Compostelle
Note moyenne
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507 critiques spectateurs

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MARTINE MILLET
MARTINE MILLET

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 avril 2026
Une belle histoire d'humanité. spoiler:

Les acteurs sont percutants dans une rebellion constructive et la nature se dévoile au quotidien dans ses aspects les plus magiques.
GyzmoCA
GyzmoCA

295 abonnés 2 590 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 avril 2026
Avec Compostelle, Alexandra Lamy confirme une nouvelle fois son talent pour choisir des rôles justes et engagés. On sent immédiatement que le sujet lui tient à cœur, et cela se ressent dans son interprétation, pleine de sincérité.

Le film aborde la réinsertion de jeunes délinquants à travers la marche, un thème à la fois original et profondément humain. Sans jamais tomber dans le pathos, il parvient à toucher juste, en mettant en lumière des parcours de vie difficiles mais porteurs d’espoir.

Compostelle rend également un bel hommage au travail des associations, ces acteurs de l’ombre qui œuvrent chaque jour pour construire une société meilleure. Ce regard bienveillant et réaliste donne encore plus de force au propos.

Visuellement, le film est aussi une réussite. Les paysages sont sublimes, magnifiés par de superbes prises de vue aériennes qui donnent une véritable envie d’évasion et de nature.

Un beau film, touchant et sincère, qui fait du bien autant qu’il fait réfléchir.
Coltito
Coltito

4 abonnés 214 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 avril 2026
A Dan est un adolescent délinquant. Après plusieurs delit de plus en plus grave, la juge lui propose un dernier marché : Soit il part en prison, soit, il part marcher 3 mois sur les chemins de Compostelle avec une accompagnatrice.
Cents comme cela qu’il se retrouve avec Fred, une ancienne prof qui a été viré. De ce duo qui ne peut pas se sentir, va naître une profonde amitié.
Un très bon film à voir.
Birgou
Birgou

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 avril 2026
Excellent film. Julien Le Berre est tout à fait convaincant en délinquant récidiviste au regard torve. Alexandra Lamy montre beaucoup d'humanité en référente confrontée à un gros challenge. Rafraichissant, drôle, émouvant, un film qui fait du bien au moral sans se prendre la tête.
Raphaël B12
Raphaël B12

12 abonnés 6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 avril 2026
Il arrive, rarement, qu'un film vous surprenne jusque dans sa façon de respirer. Compostelle est de ceux-là. On pouvait redouter le récit édifiant, le chemin comme décor pédagogique, la rédemption en trente étapes balisées. Yann Samuell déjoue chacun de ces pièges avec une constance qui force le respect — et les larmes. J'ai pleuré à plusieurs reprises. Non par effusion sentimentale, mais parce que le film touche quelque chose de vrai, de profondément enfoui, que deux heures de marche collective finissent par ramener à la surface.

L'histoire est celle d'Adam, mineur délinquant condamné à maintes reprises, pour qui la justice propose un ultime choix : la prison ou une « marche de rupture » sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, grâce à une association spécialisée. Fred, enseignante mise à pied pour une mauvaise réaction, accepte d'être son accompagnatrice, malgré les réticences du responsable de l'association. Deux êtres que tout sépare — l'âge, le parcours, la violence contenue — vont traverser ensemble, à pied, de la France jusqu'en Galice espagnole, l'épreuve des kilomètres et d'eux-mêmes.

Le film est librement inspiré du livre Marche et invente ta vie de Bernard Ollivier (éditions Arthaud). C'est en 1998 que cet écrivain marcheur, alors en profonde dépression au bord du suicide, s'est lancé sur le chemin de Compostelle. Lors de son voyage, il découvre l'expérience d'une association belge, Oikoten, qui proposait à de jeunes délinquants une alternative à l'incarcération : celle de marcher. Tout en réalisant une longue marche d'Istanbul jusqu'en Chine, il lance en 2000 le projet Seuil, crée une première association en Normandie, organise les deux premières marches en 2002. L'association actuelle, à vocation nationale, est fondée à Paris en 2003. Dans son livre, Ollivier note lui-même l'effet thérapeutique de la marche : elle grandit, elle libère, elle fait découvrir des qualités et des ressources insoupçonnées — chez les jeunes, elle réveille le sens de l'effort, l'intelligence, et les rencontres stimulent l'écoute.

Chaque année, l'association accueille environ une trentaine de jeunes âgés de 14 à 18 ans. Pendant environ trois mois, chaque jeune parcourt jusqu'à 1 600 km, généralement sur des itinéraires comme celui de Saint-Jacques-de-Compostelle, accompagné d'un adulte référent, sans téléphone ni musique. Les chiffres de réussite sont éloquents : après plus de dix années de pratique, 70 % des jeunes s'en sortent — un record, là où la prison affiche 85 % de récidive dans la première année.

Le film ne propose pas une victoire. Il propose un cheminement. Adam est fracturé de l'intérieur — placé en foyer dès le plus jeune âge, ballotté entre l'ASE et les centres éducatifs fermés, n'ayant jamais connu l'amour inconditionnel d'un adulte. Ce n'est pas tant Adam le personnage du livre qu'une figure composite, construite à partir de nombreux témoignages de jeunes recueillis par Samuell lors de son travail préparatoire. Ces enfants fracturés portent une violence qui n'est pas la leur d'origine : elle leur a été infligée, absorption après absorption, abandon après abandon. Beaucoup ont été suivis par l'Aide Sociale à l'Enfance, régulièrement placés puis retirés de familles d'accueil et de centres d'accueil — il ne s'agit pas de leur donner une seconde chance puisque la plupart n'ont pas eu de première.

Ce que fait le chemin pour eux ressemble à une psychanalyse en accéléré : la marche impose le silence, désactive les mécanismes de fuite, contraint à se regarder en face. Loin de la bande, du téléphone, du bruit permanent de la cité, le corps avance et l'esprit, peu à peu, se dépose. Les rencontres — pèlerins, moines, habitants des villages — offrent des miroirs inattendus. C'est précisément ce que le film restitue avec une justesse qui m'a touché : je parcours moi-même le chemin chaque année, une semaine à la fois. Je confirme la puissance de ces instants suspendus, la beauté des paysages traversés, les petits miracles du partage profond entre inconnus que les mêmes kilomètres ont rendus frères.

La scène la plus marquante du film — proprement culte — est celle où Adam improvise un slam dans un monastère espagnol. Dans le silence d'une nef, face à des moines et des pèlerins qui lui font face, le jeune homme lâche quelque chose d'enfoui depuis des années. Ce n'est pas de l'art, c'est de la survie qui se met en forme. La salle ne respire plus.

Samuell ne filme pas le chemin comme un décor de carte postale. Il filme la transformation — et c'est formellement cohérent de bout en bout. Le tournage s'est déroulé sur les lieux réels du pèlerinage, depuis Le Puy-en-Velay en Haute-Loire jusqu'aux Pyrénées, en passant par les plateaux de Lozère, l'Aveyron, Conques, Cahors, et la via Francés en Espagne. Ces espaces ne sont jamais inertes : ils accompagnent l'état intérieur des personnages.

La direction de la photographie, signée Vincent Gallot, orchestre une évolution chromatique lisible et efficace : tons froids et désaturés au départ — les gris bleutés de la ville, l'ombre des foyers —, puis ouverture progressive vers des ocres chauds, une lumière qui gagne en densité à mesure qu'Adam gagne en consistance. Le contre-jour transforme par instants les silhouettes en formes presque archétypales, moins personnages de film que figures d'une traversée universelle. Le montage alterne avec intelligence des plans-séquences contemplatifs, caméra à l'épaule épousant le balancement de la marche, et un découpage plus fragmenté dans les moments d'épuisement ou d'explosion — une mosaïque impressionniste de l'effort qui restitue la physicalité du voyage sans jamais verser dans le documentaire naturaliste. La bande-son mise sur un hyper-réalisme acoustique bienvenu — graviers, frottements, souffle — et réserve la musique aux moments de bascule, avec une épure qui sonne juste.

À l'origine de Compostelle, il y avait le désir de faire un film sur l'adolescence. Pendant deux ans, Samuell et ses producteurs ont épluché des faits divers et se sont renseignés sur les jeunes en difficulté, avant de tomber sur le livre d'Ollivier. Le réalisateur évoque ses doutes constants au fil de l'écriture et du montage — on sait que le film a plus de chance de ne pas exister que l'inverse — et une conviction qui ne revient que sur le plateau, au moment du premier « action ».

Dans ses déclarations publiques, Samuell insiste sur la dimension universelle et non confessionnelle du chemin : les pèlerins d'aujourd'hui, dans leur immense majorité, ne marchent pas pour des raisons religieuses. Ce qui transcende, c'est l'ouverture à l'inconnu, le dépassement de soi, le fait de n'emporter que le strict nécessaire — y compris dans ses bagages intérieurs. Il résume son intention ainsi : le chemin est une quête mystique, une manière de retrouver l'amour de soi et des autres — les personnages peuvent ne croire en rien au départ, mais ils finiront par croire à quelque chose, au minimum en eux-mêmes.

Pour le casting, Samuell a envoyé le scénario à Alexandra Lamy un lundi — elle a répondu positivement le mardi. Julien Le Berre, de son côté, a été sélectionné parmi plus d'une centaine de candidats. Il a appris qu'il avait le rôle principal la veille de ses 20 ans. C'est son énergie et une prestation explosive lors des dernières auditions qui ont convaincu le réalisateur. Formé au Cours Florent et à la scène nationale d'Albi, déjà remarqué dans Chien 51 de Cédric Jimenez, Le Berre s'impose ici avec une justesse qui dépasse largement ce qu'on attend d'un premier grand rôle. Un acteur à suivre de très près.

Contrairement à ce qu'une certaine presse a pu suggérer, Compostelle ne verse pas dans le prêche. Il surprend à chaque détour. Il assume ses difficultés, ses silences, ses failles. Et il fait, à sa façon, ce que le chemin lui-même fait aux pèlerins : il vous change sans vous prévenir.
Fracas
Fracas

4 abonnés 36 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 avril 2026
À part pour les jolis paysages, et si vous avez déjà fait le chemin de Compostelle, il n’y a rien d’autre à voir dans ce film ! Le film est mièvre, facile, on imagine les scènes avant qu’elles ne se dé dégouline de bonnes intentions et est vraiment trop simple. aucun intérêt…
Patou Thiébaux-schoonbaert
Patou Thiébaux-schoonbaert

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 avril 2026
Un très beau film, les paysages sont magnifiques, les acteurs/actrices touchants, et j'ai téléchargé une des chansons dès ma sortie de la salle (ceux qui ont vu le film devineront laquelle )
arl.cos07
arl.cos07

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 avril 2026
C'est un très bon film dans la globalité, que ce soit en ce qui concerne le jeu des acteurs, les paysages proposés (qui sont par ailleurs magnifiques), le scénario, ...
L'usage de la religion et de thématiques complexes autour de la réinsertion, sont très bien adossés au "pèlerinage" de Saint-Jacques-de-Compostelle, servant de support et de parallèle.
Marc Sillard
Marc Sillard

7 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 avril 2026
Il y a les Road Movie et les Compostelle Movie. Dans les deux cas les personnages sont à la recherche d'un équilibre psychologique perturbé par des événements qui les touchent personnellement. Ici c'est un petit gars sorti de sa maison de redressement et en manque d'affection maternelle qui est associé à une professeur virée de l'éducation nationale pour cause de gifle intempestive à un de ses élèves. Ils vont se régénérer mutuellement au cours de cette longue marche pédestre. Il y a un arrière plan religieux puisqu'il s'agit de rejoindre la tombe et la basilique espagnoles dédiées à Saint Jacques le Majeur, frère de Saint Jean l'Evangéliste. Malgré tout au cours du passage à Santo Domingo de Silos c'est le rap cher à notre héros qui prend le pas sur le grégorien des moines. Ce jeune "rebel without a cause" trouve chez la prof une sorte de mère de substitution, même si une complicité potache nait entre eux au cours de scènes nautiques. Cela n'interdit pas une éphémère idylle du garçon avec une jeune et courageuse marcheuse handicapée par une jambe artificielle. Ils se sont connus et se sont reconnus mais cela se termine en eau de boudin. L'acteur censé jouer le voyou n'a pas le physique de l'emploi mais une bonne bouille sympathique. Alexandra Lamy a de la bouteille et malheureusement une diction déplorable, surtout pour une femme professeur. L'ensemble n'échappe pas à la caractéristique des films français en nous gratifiant de séquences sentimentalo-larmoyantes. Il y a de beaux paysages mais j'ai trouvé le temps long.
marie-laurence constant
marie-laurence constant

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 avril 2026
Film émouvant, triste, tendre qui finit sur une note d'espoir. Magnifique interprétation de toute l'équipe avec une mention particulière à A. Lamy et Berre. Un jeune acteur plein de talents bravo et merci
Sophie-Jeanne Le Menestrel
Sophie-Jeanne Le Menestrel

3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 avril 2026
Très beau film avec beaucoup d'émotions. Magnifiques paysages sur le parcours du"Camino" je recommande
Isabelle Vincent
Isabelle Vincent

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 avril 2026
Des paysages magnifiques et beaucoup d émotion. On ne s ennuie pas un seul instant. Ça donne envie de se balader 
Laurent BOURDIEC
Laurent BOURDIEC

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 avril 2026
Excellent, beaucoup d’émotions et un grand message d’espoir pour ces jeunes, don’t give up., bravo aux actrices et acteurs.
RobertoP
RobertoP

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 avril 2026
Excellent. Emouvant. A voir obligatoirement. Si vois avez fait le Chemin ou pas. Ce n’est pas important.
Lisa
Lisa

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 avril 2026
En voyant Alexandra Lamy à l’affiche je me suis dit que j’allais passé forcément un bon moment… Donc sans avoir vu la bande annonce me voilà installée devant l’’écran, et bien ma foi ( sans jeu de mots) depuis « intouchables » je n’avais pas été transporté par un film comme celui-là. Les images sont magnifiques, la musique est juste, les personnages parfaits le jjeu d’acteur de Lebelle est bluffant, Alexandra est vraie comme toujours et l’histoire vous emmène jusqu’au bout. J’ai pleuré, j’ai rit…j’ai eu envie de les accompagner moi aussi sur ce chemin de paradis. Bref, un pur moment de bonheur. Franchement, arrêtez avec le sujet de la religion, le film n’aborde pas Compostelle dans ce sens. Merci au réalisateur pour ce doux moment !
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