Après une dernière tournée éprouvante, Orelsan décide de quitter la France afin de s'installer au Japon avec sa femme enceinte. Après leur emménagement, il découvre une armure magique ancestrale qui va réveiller d’étranges créatures… des Yōkais 妖怪.
Second film personnel pour le chanteur Orelsan (Aurélien Cotentin) après Comment c'est loin (2015), produit et distribué par Sony Pictures France (rien d’étonnant à cela, sachant que le label musical d’Orelsan est Sony Music France RCA Records). A la réalisation, on retrouve David Tomaszewski, dont c’est le tout premier long-métrage (il a réalisé d’innombrables clips pour Orelsan, Vitaa et -M-).
On ne va pas tourner autour du pot, Yoroï (2025) est un film grand public qui s’adresse uniquement aux fans de la première heure d’Orelsan (le film traite de ses névroses, en pleine crise existentielle et qui se retrouve en proie avec des monstres métaphoriques). Très inspiré (entre autres) par "Les Chevaliers du Zodiaque", tout comme l’était déjà son clip "Ils sont cools", je suis resté totalement hermétique au film car je ne suis pas le public cible. D'une part parce que Orelsan n'est pas ma came (hormis les documentaires Orelsan : Montre jamais ça à personne - 2021 & F*ckin' Fred - Comme un léopard - 2025), d'une autre, parce que les mythologies et traditions japonaises m'ennuient profondément et enfin, parce que je ne suis pas ce que l'on appelle grossièrement "un bandeur du Japon" (il n’y a qu’à voir la façon dont le pays est représenté, c’est du Ghibli tout craché, le Japon de carte postale, avec son bestiaire, le Mont Fuji et des citoyens très/trop gentils).
Côté mise en scène, le film semble ne jamais savoir s'il doit être sérieux ou drôle, constamment le cuI entre deux chaises , avec toujours cette même constance : des effets numériques d'une rare Iaideur (nous renvoyant aux milieux des années 2000 et ce que le cinéma français faisait de pire, tels que Samouraïs - 2002 ou Bloody Mallory - 2002). On jurerait assister à un pastiche sous forme de spoof-movie alors qu'il n'en est absolument rien puisque le film est tout ce qu'il y a de plus sérieux. C'est à n'y rien comprendre.
Le film ne semble n'avoir aucun autre intérêt que de servir l'égo-trip d'Orelsan (avec son double maléfique) et d'assouvir son kiff du Japon (c’est très gênant). Enfin, niveau interprétation, Orelsan vient nous rappeler qu'être acteur, c'est un métier et s'il peut être bon derrière un micro, il ne l'est pas forcément devant la caméra (il ne dégage strictement aucune émotion, ni charisme).
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