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Que ma volonté soit faite
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Adelme D.Otrante
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3,5
Publiée le 13 décembre 2025
Depuis la nuit des temps ce sont les hommes qui traitent certaines femmes de sorcières. Dans une ruralité extrêmement glauque où le patriarcat règne en maître ce sont elles qui s’auto-proclament. Ce film est opaque, malaisant, ténébreux et sans concession sur la nature humaine. Il n’est pas agréable à vivre mais le cinéma de Julia Kowalski est habité. Indéniablement.
Une atmosphère soutenue de bout en bout attribuée à une réalisation audacieuse et une BO qui rythme parfaitement la sorcellerie qui nous envoûte tout du long. Bravo !!
Magnifique Film ! La photographie, les , l’atmosphère, le décor, les animaux, le désir, la magie, être visité… Il y a dans ce film un univers tout à fait singulier qui est fait de plusieurs peaux. Il en ressort une grande inventivité qui vient de l’intérieur. Rien n’est idée, tout est incarné et sensible. Mention spéciale à Maria Wróbel pour la puissance de son interprétation, Simon Beaufils pour la photographie somptueuse et organique et Daniel Kowalski pour la musique inquiétante et évocatrice. Julia Kowalski / QUEEN
L'affiche nous saisit , le film nous entraine dans la profondeur du monde d'une femme que nous approchons pas à pas, incarnée par actrice intense et généreuse.
Je n’arrêterai jamais de le dire mais vive le cinéma d’horreur français !! Que ma volonté soit faite ne trahit pas l’originalité de ce genre que j’aime tellement. Le film m’a surpris et plu, il nous plonge dans une atmosphère poisseuse et nauséabonde du début à la fin, autant d’un point de vue physique que psychologique. J’ai adoré les plans et les acteurs étaient très convaincants.
Les nouvelles réalisatrices françaises ont, depuis quelques années, suivant l'exemple de Julia Ducournau, défriché des terres vierges dans le cinéma dit de genre, ne nourrissant plus aucun complexe vis-à-vis du conformisme de leurs pairs hexagonaux. Elles osent beaucoup, c'est à cela qu'on les reconnaît, sans peur pour convoquer le malaise ou le mauvais goût. Julia Kowalski fait partie de cette race et Que ma volonté soit faite possède un art climatique assez évident, même si on pourra lui reprocher d'avoir une vision de la campagne française pas très reluisante. spoiler: Passons sur cette absence de nuances, le film ne manque pas de puissance pour évoquer une épizootie inquiétante et la sauvagerie animale de quelques représentants pas très glorieux de l'espèce humaine. On aurait aimé que la cinéaste, dont la mise en scène se révèle assez impressionnante, avec une actrice principale qui ne l'est pas moins, en la personne de Maria Wróbel, soit plus rigoureuse dans son intrigue, ou moins livrée à l'incohérence, si l'on préfère, empêchant un équilibre convaincant entre le réalisme du récit et l'aspect fantastique et maléfique qui le contamine assez souvent. Non que l'on ait espéré absolument une explication à tout ce que subit ou exorcise son personnage principal, mais au moins une ligne narrative un peu moins erratique, afin de susciter une meilleure compréhension, voire une véritable émotion, complètement absente ici.
Avec Que ma volonté soit faite, Julia Kowalski signe un film qui ne ressemble à rien d’autre dans le paysage français actuel. Entre drame rural et film de possession, le long-métrage prend des risques, pas systématiquement payants, mais toujours assumés.
Dès les premières scènes, et ces plans fixes sur ce village isolé, l'on est frappé par l’atmosphère pesante qui enveloppe cette histoire de famille polonaise. Le film est convaincant lorsqu’il maintient l’ambiguïté entre réel et hallucination, et lorsqu’il dépeint la violence sourde d’un village refermé sur lui-même.
Mais l’audace du projet se heurte parfois à ses limites. L’histoire de Nawojka, adolescente dotée d’un pouvoir incontrôlable lié au désir, s'appuie sur un symbolisme qui paraît un peu trop appuyé, un peu lourd, et la rage féministe du film semble parfois excessive.
Il y a néanmoins, derrière ces maladresses et ce manque de subtilité, un réel plaisir de cinéma, une vraie générosité et une audace rare dans un paysage français souvent frileux face à l’épouvante : celle d'utiliser l’occulte, la sorcellerie, comme un moyen d’expression politique.
Que ma volonté soit faite est un film imparfait, habité de bout en bout. Une œuvre atypique, dérangeante et courageuse, qui ne se réfugie dans la facilité. L'ensemble est parfois trop insistant ou trop théorique, mais sa fièvre et son geste féministe assumé lui donnent une puissance singulière.
Une proposition de cinéma forte pour un film parfois âpre, dur, mais paradoxalement presque pop : le film ne cache pas ses références (le gialo, carrie, wake in fright...) pour les secouer, les brûler, poussant loin les partis pris de mise en scène, de musique, de jeu. Le film impressionne au point qu'on finit par se poser cette question si rare au cinéma : comment ont-ils tourné certaines scènes ? Le scénario tient à peu, c'est presque dommage, mais le film se situe vraiment ailleurs : dans les sensations qu'il provoque, la colère et la peur qu'il fait naître. On en sort secoués, et qu'est ce que ça fait du bien !
Que ma volonté soit faite est un film surprenant et captivant, je me suis laissée appée par le scénario et le jeux d'acteur qui ne laisse pas indifférent ! A voir et revoir ...
Enfin un film d’auteur qui bouge les lignes, lignes creatrices, sociologiques et geographiques. Elle met en scène une sourde et malsaine chasse aux sorcières et exprime le mal être de deux jeunes femmes dans un monde ultraviolent ou paradoxalement il faut s’effacer pour s’intégrer, pour survivre. A l’heure ou les peurs populistes, machistes et theologiques se dechainent, cette jeunes realisatrice livre un hurlement de survie feministe servi par 2 magnifiques interpretes… Allez le voir, vous en sortirez envoutée.
film très intriguant, très bien construit !! je me suis très vite mis dedans, et j’ai tout de suite compris les différents thèmes exprimer dans ce film.
Un film riche, puissant ,déroutant que l’on garde longtemps en mémoire . La scène finale de déambulation dénudée dans un village sans âme est fascinante.
Le pire film que j’ai vu depuis bien longtemps (Cannes 2025). L’aspect documentaire rend l’ensemble glauque. Viscéral, organique, oui. Mais surtout malaisant. Le traitement psychologique caricatural des personnages féminin est catastrophique. Un film sinistre, sale, et bancal.