Lumière pâle sur les collines
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Julie Presseweb
Julie Presseweb

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 octobre 2025
Images merveilleuses, reconstitution historique très soignée, actrices formidables, sentiments retenus, tout en délicatesse. Un vrai bon moment, surtout en VOST.
Toutefois, nous avons deux versions pour comprendre ce film et nous en débattons encore. Version 1. La jeune femme héroïne du film raconte à sa fille journaliste (Nikki) qu'elle a eu sa soeur (Keiko) avec son premier mari japonais et elle, la journaliste, avec un Anglais quelques années plus tard. Et elle relate dans ses souvenirs son amitié forte avec une japonaise qui avait fait un enfant avec un Américain, une petite Mariko. Version 2. Elle a eu une histoire d'amour avec un Américain qui lui a donné une petite Mariko, elle a eu un mariage de convenance avec un Japonais et elles sont venues s'installer en Angleterre, a rencontré un Anglais avec lequel elle a eu une deuxième enfant, devenue journaliste et qui revient la voir pour mettre l'histoire de la vie de sa maman sur papier. Dans cette deuxième version, ce serait l'histoire de demi soeurs.
On se pose encore la question car il y a des flashbacks qui sèment le doute. Si quelqu'un a la réponse, on prend.
康平 贾
康平 贾

2 abonnés 20 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 octobre 2025
C’est la première fois que je découvre cette époque à travers le regard japonais. En tant que personne née près du Japon et familière depuis longtemps des tragédies de la Seconde Guerre mondiale en Asie de l’Est, j’ai ressenti, au plus profond de mon cœur, la douleur de cette histoire. Dans un silence empreint de souffrance, chacun, à cette époque, s’efforçait de préserver une lueur d’espoir, aussi fragile soit-elle, alors même que les blessures laissées par la guerre demeuraient impossibles à refermer pour ceux qui les avaient endurées.
CINÉ FEEL
CINÉ FEEL

82 abonnés 286 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 octobre 2025
Une véritable splendeur. J’ai la chance d’avoir lu
le livre à l’origine de ce film, ce qui
m’a permis de me libérer de l’effort de rationalisation dans lequel le spectateur non averti risque de plonger à la vue de Lumière pâle sur les collines. Dès lors j’ai pu me laisser éblouir par la beauté formelle du film : sa photographie, ses sublimes interprètes féminines. En faisant fi de la tentation de vouloir comprendre a tout prix au lieu de se laisser par ce récit qui vous ballotte comme dans un rêve, tout en abordant des thèmes graves comme la culpabilité des survivants après une attaque nucléaire, le patriarcat et l’immobilisme de la société, tous deux dénoncés par les plus jeunes. Bref c est un film grave mais lumineux, extrêmement riche dans son propos comme dans sa forme, que vous pouvez voir plusieurs fois pour en saisir toute sa beauté intérieure. Ne le laissez pas passer.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

177 abonnés 569 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 octobre 2025
Ai vu « Lumière pâle sur les collines » du réalisateur japonais Kei Ishikawa d’après le roman éponyme de Kazuo Ishiguro (Prix Nobel de littérature). J’ai vu ce film deux fois à deux jours d’intervalle. La première fois j’ai foncièrement dormi pendant une bonne partie du film et n’ayant rien compris, bien évidemment, alorsj’ai décidé d’y retourner car les beautés de la mise en scène et de la photographie avaient tout de même retenues mon attention. La deuxième fois, j’ai combattu l’envie de m’endormir mais n’ai pas plus compris l’intrigue. Le rythme très lent, la matière littéraire sont très hypnotiques tout en amenant aussi beaucoup de nébulosité. En 1982, Nikki (Camilla Aiko) a le projet d’écrire un livre sur le passé de sa mère, Etsuko (Suzu Hirose pour le personnage jeune et Yoh Yoshida pour la maturité) rescapée du drame de Nagasaki qui se lie d’amitié avec la jeune veuve Sachiko (Fumi Nikaido). Nikki constate peu à peu que les souvenirs de sa mère diffèrent de la réalité. Trop pudique le film ne laisse jamais les affects prendre le dessus, tout est en retenu, en non-dits… par contre l’on comprend assez vite que le roman a posé des difficultés pour être adapté au cinéma et que les ellipses, la finesse des évocations, le flou ont été intraduisibles en image. La beauté formelle est grisante mais n’est pas suffisante pour retenir l’attention, d’autant plus que le réalisateur aime à perdre volontairement son spectateur dans les méandres des différents récits. Toutes les questions auxquelles se confronte le public ne trouvent jamais vraiment de réponse, voir même soulèvent un plus grands nombres d’énigmes. On est tenu à distance devant ce bel objet trop artificiellement énigmatique et vaporeux tout comme un rêve lorsque l’on se laisse envahir par le sommeil peu à peu. La seule chose que je retiens c’est mon envie de lire le roman ce qui n’est déjà pas si mal.
Shawn Atreides
Shawn Atreides

35 abonnés 52 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 octobre 2025
"Souvent, on ne ment pas pour tromper les autres. On le fait pour se tromper soi-même et se cacher des vérités insupportables" - Kazuo Ishiguro

Dans la catégorie coup de cœur 2025, il est un film dont je n’avais absolument pas connaissance, mais dont l’affiche, croisée en scrollant sur l’application UGC, m’avait immédiatement inspiré.

C’est décidé : on va se faire son propre avis !

Un choix, ma foi, fort inspiré, tant j’ai adoré chaque minute passée devant le métrage japonais de Kei Ishikawa, dont je découvre ici le travail.

Le film tout entier est traversé par une pudeur contenue, typiquement nippone, et joue habilement des fausses pistes pour mieux déployer son propos.

Énième écho à l’après-Nagasaki, Lumière pâle sur les collines s’en distingue largement en abordant la tragédie commune par le prisme intime d’une famille mixte menée par la somptueuse Suzu Hirose.

Le réel se mêle à l’onirique, les repères se brouillent : on se laisse absorber par l’enquête journalistique menée par la fille de la protagoniste. Il nous faut comprendre, il nous faut savoir ce qui s’est réellement passé.

Au-delà d’un scénario subtilement construit, la photographie et la mise en scène s’autorisent des instants d’une beauté immaculée (la scène du violon et son rétro éclairage ....)

Enfin, quel plaisir sans cesse renouvelé de parcourir sur pellicule les chemins Japonais après y être allé soi-même !

Une œuvre que je reverrai sans hésiter dès sa sortie Blu-ray.
Maperrinx
Maperrinx

34 abonnés 117 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 octobre 2025
En lisant les critiques déjà exprimées, je perçois que le réalisateur n'a pas atteint son objectif, tout au moins auprès du public français, où de nombreux spectateurs n'ont simplement pas compris l'histoire. Sans utiliser des spoilers il est impossible de l'expliquer. C'était la force du roman, et cela reste la force du film. Le mystère.
FRATOQ
FRATOQ

1 critique Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 octobre 2025
Très japonais ce film !
Une lenteur qui ne se départit pas tout au long du film, des silences difficiles à interpréter, et des personnages qui sont toujours dans le contrôle de soi, sauf quand la pression est trop fortes et qu'ils explosent (comme le père... d'un autre temps). Le montage est parfois bizarre et l'on se perd dans les flashback ce qui rend le film un peu long.
Enfin j'ai été étonné que la bombe atomique larguée sur Nagasaki (70 000 morts) ne soit pas davantage présente dans les propos des personnages.
A noter eux très bonnes actrices.
dejihem
dejihem

155 abonnés 709 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 octobre 2025
Le film est aussi opaque dans son histoire que son titre hélas : au final, on ne sait plus qui est qui, et laisse une impression d’inachevé.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 octobre 2025
Adapté du Roman éponyme écrit par l’Auteur Nobélisé Kazuo Ishiguro c'est là une réalisation de Kei Ichikawa mélancolique, nimbé de résilience avec ces fantômes de la bombe atomique et plein de secrets et de non-dits le tout porté par des actrices virtuoses !
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 octobre 2025
Plus on avance et plus le Film est confus, et même à la fin carrément incompréhensible, dès lors que ni sa durée ni son esthétique n’arrangent sa narration acrobatique : l’enfant Etsuko du coup aurait donc deux génitrices, l’une réelle l’autre de fiction, non? ,? et on s’en va avec l’idée d’avoir été promené par un cinéma sui se prend pour malin: dommage, ça ne fonctionne pas
Minouchka_movies
Minouchka_movies

42 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 octobre 2025
Un film qui donne au spectateur une libre interprétation car il y a de de nombreuses zones d'ombres dans l'histoire d'Etsuko. Vivant dans les années 1980 an Angleterre, sa fille Niki tente de comprendre le passé de sa mère qui a vécu le bombardement de Nagasaki en 1945.

Ce film entre présent et passé montre les conséquences de la guerre sur une population qui oscille sans cesse entre respect des valeurs et aller de l'avant. C'est une histoire à énigmes où la psychologie est très présente.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 octobre 2025
Transposer à l'écran le style tout en délicatesse de Kazuo Ishiguro, ainsi que son talent à créer des architectures narratives complexes, n'est pas une mince affaire. James Ivory s'en était brillamment tiré avec Les Vestiges du jour, Kei Ishikawa n'y parvient qu'en partie dans Lumière pâle sur les collines. Pourtant, le cadre est soigné et l'aspect visuel peaufiné, du Nagasaki de 1952 au Londres de trois décennies plus tard, et les actrices qui détiennent les rôles principaux sont magnifiques et dignes des grandes interprètes de Mikio Naruse. Mais voilà, dans ce jeu de la mémoire se pose la question d'une narratrice peu fiable, procédé qui fonctionne beaucoup mieux en littérature qu'au cinéma. Les thèmes brassés par le film sont nombreux, trop sans doute, du traumatisme nucléaire du Japon dans l'immédiat après-guerre à la transmission familiale, en passant par les conflits générationnels. Le récit révèle la richesse et les failles des différents personnages, tous soumis aux vestiges d'un passé qui n'apparaît pas assez clairement pour nous toucher, la sophistication et la beauté des images du film s'opposant à une volontaire inextricabilité des liens qui unissent les protagonistes principaux d'une histoire qui veut trop embrasser pour finalement peu étreindre. Lumière pâle sur les collines est un objet splendide, mais un peu trop froid pour séduire autant qu'espéré.
Natissy
Natissy

12 abonnés 218 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 octobre 2025
Très beau film. Avec une photographie superbe. Qui se déroule ? Sur deux périodes Londres des années 80 et le Japon des années 50. Récit d'une mère à sa fille. Qui lui relate ses souvenirs de nagasaki. Le film est touchant profond. Avec une très belle photographie
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 octobre 2025
En voyant ce film en mai dernier à Cannes, je me suis dit que je ne comprenais rien à ce que je regardais : que sont devenus les maris japonais et anglais de la narratrice, qui est exactement Sachiko, les deux personnages féminins principaux sont elles une seule et même personne ?

Le film, s'il laisse deviner certains éléments, ne les explicitent pas, ce qui a généré chez moi une grande frustration. Il semble que le roman d'Ishiguro, dont le film est tiré, ménage le même type d"incertitude floue.

Lumière pâle sur les collines est donc inutilement alambiqué. Ces qualités passent du coup au second rang : une jolie photographie, avec toutefois un peu trop d'effets numériques, et aussi une belle délicatesse dans la direction d'acteur.

Les sujets abordés sont eux aussi intéressants, sans être suffisamment développés : les séquelles de la bombe à Nagasaki, les conséquences de la seconde guerre mondiale sur la psyché japonaise, la sororité comme résistance.

Ishikawa s'affirme de film en film comme le réalisateur de la confusion des personnalités. Il se perd malheureusement ici dans les ornementations d'un scénario inutilement obscur.
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 octobre 2025
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Sous le ciel laiteux d’un Royaume-Uni des années 80, Lumière pâle sur les collines tente de capturer la brume du souvenir — mais finit souvent par s’y perdre.

Kei Ishikawa, adaptant librement le premier roman de Kazuo Ishiguro, filme l’invisible : les silences, les absences, la mémoire qui se défait.

Tout est feutré, délicat, précis… et parfois, trop.


Suzu Hirose, dans le rôle d’Etsuko jeune, donne au film ses rares instants de vibration.

Son jeu, suspendu entre douceur et retrait, rappelle les héroïnes de Naruse : femmes qui portent, sans bruit, le poids d’un monde qu’elles n’ont pas choisi.

Face à elle, Fumi Nikaidô, troublante Sachiko, semble venir d’un autre plan — son visage, presque spectral, dit mieux que les mots le désarroi d’un Japon en reconstruction.

Mais dès que le film revient dans les années 80, tout se fige : Yô Yoshida reprend le rôle d’Etsuko comme une ombre qui se regarde elle-même.

La photographie, superbe mais distante, baigne chaque plan dans une lumière grise, presque liquide.

Les collines, noyées dans le brouillard, deviennent un théâtre d’attente : on y marche, on s’y tait, on s’y perd.

Mais cette beauté maîtrisée devient prison.

Le film semble si soucieux de son raffinement qu’il oublie de respirer.

La mise en scène, rigoureuse, choisit l’ellipse plutôt que la tension.

Tout passe par le non-dit, jusqu’à l’épuisement.

Ce qui devait être mystère devient lenteur.

Le spectateur cherche le frisson intérieur promis — il ne trouve qu’une suite d’images polies, désincarnées.

La musique, discrète, effleure les scènes sans jamais les animer.

Une nappe de cordes, quelques notes de piano — comme si l’émotion devait être suggérée, mais jamais sentie.

C’est beau, oui, mais d’une beauté sans chaleur.

Par moments, Ishikawa frôle le miracle : un regard entre mère et fille, une phrase suspendue, une silhouette derrière une vitre.

Mais ces éclats, disséminés, ne s’assemblent jamais en un récit vivant.

Tout demeure en suspens, comme dans un rêve trop long.

Lumière pâle sur les collines voulait parler de la mémoire et de la culpabilité.

Il ne garde que la distance.

Un film soigné, élégant, mais presque anesthésié.

Comme si, à force de craindre le pathos, il avait renoncé à l’émotion.

Ma note : 10 / 20

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