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Julien D.
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5,0
Publiée le 19 août 2026
Une œuvre d’une grande retenue
Une œuvre profondément humaine, portée par une mise en scène sobre qui laisse toute leur force aux silences, aux regards et aux situations. J’ai été particulièrement sensible au contraste entre la dureté du sujet et l’intimité du récit, ainsi qu’à l’humanité qui traverse les personnages. Une approche parfois elliptique, qui émeut sans jamais forcer l’émotion.
On suit cette femme Syrienne, sans papier obligée de se cacher... Dans la cuisine du restaurant où elle travaille, dans la rue, trembant à chaque instant pour son fils et elle.
Elle a fuit son pays pour une vie meilleure sur Bordeaux et son parcours m'a touché. A l'instar de Souleymane, sa lutte est de tous les instants. Le fait qu'elle soit partagée entre deux hommes aurait pu faire basculer le récit dans une tension intéressante mais ce thème est balayé d'une traite et relégué au second plan. C'est un film intéressant mais qui ne restera pas dans ma mémoire c'est dommage...
Avec beaucoup de sensibilité, de grâce et de sobriété, le récit mêle l'histoire intime aux cahots du monde. Ce beau film est magnifiquement interprété par Zar Amir.
L’histoire de Selma, qui a fuit la Syrie, et la torture et entamé une nouvelle vie à Bordeaux. Sa rencontre avec Jérome, avocat va apporter une aide bienvenue à ses démarches. Le film raconte avec force le parcours du combattant pour obtenir un visa et un statut de réfugié. On ne peut que regretter que l’actrice principale d’un tel projet je profite pas de ses amitié pour servir vraiment la cause du film. C’est d’ailleurs le point négatif du long métrage : la crédibilité de la comédienne principale.
C'est pas facile de quitter son pays natal pour être sans papier en France sans partir avec son fils et son mari rester en Syrie sans savoir si ce dernier est vivant. Une femme Syrienne travaille dans une brasserie en France sans s'y en avoir les droits. Elle veut faire venir son fils en France et fait connaissance avec un avocat travaillant en face qui accepte de l'aider même si ce n'est pas de ses competences judiciaires. Ils vont avoir une liaison jusqu'a ce que des événements inattendus surviennent. Film remarquable réalisé par Gaya Jiji, une œuvre bouleversante avec comme sujet le droit de sol et une histoire d'amour poignante. Ce long metrage doit aussi sa reussite à ses comédiens avec en tete la revelation Zar Amir auquel je lui souhaite une bonne carrière dans le monde du cinéma, elle en a les talents, puis Alexis Manenti tres touchant dans la peau de l'avocat. Une oeuvre humaine.
Qu’est-ce qu’elle est ennuyeuse cette histoire étrangère ! Il faut vraiment se forcer pour croire un tout petit peu à l’histoire d’amour naissante entre cet avocat absolument sans charisme et cette jeune femme qui a visiblement plus de ressources qu’il n’y paraît. L’exil et le drame syrien mériteraient l’un come l’autre un traitement plus élaboré
"L'Étrangère" est avant tout un portrait de femme en reconstruction. Plus intime que militant, plus humain que démonstratif, le film séduit par sa délicatesse et l'interprétation très juste de Zar Amir Ebrahimi. Cependant, les enjeux les plus intéressants liés à l'exil, à la précarité et aux lourdeurs administratives finissent par passer au second plan au profit d'une intrigue romantique plus classique. Si cette dimension sentimentale apporte de l'émotion, elle affaiblit légèrement la force du propos initial. Un film sensible et touchant, porté par son actrice principale, mais qui laisse un léger sentiment d'inabouti.
Intéressant mélodrame sur fond d'immigration Syrienne de la réalisatrice Gaya Jiji qui saisit les tiraillements entre fidélité au passé et désir de réinvention de Selma qu'interprète la grande Zar Amir , "Les Nuits de Mashhad " , actrice Iranienne elle-même en exil en France , qui crève une fois de plus l'écran !
Faisant vaguement penser pendant sa première partie au récent " l'histoire de Suleymane" ( en moins réussi au plan cinématographique ), le scénario bifurque soudain, dans une volonté d'aborder une réflexion psychologique plus profonde, sur ce que représente la condition de réfugié politique et ses difficultés.
La cinéaste n' élude pas totalement et n'oublie pas de traiter - certes de façon un peu superficielle - la difficulté de vivre ( même dans un pays en paix pour un natif, doté d'une condition sociale favorisée ).
C'est cette partie qui m'a finalement le plus intéressé en ce qu'elle est porteuse d'une véritable originalité à partir d'un sujet déjà largement traité.
Ai vu « L’étrangère » de Gaya Jiji réalisatrice syrienne. Je suis allé voir ce film car j’aime beaucoup l’actrice iranienne Zar Amir qui y tient le rôle principal. Le film a été entièrement tourné en France et principalement à Bordeaux. Selma (Zar Amir très intense comme d’habitude) a fuit la Syrie principalement à pieds en traversant toute l’Europe pour la France. Elle n’a plus aucune nouvelle de son mari depuis qu’il est emprisonné par le régime et elle a laissé son petit garçon auprès de sa mère à Damas. A Bordeaux, elle travaille dans un restaurant clandestinement jusqu’au moment où elle est repérée par l’Inspection du Travail. Elle rencontre un avocat (Alexis Manenti) qui l’aide à faire des démarches pour obtenir de l’Etat français des papiers et pouvoir organiser le rapatriement de son petit garçon. Le scénario a bien du mal à garder une ligne droite et très vite multiplie les invraisemblances et les sorties de route. On a parfois l’impression que les deux comédiens ne croient pas toujours eux-même à cette histoire d’amour totalement improbable et dessinée à gros traits. Un manque de rythme, un montage laborieux qui se font succéder les fondus noirs entre les scènes, une mise en scène trop timide plombent le projet qui manque foncièrement de subtilité, de réalisme et de vérité. Cette histoire est trop romanesque et convenue pour que le spectateur se laisse aller. On sort constamment du film par des dialogues trop appuyés, des facilités de scénario et des scènes souvent trop prévisibles. Heureusement la présence, le charisme et la puissance émotionnelle de Zar Amir amènent un peu de sel à ce film qui est à des kilomètres de « L’histoire de Souleymane » dont le scénario est assez semblable. Le couple qu’elle forme avec Alexis Manenti est assez déséquilibré. On ne sait jamais si le comédien joue le retrait, la discrétion où s’il s’ennuie d’être à l’écran, tout comme un peu le spectateur dans son fauteuil.
Quel beau film. L'histoire de cette femme réfugiée syrienne qui se bat pour obtenir le droit d'asile et récupérer son fils resté au pays est poignante. Un sans faute pour l'actrice. Une histoire d'amour "clandestin" remplie d'émotion. A ne pas rater.
Très beau film avec une Zar Émir, comme d habitude, lumineuse et éclatante. J’adore cette actrice très diuee et doté d’un charme fou. Un film sur le courage, la pugnacité, les troubles liés au déracinement, la foi dans la réunion et l’amour maternel. Petit plus pour l’acteur qui joue Rami qui est adorable.
Le film s'ouvre sur la mer, cet espace tantôt paisible tantôt mouvementé, comme le cœur de Selma, cette jeune émigrée qui a fui en urgence la guerre syrienne pour se réfugier à Bordeaux, car son mari a été incarcéré pour protestation anti-régime. Elle a choisi ce qu'il y a de mieux pour sa famille, mais aussi ce qu'il y a de pire pour une mère : confier son gamin à une proche, et se cacher le plus loin possible. Quand elle n'a plus d'espoir sur la survie de son mari, elle finit par succomber aux charmes d'un avocat qui l'aide bénévolement... Qu'est-ce que L’Étrangère veut nous dire, au-delà de son histoire d'immigration tragique ? Il aborde surtout le désir féminin, le regard que l'on porte à une femme qui a été mariée, a aimé son homme et son enfant, mais doit peu à peu se résigner à l'impossibilité de faire son avenir avec sa famille : peut-on lui lancer la pierre, quand elle se remet à penser en tant que femme, et non en tant que (vraisemblable) veuve ? Le film, heureusement, répond à notre place (pour ne laisser aucune chance aux esprits misogynes) : spoiler: son mari revient mais ce n'est plus l'homme qu'elle a aimé, ayant été traumatisé par son incarcération, et n'est plus le jeune homme tendre qu'elle a connu. Qui est l'étranger, maintenant ? Peut-il vraiment la blâmer d'avoir pensé à refaire sa vie, en pleine détresse émotionnelle ? L’Étrangère, c'est le film qui nous place du point de vue qu'on ne voit jamais : celui de l'épouse du héros de guerre. Celle qui attend, ne sait pas si son homme est encore vivant, et si elle doit culpabiliser d'avoir des sentiments pour un autre, ou même juste des pensées pour une autre vie... Dans leur rôle, Zar Amir (Selma), Alexis Manenti (l'avocat, vu dans Les Misérables ou Athéna) et Amr Waked (le mari) sont formidables, et le film peut se targuer d'avoir une finesse désarmante pour traiter son histoire, ne condamnant jamais personne, montrant que tout le monde est pris en étau dans une situation impossible, et permettant finalement à son héroïne de spoiler: se libérer de son premier engagement marital (son mari reste son meilleur ami, son soutien permanent, et accepte qu'elle refasse sa vie autrement : la plus belle fin qui soit) pour délaisser son destin de victime de guerre, et devenir une femme libre. Une véritable tragédie grecque, malheureusement actuelle, qui tire toute son originalité à réfléchir du point de vue de l'épouse du héros de guerre, qui est "étrangère" aussi à ses propres sentiments... Un drame d'une finesse inattendue, à ne pas rater !