L’Étrangère
Note moyenne
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18 critiques spectateurs

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mat niro

465 abonnés 2 161 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 juin 2026
Au lieu de retracer le périple terrible pour arriver en France (sauf un passage en Hongrie), la cinéaste Gaya Jiji signe le portrait d'une femme syrienne, professeur de français dans son pays, et sans papiers en France. Elle travaille dans une brasserie bordelaise où un avocat y a ses habitudes (Alexis Manenti), il va la prendre sous sa coupe. Elle va alors s'autoriser à aimer de nouveau et débuter une histoire d'amour. Vu en avant-première, ce film est pudique et délicat sur la famille restée au pays et que le destin fait oublier. Zar Amir Ebrahimi est bouleversante spoiler: (attention à la scène de la douche)
, et même si le film ronronne quelque peu au milieu, son interprétation est royale, aussi bien dans la détresse que dans l'amour. Un beau parcours de vie.
Noël C
Noël C

18 abonnés 103 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 octobre 2025
Un beau duo classique: un homme, français bien installé mais qui aborde la quarantaine avec appréhension
. Une femme, très belle, réfugiée syrienne un, très bien éduquée (ex-prof de français en Syrie). Le décor: un centre ville tranquille (Bordeaux) avec un bistrot-resto sympa. Bien sûr, l’horreur des prisons syriennes et de la guerre civile sont tout le temps présents mais le scénario sait nous préserver de cela et nous plonge dans une superbe histoire d’amour dont nul ne pourra prédire la fin …
traversay1

4 486 abonnés 5 374 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 octobre 2025
Après un excellent premier film, Mon tissu préféré, Gaya Jiji confirme son talent, tout en délicatesse, dans L'Étrangère, dont la Syrie est de nouveau partie prenante, mais hors champ, cette fois-ci, avec le portrait d'une migrante débarquée seule à Bordeaux, après un parcours douloureux. Mais le film procède par un certain nombre d'ellipses, acquérant ainsi une puissance narrative implacable, tout en conservant une certaine touche de douceur, dans la description d'une femme blessée, en exil, qui garde sa dignité et son humanité, en toutes circonstances, malgré les tracasseries administratives et une survie sur un fil. La réalisatrice traite sa rencontre avec un avocat, qui appartient à un autre monde, de la même manière, avec pudeur et sensibilité. Gaya Jiji reste attentive aux caractéristiques nuancées de chacun de ses personnages, y compris les secondaires, évitant soigneusement toute forme de caricature. C'est ce qu'on appelle un beau film, sans restriction aucune, porté par la prestation remarquable de Zar Amir Ebrahimi et le talent toujours discret d'Alexis Manenti. L'écriture, partagé entre trois scénaristes, dont la cinéaste, se construit sur les notions d'identité, de solitude et de volonté, mais brille surtout par sa générosité féconde.
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