Coutures
Note moyenne
3,2
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109 critiques spectateurs

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Cadreum
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62 abonnés 804 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 juin 2026
Couture promettait, sur le papier - et comme toujours avec Alice Winocour -, d'être un film sur des organismes heurtés par un choc que les personnages doivent apprendre à métaboliser : une femme, Maxine, réalisatrice de films d'horreur indépendants venue tourner un court-métrage pour accompagner un défilé de la Fashion Week parisienne, apprend en plein tournage qu'elle a un cancer du sein. Autour d'elle, une mannequin sud-soudanaise qui découvre le métier, une maquilleuse qui écrit un roman que personne ne veut publier, une couturière qui termine à la main la robe que portera la nouvelle égérie de la maison.

Le premier choix de Winocour, et le plus lourd de conséquences, est d'opter pour une structure chorale sans hiérarchie : quatre ou cinq lignes narratives qui avancent en parallèle, sans qu'aucune ne prenne jamais le pas sur les autres. Sur le papier, l'idée a une élégance — mimer, dans la forme du récit, la multitude de mains qui façonnent un seul objet sans qu'aucune signature individuelle ne domine. Mais une structure chorale a besoin, pour exister, que les acteurs performent ou que chaque fil ait une tension propre, un poids dramatique qui justifie qu'on le suive. Or ici, la mannequin parle à sa mère au téléphone, s'inquiète d'une cheville foulée, fait la fête ; la maquilleuse va de plateau en plateau, échange des banalités, et téléphone elle-aussi ; la couturière coud, puis coud encore, puis termine de coudre. La caméra passe mais le scénario n'y construit rien.

Ce choix de l'horizontalité s'accompagne d'une neutralité de ton, quasi-documentaire. Ce style a une généalogie noble : c'est l'héritage d'un certain naturalisme français qui se méfie du pathos. Le problème, c'est que ce style suppose un contrat avec le spectateur — on accepte l'absence de relief dramatique parce qu'en échange, on nous promet une densité d'observation, une vérité de détail qui compense l'absence d'intrigue. Or cette densité n'arrive jamais !

Vient alors le cœur du problème, le point où le film avait tout à gagner et où il perd tout : l'arc de la maladie de Maxine. Le diagnostic tombe après un appel de son médecin, en plein tournage, et devrait fonctionner comme une effraction du corps réel dans un univers tout entier voué à la fabrication des apparences — la couture confrontée à une vulnérabilité qu'aucun tissu ne peut habiller. L'idée est belle (si belle qu'on aurait aimé que cette axe traverse davantage l'ensemble des trajectoires). Mais le scénario ne lui donne aucune chair : on ne sait quasiment rien de la réaction spécifique de Maxine, de la texture de sa peur, de ce que ce diagnostic vient fracturer en elle au-delà du fait générique d'être malade.

Il y a, au milieu de cette dilution généralisée, une séquence qui sauve le film : le défilé final, balayé par un orage. C'est, à l'échelle d'une scène, exactement ce que le film aurait dû être à l'échelle de son ensemble : l'irruption de l'incontrôlable (la nature, le corps, la maladie) dans l'espace lisse de la fabrication esthétique. Mais une scène ne fait pas un film, et cette réussite isolée souligne par contraste, plutôt qu'elle ne rachète, la platitude de tout ce qui l'entoure.

Couture avait sous la main tous les matériaux d'un grand film sur la collision entre l'apparence et la chair, entre la fabrication sociale du beau et la vérité de l'être. Il les a laissés en jachère, préférant un éparpillement choral qui n'engage qu'à la dilatation de ses fils.
Perchman.fr
Perchman.fr

25 abonnés 385 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juin 2026
Une histoire intéressante mais qui reste en surface sans développer davantage ses personnages secondaires par exemple. Angelina Jolie est superbe, très touchante avec un super français. Peut-être que le film aurait pu se concentrer uniquement sur le personnage de Maxine, tellement elle était intéressante au lieu de s'éparpiller entre tous ses rôles et finalement ne pas raconter grand chose.
Faustine_rchd
Faustine_rchd

132 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 juin 2026
Malgré une idée intéressante, le film part dans tous les sens. Le film tourne autour de trop de personnages différents, pourtant reliés, ce qui nous empêche de les découvrir pleinement et ne permet pas d’approfondir leur développement. 
Certaines scènes sont très mal jouées ce qui fait complètement sortir du film.
Art by Maëva
Art by Maëva

4 abonnés 47 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mai 2026
J'ai bien aimé la sensibilité à fleur de peau d'Angelina Jolie.

Voir l'envers du décors de la mode, un univers cosmopolite où se croisent des parcours très différents était intéressant. Chacun là pour ses raisons, parfois l'argent, la gloire mais aussi la survie. On aperçoit aussi tous les métiers derrière le fast qu'on voit d'habitude, l'insécurité et la précarité des intermittents du spectacle.

La question du cancer est abordée à travers le moment du diagnostic et son accueil, un angle intime et humain qui apporte de la gravité au récit.

En revanche, le contraste entre des acteurs de grand talent et d’autres plus inégaux m’a parfois sortie du film. Je n’ai pas non plus été totalement convaincue par certaines séquences, notamment celle du défilé.

Un film sensible et intéressant dans son propos, malgré quelques déséquilibres.
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