En sortant du film, j’ai immédiatement eu envie de relire Les Misérables, ce qui est toujours un très bon signe. Il y a dans ce film une intensité parfois troublante, qui vous accompagne longtemps après la séance.
Les acteurs sont remarquables : Grégory Gadebois est d’une présence saisissante, tandis que Bernard Campan et Isabelle Carré livrent des performances tout en finesse. Certains passages peuvent sembler un peu longs, mais ils servent parfaitement l’atmosphère, un peu comme dans un Maigret, où le temps qui s’étire fait partie du récit.
Le film soulève aussi des questions profondes sur la pauvreté, la religion et la dignité humaine. Et que dire de la photographie, absolument superbe. Je recommande ! un très bon film
La première chose qui nous gêne est ce sont ces voix Off récurrentes, trop explicatives, qui surlignent trop ce qui se devinent ou qui se voient, surtout quand il s'agit d'une des histoires les plus connues de la littérature. La première chose qu'on apprécie est le casting, quatre personnages passionnants, qui en disent long sur la France d'alors, incarnés par quatre acteurs au sommet, habités, dont une Alexandra Lamy surprenante en gouvernante dévote et revêche, une Isabelle Carré fidèle à elle-même brisée alors qu'elle a tout d'un ange, puis évidemment Grégory Gadebois Valjean idéal, imposant un charisme massif pour un être en colère et faussement haineux. La véritable soucis reste la longueur du film, en effet le film relate les 150 premières pages du roman et si à la lecture Victor Hugo reste intarissable et passionnant, dans un film il n'y a pas assez de substance pour un intérêt de près de 2h, 30-45mn auraient suffit. Néanmoins, la transition de Valjean passant de la colère et de la haine aux prémices de la rédemption est particulièrement troublante. Site : Selenie
Le film Jean ValJean d’Éric Besnard séduit par son atmosphère sombre, ses paysages magnifiques et sa mise en scène maîtrisée. Grégory Gadebois offre une interprétation remarquable du personnage de Jean ValJean, donnant au film une grande intensité émotionnelle. La présence de Bernard Campan est également une belle réussite, apportant sensibilité et profondeur. En revanche, un léger bémol concerne Alexandra Lamy, dont le jeu paraît parfois trop théâtral, comme si elle récitait son texte. Malgré cela, le film reste un drame puissant et visuellement captivant.
Les acteurs sont prodigieux. Les prises de vues sont époustouflantes. L'histoire est captivante. Comment un homme qui a connu le pire peut se repentir est connaître un nouvelle vie plus juste ? A travers les rencontres qu'il fait mais surtout grâce à la volonté de s'en sortir et la volonté d'aller vers la lumière. Les histoires du passé peuvent servir d'exemple pour nos parcours contemporain.
Les plus belles pages de la littérature sont complément dénaturées par une approche anachronique et par ailleurs très biaisée. Le texte d’origine est complètement charcuté, et la mise en scène est réellement lourde et convenue. Le résultat est très mauvais.
Adaptation du tout début du roman culte Les Misérables, Jean Valjean montre la genèse du héros, incarnation du "Bien". L'ancien forçat n'est pas montré sous son meilleur jour, car c'est sa conversion qui importe : sa rencontre avec l'évêque de Dignes le transforme. Le film est précis, contemplatif et pourra en ennuyer certains, mais il emporte. Une expérience cinématographique et littéraire.
Le film est d’une beauté inouïe. Pas facile pourtant d’adapter au cinéma ce personnage mythique de Jean Valjean, homme clé d’une immense puissance et caractère essentiel de l’oeuvre magistrale et célébrissime de Victor Hugo. Éric Besnard le réalisateur réalise une prouesse absolument magnifique, la fidélité au roman est remarquable, le choix des acteurs sublime, les dialogues remarquablement bien choisis (et cela n’a pas dû être facile, tant la richesse du texte de Victor Hugo est phénoménale), et tout cet ensemble est enveloppé d’une photographie d’une beauté époustouflante. Gregory Gadebois véhicule admirablement bien la détresse et la puissance de son personnage et Bernard Campan est absolument admirable, fin, magnifique dans ce très beau rôle de plus bel évêque de la littérature mondiale : Monseigneur Bienvenu. A Voir donc sans hésiter .
1815. Un homme brisé tente de se reconstruire après 19 ans de bagne, et cette halte nocturne chez un ecclésiastique bienveillant devient l'instant où tout peut basculer. Un drame historique de bonne facture, avec un lot de comédiens vraiment excellent : Grégory Gadebois, Bernard Campan, Isabelle Carré, Alexandra Lamy. C'est pour moi une découverte de l’univers des "Misérables" de Victor Hugo, j'avoue avoir encore quelques trous dans ma raquette littéraire ! Le personnage de Monseigneur Bienvenu m'a véritablement impressionné tant sa présence apaise et bouscule à la fois : toute la bienveillance humaine incarnée dans ce personnage ! Le récit glisse aussi quelques flashbacks bien sentis qui enrichissent l'ensemble sans l'alourdir. On avance à pas mesurés, porté par un rythme lent, mais feutré et soigné, presque apaisant. Sobre et habité. Site CINEMADOURG . free . fr
tout est réussi dans cette reconstitution : les décors pierreux contribuent à l'arridite de l'atmosphère du film, une utilisation opportune de la voix off, le jeu des flash back ou du rêve.. Gadebois est remarquable dans son jeu de bagnard renfrogne et Lamy est à peine reconnaissable en bonne du cure mégère... que de talents...
Aride comme le bagne où Valjean casse des cailloux. Triste comme un jour sans fin, l'image est plutôt laide. Bien sûr Gadebois excelle comme toujours mais ça ne suffit pas. Isabelle Carré et Bernard jouent à l'économie, Alexandra Lamy bien enlaidie ne convainc pas. J'aurais dû passer mon tour...
Film a aller voir rien que pour la prestation de Gregory Gadebois. J' ai pensé à Galabru dans le Juge et l'Assassin ou a Coluche dans Tchao Pantin...des films qui révèlent tout le talent d' un acteur. Campan y est là lui aussi égal a lui- même: excellent L' histoire ? Toujours la même mais quoi faire d' autre, quoi y rajouter ?
Ce film retrace une infime partie du roman fleuve de Victor Hugo, "Les misérables". Grégory Gadebois endosse le rôle du bagnard rejeté de tous, sauf par un homme d'Eglise. Une fois l'effet de surprise passé de voir Bernard Campan affublé d' une perruque et philosophant à tout-va, Eric Besnard signe une adaptation assez terne où les flashbacks et une voix off agacent. Heureusement que Gadebois surnage et, est crédible en repris de justice avec sa carrure imposante. Pour résumer le tout, on a l'impression d'assister à un mauvais téléfilm, sorte de "Misérables pour les nuls" destiné à un large public qui ne connaît pas le livre. Je me suis bien ennuyé devant cette adaptation académique.
Dommage, le sujet pouvait nous intéresser ! En plus, la réalisation est soignée, la photographie correcte, ainsi que les costumes ! Alors qu'est-ce qui cloche dans ce film raté ? D'abord la lenteur. On s'ennuie ferme, certains plans durent une plombe sans aucune nécessité. Il y a plusieurs flash-back dans ce long métrage et ce sont en fait les plus réussis. C'est dire !!! Les acteurs ne sont pas mauvais, mais tout cela est bien trop plat ! Alexandra Lamy, surjoue constamment et surtout Grégory Gadebois est monolithique. D'un film à l'autre, il joue toujours le même personnage pratiquement ! Même 1h38 de ce film paraît interminable.