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Domvill
34 abonnés
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4,0
Publiée le 19 novembre 2025
tout est réussi dans cette reconstitution : les décors pierreux contribuent à l'arridite de l'atmosphère du film, une utilisation opportune de la voix off, le jeu des flash back ou du rêve.. Gadebois est remarquable dans son jeu de bagnard renfrogne et Lamy est à peine reconnaissable en bonne du cure mégère... que de talents...
Un très beau film, un peu contemplatif. On y ressent progressivement la montée de la haine, cette amertume qui laisse un goût âpre dans la bouche et un vrai malaise face à la dureté du destin du héros. Alexandra Lamy, légèrement théâtrale, parvient néanmoins à exprimer de l'intensité, notamment dans son regard face au forçat. C’est l’homme d’Église qui, par son geste et sa bonté, rend à Jean Valjean son humanité et sa dignité perdues. La musique, surtout vers la fin, accompagne magnifiquement l’histoire et le paysage, soulignant la transformation intérieure du protagoniste. Vu en avant-première au Grand Palace des Sables d'Olonne avec la présence d'Eric Besnard.
Un film profond sur le genre humain, la misère humaine, la pauvreté et la rédemption. Un film porté de façon sublime par Gregory Gadebois et Bernard Campan, entre autres.
J avoue que je ne comprends pas trop les critiques négatives. Lent . pas d histoire. etc . OUI c est lent et alors ? Pas d histoire . et bien si c est l histoire de cet homme qui après des années au bagne sort et rencontre un homme qui lui donne une seconde chance. Tout le monde connait au moins une partie de ce long roman exceptionnel . les thénardiers . cosette . gavroche. Là le cinéaste a bien précisé qu il s agissait uniquement du personnage de jean valjean . .C est bien joué . SANS ce personnage il n y aurait pas eu de roman lui consacrer uniquement un film n est vraiment pas inutile.
Gadebois signe un retour solide dans ce film historique, marqué par sa rencontre avec un prêtre qui lui tend la main. La mise en scène, volontairement lente, laisse espérer une véritable transformation du personnage… qui, malheureusement, n’arrive jamais. Au final, c’est un film en demi-teinte : des dialogues parfois trop simples, un jeu d’acteurs un peu trop facile, et une impression générale qui ne laisse pas un souvenir impérissable.
Ce film retrace une infime partie du roman fleuve de Victor Hugo, "Les misérables". Grégory Gadebois endosse le rôle du bagnard rejeté de tous, sauf par un homme d'Eglise. Une fois l'effet de surprise passé de voir Bernard Campan affublé d' une perruque et philosophant à tout-va, Eric Besnard signe une adaptation assez terne où les flashbacks et une voix off agacent. Heureusement que Gadebois surnage et, est crédible en repris de justice avec sa carrure imposante. Pour résumer le tout, on a l'impression d'assister à un mauvais téléfilm, sorte de "Misérables pour les nuls" destiné à un large public qui ne connaît pas le livre. Je me suis bien ennuyé devant cette adaptation académique.
Un bon film, réussi, surtout étant donné qu'il n'adapte que le début des "Misérables".
C'est une exploration de comment la "bonne rencontre" peut permettre à une âme brisée, marquée par la désillusion, le ressentiment et la haine, d'avoir une seconde chance.
Les acteurs sont tous excellents dans leurs rôles et le caractère simple et "minimaliste" du cadre et du récit sert à mettre en accent les personnages et leurs états d'esprit.
Ce qui est impressionnant avec ce parti pris d'Eric Besnard, c'est le fait qu'en adaptant que le début des "Misérables", il peut explorer en profondeur le texte de Victor Hugo, notamment les passages se penchant sur l'état d'esprit et les pensées des personnages, un aspect qui ne peut être exploré facilement dans une adaptation "classique" du roman, devant souvent être synthétisée par la mise en scène notamment.
Bien qu'il y ait des voix off, ces dernières ne sont pas très nombreuses et servent surtout à établir un état d'esprit et un contexte. Et bien que je n'aie jamais lu le roman d'origine, je soupçonne aussi que les lignes parlées en voix off sont des lignes tirées directement des "Misérables", permettant de restituer autrement ce que Victor Hugo explorait dans son récit.
Vu en AVP. des bonnes idées mais un film oubliable et trop long par moment. Alexandra Lamy est vraiment pas terrible dans son rôle (elle était mieux dans Louise Violette). Seul Gregory gadebois et bernard Campan sont bons, sinon le reste est beaucoup trop long et peu intéressant.
Jean Valjean est un personnage de roman. Mais le héros des "Misérables" fort de son incroyable célébrité est devenu plus que cela : quasiment une figure historique dont chaque épisode de la vie mouvementée fait partie de l’imaginaire populaire.
Le cinéma s’en est emparé. "Les Misérables" ont déjà fait l’objet d’une trentaine d’adaptations cinématographiques. Elles se nourrissent du mythe autant qu’elles le nourrissent : Jean Valjean a pour moi à tout jamais les traits de Lino Ventura depuis que j’ai vu le film en 1982 avec ma classe de cinquième en sortie scolaire dans un cinéma du centre-ville de Toulon aujourd’hui fermé où le hasard m’avait placé à côté de Nathalie Maria, la plus jolie fille de la classe.
Cette adaptation-ci nous vient sur les écrans une année avant celle à grand spectacle de Fred Cavayé avec Vincent Lidon en tête d’affiche. Son budget est cinq fois plus modeste, ses acteurs moins bankables, son ambition bien moindre. Il ne s’agit pas de raconter le roman-fleuve dans son ensemble mais de se focaliser sur un épisode de quelques dizaines de pages à peine : la rencontre du forçat récemment libéré du bagne de Toulon après dix-neuf ans de captivité et celle d’un « juste » – puisque tel est le titre du livre premier de la première partie qui est consacré à Mgr Myriel – qui le mènera sur le chemin de la rédemption en l’innocentant du vol de son argenterie que Valjean commet durant la nuit où l’évêque de Digne l’héberge et en lui offrant au surplus deux splendides chandeliers d’argent dont il ne se séparera jamais.
L’intention est louable. Elle est d’une grande fidélité au roman. Elle donne donc autant de place sinon plus au saint homme qu’à l’ancien forçat (on oublie – et j’avais oublié – que c’est sur lui, et non sur Jean Valjean lequel n’apparaît qu’au livre deuxième soixante pages plus tard, que s’ouvre "Les Misérables"). Elle s’autorise quelques flashbacks, semblables d’ailleurs à ceux du livre, sur ce pain volé dans une boulangerie qui causa la déportation de Valjean, sur le bagne de Toulon (où on reconnaît parmi ses compagnons de chaine Albert Dupontel et Dominique Pinon).
Le problème de "Jean Valjean" est son pesant académisme. Tout y est surligné, par la musique, par des mouvements de caméra qui filment dans le Vaucluse, depuis les hauteurs du Lubéron, une action censée se dérouler une encablure plus loin dans les Préalpes de Digne. Grégory Gadebois fait, comme toujours, le job. Son physique le sert. Il fait un Jean Valjean parfait, massif, bourru, avare de mots. Bernard Campan en revanche détonne. Il a l’air trop jeune pour interpréter le vieil évêque âgé de soixante-quinze ans nous dit Hugo à la deuxième phrase des Misérables. Pour moi, Myriel aura à jamais les traits bénévolents de Louis Seigner, cet immense acteur né en 1903 qui interprétait avec Lino Ventura sous la direction de Robert Hossein son tout dernier rôle.
Une histoire intéressante - traiter de Jean Vajean et de son chemin vers l'humanité retrouvée, un casting solide ( Isabelle Carré, Alexandra Lamy et bien sûr Gregory Gadebois). On se dit qu'on va passer un bon moment. Et puis patatras. La colère et l'indignation ne naît pas du sujet social qu'on découvre dans le film mais du ratage dans les grandes largeurs du long métrage. Image Laide Effets spéciaux d'un autre âge - les images superposées au secours Des acteurs mal dirigés et qui du coup jouent mal
N'en jetez plus. J'ai eu mal pour Grégory Gadebois et Isabelle Carré qui avaient été bien mieux traités sur " Delicieux" et sa très belle photographie.
Très bon film. Les acteurs sont excellents. Film ci en avant première au Grand Palace des Sables. Un film qui a choisi de développer une partie des misérables moins développé dans le livre.
L’histoire derrière l’histoire. Qui était Jean Valjean avant d’être Jean Valjean ? Ce film cherche à raconter le passé de ce personnage culte de Victor Hugo mais n’a malheureusement pas grand chose à raconter. Le récit se concentre donc sur les quelques jours qui suivent sa libération et sa rencontre avec un homme de foi. C’est lent, sombre, il ne se passe presque rien. La voix narrative, l’image, les costumes, le casting, honnêtement, rien ne va, c’est un calvaire du début à la fin.
Le film magnifiquement interprété par Grégory Gadebois se concentre sur les origines de Jean Valjean, de forçat à homme du monde jusqu'à ce qu'il trouve la lumière dans cette magnifique région PACA ☀️
Décidément, Grégory Gadebois est bien l'un des plus grands acteurs de ces temps : il incarne un Jean Valjean tel qu'on en avait pas vu depuis longtemps. Mais ce n'est pas la,seule bonne surprise de ce film qui l'adaptation des deux premiers livres des Misérables, à savoir l'histoire de Monseigneur Myriel pour le premier et sa rencontre avec le forçat nouvellement libéré pour le second, livre qui se termine par l'épisode de la pièce de Petit-Gervais. Souvent, les adaptations passent rapidement sur la personnalité de l'évêque de Digne alors qu'une grande partie de l'œuvre prend sa source ici. Ce film lui rend enfin justice. Évidemment, c'est un cinéma austère, dépouillé mais avec une photographie faite de clair-obscurs magnifiques, le tout servi par des comédiens au meilleur de leur forme : Bernard Campan, étonnant en Monseigneur Myriel (le César le guetterait-il ?...) et Alexandra Lamy qui campe une Madame Magloire à la fois rigoriste mais pleine d'amour pour cet entêté de saint évêque ! Je trouve enfin que la presse a la dent bien dure pour ce très beau film et ce serait dommage de passer au large de ce beau moment d'humanité.