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FannyH
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5,0
Publiée le 24 juillet 2026
Superbe documentaire qui plonge le spectateur dans la beauté et la rudesse de la montagne ainsi que dans le quotidien des bergers de l'Ariège. Les paysages sont splendides et les personnes filmées toutes attachantes à leur façon. Sans prendre position, l'équipe du film a su adopter une approche fine qui laisse libre court à la pensée et l'opinion. Bravo !
Une incroyable plongée dans des Pyrénées et dans la quotidien hors du temps des bergers ariégeois. Le film est époustouflant de paysages et de portraits uniques. Il met en lumière la complexité de la question de l'introduction de l'ours dans les Pyrénées et la nécessite du dialogue. Un concentré de vie et de nature ! A ne pas rater !
Ce film nous immerge avec force dans un univers pastoral brut et authentique. Avec une humanité et une poésie rares, il éclaire le quotidien des éleveurs et des bergers confrontés aux bouleversements liés à la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées. Le réalisateur Max Keegan déploie une mise en scène superbe, visuellement cinématographique et pourtant toujours distanciée. Il pose un regard d’une grande justesse sur une situation complexe, qui ne se prête à aucune réponse simple. Il en résulte une immersion sensorielle puissante, aussi saisissante que bouleversante, qui ne laisse pas indifférent.
Un film d’une beauté saisissante et qui émeut profondément. Pas de parti pris mais une prise de conscience de la difficulté des bergers qui perçoivent l’ours comme une menace et la nécessité de protéger la biodiversité. Un thème qui mérite notre attention car il fait écho aux multiples sujets sur la préservation de notre environnement.
Ce film d'une rare beauté nous emmène au sommet des montagnes aussi sublimes que dangereuses, pour nous offrir le point de vue d'un berger de l'ombre, à la fois menacée par la présence de l'ours à portée de son troupeau, et confronté à la bien-pensance des trottoirs parisiens, qui crie à la sauvegarde de l'ours, un bout de fromage à la bouche.
Ce film fait renaître des vies simples et rudes que le monde moderne ne regarde plus, et nous invite à nous extirper d'une bienpensance à bonne conscience, parfois trop loin d'une réalité simplement méconnue...
Ce film au langage si particulier nous transporte dans le quotidien des bergers avec une proximité rare. La vision cinématographique du réalisateur offre une esthétique magnifique à ce film, avec des instants suspendus et une relation au temps qui dessine avec précision les protagonistes. Ce mélange entre immersion et contemplation ne laisse pas indifférent et questionne sans cesse. Un film à la fois tendre et brutal qui nous ouvre les portes d'un monde que l'on ne connait finalement que trop peu.
Documentaire qui n’aborde que le point de vue des bergers. il faut l'entendre mais c'est trop réducteur, il aurait été utile pour le public d’aborder aussi les raisons de la réintroduction des ours. Cela dit, les paysages sont sublimes
Grosse claque ! Je ne m'attendais pas à être autant touchée. Ce magnifique documentaire m'a énormément émue : émue par la beauté de l'image, des paysages, par l'humanité de ces ariégeois, par leur sensibilité, leur solitude, par les réflexions que le documentaire engendre, les prises de conscience, les échos à sa propre vie, le recul nécessaire... Bref, je ne saurais que le recommander chaudement. En plus, on rit aussi.
Un film qui laisse le spectateur se faire un avis, ou changer d’avis sur une question : l’homme doit-il toujours avoir la mainmise sur la nature ? Les différents points de vue sont là, les amoureux de nature et défenseurs de l’écologie d’un côté, les défenseurs d’un mode de vie ancestral qui est tout aussi proche de la nature de l’autre. Qui a raison ? peut-être un peu tout le monde... Et c’est là que le film est intéressant. Après chaque intervention d’un camp ou de l’autre, des images sublimes de paysages de montagnes, qui laissent le temps à la contemplation, presque à la méditation mais surtout à la remise en question. Car au fond qui sommes-nous pour juger les pratiques des uns et des autres ? À l’heure où la mode est au commentaire de tout, au besoin de prendre parti, Max Keegan nous laisse le temps. Le temps d’observer, le temps de comprendre, le temps d’avoir de l’empathie. Et peut être aussi nous incite-t-il à laisser le temps à la nature de se réparer, seule, en veillant à respecter tous ceux qui font vivre ces montagnes, bergers et ours.
Un film contemplatif qui nous met face à la complexité de la préservation de la biodiversité en nous montrant les 2 faces d'un problème, sans prendre parti, avec des personnages d'une grande tendresse et des paysages à couper le souffle !
Le Berger et les Ours, réalisé par Max Keegan, plonge au cœur des Pyrénées françaises où le retour de l'ours ravive un conflit ancien entre protection de la biodiversité et pastoralisme. À travers Yves Raspaud, berger proche de la retraite, Lisa Laguerre qui apprend un métier de plus en plus difficile et Cyril Balthasar, adolescent fasciné par la faune sauvage, le film raconte des trajectoires humaines traversées par les mêmes interrogations sans jamais désigner de vainqueur.
L'œuvre dépasse rapidement le débat écologique pour explorer les fractures du monde rural. Chaque attaque sur un troupeau bouleverse autant l'économie des exploitations que l'identité des bergers, construite autour d'une présence permanente auprès des animaux. La montagne apparaît comme un territoire où la vigilance devient une manière de vivre, tandis que les décisions prises loin du terrain nourrissent un sentiment d'incompréhension. Le documentaire montre également l'évolution du métier avec l'arrivée de jeunes diplômés qui complètent leur formation technique par un apprentissage concret des réalités pastorales. Beaucoup finissent pourtant par abandonner face aux contraintes de la profession et à la pression permanente liée à la présence des ours.
Sur le plan cinématographique, Le Berger et les Ours brouille volontairement les frontières entre documentaire et fiction. Son immersion, l'absence d'adresse à la caméra, la qualité du cadrage, du rythme et de la photographie créent une œuvre visuellement très forte. Certaines séquences possèdent même une dimension romanesque qui pousse le spectateur à s'interroger sur la part de réalité et de mise en scène. Cette ambiguïté nourrit l'expérience de projection sans détourner l'attention de son véritable sujet, celui d'hommes et de femmes qui cherchent encore les conditions d'une cohabitation durable entre activité pastorale et préservation de la faune sauvage.