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wem
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3,0
Publiée le 6 avril 2026
D’office on pense au film de George Stevens, Une place au soleil, dans lequel un homme d’origine modeste est tiraillé entre sa fiancée et une riche héritière… et son destin devient tragique. Ici, l’intrigue se déroule au Maroc où les riches étrangers font travailler les locaux. Ça traîne un peu jusqu’à la dernière demi-heure, c’est un peu clichetonneux mais pas inintéressant. Dommage que le film se termine de façon attendue alors que c’est tout l’opposé du dénouement qui aurait été surprenant, un ailleurs… Bilan mitigé, donc
Meryem Benm’Barek capte avec justesse les tensions de classe, les héritages coloniaux et les contradictions du désir. Le film fonctionne par moments comme un thriller moral, où chaque choix intime révèle une contrainte invisible. Mais cette démonstration finit parfois par alourdir le récit.
Très bon film, scénario très intéressant qui montre que le changement de vie n'est pas forcément facile surtout lorsqu'il repose sur quelqu'un d'autre et non sur sa propre expérience, très bien interprété
Un portrait de la jeunesse marocaine entre tradition et en proie de réussite sociale . Ce film me fait penser étrangement à Marock de Laila Marracki sorti en 2006
Un scénario totalement prévisible avec des acteurs caricaturaux. Seule l'actrice qui interprète la jeune marocaine est crédible. De belles vacances au soleil pour l'équipe du film.
Entre deux options, une fille du pays et une étrangère, un jeune marocain n’en choisit aucune et se retrouve acculé. Un film qui se regarde et qui s’oublie aussi vite sur la lâcheté masculine qui est universelle. Avec un regard acerbe sur des expatriés français et le regard condescendant qu’ils portent sur le pays qui les accueille.
En allant voir "Derrière les palmiers", j'espérais que, dans son deuxième long métrage, la réalisatrice marocaine Meryem Benm’Barek avait gommé tous les défauts qui, pour moi, avaient gâché son premier, "Sofia", sorti il y a 7 ans 1/2 : façon maladroite de mener le récit, film qui, trop souvent, sonne faux. Malheureusement, il n'en est rien. Comme pour "Sofia", le sujet est très intéressant : ici, les rapports de type néo-colonial, à Tanger, entre la population locale et les riches européens et américains qui acquièrent au Maroc des résidences, principales ou secondaires. Au point qu'on peut voir dans "Derrière les palmiers" un film sur ... un grand remplacement qui ne serait pas le même que celui de Zemmour. C'est un film, aussi, qui illustre l'adage "Qui trop embrasse, mal étreint". Cela aurait pu donner naissance à un film puissant et passionnant. Ce n'est malheureusement pas le cas : trop de scènes auxquelles on ne croit pas, trop de dialogues qui sonnent faux, un trio de riches français trop caricaturaux. Carole Bouquet n'a jamais été aussi mauvaise. Par contre, on ne peut qu'être conquis par le jeu très sincère et émouvant de Nadia Kounda.
Derrière les palmiers est un film tendu et maîtrisé, qui explore avec précision les zones troubles du désir et de la perte de contrôle. Le moteur principal du film est la fracture et le décalage des réalités sociales que la société marocaine entretient entre ses autochtones et les expatriés .
La trajectoire du film, pensée comme une spirale qui fait glisse le personnage principal vers une noirceur inéluctable, impose sa vraie puissance dramatique. Le bémol tient à un scénario trop construit, presque programmatique (timing des rencontres, grossesse, rencontre fortuite des maitresses, mariage(s), etc) qui rend la progression dramatique un peu binaire, arrangée, et enlève de la crédibilité au film. Gros bémol : le personnage principal peine à susciter un attachement immédiat, ce qui atténue la force émotionnelle de sa chute.
Malgré cela, Derrière les palmiers reste une œuvre solide et audacieuse, portée par une vraie vision de mise en scène.
Sara Giraudeau s’y distingue particulièrement : elle prend encore le risque de jouer la fausse candeur qui la caractérise tout en s’exposant dans des scènes de sexualité crues, jamais gratuites. Son personnage gagne en complexité au fil du récit, glissant d’une apparente innocence vers quelque chose de plus ambigu et dérangeant.
On regrette que Carole bouquet soit un peu à côté de la plaque, son personnage est à la limite de la caricature.
C'est l'histoire d'un triangle amoureux tragique qui révèle nombre de sentiments inavouables et inconfortables. L'image des Occidentaux au Maroc n'en sort pas grandie et l'on comprend qu'aujourd'hui la colonisation "en douceur" est une forme d'appropriation des corps et des biens grâce au pouvoir de l'argent, d'où une rivalité sourde et pleine de non-dits entre autochtones et étrangers. Mais le film est tout autant psychologique... et presque moral puisque la faute conduit au malheur. L'actrice et l'acteur marocains sont très émouvants. La dernière scène est très forte. Une oeuvre du niveau des grands cinéastes iraniens.
J'ai eu la chance d'assister à une séance en avant-première avec la réalisatrice. Elle a écrit cette histoire personnelle où elle fut dans son passé les trois personnages principaux tour à tour. Le film est très bien réalisé et des acteurs superbes. un triangle amoureux éminemment politique sous fond de néo-colonialisme.
Une belle analyse du darwinisme social toujours très présent en 2025. Est-il possible de sortir de l’emprise familiale, sociale, historique ? Mais assez classique dans le traitement.
Film de Meryem Benm'Barek intéressant même si sa conclusion reste un peu trop ambigüe à mon goût . Sur fond de fractures sociales cette fiction est implacable et grinçante !
Il est assez net et limpide que la cinéaste marocaine signe avec ce film un remake du chef d'oeuvre "Une Place au Soleil" (1951) de George Stevens, soit une transposition maline du Texas à la Kasbah marocaine. Notons tout de même que Mehdi reste un privilégié dans sa communauté, il a fait des études plus qu'honorables, et est fils d'un chef d'entreprise prospère et d'une mère professeure, il n'est pas dans le besoin et tout va bien pour lui au départ. L'histoire reste un triangle amoureux apparemment classique, mais avec des paramètres communautaires et sociaux loin d'être anodins. Ce qui rend d'abord singulier cette histoire repose avant tout sur la personnalité des trois protagonistes : Mehdi, fils aimant, homme bon, respectueux et travailleur et sincèrement amoureux de Selma/Kounda, orpheline amoureuse passionnément et fidèle autant à Mehdi qu'à sa foi et donc aux traditions, puis Marie/Giraudeau fille pourrie gâtée de déjà 40 ans, une Tanguy qui peut dire merci à ses parents riches mais omniprésents pour elle. Ca c'est au départ, avant que Mehdi et Marie ne se rencontre, lui parce qu'il est un homme et que la chair est faible, elle parce que pourquoi pas, puis Selma qui n'a que ses yeux pour pleurer. Un drame intime, social, conjugal, familial, psychologique aussi très bien écrit, magnifiquement interprété, dur mais à conseiller. Site : Selenie
Voilà un bon film et j'ai du mal à comprendre les critiques négatives. L'histoire de ce jeune marocain, issu de la petite bourgeoisie de Tanger qui s'éprend de la fille de grands bourgeois occidentaux alors qu'il s'apprête à demander en mariage une fille marocaine est habilement troussée. Certes certaines séquences sont un peu caricaturales notamment les réceptions chez les européens où la réalisatrice n'y va avec le dos de l'objectif, mais dans l'ensemble l'affaire se tient. Carole Bouquet est épatante dans le rôle de la mère sur ses gardes quand Marie, sa fille, légère et écervelée lui présente Mehdi. Et Sara Giraudeau parfaite aussi dans le rôle de Marie. La distribution est excellente qu'il s'agisse de l'acteur jouant Mehdi ou de l'actrice jouant la malheureuse marocaine abandonnée. On voit bien les tiraillements du héros entre le désir d'élévation sociale et de progression professionnelle et l'attachement à la famille et aux traditions. Certains décrivent le film comme une charge contre la colonisation . Je n'ai pas du tout vu cela, juste une étude de moeurs plutôt bien fichue en dépit de quelques ficelles un peu épaisses.
Le premier long métrage de Meryem Benm’Barek, Sofia, sorti il y a déjà près de huit ans, avait marqué par ses prises de risque et son acuité sociale, dans le portrait d'une jeune mère célibataire au Maroc. Derrière les palmiers n'a pas moins d'ambition pour évoquer le désir amoureux et l'espérance d'ascension pour un garçon marocain, tenaillé entre sa fiancée de Tanger et sa maîtresse française. La famille de cette dernière, bourgeoise et vaguement condescendante vis-à-vis de la population de son pays d'adoption permet à la réalisatrice d'évoquer le néocolonialisme économique avec une acidité que l'on saluerait volontiers s'il n'était pas escorté par des aspects par trop caricaturaux. Le portrait psychologique de son jeune héros, très fluctuant, manque aussi un peu de nuances, dans un récit trop prévisiblespoiler: qui s'éloigne progressivement du réalisme pour la chronique d'une tragédie annoncée. Pas sans qualités, loin de là, et captivant dans sa captation d'un Tanger immédiat et fascinant, Derrière les palmiers finit par décevoir à cause d'un scénario qui se complait à suivre une trame attendue. On saluera cependant l'excellente interprétation de Driss Ramdi et surtout de Nadia Kounda dont le rôle, soit dit en passant, aurait mérité d'être développé, bien davantage que celui, un brin convenu, de Sara Giraudeau.