Coutures
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Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

239 abonnés 1 563 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 juillet 2026
Trois femmes participant chacune à différents niveaux à la Fashion Week se croisent et se recousent d’un fil invisible qu’on pourrait nommé sororité.
Un film délicat et feutré sur un thème principal dramatique très bien mise en scène comme quand Angelina Jolie apprend la mauvaise nouvelle et que le plan d’après s’attarde sur une couturière qui travaille sur un tissu ressemblant à un linceul.
Et puis une œuvre qui utilise un morceau d’Aphex Twin, lors du défilé, ne peut pas être foncièrement mauvais.
Fiers R.
Fiers R.

215 abonnés 962 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 juin 2026
Il faut avouer qu’on était très curieux de découvrir Angelina Jolie dans un film tricolore où elle parlerait la langue de Molière. Une œuvre qui se focalise sur les coulisses de la fashion week et prenant pour décor la haute couture et tourné par l’une des cinéastes françaises les plus intéressantes de sa génération, Alice Winocour. Une artiste à qui l’on doit, par exemple, le déchirant « Revoir Paris » avec Virginie Efira sur les attentats du 13 novembre. Avec « Coutures », elle ne livre pas son long-métrage le plus réussi et maîtrisé, c’est indiscutable. Il développe cependant assez de choses intéressantes et contient plusieurs fulgurances visuelles et narratives pour nous satisfaire. On loupe le coche du grand film sur la mode qu’il aurait pu être - et qu’on sent à plusieurs reprises – mais on ne lui en tiendra pas rigueur.

On est loin de la série prestigieuse Apple, « La Maison », sur les coulisses d’une grande maison de mode parisienne lorgnant sur « Dynastie » et encore plus loin d’un film aseptisé et rutilant comme « Le Diable s’habille en Prada » et sa suite, malgré tout le bien que l’on peut penser de ces divertissements grand public. Winocour filme les dessous de la fashion week de manière réaliste, sans fard et sans cliché. Presque de manière triviale, les strass, paillettes, guerres d’égos et postures superficielles étant quasiment absentes, rendant « Coutures » en décalage avec de nombreuses œuvres sur le sujet. Comme si la cinéaste tentait de désacraliser ce microcosme en déjouant la plupart des préjugés que l’on pourrait avoir dessus. Sa mise en scène éthérée et faussement anodine explose lors de la scène finale de l’orage pendant le défilé, aussi sublime visuellement que lourde métaphoriquement.

« Coutures » fait le choix du film choral où plusieurs destinées s’entrechoquent et où l’on passe de l’une à l’autre de manière assez fluide et naturelle. Sauf que, prise séparément, chaque trajectoire est plus intéressante que la somme d’entre elles. Le tout n’est pas homogène et la narration jauge mal ses personnages. Comme si elle se sentait obligée de dérouler le tapis rouge à Angelina Jolie, elle laisse plus de place à la partie avec l’actrice. Et elle a raison tant celle-ci irradie de son talent ici. Ce rôle fait écho à sa propre histoire ce qui rend le tout encore plus bouleversant, l’actrice se met à nu et donne au film ses meilleurs moments. Mais cette hiérarchie dans le montage et le temps d’écran, consciente ou non, entre les quatre différentes trajectoires rend le film bancal. La partie avec la couturière étant étrangement réduite à peau de chagrin. D’autres thématiques sont abordées sans vraiment être creusées et on traverse ce film comme une errance où la mode cristallise aussi la guerre, la maladie ou la création et l’échec. C’est ambitieux et partiellement maîtrisé mais rien que pour la partie avec Angelina Jolie on signe.

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CREOTIVEMEDIA
CREOTIVEMEDIA

132 abonnés 466 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juin 2026
Avec Coutures, Alice Winocour signe un drame sensible et profondément humain qui prend pour toile de fond l'effervescence de la Fashion Week parisienne. Derrière les lumières des podiums et le faste de la mode, la cinéaste s'intéresse avant tout aux êtres, à leurs blessures et à leur capacité à se reconstruire.

Porté par une distribution remarquable menée par Angelina Jolie, aux côtés d'Ella Rumpf et d'Anyier Anei, le film suit trois femmes que tout semble opposer mais que le destin réunit. Chacune porte ses propres cicatrices, ses espoirs et ses combats, dans un récit qui privilégie l'émotion à la démonstration.

Alice Winocour filme Paris comme un décor à la fois magnifique et fragile, où les apparences masquent souvent des réalités plus complexes. La réalisatrice parvient à transformer cet univers ultra-codifié en un espace d'intimité où émergent des thèmes universels : l'exil, la résilience, la maternité, l'émancipation et la sororité.

L'une des grandes forces de Coutures réside dans la délicatesse de son écriture. Le film évite les effets appuyés pour privilégier les regards, les silences et les gestes. Cette retenue donne une puissance particulière aux émotions qui traversent le récit et permet aux personnages d'exister pleinement.

Visuellement élégant, porté par une mise en scène maîtrisée et des interprétations d'une grande justesse, Coutures dépasse largement le simple cadre du film sur la mode. Il s'agit avant tout d'un portrait de femmes en quête de liberté, un récit de reconstruction et d'espoir qui trouve un écho universel.

Un film lumineux et profondément touchant, où la beauté ne réside pas dans les apparences mais dans la force des liens humains qui se créent lorsque tout semble se déchirer.
Cadreum
Cadreum

91 abonnés 853 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 juin 2026
Couture promettait, sur le papier - et comme toujours avec Alice Winocour -, d'être un film sur des organismes heurtés par un choc que les personnages doivent apprendre à métaboliser : une femme, Maxine, réalisatrice de films d'horreur indépendants venue tourner un court-métrage pour accompagner un défilé de la Fashion Week parisienne, apprend en plein tournage qu'elle a un cancer du sein. Autour d'elle, une mannequin sud-soudanaise qui découvre le métier, une maquilleuse qui écrit un roman que personne ne veut publier, une couturière qui termine à la main la robe que portera la nouvelle égérie de la maison.

Le premier choix de Winocour, et le plus lourd de conséquences, est d'opter pour une structure chorale sans hiérarchie : quatre ou cinq lignes narratives qui avancent en parallèle, sans qu'aucune ne prenne jamais le pas sur les autres. Sur le papier, l'idée a une élégance — mimer, dans la forme du récit, la multitude de mains qui façonnent un seul objet sans qu'aucune signature individuelle ne domine. Mais une structure chorale a besoin, pour exister, que les acteurs performent ou que chaque fil ait une tension propre, un poids dramatique qui justifie qu'on le suive. Or ici, la mannequin parle à sa mère au téléphone, s'inquiète d'une cheville foulée, fait la fête ; la maquilleuse va de plateau en plateau, échange des banalités, et téléphone elle-aussi ; la couturière coud, puis coud encore, puis termine de coudre. La caméra passe mais le scénario n'y construit rien.

Ce choix de l'horizontalité s'accompagne d'une neutralité de ton, quasi-documentaire. Ce style a une généalogie noble : c'est l'héritage d'un certain naturalisme français qui se méfie du pathos. Le problème, c'est que ce style suppose un contrat avec le spectateur — on accepte l'absence de relief dramatique parce qu'en échange, on nous promet une densité d'observation, une vérité de détail qui compense l'absence d'intrigue. Or cette densité n'arrive jamais !

Vient alors le cœur du problème, le point où le film avait tout à gagner et où il perd tout : l'arc de la maladie de Maxine. Le diagnostic tombe après un appel de son médecin, en plein tournage, et devrait fonctionner comme une effraction du corps réel dans un univers tout entier voué à la fabrication des apparences — la couture confrontée à une vulnérabilité qu'aucun tissu ne peut habiller. L'idée est belle (si belle qu'on aurait aimé que cette axe traverse davantage l'ensemble des trajectoires). Mais le scénario ne lui donne aucune chair : on ne sait quasiment rien de la réaction spécifique de Maxine, de la texture de sa peur, de ce que ce diagnostic vient fracturer en elle au-delà du fait générique d'être malade.

Il y a, au milieu de cette dilution généralisée, une séquence qui sauve le film : le défilé final, balayé par un orage. C'est, à l'échelle d'une scène, exactement ce que le film aurait dû être à l'échelle de son ensemble : l'irruption de l'incontrôlable (la nature, le corps, la maladie) dans l'espace lisse de la fabrication esthétique. Mais une scène ne fait pas un film, et cette réussite isolée souligne par contraste, plutôt qu'elle ne rachète, la platitude de tout ce qui l'entoure.

Couture avait sous la main tous les matériaux d'un grand film sur la collision entre l'apparence et la chair, entre la fabrication sociale du beau et la vérité de l'être. Il les a laissés en jachère, préférant un éparpillement choral qui n'engage qu'à la dilatation de ses fils.
Kouto
Kouto

36 abonnés 4 856 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 septembre 2026
Cette plongée dans le monde de la mode par la réalisatrice Alicia Winocour dans un récit choral très inégal. Autant le portrait d’une réalisatrice atteinte par la maladie et la transformation de son corps souhaitant continuer à exister artistiquement est percutant d’autant qu’incarné par l’actrice Angelina Jolie auteur d’une prestation remarquable. Mais le reste du film s’embourbe peinant à faire exister ses autres protagonistes gravitants dans ce milieu particulier.
Perchman.fr
Perchman.fr

29 abonnés 387 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juin 2026
Une histoire intéressante mais qui reste en surface sans développer davantage ses personnages secondaires par exemple. Angelina Jolie est superbe, très touchante avec un super français. Peut-être que le film aurait pu se concentrer uniquement sur le personnage de Maxine, tellement elle était intéressante au lieu de s'éparpiller entre tous ses rôles et finalement ne pas raconter grand chose.
Bertrand C.
Bertrand C.

11 abonnés 488 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 octobre 2026
Le scénario est ennuyeux même s’il est couvert de bonnes intentions. En plus le milieu de la mode est futile donc le film est globalement inintéressant.
Thierry Delarue
Thierry Delarue

7 abonnés 425 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 octobre 2026
Je pourrais résumer ce film à une de ses premières scènes. Angelina Jolie la star de renommée made in Hollywood face à Finnegan Oldfield jeune acteur de 35 ans. Il n'y a pas besoin de forcer son jeu, le jeune journaliste, comme nous a de quoi être impressionné par la réalisatrice venue d'outre-Atlantique. D'un décor à l'autre, derrière les podiums, c'est vu des coulisses que nous suivons Maxine, une américaine à Paris. Elle est classe Angelina Jolie, d'une grande sagesse, dans son interprétation de la femme en proie aux doutes qui a choisi de se faire opérer d'un sein en urgence. Elle nous dévoile, sa maturité à nue, ses tatouages qui lui parcourent le corps, ses seins en véritables acteurs complices. On ne peut être que respectueux d'une telle ouverture, quand on sait qu'elle était porteuse d’une mutation génétique héréditaire, et non connue publiquement pour avoir eu un cancer du sein au moment de sa double mastectomie. Elle a choisi la chirurgie préventive pour réduire considérablement son risque de développer la maladie. Cette mutation ne signifie toutefois pas qu’un cancer apparaîtra forcément. Contrairement au film où l'opération est vitale.
Ada, elle, débarque toute fraîche venue dans ce milieu sophistiqué qu'est la mode. Elle grande, jeune et belle, tout le monde lui promet un avenir prometteur. Mais comme elle se sent seule, perdue et surtout pas à sa place. Des jeunes femmes démunies venues des quatre coins du monde qu'on trimballe sans ménagement dans les quatre coins de ce même monde à marcher pour les défilés des séances photos dont les images feront la une des magazines. On habille Ada de belles tenues, on lui confie de belles chaussures, mais elle n'est pas à l'aise dedans. Avec ses copines et collègues mannequins elle vit la nuit entre l'alcool et les lumières des boites de nuit et découvre un univers si loin de la réalité.
Angèle n'est pas respectée dans son métier. Elle se doit être efficace et partout à la fois. De shooting en shooting, elle rêve de quitter son métier de maquilleuse et devenir écrivaine, mais peu de chance et d'encouragements lui sont offerts. Angèle voit, décrit tout ce monde de paillettes, d'enjeu, d'argent, de stress et de strass.
Christine, couturière timide, qui ne compte pas ses heures et abandonne sa vie privée, pour la réalisation de la robe qui fera l'ouverture du grand défilé, n'aura, elle, que de fierté dans l'approbation des autres pour son travail.
La réalisatrice, le mannequin, la maquilleuse et la petite couturière, sans se connaître se croisent et travaillent ensemble. Jusqu'à ce qu'une une tempête, une agressive maladie, une attention particulière, ne viennent tout bousculer dans votre destin au milieu de ce monde en désordre. Laisser passer l'orage , faire un choix, continuer sa route, recoller les morceaux, et même si c'est vers une vie différente de celle qu'on s'espérait : avancer.
Infovest
Infovest

6 abonnés 218 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 octobre 2026
Peut être un film autobiographique car il me semble que le cancer du sein a beaucoup frappé les ascendantes d’Angelina Jolie.
Un film qui se laisse regarder soutenu par une bonne interprétation générale et une belle photographie.
Lourenco Carlos
Lourenco Carlos

3 abonnés 87 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 septembre 2026
Coutures est un film d’auteur qui avait beaucoup de choses à raconter… peut-être un peu trop. En 1h46, Alice Winocour aborde le cancer, l’ambition, la mode, l’exil, la précarité, les relations humaines et les difficultés du monde professionnel. Des thèmes intéressants, mais qui finissent parfois par se marcher dessus.

À mes yeux, le véritable cœur du film reste pourtant beaucoup plus simple et beaucoup plus fort : le cancer face à l’ambition.

Maxine est une femme qui a construit sa vie autour de son travail et de ses projets. Lorsqu’une maladie grave vient bouleverser son quotidien, elle se retrouve face à un choix particulièrement cruel : continuer à avancer, préserver sa carrière et prendre le risque de sacrifier sa santé, ou tout arrêter pour se soigner, avec la peur de devoir ensuite tout recommencer.

C’est cette confrontation entre vivre pour ses ambitions ou accepter de mettre sa vie en priorité qui m’a le plus intéressé. Le film aurait d’ailleurs gagné à se concentrer davantage sur ce dilemme et à développer encore plus le personnage de Maxine.

Angelina Jolie est clairement la grande force de Coutures. Elle porte quasiment le film à elle seule et livre une interprétation très juste, tout en jouant une grande partie de ses scènes en français. C’est un véritable effort, et cela apporte quelque chose de particulier à son personnage. On a envie de la suivre, de comprendre ses choix et ses doutes. Dommage que le scénario ne lui donne pas toujours suffisamment de profondeur pour aller encore plus loin.

J’ai également apprécié la représentation de la Fashion Week. Derrière le glamour et les vêtements, le film montre surtout un milieu extrêmement exigeant, où l’humain semble parfois passer après le travail : il faut produire, être disponible, tenir le rythme… et lorsque l’on n’est plus capable de suivre, le monde continue sans nous. La maladie devient presque un problème professionnel plutôt qu'un drame humain.

On sent que Coutures est un film réalisé avec des moyens relativement modestes, mais cela ne l’empêche absolument pas d’être bien exécuté. La mise en scène est élégante, l’image est soignée et certaines scènes sont particulièrement réussies.

Malheureusement, le film souffre de son envie de trop en dire. Plusieurs personnages et plusieurs thématiques sont développés en parallèle alors que le récit aurait probablement gagné en puissance en restant davantage centré sur Maxine et son combat.
Oli
Oli

1 abonné 28 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 octobre 2026
Un film sans grand intérêt, on sent Angelina Joli très impliquée par ce qui arrive à son personnage de par son expérience personnel. Pour ce qui est des autres personnages c'est le néant absolu.
Laurence Cantenot
Laurence Cantenot

1 abonné 9 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 octobre 2026
Sans intérêt, ennuyeux. On ne comprend pas où ils veulent en venir. Peut-être est-ce autour de l’histoire d’Angelina Jolie qui s’est faite opérer de la poitrine et l’avait annoncé publiquement à l’époque ???
Faustine_rchd
Faustine_rchd

132 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 juin 2026
Malgré une idée intéressante, le film part dans tous les sens. Le film tourne autour de trop de personnages différents, pourtant reliés, ce qui nous empêche de les découvrir pleinement et ne permet pas d’approfondir leur développement. 
Certaines scènes sont très mal jouées ce qui fait complètement sortir du film.
Art by Maëva
Art by Maëva

9 abonnés 55 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mai 2026
J'ai bien aimé la sensibilité à fleur de peau d'Angelina Jolie.

Voir l'envers du décors de la mode, un univers cosmopolite où se croisent des parcours très différents était intéressant. Chacun là pour ses raisons, parfois l'argent, la gloire mais aussi la survie. On aperçoit aussi tous les métiers derrière le fast qu'on voit d'habitude, l'insécurité et la précarité des intermittents du spectacle.

La question du cancer est abordée à travers le moment du diagnostic et son accueil, un angle intime et humain qui apporte de la gravité au récit.

En revanche, le contraste entre des acteurs de grand talent et d’autres plus inégaux m’a parfois sortie du film. Je n’ai pas non plus été totalement convaincue par certaines séquences, notamment celle du défilé.

Un film sensible et intéressant dans son propos, malgré quelques déséquilibres.
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