Le Dernier vrai samouraï a été sélectionné dans les festivals suivants :
- Festival Fantasia 2024 (Meilleur long-métrage asiatique - Prix du public Or)
- Lusca Fantastic Film Festival 2024 (Meilleur film international)
- Sitges International Fantastic Film Festival of Catalonia 2024 (Panorama fantàstic - sélection officielle)
- FrightFest London 2024 (sélection officielle)
- Japanese Film Festival, Singapore 2024-25 (sélection officielle)
- Taipei Golden Horse - Fantastic Film Festival 2025
- Festival Kinotayo 2025 (hors compétition)
Le Dernier vrai samouraï a été un succès critique et public surprise au Japon. Cette production indépendante au budget dérisoire (26 millions de yens, soit 160 000 dollars) a été tournée par une équipe composée d'une dizaine de personnes seulement. Le réalisateur Junichi Yasuda occupait lui-même une douzaine de postes différents, dont l’écriture du scénario, la photographie et le montage.
À sa sortie, le film a rapporté 6,65 millions de dollars au pays du Soleil levant, et a récolté sept nominations à la cérémonie des Japan Academy Prize, remportant les prix du Meilleur Film et du Meilleur Montage.
Le Dernier vrai samouraï est une comédie de jidaigeki, un genre japonais de fiction historique dont le nom signifie littéralement « drame d’époque » et désigne des œuvres dont l’action se déroule dans le Japon ancien, souvent pendant l’ère Edo (1603-1868). Le jidaigeki dépeint la vie des samouraïs, des paysans, des artisans et des marchands de leur époque et s’appuie sur un ensemble établi de conventions dramatiques, notamment l’utilisation du maquillage, du langage et des intrigues. Les œuvres les plus connues du genre sont : Les Sept Samouraïs d’Akira Kurosawa, Harakiri de Masaki Kobayashi ou la saga de films et la série TV Zatoichi.
Surnommé « l’homme qui a été tué 50 000 fois à l’écran », Seizo Fukumoto était sans nul doute le plus grand kirareyaku (acteur spécialisé dans les morts spectaculaires) de tous les temps. C’est lui qui a inspiré au réalisateur le personnage principal. Engagé pour jouer un rôle clé dans le film, il meurt malheureusement le 1er janvier 2021, sans avoir mis les pieds sur le plateau. La production est alors suspendue, jusqu’à ce que Junichi Yasuda reçoive un appel du studio Toei à Kyoto, qui souhaite relancer le projet après lecture du scénario.