Ils l’ont fait… Un hymne à l’amitié et à l’abnégation
Inspiré d’une histoire vraie, le film d’Anthony Marciano raconte le parcours de deux outsiders qui, grâce à leur passion absolue pour le basket et leur amitié indéfectible, ont bravé tous les obstacles pour réaliser leur American Dream à eux. Personne n'aurait parié sur Jérémy, coincé derrière le comptoir d’un vidéo club à Amiens, ou sur Bouna, lorsqu'il faisait des ménages à l’aéroport d’Orly. Sans contacts, sans argent et avec un niveau d'anglais plus qu’approximatif, rien ne les prédestinait à devenir des agents qui comptent en NBA. Ces 120 minutes constituent une très belle surprise, d’autant plus que j’y allais à reculons seulement attiré par les deux têtes d’affiche… et je me suis régalé.
D’abord le sujet est nouveau. Des films sur des agents de joueurs de foot, il y en a eu et – sans doute à part Mercato l’an dernier avec Jamel Debbouze – et ça n’a donné qu’une suite de navetons, parfois indignes du cinéma français. A ma connaissance, c’est le 1er film qui s’intéresse au monde des agents de basket-ball, qui plus est plongés dans l’univers de la NBA. Bouna Ndiaye et Jérémy Medjana sont les héros de cette se révèle tout sauf un film de sport. C’est l’histoire d’une amitié – d’une bromance comme on dit maintenant -, plus forte que tous les aléas de la vie. les gamins et Play deux des précédents films de Marciano, parlaient déjà de cette amitié entre « potes pour la vie ». Ici, le fondement du film, c’est deux types qui ne seraient jamais arrivés l’un sans l’autre. La morale de cette aventure pourrait se résumer ainsi : pour tous ceux qui rêvent, pour toutes nos entreprises, pour tous nos échecs, s’il y a un tout petit espoir, il faut le laisser prendre toute la place.
Après I Love Peru, L'Amour ouf, Pourquoi tu souris ?, Coupez ! et Fumer fait tousser, c’est la 6ème fois que Jean-Pascal Zadi et Raphaël Quenard partagent l’écran. Et pour une fois, ils évitent les numéros personnels et, en toute humilité, se mettent au service de l’histoire. en s’éloignant de leur image de comique pour dresser des portraits touchants, honnêtes et d’une grande simplicité. Citons à leurs côtés Olga Mouak, Tracy Gotoas et Djibi Diakhaté. Voilà un film qui donne envie d’être positif. A saluer, car le moins qu’on puisse dire, c’est que ce n’est pas tellement dans l’air du temps.