Anthony Dechaux nous plonge dans son premier film dans une comédie dramatique qui nous touche tous au cœur, de par l’ attraction des métiers de l’ agriculture qui n’ont pas pour seule vocation, de gagner des prix de beauté, très rarement même pour gagner leur croûte, mais qui chaque jour se démènent pour tenter de solutionner l’ impossible quadrature du cercle et ne pas disparaître face à des enjeux financiers qui les dépassent cruellement. La mise en scène souligne avec réalisme ces joutes qui étranglent les marges des producteurs, pour que l’ Enorme Distribution affiche les plus bas prix afin d’ être plus concurrentiels. Cette mise en situation dans des box inconfortables et minimalistes illustre cette « guerre annuelle ». Bravo pour un scénario qui ne s’ attarde pas sur un misérabilisme, mais plus sur les métiers intermédiaires – sur lesquels, une certaine opacité entendue est de mise – à travers le rôle d’ Audrey, fille d’ agriculteurs, qui met courageusement le doigt dans cette féroce lutte, incarnée avec réalisme et grande fraîcheur par Ana Girardot. A ses côtés, le type personnifié de ces bras armés de cette grande Distribution, arrogante, implacable, qu’ Olivier Gourmet endosse avec une rigueur effroyablement prévisible, tandis que Julien Frison ( Ronan ) ou Aurélia Petit ( Claire Roussel ) complètent avec justesse un casting efficace et costaud. Particulièrement Ana Girardot, qui dresse un portrait volontaire, constructif, ambitieux, gardant les deux pieds sur terre, avec un regard objectif, et une sensibilité bouleversante. La morale reste impitoyable et c’ est bien Olivier Gourmet qui la résume avec ces quelques mots couperets : « Au final, c’ est toujours une question de prix » ! Première réalisation attachante et minutieuse.…!!**
Film prenant qui explore avec intelligence l’univers de la compétition économique et des stratégies commerciales. Le scénario est rythmé et maintient l’attention du spectateur du début à la fin. La véritable force du film réside toutefois dans la performance d' Ana Girardot. Elle livre une interprétation remarquable, incarnant avec justesse un personnage à la fois ambitieux, fragile et profondément humain. Son jeu apporte beaucoup d’émotion et donne une véritable profondeur à l’histoire. Grâce à sa présence et à son talent, elle porte le film et le rend particulièrement marquant. Une performance qui reste en tête bien après la fin du film. A voir, mais cela n'engage que moi.
En avant première. Très bons acteurs. Bonne réalisation. Si ce n'était pas encore fait, cela montre la difficulté de nos agriculteurs face aux gros industriels de l'alimentation.
Pour avoir moi-même travaillé en négociation, ce film est tellement invraisemblable que ça m'a perturbée tout du long. Par exemple, jamais un négociateur en grande distribution serait chargé d'un fournisseur dont le responsable serait son frère ; ça serait du conflit d'intérêt. Et du coup tout cela verse dans les bons sentiments simplistes. Au générique, il est indiqué que le scénario a été écrit lors d'un atelier à la Fémis. Désolée, mais c'est tellement manichéen et parfois gnangnan que ça se sent que c'est du travail d'étudiants à ce niveau...
La Guerre des Prix de Anthony Déchaux est un thriller "agricole" remarquable, aussi haletant qu’intelligent, qui explore avec une rare justesse les coulisses de la grande distribution. Porté par une interprétation puissante, notamment d’Ana Girardot, le film donne une profondeur humaine à un sujet pourtant très technique. La mise en scène, tendue et précise, maintient une tension constante tout en éclairant les enjeux économiques et sociaux. On ressort à la fois captivé et enrichi, avec le sentiment d’avoir découvert un univers rarement montré au cinéma. Un premier long métrage ambitieux et maîtrisé, qui marque durablement les esprits. Je suivrai attentivement les prochaines oeuvres de ce jeune nouveau réalisateur et espère que ce film aura une palanquée de prix
La forme est correctement menée (photo, montage, réalisation en général...) - pour un téléfilm du service public. Problème : c'est un (premier) "long" pour le grand écran... Quant au fond... Pas de fraîcheur du sujet (la grande distribuion, univers impitoyable), de nombreuses approximations, voire des incohérences (au premier rang desquelles un fâcheux conflit d'intérêts pour "Audrey" et son frère) - gênant. Même le casting est peu convaincant, d'Ana Girardot/Audrey à un trop monolithique Olivier Gourmet en supérieur de ladite. Besogneux, au global - 1 étoile en forme d'encouragement pour un meilleur "2e", à venir (?) ...
Vu au festival chefs op’en lumière de Chalon sur Saône en 03/26. Remarquable film sur la grande distribution et ses méthodes redoutables pour faire baisser les prix. Les enjeux des uns et des autres sont finement analysés, tout en subtilités. Le suspens est celui d’un thriller, les acteurs sont excellents, notamment Olivier Gourmet et Ana Girardot. Ne manquez pas de voir cet excellent premier film.
Très bon film : un sujet intéressant, un bon rythme qui tient jusqu'au bout et surtout un excellent casting, tous les rôles sont particulièrement crédibles. Pour un premier film une vraie réussite. Ce type de film mérite le succès. Allez le voir.
Le sujet est brûlant, nous parle à tous (ou presque) et le tout dans une actualité du quotidien en nous plongeant dans les méandres des négociations, les coulisses d'un univers où les requins ne sont pas moins impitoyables que chez les traders, les politiciens ou les mafieux finalement. Le film se veut hyper documenté et réaliste pour un thriller éco-social qui a de la gueule. Le style visuel est bon,le casting l'est encore plus. Malheureusement il y a plusieurs écueils, mais le plus dommageable est que les deux plus gros soucis sont ouvre et ferme le récit... SPOILERS voir site !... Ainsi, il faut oublier le bug de départ pour ensuite suivre avec délectation ces affairistes aux dents longues près à tout mais pas vraiment, pour obtenir le meilleur prix. Ce sont tous des requins, symbolisé par un Olivier Gourmet savoureux mais sans doute un peu trop caricatural (même en négociation son manque de respect voir de courtoisie est trop surjoué, serait presque risible), mais ce ne sont que des tueurs en col blanc, la violence est verbale et surtout financière. Le scénario est sans doute trop convenu, prévisible, à tous les niveaux, mais l'intrigue et les enjeux restent ancrés dans une réalité cohérente et logique, à tel point qu'on nous montre et démontre encore toute la bassesse de notre humanité. Ce premier film est un peu scolaire mais ludique, le scénario reste bien construit et va à l'essentiel même si on aurait aimé plus de subtilité. Un premier film prometteur. Site : Selenie
Un très bon film français tant sur l’interprétation que sur le scénario. Les acteurs apportent beaucoup, la mise en scène est impeccable, l’histoire et les rouages de la grande distribution et de ses méthodes bien retranscrites. Pas de temps mort, ni de fin à l’eau de rose. Du bon cinéma à ne pas rater …
"La Guerre des prix" assez bien noté par la critique est un thriller social pertinent .Anthony Dechaux réalisateur de ce film, sans proposer le film de l'année, livre une œuvre qui fait écho à notre société actuelle. Le réalisateur dépeint les coulisses de la grande distribution, axée sur la rentabilité et les marges au détriment des agriculteurs, véritables victimes de ces négociations agressives. Ana Girardot signe une performance remarquable, soutenue par un Olivier Gourmet excellent.
Immersion dans le monde de la grande distribution alimentaire, plus particulièrement sous l’angle de la négociation avec les fournisseurs pour des produits laitiers (des yaourts ici comme sujet central). La problématique que tout un chacun ne maitrise peut-être pas suffisamment parmi les consommateurs c’est que ceux-ci veulent des prix bas en rapport avec leur pouvoir d’achat. Mais le bio et le local (faibles volumes et procédés de fabrication traditionnels et donc moins industrialisés) c’est par nature plus cher. Dans les dialogues (c’est dans la bande annonce) on apprend que sur les zones de chalandise de la chaine (fictive) de supermarchés la moitié de la population a moins de 1500 € de revenus. Il fut un temps où nous dit-on aussi (dans la bouche de la direction commerciale de l’enseigne) où le bio et le local était en poupe et la clientèle acceptait de payer plus cher un produit de qualité répondant à ses attentes écologiques. Mais ce temps est révolu. Et les ventes des rayons bio s’effondrent. D’où la guerre des prix – c’est le titre -. Guerre et concurrence entre enseignes de distribution, pressions sur les producteurs. Mainmise des gros industriels. Des gens en cols blancs qui ont globalement tous fait les mêmes grandes écoles de commerce et se connaissent. Ils se battent pour leur part de marché et la rémunération de leurs actionnaires. Un film somme toute sans morale. « Tout est une question d’argent » (dans la bande annonce).