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remyll
256 abonnés
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3,0
Publiée le 4 mars 2025
Le film n’est pas un biopic. Le réalisateur choisit plutôt de pousser l’analyse de l’œuvre de Diego Velazquez par une réflexion assez sommaire sur les techniques du grand peintre et sur les influences qu’il a générées non seulement sur ses contemporains mais aussi sur des artistes célèbres de notre époque comme Pablo Picasso, Salvador Dali ou Francis Bacon et sur de nombreux autres beaucoup moins connus du grand public avec qui la comparaison n'est clairement pas raison, mais bon...le realisateur ose le faire. C’est un film pour le moins assez cérébral (bourré d'aphorismes parfois franchement osés, voire agaçants) mais intéressant.
Bof ! Un film très décousu, sans fil conducteur. Y a-t-il seulement 10 % d'images sur les tableaux peints par Velazquez ? Cela part dans tous les sens, entre les vues (souvent partielles) de tableaux de ses prédécesseurs, de ses contemporains et des peintres actuels, des paysages et cours d'eau qui n'ont rien à voir avec tous ces peintres et des commentaires pour intellectuels bobo de salons. Autant le film sur Goya, également produit par le Prado, était magnifique, autant celui-ci est décevant.
Patchwork d'images (qui n'ont pas toujours lieu d'être)...ça parle beaucoup mais au final on apprend peu de choses sur la vie du peintre, sur le contexte historique. A ce stade on ne voit pas trop en quoi Velàzquez constitue une enigme et pourtant.
Velázquez occupe dans l’histoire de la peinture une place originale. Il est universellement reconnu comme l’un des plus grands peintres qui soient ; mais il est relativement oublié. C’est à cette énigme que s’attaque Stéphane Sorlat avec le dernier volet d’un triptyque dont il avait produit les deux premiers : "Le Mystère Jérôme Bosch" en 2016 et "L’Ombre de Goya" en 2022.
Son documentaire est d’une facture très classique. On y entend en voix off Vincent Lindon, au timbre reconnaissable entre mille. On y voit des conservateurs, des critiques d’art ou des artistes (parmi lesquels mes amis Isabel Coixet et Guillaume Kientz #Namedropping) analyser l’oeuvre de Velázquez. On y voit surtout les peintures du maître, dont la caméra scrute les moindres détails. Les Ménines – analysé par Foucaut comme une subversion et revisité par Picasso – a droit à la place qu’il mérite : cette oeuvre étonnante renverse, on le sait, la perspective, nous mettant à la place du couple royal dont le peintre est en train de faire le portrait devant leurs enfants amusés.
"L’Énigme Velázquez" ne révolutionnera pas le cinéma. Pas sûr qu’il vaille la peine d’aller le voir en salles. L’offrir à ses beaux-parents ou à ses petits-enfants, s’ils manifestent une velléité de s’orienter vers les Beaux-Arts, en coffret DVD avec Bosch et Goya à Noël, devrait faire l’affaire. Il n’en reste pas moins l’occasion d’une découverte intelligente et sensible d’un des peintres les plus marquants de l’histoire de l’art.
Un superbe documentaire, intelligent, bien fait, très classieux, où l’on découvre des facettes mystérieuses de la vie du grand peintre. Bon dosage, entre histoire du personnage, mais aussi histoire de son pays, de l’Espagne du siècle d’or, petit peintre talentueux de Sévilla, repéré par le roi Philippe IV, très jeune, peintre officiel de la cour, visites en Italie pour connaitre et apprendre des grands maîtres de la renaissance : Florence, Venise, Rome . Tout y est, magnifiquement filmé. Pour une conclusion exceptionnelle sur le fameux et cultissime « Les Ménines » peint à la fin de sa vie, probablement le tableau le plus célèbre de l’histoire de la peinture, en tout cas le plus complexe, le plus existentiel, avec ses effets de jeu de miroir mystérieux. Du même niveau peut être qu’un autre tableau culte « le Jardin des délices » de Bosch, peintre qui avait fait l’objet d’un reportage dans la même série, de très haute stature, tout aussi exceptionnel.
L'énigme de Velazquez est comment on a pu faire un film aussi brouillon, sans fil conducteur. Ha si, on compare les tableaux de Velazquez avec les délires picturaux de Picasso, Dali et Bacon. Le tout accompagné d'une bouillie de commentaires pseudo intello du style " le trait est déconstruit"..Kes que c'est ? J'ai dû louper un épisode ! J'aurais aimé un film qui décortique la manière de peindre de Velazquez. En effet grâce aux quelques rares gros plans, on s'aperçoit que le peintre Espagnol, peint ses costumes à la manière des impressionnistes !
Une visite époustouflante des tableaux avec des gros plans sur les visages qui révèlent toute l’acuité du grand artiste que fut Velasquez ; une découverte pas à pas des personnages des Ménines où l’on est immergé dans une sorte de peinture abstraite pour s'apercevoir au fur et à mesure que la caméra s’éloigne que l’on est au cœur d’un des portraits. Les prises de vue sont magnifiques mais … quels commentaires (il y en a beaucoup) prétentieux de nos contemporains. On retrouve la mesure avec ceux réalisés par Elie Faure ou des peintres qui s’en sont inspirés comme Picasso ou Bacon. Dommage mais cela donne envie de revoir les tableaux et de regarder un bon vieux documentaire bien classique !
J'ai beaucoup aimé ce film qui retrace avec une grande douceur, la vie de velazquez , son époque, et surtout le parallèle avec les artistes contemporains, c'est passionnant
Voici un documentaire plutôt réussi sur le grand peintre espagnol. Les intervenants, artistes ou universitaires, montrent parfaitement l'influence que son oeuvre eut sur d'autres artistes majeurs. Les images sont belles, accompagnées d'une bande-son judicieusement choisie. On regrettera tout de même que l'influence du Gréco et de Titien sur la peinture de Velazquez n'aient pas davantage été abordés et la faiblesse de l'approche historique, pourtant essentielle dans l'histoire de ce peintre de la cour espagnole.
A mon avis à réserver aux personnes qui aiment et connaissent un peu Velasquez, pour le plaisir des yeux et quelques expressions intéressantes de spécialistes de l’art (ou d’artistes, comme Francis Bacon, un moment assez fascinant). Car le film n’est pas à la hauteur du sujet, il manque de structure et de fil conducteur ; le montage des divers points de vue ou parallèles artistiques semble relever du hasard, et le commentaire en voix off prend trop souvent un caractère pompeux, presque risible…
Plutôt pédante et intello cette façon d'aborder la peinture de Velasquez. L'ensemble est très inégal et décousu, sans avoir choisi son point de vue. Est-ce la rencontre avec Velasquez et son œuvre, est-ce la trace qu'il a laissée, est-ce le passage de la Renaissance au 18è siècle... Le sujet n'est pas clair et manque cruellement de sobriété dans la forme. De très bons moments cependant, tant dans les images de tableaux que dans des passages musicaux.
Voilà un documentaire passionnant sur la peinture où deux époques dialoguent entre elles : celui des artistes contemporains et celui de l'Europe du XVIIe siècle où régnait le maître absolu Diego Velazquez. Le film nous permet d'approcher au plus près les toiles que l'on connait — elles font partie du patrimoine mondial de l'humanité, sans vraiment les connaitre. La voix off de Vincent Lindon est juste et sincère et donne un souffle au récit qui remonte à rebours du temps pour tenter de dévoiler l'épais mystère du don invraisemblable de l'Espagnol, jamais égalé jusqu'aujourd'hui.