Reedland
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2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 avril 2026
Cette histoire est issu du mythe fondateur.

Il faut avoir une lecture biblique de ce film et elle donne alors une épaisseur vertigineuse au film.

Le paysage comme Éden : Au début, Rietland est une nature magnifique, intacte, promesse de paix. Mais c'est un Éden sans Dieu ou avec un Dieu absent. Le péché n'y est pas interdit, il est simplement possible.
· La "fille violée" : C'est la pomme croquée. L'acte irréversible. La tache originelle. Une fois qu'on a vu le corps (la pomme), on ne peut plus faire comme avant. La connaissance du mal est entrée dans le décor.
Le fermier comme serpent : Il ne force personne. Il montre. Il murmure. Il voit, "Regarde ce qu'on peut faire." Il est le tentateur fatigué, celui qui a déjà croqué la pomme et qui attend que l'autre fasse de même. La "connerie contagieuse", c'est exactement ça : le péché originel qui se transmet par le regard.
"Nous sommes tous des pécheurs" : Dans cette lecture, le film dit que le paradis n'a jamais existé. Rietland n'est pas un Éden avant le crime. C'est un Éden après la Chute. On est tous nés dedans, le cadavre était déjà là avant notre arrivée.
Ce n'est pas un polar mal ficelé qui oublie de donner le coupable. C'est une parabole qui dit que le coupable, c'est la condition humaine elle-même.

Le cadavre au début ? Ce n'est pas une victime. C'est notre héritage. On est tous le fruit d'une pomme croquée avant notre naissance.
C'est autrement plus puissant qu'un simple nom d'assassin.
FaRem

10 597 abonnés 11 648 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 mars 2026
La découverte du corps sans vie d'une fillette bouleverse l'existence d'un fermier. Johan ne s'attendait pas à cette vision sur ses terres, ce qui lui donne un sentiment de responsabilité envers cette petite fille. Une quête de vérité dans un cadre rural où tout le monde se connaît, ce qui a tendance à compliquer les choses. S'il mène une enquête, "Rietland" ne devient jamais un thriller policier haletant même s'il en a la possibilité avec des moments tendus et paranoïaques. C'est plutôt une exploration des tourments d'un homme à travers une histoire aussi ouverte qu'ambiguë. Plus que la vérité, c'est l'aspect le plus intéressant, car ça soulève de nombreuses questions. Il y a vraiment quelque chose de troublant dans certains comportements. Malheureusement, ça ne suffit pas à faire un film qui prend aux tripes donc même si je suis resté intéressé jusqu'au bout, je trouve qu'il y avait de quoi rendre l'expérience plus vivante et engageante.
Vinz1
Vinz1

275 abonnés 2 845 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mars 2026
M'attendant un peu à un film à la hauteur du magnifique "Scènes de chasse en Bavière" de Peter Fleischmann, j'ai été déçu par ce métrage sur la ruralité néerlandaise. Certes, les longues scènes de silence où seul le vent dans les roseaux semble être omniprésent donne un côté sensoriel aussi bienvenu qu'inquiétant au long-métrage et on sent bien que des années de labeur répétitif ont façonné et enfermé notre homme dans une sorte de solitude bourrue que seule sa petite-fille peut apprivoiser. Toutefois, le rythme très lent, ainsi que le manque d'explications quant au meurtre de la jeune fille et sur ce fameux liquide noir pourront en rebuter certains qui n'y verront là qu'un énième film contemplatif à la Terrence Malick et ils n'auraient peut-être pas tout à fait tort !
FMParis
FMParis

1 abonné 16 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 janvier 2026
Bande annonce trompeuse, bien montée, qui fait croire à un bon thriller d'auteur. Il n'en est rien.
Enquète policière baclée, invraisemblable, et au final non résolue. Lenteur extrème de l'l'histoire sans réelle progression.
Pire, la dernière scéne instille le doute, le "héros" serait-il le tueur, ce qui voudrait dire qu'on a passé 2 heures à côté d'un pédophile tueur d'enfant...
L'acteur, de tous les plans, est non-professionnel et ça se voit. Aucun jeu, aucune expression, il doit dire 30 phrases tout au plus durant tout le film sur le même ton.
Des scènes que le réalisateur aurait pu éviter : on le voit uriner, péter, se masturber, manger.
Reste un beau cadre, de belles images de roseaux balayés par le vent et une peinture de la campagne néerlandaise et de ses habitants taiseux.
Eleni
Eleni

20 abonnés 155 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 janvier 2026
Le premier quart d'heure est vraiment réussi : de belles images, un rythme qui s'installe avec de longs plans fixes, une atmosphère taiseuse reliée à la nature, un personnage de paysan au visage buriné et aux mains rêches.
Et puis vient l'ennui dans un propos très décousu. Que veut raconter le film ? La solitude des gens de la campagne, la difficulté de résister pour produire en agriculture, la sauvagerie des hommes, la beauté de la nature, la relation à un grand-père... ? Le scénario part dans tous les sens, sans s'attarder nulle part. Tout devient exercice de style, notamment la bande son, souvent désagréable, entre larsen et basson.
cdo
cdo

2 abonnés 70 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 décembre 2025
Vu le 19/12/25 au Lux à Caen. Un homme qui lutte courageusement pour tenter de faire émerger la vérité au milieu d'une communauté qui préfère utiliser les rancoeurs clichés pour l'étouffer. Ne pas faire de vague avec une vérité qui dérange, ce vieux réflexe humain nauséabond, cause de beaucoup d'injustices...
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 417 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 décembre 2025
 REEDLAND - Sven Bresser | ⭐ 7/10

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Présenté à la dernière Semaine de la Critique à Cannes, ce premier long métrage hollandais installe d’emblée le spectateur dans une position inconfortable, faite de malaise diffus et de tension sourde. Le film est peu aimable : les dialogues sont rares, souvent remplacés par de longs silences où tout passe par le son.

C’est d’ailleurs l’un des atouts majeurs du film. Le travail de mixage est remarquable, saturé d’effets sonores, parfois agressifs, qui viennent heurter l’oreille et installer une sensation d’oppression constante. Cette approche très sensorielle donne à l’ensemble une identité forte, mais pourra aussi rebuter par son austérité assumée.

La mise en scène, très travaillée, s’attarde sur des paysages de roseaux et de marais filmés avec une beauté inquiétante. Ces espaces naturels deviennent progressivement menaçants, à l’image du personnage principal : taiseux, insaisissable, dont les intentions restent volontairement floues. Le réalisateur entretient autour de lui une ambiguïté constante, laissant au spectateur la liberté d’y projeter ses propres interprétations.

Entre polar, film contemplatif, et thriller social, Reedland n'échappe toutefois pas à quelques longueurs qui viennent parfois freiner l’élan.

Film âpre, glaçant, mais profondément singulier, cette œuvre sensorielle et magnétique impressionne par sa radicalité. Un premier film exigeant, inquiétant et prometteur, qui affirme déjà la vraie personnalité d'un réalisateur.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Cinememories

596 abonnés 1 673 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 décembre 2025
"Premier long métrage de Sven Bresser, Reedland séduit d’abord par la densité de son atmosphère et la manière dont il transforme un cadre rural en espace mental. Sous ses dehors de polar, le film glisse vers une exploration sensorielle de la solitude et d’un territoire en mutation. Bresser signe une œuvre imparfaite mais marquée par une identité visuelle forte, où la disparition d’une jeune femme devient le révélateur d’un malaise collectif autant que d’un dérèglement intime."

"Dans ces champs battus par les vents, où les roseaux semblent protéger un secret ancien, le réalisateur ancre son film dans une ruralité néerlandaise rarement filmée avec une telle matérialité. Le point de départ a également toute d’un thriller classique. Johan, coupeur de roseaux taciturne, découvre le corps sans vie d’une jeune femme. Mais Bresser détourne rapidement l’enquête pour la rabattre sur celui qui l’a trouvée, observant comment ce geste accidentel fissure une existence tenue par la répétition."

"L’un des fils les plus fins du film est le désir contenu de Johan, traité avec une sobriété qui en renforce l’ambiguïté. Sa relation tendre avec sa petite-fille constitue l’un des rares espaces où son affect circule encore. En contrepoint, une adolescente passionnée de chant vient troubler ce quotidien. La scène où elle interprète son morceau devant les villageois révèle un malaise plus large, car la caméra capte les regards trop attentifs des hommes, où se mêlent fascination et frustration. Ce contrechamp synthétise clairement les enjeux de cette communauté, où le féminin cristallise un désir diffus et souvent inavoué. Ce qui aurait dû refléter de la beauté et de l’admiration pure nous renvoie alors à ce meurtre irrésolu en ouverture. La douceur du chant devient inquiétude, et la présence féminine se charge d’une confusion qui renvoie Johan à son propre chaos intérieur. C’est là l’une des réussites du film : faire sentir, sans expliciter, que les tensions intimes et sociales se contaminent."

"Présenté à la Semaine de la Critique 2025, Reedland apparaît donc comme un premier long métrage fragile et habité. Sven Bresser affirme un regard singulier, sérieux dans ses ambitions et attentif à celles et ceux qui vivent au rythme d’une terre en train de lui échapper. Entre roseaux, marais et atmosphère pluvieux, son film laisse derrière lui un sillage mélancolique, à la lisière du réel et de l’imaginaire, sans jamais s’y perdre complètement."

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Jean-yves Le Gouic
Jean-yves Le Gouic

4 abonnés 156 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 décembre 2025
Au départ, une histoire intéressante, mais on s’ennuie souvent . 10% de film , on voit les roseaux fous le vent . Cependant, on apprend bien sa culture. Et cette bande son, souvent stridente et lancinante. Bref, bof…
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

34 abonnés 312 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 décembre 2025
«Lenteur néerlandaise»
On suit un fermier veuf et moissonneur de roseaux (sur fond de concurrence chinoise) dans la campagne néerlandaise qui découvre le cadavre d’une jeune fille dans son champ. Il s’occupe par ailleurs de sa petite fille. Qui a perpétré ce meurtre…
Si le personnage du fermier taiseux est attachant, on est dans le cinéma d’auteur au rythme très lent, à l’image calculée et donc un peu artificielle, et à l’atmosphère lourde.
Arthur Brondy

302 abonnés 1 490 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 décembre 2025
Film inclassable. Presque un polar. On y suit Johan, un vieux fermier solitaire qui retrouve le corps sans vie d’une jeune fille. Il se lance dans une enquête pour aider la police. Mais là n’est presque pas l’essentiel du film. On y aborde de nombreux thèmes : l’agriculture face aux normes européennes, les rivalités entre villages, l’isolement, les violences sexuelles… Le monde rural se retrouve au coeur du dispositif de ce film porté aussi pzr des plans sublimes : notamment les flammes du début. Le principal bémol de ce film est le rythme…
Joce2012
Joce2012

264 abonnés 761 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 décembre 2025
Film qui m'a fait pensé au départ à un film Irlandais mais avec plus de lenteur et beaucoup moins intense, description d'un monde de paysans taiseux..
Meziane Mahieu
Meziane Mahieu

3 abonnés 85 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 7 décembre 2025
on essaie de nous vendre à thriller a le temps de 2h. malheureusement on tombe dans un film contemplatif peut-être que c'est un film qui est fait pour plaire. hollandais mais en tout cas pas du tout touché par le film, ils essaient de nous amener cet aspect de solitude, des personnes qui vivent dans les campagnes mais avec le profondeur derrière
Corinne76100
Corinne76100

87 abonnés 652 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2025
Film assez contemplatif, à l'atmosphère dérangeante. On se doute que le suspens va monter crescendo, mais le tout dans une ambiance des plus calmes et taisantes.
cinono1

369 abonnés 2 292 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 décembre 2025
Certaines critiques ont parlé de Terrence Mallick, ou de David Lynch pour évoquer le film. Ce n'est pas faux mais dans une version pingre tout de meme. Le film n'a pas le côté eliagique du premier, ni l'acuité du second. C'est le portrait d'un homme un peu harassé par les années et sa condition alors que des événements inquiétants se déroule autour de lui. Le film a un côté inquietant et contemplatif séduisant mais il aurait fallu sortir de ce dispositif qui n'évolue pas assez. L'acteur principal dégage quelque chose de touchant, on lit sur le visage le passage des ans mais il restera jusqu'au bout mystérieux et la est la volonté du réalisateur, le film mûrit apres la projection, on a assisté au portrait d'un homme sans qu'on sache qui il est, grand père aimant, prédateur ? pour ma part plutôt la première. toute l'ambiguïté de l'être humain., la ligne de crête entre le bien et le mal. Intéressant malgré une certaine sécheresse
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