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Mendieta
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5,0
Publiée le 10 juin 2026
En nous invitant à traverser cette folle et complexe journée d’ouverture des Jeux olympiques de 2024, A Second Life réussit à évoquer la santé mentale, l’amitié (sans l’ambiguïté amoureuse que le cinéma nous sert si souvent), l’hostilité grandissante des capitales asphyxiées par le tourisme et l’ubérisation. Enfin, chose rare dans le cinéma, et notamment dans le cinéma français, le film met en scène une héroïne malentendante sans que son handicape n'en soit le sujet principal. Des thèmes actuels qui vous toucheront si vous vous êtes déjà senti·e seul·e et perdre le sens de votre existence. Ce film donne beaucoup d’espoir, célèbre l'élan vital et la force des rencontres. Mais il offre avant tout une magnifique expérience sensorielle, dans un Paris filmé avec grâce, loin des clichés bourgeois et porté par un remarquable travail sur le son qui donne une excellente raison d’aller le voir en salle !
Avec A Second Life, Laurent Slama confirme une démarche de cinéma profondément incarnée. Entre portrait psychologique, expérience sensorielle et captation du réel, le réalisateur compose une œuvre où l’image et le son ne servent pas seulement le récit, mais deviennent les vecteurs d’une expérience intime. Porté par Agathe Rousselle et Alex Lawther, le film explore la possibilité d’un retour au monde, et rappelle que derrière le vacarme collectif subsiste toujours la nécessité fondamentale de la rencontre humaine.
Agathe Rousselle et Alex Lawther sont deux êtres défragmentés ayant appris à vivre dans ce monde avec des protections et des mécanismes de défense. Un film sensitif où le visuel et le sonore viennent conjuguer avec l’espace filmique et l’inconscient du spectateur.. Laurent Slama nous étonne par sa narration, son style et sa manière de filmer l’invisible et le sonore.
Le cinéaste construit son récit autour d'une tension permanente entre l'intime et le collectif. D'un côté, Élisabeth tente de survivre à une dépression qui l'éloigne progressivement des autres. De l'autre, Paris devient l'épicentre d'un événement mondial où les foules, les déplacements et les célébrations occupent chaque espace disponible. Cette confrontation entre une intériorité fragilisée et une ville en pleine exaltation crée une matière dramatique particulièrement riche. Les Jeux Olympiques ne servent jamais de simple décor. Ils incarnent la pression du monde contemporain, son rythme effréné, son flux incessant d'informations et de sollicitations.
La singularité du film réside également dans son traitement du son. Le silence possède ici une véritable épaisseur dramatique. Il n'est jamais un vide, mais un espace mental dans lequel le personnage se réfugie pour tenter de reprendre le contrôle de son existence. À l'inverse, les bruits de la ville deviennent une présence presque physique. Ils envahissent l'espace, modifient la perception des scènes et participent à la construction émotionnelle du récit. Cette approche transforme l'expérience du spectateur qui ne se contente plus d'observer les personnages. Il partage leurs sensations, leurs hésitations et parfois leur désorientation.
La rencontre entre Élisabeth et Elijah agit alors comme un déplacement progressif du regard. Aucun miracle ne vient résoudre les blessures des protagonistes. Laurent Slama préfère observer les effets subtils de la présence de l'autre. Un échange, un geste ou une simple attention prennent ici une importance considérable. Derrière son dispositif sensoriel particulièrement élaboré, A Second Life parle finalement d'une question universelle : comment continuer à habiter le monde lorsque l'on a appris à s'en protéger ? En filmant cette lutte intérieure au cœur d'un Paris transformé par les Jeux Olympiques, le réalisateur signe une œuvre sensible, profondément humaine et étonnamment immersive.
Le jour de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris, Elisabeth jongle entre la gestion de locations de courte durée et sa dépression. Pour échapper au chaos de la ville, elle retire souvent ses appareils auditifs et se réfugie dans le silence. Sa rencontre avec Elijah, un Californien insouciant, la déstabilise. Mais en perdant ses appareils en plein cœur des festivités, elle n’a d’autre choix que d’affronter ses peurs et de s’ouvrir aux autres.
Jolie film où 2 personnages aux caractères totalement opposés, vont devenir très proche, une histoire poétique.
C'est sympa également de se replonger dans l'ambiance des rues Parisiennes au moment des JO 2024, l'un des rares moments où on a vue des personnes heureuses à Paris !
Avant première toulon liberté Film d’une grande sensibilité, et des acteurs parfaits de justesse , merci au réalisateur présent dans sa grande gentillesse ,générosité et sincérité . Apres
Ce film tourné clandestinement dans les rues de Paris durant la journée d’ouverture des . est intéressant à découvrir. Dans ce contexte particulier, le réalisateur filme le quotidien d’une jeune femme un peu dépressive et employée d’une conciergerie dans des situations pas faciles et très stressantes. Le film nous permet de constater les conditions impitoyables de ce métier où votre avenir professionnel dépend du nombre d’étoiles émises par les clients. A travers les rencontres que cette jeune femme va faire, elle va reconsidérer le sens de sa vie. Et le film traduit très bien cela.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse le 27/04/2026 au Club de l'Etoile à PARIS)
Vu en avant-première en présence du réalisateur: très chouette soirée ! Film à la fois court et dense. Le va-et-vient entre le tumulte parisien et ces bruits soudain assourdis qui s’installent lorsque Élisabeth, malentendante, retire ses appareils auditifs, est particulièrement intéressant. La caméra à l’épaule, les nombreux gros plans et les mouvements constants renforcent cette immersion, oscillant entre rythme effréné, moments d’angoisse et un besoin d’apaisement et de distance, incarné par ces sons étouffés.
Vu en avant première au festival de cinéma à Epinal, film sensible, drôle, esthétique touchant plusieurs sujets dont le mal de vivre et la surdité avec beaucoup de délicatesse