Ce sixième opus vient bousculer la chronologie de la saga. Se positionnant comme un spin-off centré sur de nouveaux personnages capables de voyager dans le Lointain, il s'insère chronologiquement après les événements du cinquième volet, The Red Door, tout en multipliant les ponts narratifs avec la mythologie initiée par James Wan en 2011.
Le long-métrage est mis en scène par Jacob Chase, un habitué du genre puisqu'on lui doit notamment le très remarqué Come Play en 2020. Très attaché à la franchise Insidious, le réalisateur a confié vouloir revenir à une horreur plus viscérale et psychologique, s'inspirant directement du travail originel de James Wan sur l'atmosphère et le silence.
Avec des budgets de production minimes propres aux productions de Jason Blum, la saga Insidious est l'une des plus rentables de l'histoire du cinéma d'horreur. Avant la sortie de ce sixième film, les cinq précédents volets ont déjà rapporté plus de 730 millions de dollars à travers le monde.
Bien que ce film suive principalement le calvaire de la jeune mère célibataire Gemma, les fans de la première heure ne seront pas dépaysés. L'actrice fétiche de la saga, Lin Shaye, reprend une nouvelle fois son rôle iconique de la médium Elise Rainier, apparaissant lors de séquences de flashbacks et de visions clés au cœur du Lointain.
Contrairement aux précédents épisodes qui ancraient majoritairement leurs décors brumeux dans le paysage américain ou canadien, le tournage de cet opus s'est exporté. C’est en effet dans les studios et les banlieues résidentielles d’Australie que les équipes techniques ont posé leurs caméras pour recréer cette atmosphère si angoissante.
Pour façonner le script de cette "invasion", la production a fait appel à un scénariste de renom dans le paysage de l'épouvante : David Leslie Johnson-McGoldrick. Ce dernier est loin d’être un novice en la matière, puisqu’il a déjà signé les scénarios de classiques modernes du genre tels que Esther, Conjuring 2 : Le Cas Enfield ou encore Conjuring : Sous l'emprise du Diable.
Fidèle à l'identité sonore stridente de la franchise, le compositeur Joseph Bishara est de retour à la bande-originale. Pour accentuer le malaise lors des scènes de voyage astral, le musicien a révélé avoir dissimulé des bruits blancs réels enregistrés dans de véritables bâtiments désaffectés et réputés hantés.
Durant sa phase de développement et ses premiers jours de prises de vues, le projet était connu des équipes sous le titre de travail beaucoup plus énigmatique de The Bleeding World ("Le Monde qui saigne"). Ce n'est que plus tard que la production a officialisé son titre définitif afin de souligner la menace directe pesant sur notre monde réel.