Très belle surprise pour ce début d'été que ce voyage à Avignon, rendez-vous estival des amoureux de théâtre. Baptiste Lecaplain, très à son aise, va faire croire à une vieille connaissance qu'il joue Rodrigue dans "Le cid" pour la séduire, alors qu'il galère avec sa troupe pour financer une pièce plus "populaire". De ce quiproquo va naître une vraie réflexion sur le théâtre dit "classique" et celui de boulevard. C'est très réussi, porté par une bande de seconds rôles délicieux, et Alisson Wheeler peut laisser libre court à sa fantaisie pour enfin pouvoir nous montrer son talent sur grand écran. Johann Dionnet signe un film qui posséde une touche de charme, de drôlerie et surtout d'humanité. Comme quoi, on peut encore faire rire avec un soupçon d'intelligence en France!spoiler: Dommage pour la fin un peu trop prévisible mais on pardonnera au réalisateur .
Avignon, que j'ai eu la chance de voir en avant première dans le cadre du Club Allo Ciné, c'est d'abord un trés joli et pertinent documentaire sur tous ces comédiens, qui travaillent dans l'ombre et qui représentent, mine de rien, plus de 98% de la profession. On y découvre cette immense partie immergée d'un l'iceberg, dans laquelle la vie des acteurs ressemble finalement beaucoup à celle de n'importe quel petit intermittent du spectacle plus ou moins en galère. Avec notamment tous les soucis logistiques et financiers que l'on peut imaginer, ainsi que tous ces petits rapports de force entre "collègues" que l'on pourrait retrouver au sein de n'importe quelle équipe œuvrant dans n'importe quel type de travail.
Tout l'aspect "festival avignonnais",et toute l'ambiance si particulière qui en découle, est également trés réussi. On à vraiment l'impression d'y être. Cette atmosphère à la fois trés heureuse, festive et un peu irréelle, où le théâtre est véritablement mis au coeur de tout, est rendue possible grâce aux décors et aux figurants bien sûr, mais surtout à la belle énergie mise par l'ensemble des acteurs du film.
L'intrigue sentimentale, qui est au coeur de l'histoire, reste finalement la partie la plus faible du film. Non pas qu'elle soit spécialement loupée, mais elle est beaucoup plus classique. C'est simplement une nouvelle version de la vieille histoire de celui qui ment par amour en faisant croire à l'être désiré qu'il est autre chose que ce qu'il est vraiment. Tout celà est un peu cousu de fil blanc et on voit venir les -paradoxalement peu vraisemblables- rebondissements à plus d'un kilomètre. Cependant Baptiste Lecaplain et Eliza Erka donnent l'impression d'y croire et y mettent en tout cas une belle énergie, ce qui, rajouté à tout le reste, fait que l'on passe finalement un assez bon moment en leur compagnie.
Ça sonne faux dès le début du film. Mauvaise direction d'acteurs, Trop écrit. Aucune mise en scène. Les blagues ne sont pas drôles et très datées. Ça fait de la peine car les comédiens sont plutôt sympathiques. Les dialogues sont affligeants. Et totalement non crédibles. Les obstacles du récit sont très très prévisibles. Dommage.
Une jolie petite comédie parfois tiré par les cheveux qui se laisse se regarder et on passe quelques bons moment sans être un film dont on se souviendra..
Un petit bijou de tendresse, d’humour et d’humanité à la française !… je me suis vraiment sentie heureuse en sortant du cinéma , un film qui réjouit et qui fait du bien. Le scénario est fin, les répliques drôles, tous les acteurs et actrices exceptionnels !! Avignon, la chaleur, les emmerdes, les préjugés, les couleurs, l’été, la jeunesse, l’amour, l’amitié, le théâtre … Courez-y !
Le scénario est excellent avec des rebondissements. L'ambiance d'Avignon est très bien rendue. Des répliques qui deviendront cultes, dignes de l'équipe du Splendid et des situations hilarantes et touchantes.
Pas une minute d’hésitation. Rafraîchissant, drôle, émouvant. Tiré de son court-métrage multi primé, Johann Dionnet, auteur, acteur et réalisateur, réalise ici son premier long-métrage avec un casting de jeunes comédiens totalement investis. Go Go Go
Le premier film du comédien Johann Dionnet, acteur souvent vu en second rôle ou à la télévision et qui joue également dans son film ici, est une bonne surprise. Sur bien des points, cet essai est un long-métrage plus qu’agréable dans lequel on se plonge avec plaisir, qui fait rire, qui divertit, qui fait du bien et qui met de bonne humeur. Sans être exceptionnel, voilà donc une œuvre convaincante, maîtrisée et réussie. On est loin des standards de la comédie populaire et formatée comme le cinéma français en offre tant (et trop) depuis quelques années. Ses qualités sont nombreuses et le mélange entre la comédie à l’écriture ciselée et un soupçon de romantisme est tout à fait probant. L’humour prend davantage le pas sur le sentimental, ce second aspect amplifiant les codes de la comédie. « Avignon » se repose d’abord sur des quiproquos bien amenés qui ne s’avèrent jamais trop énormes ou lourdingues, toujours dans la mesure. Et ensuite, sur une galerie de personnages hauts en couleurs et bien campés, dont les caractéristiques diverses et variées font des étincelles.
Le fait de planter le décor du film à Avignon, comme le sous-entend son titre, durant le célèbre festival de théâtre qui s’y déroule chaque année est une excellente idée. Dionnet nous immerge dans ce microcosme bigarré et effervescent avec beaucoup de panache. On se sent vraiment connecté à tous ces acteurs, metteurs en scène et techniciens (les fameux intermittents du spectacle) venant de toute la France pour jouer leurs pièces. Le film met en avant également la diversité de l’art théâtral et oppose avec malice les partisans de la comédie de boulevard avec ceux du théâtre plus classique et souvent mieux considéré. C’est fin, jamais caricatural (ou juste comme il faut pour faire rire) et il y a un petit fond revendicatif bienvenu sur la difficulté de vivre de cet art. « Avignon » a en plus le mérite d’être rythmé et de servir la soupe à tous les personnages, des premiers rôles aux seconds rôles au sein d’une distribution aussi homogène que variée. Les bonnes répliques fusent et les séquences amusantes qui prêtent à sourire sont légion. La toute fin clôt le versant romantique avec brio et tous les comédiens s’en donnent à cœur joie visiblement contents d’être là. Baptiste Lecaplain tient le haut de l’affiche avec aplomb et Alison Wheeler ou encore Lyes Salem se régalent et nous régalent de partitions bien écrites. Drôle, frais, léger et solaire, voilà une petite comédie sans prétention vraiment sympathique.
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C'est hyper frais, c'est hyper drôle, c'est extrêmement bien joué, pour son premier film Johann Dionnet l'a très bien réalisé. Ça faisait longtemps qu'on n'avait pas eu une comédie de troupe avec des acteurs aussi juste dans la comédie que dans la sincérité. Merci pour cette pépite et ce bon kiff !
Vu *Avignon* de Johann Dionnet hier : une vraie bouffée d'air frais. C'est drôle, vivant, sincère – on sent que le réalisateur aime profondément le théâtre et sa folie. Les acteurs sont excellents, mention spéciale à Lecaplain et Elisa Erka. Le film capte l'énergie unique du Festival sans jamais forcer. Une comédie qui fait du bien, tout simplement.
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2,5
Publiée le 28 octobre 2025
Le Festival d'Avignon représente une chance énorme pour les artistes qui veulent montrer leur travail et potentiellement se faire remarquer. Stéphane, un acteur qui galère, accepte de rejouer avec son ancienne troupe, mais la pièce va vite passer au second plan pour lui... Quand on a l'occasion de faire un film sur cet énorme festival, c'est vraiment dommage de s'enfermer dans une simple comédie romantique basée sur le mensonge avec le personnage principal qui s'enfonce toujours plus dans son bobard. Pour le coup, il n'y a même pas besoin du festival pour ça, mais le cadre est quand même bien sympa et les malentendus avec la troupe qui joue "Le Cid" sont plutôt amusants. Ce que j'ai aimé, même si c'est un détail, c'est cette réflexion sur le théâtre comme si quelque chose de populaire était forcément honteux ou mauvais. Il y a les mêmes débats pour le cinéma alors que s'il y a autant de genres différents, c'est parce qu'il en faut pour tous les goûts. J'ai donc bien aimé la troupe ainsi que l'ambiance du festival, mais l'histoire est terriblement classique.
Un film qui ne réinvente pas la romcom avec ses quiproquos, ses personnages secondaires atypiques. Mais une romcom réussie parce que le couple qu il décrie fonctionne bien à l écran. Et puis il y a cette toile de fond amusante du festival de théâtre d Avignon et cette guéguerre entre acteurs de théâtre classique et de théâtre de boulevard. Un film ensoleillé, chaleureux qui n évite pas certains écueils du genre mais qui se suit avec plaisir.