Coka Chicas
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Coka Chicas" et de son tournage !

Naissance du projet

Coka Chicas est inspiré d'une histoire vraie : trois jeunes femmes du 19ème arrondissement de Paris arrêtées dans les Caraïbes pour trafic de drogue. Roxine Helberg a voulu raconter non pas seulement l'affaire de drogue, mais le vécu humain des mules, invisibilisé par les médias : "Ce sont des vies qu’on sacrifie pour quelques billets, et derrière chaque « fait divers », il y a une tragédie humaine. J’avais envie de raconter ça, pas comme une leçon de morale, mais comme un film de tension, d’émotion, et de révolte. Le plus choquant, c’est que ce phénomène est quasiment invisible médiatiquement."

"On parle de saisies de drogue, pas des filles. Moi, je voulais raconter ce qu’on ne voit jamais : leurs peurs, leurs choix, leur courage, leur amitié. Le cinéma de genre permet justement d’explorer la réalité tout en assumant une certaine forme d’excès et en restant ancré dans des thèmes personnels. Il m’autorise à être audacieuse, à explorer les sujets de manière spectaculaire et à définir mes propres règles pour le monde que je souhaite créer."

Un tournage en conditions extrêmes

Le tournage en République Dominicaine a été extrêmement difficile : tournage dans des quartiers dangereux comme Capotillo 42, chaleur étouffante, infections, contraintes budgétaires et adaptation quotidienne au chaos. Roxine Helberg se rappelle : "On n’avait aucun contrôle sur l’environnement. Tous les jours, quelque chose se passait, nous forçant à changer nos plans. J’avais beau avoir une « shotlist », je devais parfois tout revoir – là est l’intérêt de comprendre vraiment l’essence de chaque scène pour être capable de rebondir."

"Il fallait constamment s’adapter. On ne pouvait pas dépasser notre budget, on n’avait pas le luxe de prendre du temps pour réfléchir, méditer et discuter. Il fallait être réactif. D’autant que nous parlions tous des langues différentes : français, anglais, espagnol… Cela implique aussi des protocoles de travail différents. Mais si l’on reste dans le moment présent, on peut être ouvert aux « happy accidents ». Les limites deviennent des forces. Les trois filles, elles, étaient toujours en quête de solutions pour tout."

Authenticité du lien entre actrices

Pour rendre crédible l'amitié entre les trois héroïnes, Roxine Helberg a organisé beaucoup d'improvisations, de jeux et de partages d'histoires personnelles avant et pendant le tournage, créant une véritable complicité. La cinéaste confie : "Je voulais que leur amitié soit très crédible. Il fallait donc qu’on travaille beaucoup sur leur historique. On a fait beaucoup d’impros, des jeux, on a partagé des histoires de nos vies. C’est vraiment important de développer un environnement de confiance avec les acteurs pour qu’ils se sentent à l’aise pour expérimenter."

"Ce qui était vraiment génial, c’est qu’on a créé notre petit monde à toutes les quatre où on essayait, on explorait, on osait donner des idées. Et ce, pour faire le meilleur film possible. C’était assez magique. Le tournage était tellement intense que plein de fois, on aurait pu se dire : 'Je n’en peux plus'."

Préparation physique intense

Les actrices principales (Zoé Marchal, Fadily Camara, Eva Huault) ont suivi un entraînement au Campus Univers Cascades (CUC) avec cardio, boxe et cascades. Fadily Camara a même perdu 10 kilos pour incarner son personnage d’ex-militaire.

L’approche de l’action inspirée du cinéma coréen

Les scènes d'action, travaillées avec le CUC, s’inspirent de films coréens comme Old Boy ou J’ai rencontré le diable : une violence stylisée, précise, toujours au service de l’histoire et de l’évolution des personnages. Roxine Helberg explique : "Ce qui était vraiment important, pour moi, c’était que les scènes d’action fassent avancer l’histoire, que ce ne soit pas de la violence gratuite. Les scènes, les chorégraphies, ont été conceptualisées par les professionnels du CUC, le Campus Univers Cascades, qui ont aussi entraîné les filles avant le tournage."

"Il y a eu pas mal d’échanges entre eux et moi, je donnais beaucoup d’idées, car je voulais vraiment utiliser l’environnement. Ils ont fait un boulot génial. Ce sont les films coréens comme Old Boy ou J’ai rencontré le diable qui m’ont le plus inspirée. D’une part, les personnages n’y sont pas des super-héros, d’autre part, c’est très précis en termes de mise en scène, leur brutalité est très stylisée, parfois choquante. Mais chaque acte de violence contribue à l’évolution des personnages et à la progression de l’intrigue."

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