique ! Quelques passages sont croustillants, certes, mais on tourne vite en rond dans cette histoire gentillette, même le final semble légèrement bâclé. Heureusement, Cécile de France relève globalement le niveau de cette comédie pédalant un peu dans la semoule par moments. En conclusion : frileux et sans peps, comme le personnage joué par Vincent Macaigne ! Site CINEMADOURG . free . fr
Malin, inédit, poétique - ou comment illustrer et moraliser la solitude (voire, en sus, la misère sexuelle) qui étouffe nos contemporains ?... Oui, sans doute - sur l'intention. Mais "La Poupée" reste à l'état d'ébauche cinématographique. Atouts, en tout cas : les deux figures principales (par Vincent Macaigne et Cécile de France), quand Zoé Marchal (double "fille de", et le portrait de sa mère) a beaucoup plus de mal à convaincre - dommage...
Avec Vincent Macaigne et Cécile de France, La Poupée propose une petite comédie romantique teintée d’absurde autour d’une relation pour le moins atypique avec une poupée sexuelle. L’idée de départ intrigue et offre quelques situations décalées, notamment dans l’entreprise de gazon, qui prêtent volontiers à sourire.
Le moment reste globalement agréable, porté par un duo d’acteurs solide qui fait le job avec sincérité. Mais rapidement, le film donne l’impression de tourner un peu à vide. Le scénario sonne creux, manque de profondeur, et surtout ne surprend jamais vraiment : on devine trop facilement l’évolution de l’histoire, ce qui atténue l’impact émotionnel.
Il y a bien quelques touches d’humour et une certaine douceur dans le ton, mais cela reste insuffisant pour réellement faire décoller l’ensemble. Une œuvre sympathique mais trop légère, qui effleure son s
Très "chouette" premier long-métrage de Sophie Beaulieu , Féministe mais pas trop puisqu'il montre même une certaine tendresse et une certaine empathie pour les personnages Masculins . Zoé Marchal qui joue le rôle de la poupée lorsqu’elle devient vivante est remarquable !
Sachant être amusante, et un peu politique, BEAULIEU livre une comédie de mœurs avec son petit lot de twist et de surprise, un poil trop limité pour réellement surprendre, mais assez court et concis pour sonner comme à la hauteur de sa promesse
Rémi vend de la pelouse synthétique dans une France de province engourdie, et vit avec une poupée gonflable depuis sa dernière rupture. Le prétexte est absurde, et Sophie Beaulieu l'assume jusqu'au bout. Son premier film lorgne vers le territoire de Kervern et Delépine, cette France périphérique un peu à côté du monde, pour raconter la peur panique de la relation vraie et les impasses de l'isolement. Zoé Marchal est une révélation, Macaigne parfait dans son registre de naufragé tranquille. Charmante et maline, cette comédie féministe teintée de fantastique aurait néanmoins mérité un grain de folie supplémentaire.
C'est un scénario original, c'est à dire l'histoire d'une poupée qui prend vie, et qui est confrontée à l'univers de Rémi ( Vincent Macaigne). Sa façon de poser des questions sur notre façon de vivre, nous interpelle. C'est dommage que la réalisatrice n'ait pas cherché à exploiter davantage ce filon. C'est un ton « féministe » mais sans donner de leçons. Cela est gâché par la fin du film avec la « rencontre » de Rémi avec Patricia...Le truc téléphoné à la première apparition de Cecile de France dans les bureaux de la société. Dommage
Vu en avp au Festival du film francophone d'Angoulême 2025. Comédie pas très inspirée, c'est plaisant par moment, mais ça tombe aussi à plat souvent . Manque de subtilité, personnages caricaturaux. Macaigne fait du Macaigne, sans plus.
Un premier film avec ses défauts mais avec beaucoup de qualités qui distille de nombreux messages sans en faire des caisses. L'humour fonctionne bien. Parfois tendre, souvent absurde
(Le trio d'acteur/actrices fonctionne et apporte un supplément au film pour la demi étoile supplémentaire)
Réalisatrice a suivre et film à voir pour se changer / vider l'esprit
Des comédies mettant en scène des poupées gonflables ou siliconées, on en a déjà vues… mais dont les poupées prennent vie, il me semble, c’ est la première fois ! C’ est aussi la première fois pour Sophie Beaulieu. Décors naturels par contre, magnifiques poumons verts du massif du Jura et ses lacs ( Vouglans ) ou du Doubs avec le lac de Saint-Point. Cette comédie respire la nature, ainsi que son personnage principal « Rémi » interprété par Vincent Macaigne, mais ses déboires amoureux l’ ont conduit vers l’ option « plastique » pour faire illusion ou « comme ». Ce détail passé, l’ intrique prend un virage inattendu quand cette poupée se « réveille ». En effet Audrey ( Zoé Marchal ), va s’ animer et quelques scènes deviennent inclassables, voire excentriques, puisqu’ Audrey n’ a ni pudeur, ni conscience d’ une éventuelle bienséance ! Heureusement pour l’ intérêt du film, une collègue intérimaire va faire irruption dans ce ménage et apporte une dynamique et un rythme tout à coup métamorphosé et pétillant. Et Patricia ( Cécile de France ) va introduire justement ce volet romantique, dans un rôle jeune et talentueux, non mécanique et ouvrir les yeux de Rémi complètement dépassé par les évènements. C’ est juste un homme simple et heureux et ça se voit. Hormis la liberté du scénario, on se laisse prendre par une mise en scène déconcertante, audacieuse, un brin féministe, qui surfe entre absurde, humour, mais aussi tendresse, et qui laisse en tête un délicieux goût de vivre, et de croire toujours, grâce à ce couple Cécile de France et Vincent Macaigne, qui fonctionne à merveille……!!**