L'Agent secret
Note moyenne
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392 critiques spectateurs

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Saperli74
Saperli74

1 abonné 26 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 septembre 2025
Une aventure cinématographique d'une grande richesse. C'est superbe et captivant de bout en bout. Politique et sensible.
Emuall
Emuall

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 décembre 2025
Un chef-d’œuvre, tout simplement. D’une richesse et d’une densité qui en font un film-fleuve sur le Brésil d’hier et d’aujourd’hui. Tour à tour thriller, film historique, drame, le tout saupoudré d’un humour et d’une fantaisie propres à KMF. Le cinéma brésilien affiche décidément une vitalité exceptionnelle.
Jacques1601
Jacques1601

1 abonné 9 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 janvier 2026
Non non et non !
Film décousu, un très grand moment d’ennui.
Mon amie a très bien dormi et elle a rudement bien fait.
christian dejean
christian dejean

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 décembre 2025
Film confus, très long, complexe assez décevant dans l'ensemble. La fin, parce qu'il fallait bien terminer
miketbrijou
miketbrijou

2 abonnés 124 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 décembre 2025
Formidable ! Le film nous perd un peu au début mais on comprend assez vite que l’ambiance n’est pas légère. Le scénario alterne les moments de grâce et les scènes d’angoisse. La violence est palpable, celle qu’autorisent les dictatures dans lesquelles les intellectuels ne sont pas les bienvenus. L’enseignant chercheur qui s’acharne à vouloir retrouver la trace de sa mère disparue et prend tous les risques pour cela joue merveilleusement, tous les acteurs sont excellents. Un regard oblique sur les années terribles au Brésil.
Alain
Alain

2 abonnés 33 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 décembre 2025
Le sentiment d'avoir vu l'un des grands films de l'année ! Commençons par saluer un casting parfait, avec des "gueules" de l'emploi, et une incroyable reconstitution des années 70 et d'un Brésil d'époque. Un film policier haletant et très humain.
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 227 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 décembre 2025
fresque politique menée tambour battant, mise en scène audacieuse, faussement classique, scénario malin plein de rebondissements, un casting sans faute dominé par un acteur principal impressionnant. tout y est, la photographie style années 70, une musique efficace, des clins d œil cinématographiques, du grand cinéma, tout simplement.
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 décembre 2025
L'agent secret tient toute sa force dans la créativité de sa mise en scène, inspirée et vibrante tout au long des 2h40 du film et qui passent assez vite. Le choix judicieux d'une lumière qui donne au film une tension supplémentaire, la chaleur, la sueur qu'on devine avec ces bedaines qui sortent d'un tee shirt trop étroit mais aussi la vision crépusculaire de la nuit mystérieuse et érotique. Le choix des morceaux musicaux soit sud américain, soit des tubes de l'époque est très judicieux. Les plans sont bien découpés. On ne peut oublier que le film, dont l'action se situe en 1977, évoque le régime autoritaire de l'époque. Kleber Mendonça Filho donne à voir un film qui aborde de multiples genres : le politique, le thriller, la comédie noire, l'horreur, le suspens ... qui évoquent parfois Brian De Palma sans oublier les bizarres références aux Dents de la mer. Le cinéaste aime le cinéma à qui tout ce long métrage rend hommage. L'agent secret a en son sein de nombreuses sources d'inquiétudes lors de scènes qui rendent assez malaisé le spectateur : un chat malformé, une jambe solitaire, un déguisement de carnaval ... très imaginatifs, sans oublier de nombreuses références à des éléments absurdes. Non seulement les acteurs et actrices sont très bons et habités mais ils gardent tous et toutes une certaine ambivalence du début à la fin. Si le film souffre souvent d'un scénario qui s'égare dans des situations un peu inutilement développées, les fluides qualités de mise en scène sont les plus évidentes. La dernière demi heure est un chef d'oeuvre de maîtrise, de tension et à la fin vectrice d'une belle émotion. Un film intense et riche qui reste en mémoire.
Juan 75
Juan 75

78 abonnés 489 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 décembre 2025
La mise en scène et l’acteur principal sont effectivement excellents et ont mérité leurs palmes à Cannes, mais la construction du film qui nous laisse dans l’ incertitude jusqu’à la dernière demi-heure empêche de rentrer véritablement dans l’histoire et nous prive de l’émotion. La bande-son et la photographie sont au demeurant magnifiques.
jeff2u12
jeff2u12

5 abonnés 40 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 décembre 2025
Kleber Mendoça Filho est décidément le plus grand réalisateur brésilien en activité. L'agent secret, une sorte de thriller politique situé à Recife en 1977, fourmille de personnages secondaires plus intéressants les uns que les autres, et se conclue de façon magistrale à notre époque. Plus qu'un film sur la dictature militaire, c'est un cri de révolte sur le pouvoir et la corruption d'un système tourné vers le profit et le néo-libéralisme, complice naturel d'un pouvoir d'extrème-droite, et il a donc toute son actualité avec la présidence de Bolsonaro, militaire sous la dictature et président ultra-libéral jusqu'en 2023.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 871 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 décembre 2025
Vu à Montréal.

Que ce titre est ironiquement trompeur! Et volontairement inadapté dans son sens premier, sens où n’importe quel spectateur le prendra avant de découvrir le film. En effet, « L’Agent secret » est loin, très loin d’un blockbuster à la James Bond ou même d’un film d’espionnage plus sobre tel qu’on l’entend de prime abord du style « La Taupe ». Un titre qui s’avère donc surprenant pour un film qui l’est tout autant sur bien des aspects. On est face ici à une œuvre pléthorique, un peu chargée même, où une multitude de couches se rencontrent, se superposent et, finalement, s’embrassent pour un film fleuve qui n’est pas pour autant déplaisant. Au contraire. Les genres, les tonalités et les sujets se télescopent dans un ensemble complètement inédit et original mais toujours maîtrisé.

Il semblerait que le plus couru des cinéastes brésiliens, Kleber Mendonça Filho, ait trouvé un compromis entre ces chroniques intimistes et politiques (« Les bruits de Recife » et « Aquarius ») avec le génialissime délire baroque que fut « Bacurau ». Car malgré ses excès (sa durée excessive, ses sorties de route en tous genres, ...), « L’Agent secret » est peut-être le film le plus accessible du cinéaste. Et même si on n’est pas cent pour cent convaincu par tous ses choix artistiques et narratifs, on peut comprendre qu’il ait été remarqué de la sorte au Festival de Cannes. Car voilà une œuvre qui ose et qui s’affranchit de toutes les modes. Et il est peut-être le récipiendaire du prix le plus mérité d’un palmarès qui ne nous avait pas vraiment conquis : celui de la mise en scène. À ce niveau, il est clair que le long-métrage brille par sa somptuosité et une maîtrise totale de tous les outils du cinématographe. La photographie qui nous replonge dans les années 70 où les couleurs explosent, la science du cadre et du découpage comme certains plans magnifiques et des tentatives formelles qui emballent des séquences complètement dingues (la mise en scène de la légende urbaine voyant une jambe tueuse, digne d’une série Z et joyeusement folle).

Le prix d’interprétation masculine reçu par Wagner Moura est également mérité même si d’autres concurrents auraient pu l’avoir avec le même mérite (Joaquin Phoenix pour « Eddington » ou Benicio del Toro pour « The Phoenician Scheme » par exemple). Il incarne avec aplomb ce personnage ô combien mystérieux. Les seconds rôles constitués d’une galerie de personnages truculents sont également bien campés, du clin d’œil du fidèle (et récemment décédé) Udo Kier en réfugié allemand à l’incroyable Tania Maria en logeuse de réfugiés politiques. On rencontre bien des personnages et on assiste à pas mal de sous-intrigues sans se rendre compte que pendant la moitié du film (une bonne heure et quart quand même!), on ne sait absolument pas de quoi il retourne. C’est l’une des forces du film : parvenir à garder notre attention sans rien nous donner à comprendre et suivre. Mais, dès la première séquence à la station essence, on sent qu’on va voir quelque chose de peu commun.

Ensuite, le script avance à pas feutrés et on comprend bien que le film traire de la dictature politique au Brésil et de la corruption qui y avait lieu durant cette période. Certes, le film est moins puissant (et déchirant) que « Je suis toujours là », sorti l’an passé et prenant un contexte similaire, mais il adopte un angle d’attaque aux antipodes. Entre suspense neurasthénique (tout est lent), comédie décalée (cette histoire de jambe), film hommage (au cinéma de genre stylisé, rendu célèbre par Kubrick ou Spielberg) et brûlot politique, Mendonça Filho nous propose un sacré buffet garni. Alors oui c’est un peu trop long mais ce n’est jamais ennuyant pour autant. Et si les mystères de l’intrigue et pas mal de zones d’ombre restent en suspens pour un résultat qui frôle le non-suspense, on marche. « L’Agent secret » est d’ailleurs le genre d’œuvre typique qui nous laisse une impression un peu mitigée en sortant de la salle et qu’on digère encore le lendemain pour en ressentir les qualités. Un film à combustion lente étonnant qui ne laissera personne indifférent, une expérience à tenter.

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Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 décembre 2025
Dans la mise en scène de ce film, le réalisateur brésilien qui connaît bien son pays, décrit très bien le Brésil des années 70 sous la dictature miliaire où la violence et la corruption règnent. L’histoire de cet homme de retour à RECIFE dans l’espoir de se refaire une nouvelle vie et récupérer son fils forme la trame de ce long film où le scénario, assez déroutant au début, se démèle peu à peu ensuite. Walter MOURA y incarne avec brio cet homme. Les autres personnages de ce film sont aussi magnifiquement croqués et illustrent parfaitement bien l’ambiance de l’époque;

Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse le 04/12/2025 au Club Marbeuf à PARIS)
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 568 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 décembre 2025
Ai vu « L’agent secret » du réalisateur brésilien, Kleber Mendoça qui a obtenu le Prix de la Mise en scène et le Prix de l’interprétation masculine pour Wagner Moura lors du dernier Festival de Cannes 2025. Une scène d’ouverture sur-réaliste dans une station service, qui augure du meilleur, puis la narration devient de plus en plus opaque volontairement. La construction en 3 chapitres présente dans la première partie des pièces de puzzle dans le plus grand désordre qui s’assembleront pour une minorité d’entre elles au fur et à mesure des 2h40. 1977 à Recife, Marcelo vient retrouver son fils qui vit chez ses grand-parents, mais très rapidement il comprend que sa tête est mise à prix. L’emprise de la dictature sur la vie quotidienne qui favorise la corruption, la paranoïa, la peur, la résistance est le sujet principal du film qui égrène les fausses pistes et les histoires parallèles sur fond de Carnaval, de salle de cinéma qui projète « Les dents de la mer » et de musique brésilienne. Film politique et policier mais sans aucun suspens, le scénario est trop désordonné et foisonnant en détail. Le spectateur patauge parfois dans ce labyrinthe où il est trop facile de se perdre et où la longueur devient une épreuve. Evidemment la comparaison avec le film de Walter Salles « Je suis toujours là » sorti en 2024 est inévitable tant les points communs sont nombreux, et il va sans dire que ma préférence va à celui-ci. Il n’en demeure pas moins que dans cette proposition inégale la mise en scène de Mendoça est toujours inventive et surprenante et que l’interprétation de Wagner Moura qui est de tous les plans est superlative. La reconstitution des années 70 est absolument convaincante et la bande son sert également de fil d’Ariane pour traverser ce film d’atmosphère exigeant mais bien trop sibyllin.
Xacha07
Xacha07

9 abonnés 71 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2025
Très bon film sur une période noire du Brésil avec une ambiance.
Très bon film. On découvre avec stupeur un pays absent et tétanisé par une oppression de tous les jours
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

138 abonnés 263 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 décembre 2025
Ce thriller politique, situé dans le Brésil des années 70, nous fait suivre Marcelo, un homme traqué par le régime militaire, qui tente de se reconstruire tout en recréant un lien avec son fils. À travers son parcours, le film dénonce la dictature qui gangrenait alors le pays. Difficile de ne pas penser au très bon JE SUIS TOUJOURS LÀ, sorti en début d’année, tant les deux œuvres dialoguent dans leur manière d’aborder la mémoire et la répression politique.

Dès la scène d’ouverture, le spectateur est saisi par la maîtrise de la mise en scène. En quelques minutes, le film installe une ambiance poisseuse et oppressante, plongeant immédiatement dans la peur et la paranoïa propres à cette époque. À elle seule, cette ouverture fonctionne comme un véritable court-métrage d’une efficacité redoutable.

Kleber Mendonça Filho démontre à plusieurs reprises l’étendue de son savoir-faire, en proposant des plans soigneusement composés et une direction précise, où chaque cadre renforce la tension politique et émotionnelle du récit. Le film n’a clairement pas volé sa Palme de la mise en scène à Cannes.

L’AGENT SECRET adopte un ton à la fois original et surprenant dans sa manière d’aborder des thèmes lourds comme la dictature et l’oppression. Il joue constamment avec les genres, alternant moments de gravité, touches d’humour noir et élans presque poétiques. Il se permet même quelques fulgurances mémorables, comme cette scène totalement folle autour d’une jambe coupée, à la fois dérangeante et très maligne pour ce qu’elle raconte.

Le film reste toutefois exigeant. Pour l’apprécier pleinement, il faut accepter son rythme lent, contemplatif et résolument anti-spectaculaire. On est très loin d’un film d’espionnage classique, malgré ce que pourrait laisser entendre son titre. D’autant plus que sa durée conséquente (2h40) fait que le film souffre de quelques longueurs. Et la multiplication des intrigues et des personnages complexifie le récit, au risque de parfois perdre le spectateur.

Le réalisateur multiplie également les références au cinéma des années 70, de Spielberg à Richard Donner, ancrant davantage le film dans son époque tout en rendant un bel hommage au septième art. Ces références ne sont jamais gratuites : elles permettent aussi d’évoquer la manière dont le cinéma de cette décennie façonnait l’imaginaire collectif.

Enfin, l’une des grandes forces du film réside dans son casting remarquable. Wagner Moura, en tête, confirme tout le bien que l’on pense de lui depuis NARCOS, où il incarnait Pablo Escobar. Mais les seconds rôles sont tout aussi marquants, offrant de véritables gueules de cinéma. Mention spéciale à Tânia Maria, inoubliable dans le rôle de la tenancière du refuge.

Même si j’ai trouvé que le film s’éparpillait par moment et m’a laissé parfois à distance, il n'en reste pas moins une œuvre à la fois originale et fascinante.
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