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Laurencebayer
6 critiques
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3,0
Publiée le 29 mai 2026
Mata détourne les codes du film d’espionnage pour en faire un thriller mental, tendu et mélancolique. Rachel Lang privilégie la psyché, l’ambiguïté et le doute plutôt que l’action pure. Un pari pas toujours totalement maîtrisé, mais porté par une Eye Haïdara magnétique, qui impose une présence rare.
MATA ne triche pas. Chaque détail sonne vrai — les longs briefings, la froideur des protocoles, la solitude des agents entre les missions. On est loin de l'espionnage glamour : ici, le renseignement a l’odeur du réel. Un film qui a fait son travail avant de tourner, et ça se voit à chaque scène.
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3,5
Publiée le 16 septembre 2026
En convalescence après une mission qui a mal tourné, Mata ne reste pas les bras croisés et décide de faire la lumière sur ce qui s'est passé en Afrique. Elle n'est plus sur place et beaucoup de portes se sont fermées, mais elle est pleine de ressources... Quand on découvre l'introduction, on s'attend à ce qu'elle prenne les armes et retourne sur place, mais il n'en est rien. "Mata" est à l'opposé de ce qu'on attend habituellement d'un thriller d'espionnage. C'est un film sobre et subtil qui n'est pas dénué de tension ou d'émotion pour autant. Rachel Lang mise sur l'intime et la transmission avec cette double histoire qui concerne une petite fille et le personnage de Joséphine Japy, mais aussi sur l'isolement et l'incertitude vécus par un agent de terrain qui avance souvent dans l'ombre. On est au même niveau que Mata et ça peut être frustrant puisqu'il y a peu de réponses, mais l'histoire est quand même lisible et surtout captivante. J'ai beaucoup aimé l'approche sans chichi, l'ambiance froide et la mise en scène précise. Bref, un film propre et solide de bout en bout.
Blessée lors d’une opération au Niger, une agente de la DGSE perd la trace de son coéquipier, capturé lors de l’attaque. De retour à Paris et convaincue que ses supérieurs lui cachent la vérité, elle se lance dans une course contre la montre…
Rachel Lang réalise ici un thriller d’espionnage qui ne cherche pas à jouer dans la cour des grands, avec ses faibles moyens, il tire son épingle du jeu et s’avère pleinement convaincant dès lors que l’on n'en attend pas qu’il vienne dépoussiérer le genre.
Le film met en scène un agent secret mis au placard qui se retrouve à agir en sous-marin contre sa hiérarchie pour enquêter sur l’enlèvement de son binôme. L’intrigue nous emmène du désert du Ténéré aux Alpes françaises.
Si Mata (2026) ne cherche aucunement à révolutionner le film d’espionnage, il a le mérite de faire amplement le job et surtout, il évite les digressions inutiles en s’en tenant au strict minimum (il n’excède pas les 90min, ce qui est plutôt rare de nos jours). Ajoutez à cela qu’il s’agit d’un film d’espionnage campé par une héroïne (là aussi, plutôt rare dans le paysage cinématographique français), on ne va tout de même pas bouder notre plaisir, surtout lorsque la distribution est au diapason (Eye Haïdara y est parfaite).
Rachel Lang en prend le parfait contre-pied du récent "Badh" (2025), ainsi, ce film supprime paradoxalement toute dimension film d'action alors que son héroïne fait justement partie du service Action des services secrets. Le film est donc un thriller d'espionnage qui se raconte plus dans les coulisses des couloirs ternes de la DGSE et dans des missions en vidéosurveillance, on est loin du film d'action malgré deux courtes séquences qui ne marquera ni la rétine ni la mémoire. Rachel Lang reprend un peu bêtement tout le cahier des charges inhérents au genre avec des bureaux de la DGSE gris, froid, et déshumanisés, des collègues et une hiérarchie composé d'hommes tout aussi froid et mutique. Pourtant, le scénario est plutôt bien construit, malgré un suspense timoré ça reste prenant même si on se demande quand est-ce que Mata/Haïdara va vraiment agir et réagir, son personnage parle et dit beaucoup de chose mais tergiverse trop et subit toujours sans atteindre le rôle réel de "héroïne". On perçoit le propose de la réalisatrice-scénariste, elle pose des questions comme est-ce la fin justifie les moyens ?! Mais il y a aussi l'aspect militaire et l'adage "Réfléchir c'est déjà désobéir". Rachel Lang signe un film d'espionnage intéressant mais trop timoré et trop sage. Site : Selenie
Thriller d'espionnage un peu complexe mais intéressant à suivre malgré tout. Eye Haïdara porte vraiment le film sur ses épaules, charismatique et convaincante. De bonnes scènes de suspense , une compréhension parfois un peu confuse mais j'ai été tout de même été prise dans l'histoire. Un film sur le monde du renseignement imparfait mais prenant. Mon blog : cinephile critique
Mata (Eye Haïdara tendue comme un arc) est un agent de la DGSE qui, en mission au Niger, a failli être tuée dans une prise d’otages et a laissé derrière elle son binôme (Raphaël Personnaz). De retour à Paris, elle est mise à l’écart des négociations censées permettre sa libération. Mata est affectée à la DGSE à la formation d’une jeune et prometteuse recrue (Delphine Japy).
Comme sa bande-annonce nous l’avait laissé miroiter, "Mata" est un film d’espionnage intense façon "Le Bureau des légendes" avec son lot de filatures, de courses poursuites et de twists paranos. On y croise des militaires en civil qui, dans des bureaux gris, donnent avec des voix sinistres des ordres comminatoires, des espions du Service Action l’arme au pied et des agents doubles.
Le tout est bien ficelé et jamais ennuyeux. Mais l’histoire s’avère si emberlificotée, si incompréhensible qu’on renonce bientôt à en décrypter les rebondissements trop nombreux. On sort de la salle vaguement déçu avec l’impression pénible d’y avoir perdu son temps.
Les secrets d'Etat font parfois beaucoup de bruit... pour pas grand-chose ! Entre DGSI et DGSE, on navigue ici dans les arcanes de la sécurité de notre pays, et l'on y suit Mata, une capitaine revenue blessée d'une mission au Niger tentant de comprendre ce qui s’est réellement passé là-bas. Malgré un sujet prometteur, ce thriller d'espionnage peine à captiver : l'action est molle, comme le rythme d'ailleurs, les personnages autour du solide duo Eye Haïdara / Joséphine Japy peinent à convaincre. C’est finalement le scénario qui déçoit le plus, laissant une impression persistante de "Tout ça pour ça ?" à la sortie de la salle... Bref, poussif et vite oubliable. Site CINEMADOURG . free . fr
Difficulté personnelle à accrocher le fil conducteur de ce thriller géopolitique en raison de la lenteur de la mise en place de l’intrigue et de ses personnages. Sitôt à peu-près saisi, se succèdent les éléments qui caractérisent ce type de scénario façon thriller. Des morceaux d’un puzzle à ressembler en faisant au besoin pivoter les pièces pour trouver le bon assemblage plutôt que de s'arrêter aux apparences (c'est un thriller quoi !). Il y a toute la matière et l’ambiance propre au genre. Si ce n’est qu’au final je ne suis pas sûr d’avoir tout saisi. Je suis même plutôt certain du contraire. Peut-être que ça irait mieux en revoyant une deuxième fois avec un temps d’avance nécessaire ou souhaitable pour suivre ce type de scénario ? Je lis au travers des critiques déjà publiées que je ne suis pas le seul à avoir été confronté à cette complexité scénaristique. Ma note s'en ressent donc. Si j'avais mieux compris, cette note aurait été assurément meilleure.
"Mata" est un thriller assez moyen malgré l'investissement de la maîtresse de cérémonie de Cannes 2026, Eye Haïdara. Cloîtrée à Paris après une blessure au Niger, elle va tout mettre en oeuvre pour retrouver la trace des ravisseurs de son compagnon resté captif en Afrique. Il n'y a que très peu de scènes d'action spoiler: mais plutôt un climat de paranoïa jusqu'au twist final qui montre qu'il faut se méfier de tout le monde . En dehors de cela, l'ensemble manque de rythme pour réellement captiver l'auditoire, malgré des seconds rôles de qualité (Joséphine Japy, Raphaël Personnaz, Hakim Jemili et même subrepticement Mélanie Laurent). Un film qui fait le job mais ne dépasse pas le cahier des charges.
Une histoire de contre-espionnage avec plusieurs affaires ayant un lien apparant, ce récit est tout de même tortueux, entre paranoïa et manipulation. Manquant de nerf et de conviction et nous laissant sur sa faim, un thriller assez moyen dans lequel E. Haïdara ne semble pas totalement à son aise.
Voilà un très bon film d’ espionnage à la sauce « Le bureau des Légendes » ou de « Homeland » que propose Rachel Lang, littéraire, mais pas seulement, puisque officier de réserve, à l’ expérience de la DGSE. De ce fait, le scénario est costaud, un peu compliqué mais bien ficelé, avec une intensité constante et un rôle principal confié à Eye Haïdara ( Mata ) qui tente de démystifier les arcanes du monde de l’ espionnage et du renseignement. La mise en scène, notamment dans les locaux du Ministère ( non pas de l’ intérieur mais des Armées ), est convaincante et réaliste, aussi bien dans les filatures que dans les surveillances et les missions évoquées. Les lenteurs sont bénéfiques au maintien de l’ intrigue qui tient le spectateur jusqu’ au final. Eye Haïdara est épatante dans son interprétation et sa gestuelle du non-verbal expressif. Joséphine Jappy n’ est pas en reste dans son rôle extrêmement précis, et une prestation élégante et implacable. Ajoutons une apparition déconcertante et sympathique de Mélanie Laurent, ainsi que celle de Chloé Jouannet. Un ensemble cohérent qui tient ses promesses…..!!**
Une identité inventée, des informations cloisonnées, des agents qui ne savent parfois eux-mêmes qu'une partie de la mission. Mata choisit une voie moins spectaculaire que le cinéma d'espionnage traditionnel, pour observer les mécanismes humains derrière les opérations invisibles.
Rachel Lang propose un film froid et réaliste sur le monde du renseignement. Avec Eye Haïdara et Joséphine Japy en tête d'affiche. Le film dévoile l'envers du décors : la création d'une couverture, les infiltrations, la surveillance, etc... On utilise les codes et le vocabulaire. On explique les différentes missions allant de la surveillance à la sûreté du territoire.
Pour donner encore plus de réalisme, certaines scènes sont tournées dans les vrais décors de la DGSI et l'histoire confirme qu'il est juste que ceux qui rejoignent ce monde ont tous un parcours différent : Sciences Po, Polytechnique, police ou ancien militaire.
Ici, Rachel Lang, avec Mata, livre un film de genre solide, maîtrisé, et parvient encore à surprendre là où le spectateur pensait avoir épuisé toutes les variations possibles du registre.
Cette approche produit quelque chose d'assez rare. Le film ne construit pas ses personnages comme des figures presque surhumaines capables d'anticiper chaque situation ou de manipuler leur entourage avec une précision mécanique. Les individus présentés ici paraissent au contraire enfermés dans des règles, des protocoles et des informations incomplètes. Le spectateur progresse dans cet univers sans disposer d'une vision totale, avec la sensation de découvrir un monde où chacun demeure seulement un fragment d'un ensemble plus vaste.
Cette impression est renforcée par une tension plus discrète, moins tournée vers l'action pure que vers les conséquences humaines du secret. Derrière les missions et les dispositifs de sécurité se dessine progressivement une réflexion sur l'engagement, sur la solitude et sur le prix invisible de certains choix. C'est précisément à cet endroit que Mata cherche sa singularité.