Que ma volonté soit faite
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Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mai 2025
En voilà un film bien particulier mais qui fait du bien dans un festival finalement assez formaté. Présenté à la Quinzaine des Cinéastes qui peut toujours nous réserver quelques surprises et réalisé par Julia Kowalski qui n'avait pas fait de long-métrage depuis dix ans, le film nous raconte l'histoire d'une adolescente évoluant dans un village renfermé sur lui-même, de même que sa famille d'ailleurs, assez particulière. Tout va changer le jour où une autre jeune femme beaucoup plus libérée va revenir dans le coin. Bon jusque-là, rien de vraiment particulier mais précisons que l'adolescente est dotée de pouvoirs paranormaux, qu'elle a sûrement hérité de sa mère. On est donc dans un espèce de "Carrie", ses pouvoirs se manifestant lorsqu'elle ressent une forte émotion, dans une atmosphère à la "Calvaire", ce qui donne un mélange des genres assez particulier mais loin d'être raté ! Même si le film est quelques-fois maladroit, notamment dans ses longueurs qui cassent parfois le rythme, on rentre assez rapidement dans cette étrange histoire pour y ressentir principalement du malaise. Ah oui, c'est sûr que ce n'est pas vraiment le film idéal pour se détendre mais en attendant, ce que cherche à transmettre la réalisatrice au spectateur fonctionne à merveille ! Surtout que nous avons une petite montée en puissance du côté des deux adolescentes, l'une découvrant petit à petit ses pouvoirs et l'autre apprenant à vivre avec le regard des autres constamment posé sur son dos, jusqu'à ce que cela se transforme en une espèce de chasse aux sorcières. Alors effectivement, on a peu le cliché du village reculé où il y fait toujours gris aux habitants arriérés et aux idéaux plus que conservateurs mais en attendant, eh bien ça fonctionne ! Tout comme dans "Calvaire" d'ailleurs mais c'est en même temps le genre de décor et de contexte idéal à ce type d'histoire bien oppressante. "Que ma volonté soit faite" est donc un film fantastique qui sort un peu des clous et qui fait du bien (enfin surtout aux amateurs du genre) malgré son ambiance particulièrement sinistre !
traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 décembre 2025
Les nouvelles réalisatrices françaises ont, depuis quelques années, suivant l'exemple de Julia Ducournau, défriché des terres vierges dans le cinéma dit de genre, ne nourrissant plus aucun complexe vis-à-vis du conformisme de leurs pairs hexagonaux. Elles osent beaucoup, c'est à cela qu'on les reconnaît, sans peur pour convoquer le malaise ou le mauvais goût. Julia Kowalski fait partie de cette race et Que ma volonté soit faite possède un art climatique assez évident, même si on pourra lui reprocher d'avoir une vision de la campagne française pas très reluisante. spoiler: Passons sur cette absence de nuances, le film ne manque pas de puissance pour évoquer une épizootie inquiétante et la sauvagerie animale de quelques représentants pas très glorieux de l'espèce humaine.
On aurait aimé que la cinéaste, dont la mise en scène se révèle assez impressionnante, avec une actrice principale qui ne l'est pas moins, en la personne de Maria Wróbel, soit plus rigoureuse dans son intrigue, ou moins livrée à l'incohérence, si l'on préfère, empêchant un équilibre convaincant entre le réalisme du récit et l'aspect fantastique et maléfique qui le contamine assez souvent. Non que l'on ait espéré absolument une explication à tout ce que subit ou exorcise son personnage principal, mais au moins une ligne narrative un peu moins erratique, afin de susciter une meilleure compréhension, voire une véritable émotion, complètement absente ici.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 décembre 2025
Oeuvre intrigante et intéressante, "Que ma volonté soit faite" présentait de nombreux atouts pour me plaire.
A l'instar d'une "Carrie" de Stephen King, on y suit une jeune fille qui s'éveille à la sexualité et qui, comme Carrie White, possède quelques pouvoirs. On pense aussi à Julia Ducournau dans les thématiques et la manière de les mettre en scène notamment pour tout ce qui touche au corps.
Dès le début, le mystère s'installe tout comme l'atmosphère que se fait palpable. De ce côté, il y a un gros travail sur la bande de son et musicale mais également sur la mise en scène. L'actrice principale est aussi stupéfiante et le long métrage doit beaucoup à sa prestation.
Toutefois, Julia Kowalski s'embourbe un peu dans son intrigue et peine à transformer son essai. Il en résulte une impression de simple ébauche, d'un manque d'aboutissement.
Pas mal.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 novembre 2025
Que ma volonté soit faite explore avec une intensité rare le conflit entre désir intime et injonctions morales, dans un monde rural dominé par la crainte de ce qui échappe au contrôle. Julia Kowalski dépeint une société où la foi devient un outil de surveillance et où la différence se transforme en menace. Porté par une mise en scène organique, une photographie rugueuse et une bande sonore nerveuse, le film installe un malaise diffus, mais profondément lucide. Les interprètes, habités, donnent chair à cette tension permanente entre pulsion et répression. Une œuvre exigeante, qui interroge notre rapport à la norme et à la peur de l’inconnu, sans jamais chercher la facilité.


Le film s’inscrit dans un cinéma de genre à la fois physique et profondément symbolique, où la question du désir féminin devient un terrain de fracture entre norme sociale et identité intime. La cinéaste y déploie un regard précis sur une communauté rurale enfermée dans ses certitudes, où la foi se mue en instrument de contrôle, et où toute singularité est perçue comme une anomalie inquiétante. La peur ne naît pas ici du spectaculaire, mais d’un climat diffus, d’une tension sourde nourrie par les regards, les silences, et les non-dits.

Ici, on évite toute tentation démonstrative, préférant installer une sensation d’oppression progressive, presque sournoise, portée par une mise en scène organique et une photographie granuleuse qui épouse la matière du réel. La musique, souvent abrasive, accompagne cette dérive intérieure sans jamais la surligner, renforçant l’impression d’un monde clos, hostile, où l’intime se retrouve constamment jugé.

Les interprètes livrent des performances puissantes, incarnées, donnant à chaque personnage une densité troublante. La figure centrale cristallise avec justesse ce tiraillement entre honte inculquée et besoin d’émancipation, tandis que les personnages gravitant autour d’elle dessinent un paysage moral rigide, réfractaire à toute nuance.

Sans spoiler son intrigue, le film interroge frontalement notre rapport à la norme, à la peur du corps féminin, et à cette tendance collective à pathologiser ce que l’on ne comprend pas. Une œuvre exigeante, viscérale, qui dérange autant qu’elle fascine, et qui confirme Julia Kowalski comme une voix singulière du cinéma français contemporain.
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 359 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 octobre 2025
Même si l'idée est prenante, et que l’exécution est assez intense, KOWALKSI loupe un peu le coche de sa proposition, en tombant dans un formatage pas toujours fin de son film de genre, qui donne des allures un peu pompeuse, à un tout qui aurait du être plus radical
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 décembre 2025
 QUE MA VOLONTÉ SOIT FAITE - Jlia Kowalski | ⭐ 6/10

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Avec Que ma volonté soit faite, Julia Kowalski signe un film qui ne ressemble à rien d’autre dans le paysage français actuel. Entre drame rural et film de possession, le long-métrage prend des risques, pas systématiquement payants, mais toujours assumés.

Dès les premières scènes, et ces plans fixes sur ce village isolé, l'on est frappé par l’atmosphère pesante qui enveloppe cette histoire de famille polonaise. Le film est convaincant lorsqu’il maintient l’ambiguïté entre réel et hallucination, et lorsqu’il dépeint la violence sourde d’un village refermé sur lui-même.

Mais l’audace du projet se heurte parfois à ses limites. L’histoire de Nawojka, adolescente dotée d’un pouvoir incontrôlable lié au désir, s'appuie sur un symbolisme qui paraît un peu trop appuyé, un peu lourd, et la rage féministe du film semble parfois excessive.

Il y a néanmoins, derrière ces maladresses et ce manque de subtilité, un réel plaisir de cinéma, une vraie générosité et une audace rare dans un paysage français souvent frileux face à l’épouvante : celle d'utiliser l’occulte, la sorcellerie, comme un moyen d’expression politique.

Que ma volonté soit faite est un film imparfait, habité de bout en bout. Une œuvre atypique, dérangeante et courageuse, qui ne se réfugie dans la facilité. L'ensemble est parfois trop insistant ou trop théorique, mais sa fièvre et son geste féministe assumé lui donnent une puissance singulière.

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Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 décembre 2025
Film dérangeant, à la manière Ducournau. L'ambiance est malsaine et noire. Des scènes très dures avec les animaux. L'interprétation de l'actrice principale est extraordinaire.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 décembre 2025
Depuis la nuit des temps ce sont les hommes qui traitent certaines femmes de sorcières.
Dans une ruralité extrêmement glauque où le patriarcat règne en maître ce sont elles qui s’auto-proclament.
Ce film est opaque, malaisant, ténébreux et sans concession sur la nature humaine.
Il n’est pas agréable à vivre mais le cinéma de Julia Kowalski est habité. Indéniablement.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 868 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 octobre 2025
Vu en festival à Montréal.

On ne pourra nier la volonté de Julia Kowalski de proposer quelque chose d’assez inédit dans le paysage cinématographique français. En effet, avec « Que ma volonté soit faite », la cinéaste entend mêler deux univers à priori aux antipodes l’un de l’autre. D’abord, on a un drame situé dans le monde agricole, comme pouvaient l’être « Au nom de la terre » et « Petit paysan » ainsi que tous ceux qui ont suivi après le succès de ce type d’œuvres rurales. Et c’est à un croisement avec le fantastique à tendance sataniste et religieuse, telles que le sont une palanquée de séries B, films d’horreur plus pointus ou essais du sérail indépendant international (« Antéchrist » au hasard), que l’on assiste. Même si le film de genre commence à être reconnu et produit dans l’Hexagone, on n’est pas encore au niveau des cousins espagnols, sud-coréens ou américains. Alors quand c’est en plus mixé avec un sous-genre sentant bon le terroir, on ne peut que saluer. C’est donc inusité sur les écrans et la tentative est assumée même si non dénuée de maladresses et inaboutie.

Une drôle d’impression nous traverse l’esprit durant toute la projection. On se demande ce que des cinéastes abonnés (en plus d’être adaptés et reconnus) pour ce type d’histoires tels que Ari Aster ou Robert Eggers, fers de lance de l’elevated horror, auraient pu faire d’un tel scénario. Ou même pour rester francophone, un Guillaime Nicloux ou un Fabrice du Welz. Kowalski semble en effet parfois dépassée par ce qu’elle filme et pas toujours en possession de tous ses moyens ou des nombreuses opportunités et possibilités qui s’offrent à elles. Et on le ressent notamment dans l’atmosphère qui aurait pu être bien plus soignée et surtout malaisante. Ici on n’est pas vraiment angoissé et l’ambiance dérangeante et putride que promettaient un tel postulat n’est pas vraiment au rendez-vous. Elle use de manière ostentatoire de certains codes périmés du film d’auteur mais oublie de nous faire peur, de nous déranger viscéralement et de confectionner le bel opéra macabre que le long-métrage aurait pu devenir. Même sur le versant du drame rural et agricole, « Que ma volonté soit faite » est exsangue et on frôle la simple utilisation d’un décor singulier pour illustrer le satanisme.

On aurait cependant tort de rester bloqué sur ces réserves. Le film parvient à extraire la sève presque littéraire du fantastique pur jus. Tout ici est sujet à interrogation et il n’y a aucune certitude sur ce que l’on voit et ce qu’il se passe véritablement. La frontière entre le surnaturel et les hallucinations et la psychose générale est bien entretenue. Les zones d’ombres et questions en suspens se fondent parfaitement dans ce type de sujet. Et si le côté anxiogène n’est pas là comme espéré, c’est tout de même poisseux et quelques visions imprègnent durablement la rétine comme cette déambulation finale nue dans le village. Une séquence qui nous apparait comme une gueule de bois hallucinatoire. On voit bien le parallèle fait avec la manière dont la sorcellerie et la différence étaient perçues dans le temps et qui semblerait ici toujours d’actualité. Nos suppositions perdurent après la projection et on la sensation intime qu’on a vu quelque chose d’audacieux et de courageux malgré les fautes de goût et les actes manqués. Une œuvre intéressante mais pas toujours pleinement maîtrisée et surtout avare en véritables frissons.

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Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 août 2025
Ce film est dur, crépusculaire et implacable. Ce drame familial en milieu rural est plutôt éprouvant où la réalité côtoie parfois l’épouvante face aux maladies des bètes mais aussi des gens. Certaines scènes sont parfois difficilement supportables. On suit le parcours d’une jeune fille traumatisée par les violences aux animaux et par un passé mystérieux. La réalisation comme l’interprétation de ce film sont honnêtes mais sans plus.


Bernard CORIC

Film visionné aux journées GNCR/ACRIF des 27 et 28/08/2025 au Mélies de MONTREUIL
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 décembre 2025
Nawojka est une jeune femme réservée, qui vit avec son père et ses frères dans un village reculé. Elle garde secret un étrange pouvoir inhumain hérité de sa mère disparue. Le retour au village d’une voisine va venir troubler ses désirs naissants de liberté et d’épanouissement. Film de genre assumé, ce long métrage aborde différentes thématiques avec force. Si je n’accroche pas avec l’intégralité de la proposition, impossible de ne pas succomber à la dernière partie du film surpuissante.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 novembre 2025
De boue et de feu

On ne pourra pas retirer à Julia Kowalski sa volonté de faire dans l’original. Une nouvelle fois, comme dans son 1er film, elle consacre ses 95 minutes à nous plonger dans une famille polonaise qui tente de s’intégrer en France, ici dans le milieu rural. La jeune Nawojka, qui vit avec son père et ses frères dans la ferme familiale, cache un terrible secret : un pouvoir monstrueux, qu'elle pense hérité de sa défunte mère, s'éveille chaque fois qu'elle éprouve du désir. Lorsque Sandra, une femme libre et sulfureuse originaire du coin, revient au village, Nawojka est fascinée et ses pouvoirs se manifestent sans qu’elle ne puisse plus rien contrôler. Un film aride, exigeant et dérangeant qui a été présenté à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes, qui ne peut laisser indifférent même si le sujet reste un peu trop obscur à mon goût.
Je ne peux pas raconter grand-chose de plus que le pitch fourni par le dossier de presse sans divulgâcher quelque chose de ce drame organique, crade à souhait, viscéral et dont le images restent longtemps présentes dans la mémoire. Il y a du Stephen King dans tout ça – je pense évidemment à Carrie -. Mais l’idée de mêler cette histoire à la limite de l’épouvante avec un drame paysan dans le style de Au nom de la terre ou du Petit Paysan est pour le moins inédite. Ceci dit, je peux comprendre ceux qui n’aiment pas ça du tout, mais on se doit de reconnaître que le film est porté par une distribution impeccable.
D’abord la jeune polonaise Maria Wróbel, impeccable dans un rôle physique très exigeant. Son duo avec la sulfureuse Roxane Mesquida vaut le détour. On notera les présences tout aussi impressionnantes de Wojciech Skibinski, Jean-Baptiste Durand ou Raphaël Thiéry. Hélas, je pense que la cinéaste a été un peu dépassée par ce qu’elle filme en laissant passer de nombreuses opportunités et possibilités qui s’offrent à elles, nous livrant ainsi un drame singulier mais inabouti. A suivre donc en attendant mieux.
Fabien B.
Fabien B.

3 abonnés 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 juin 2025
Vu au Luxor lors de la reprise de la Quinzaine, ce film m’a totalement captivé. Une expérience rare, intense, que j’ai adorée. J’ai hâte de sa sortie pour le redécouvrir en salle. Un chef-d’œuvre qui marquera durablement les esprits et restera longtemps dans les mémoires.
Ladyoscar L.
Ladyoscar L.

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4,0
Publiée le 14 décembre 2025
Maria Wrobél est extraordinaire. L'ambiance boueuse et etrange. L'impression d'être au bord du monde tout en étant dans un puissant quotidien ancré dans la terre.
Robinest
Robinest

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5,0
Publiée le 19 juillet 2025
Audacieux, endiablé, intense, du pur cinéma avec une actrice principale incandescente et des seconds rôles qui n'ont pas froid aux yeux...
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