Note moyenne
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Un très bon film assez intimiste sur les 6 derniers mois du mandat d un président italien. Portrait intimiste d'un homme qui ne semble pas à sa place.. très bonne interprétation...bons dialogues avec humour..
Un excellent film : la réalisation est nerveuse, la photographie parfaite, la BO judicieuse, l'acteur principal magistral ! Quel régal !
Le thème du film ? A qui appartiennent nos jours ?, question qui revient à plusieurs moments alors qu'une loi sur l'euthanasie n'attend que la signature du vieux président de la République pour être promulguée, et que l'agonie d'un cheval laisse ce dernier songeur. Oui, mes proches ont répondu cela à ma question. Or, je pense moi que le thème principal tourne autour du bon choix. Comment le prendre, comment être sûr que c'est le bon, quelles sont les qualités pour le prendre ?
spoiler: Le président italien vieillissant et dont le mandat s’achève, et son monde aussi, est un juriste professionnel et respecté, un juge. Il n'a de cesse d'être extrêmement prudent, pesant ses mots et s'appuyant absolument sur le droit, sur les codes. Pour trancher, il lui faut des arguments juridiques. Il défend la longueur du code pénal je crois, car la longueur prouve le sérieux de cette discipline, car rien n'a été laissé au hasard. Il justifie la lenteur de la bureaucratie car elle permet de ne pas prendre des décisions à la légère. Il prend son temps lui-même, beaucoup trop de temps d'après son entourage, à commencer par sa fille, juriste elle aussi. Idem pour les deux dossiers de demande de grâce présidentielle que lui seul peut trancher et qui concernent deux meurtres de conjoints sur conjoints. C'est là que l'amour et la passion s'infiltrent dans le raisonnement a priori totalement rationnel du personnage. Bien sûr, il ne l'est pas, car il est accablé par la mort de sa femme adorée, huit ans après, et par sa connaissance du fait qu'il y a quarante ans de cela, celle-ci l'avait trompé, mais avec qui ? Il ne cesse d'y penser. Cela le ronge. Ce personnage n'est pas heureux. Sa femme lui manque chaque seconde de sa vie. Il se sent vieillir. Il n'arrive pas à rêver, ce qui le désole. Il se sent lourd. Il n'arrive pas à décider car les enjeux des décisions à prendre sont très complexes et font intervenir d'autres paramètres que le droit. Il doit sortir de sa zone de confort. Il est aussi très intelligent et très sensible sous sa carapace de juge. C'est cela qui le sauve. Comme disait Leonard Cohen, "there is a crack in everything, that's where the light comes in." Le personnage apprécie la fantaisie et les outrances de Coco, une amie d'enfance très artiste. Il s'ouvre à d'autres formes d'art. Il s'étonne de comportements qu'il ne comprend pas (l'astronaute qui pleure et qui rit). Sa déclaration d'amour finale à Aurora, sa femme, est très poétique et sensible. Les personnages de ses enfants et du remarquable pape sont également très intéressants. Sur le plan esthétique, le film est très beau : l'image, la lumière, les cadrages qui ressemblent à des tableaux. Certaines scènes sont quasi oniriques et féériques, comme les souvenirs de la première rencontre du président avec sa femme, ou l'arrivée chaotique du vieux président portugais. Il y a plusieurs lieux mais l'ensemble pourrait très bien être une pièce de théâtre et je ne sais pas trop pourquoi. Clairement, les nombreux plans de couloirs et de personnages dans des couloirs vides a un sens. Est-ce le symbole du passage du temps ? La bande son est surprenante, car parfois, sur des images qui semblent très "conservatrices", un vieil homme sérieux en costard sombre, on entend de la musique électronique plutôt dansante. Cette musique revient. Le rap aussi s'introduit dans l'histoire au point que le président, qui semble y avoir pris goût, décore un rappeur dans un salon doré.
Ce film lent ne m'a pas laissée indifférente.
spoiler: Le président italien vieillissant et dont le mandat s’achève, et son monde aussi, est un juriste professionnel et respecté, un juge. Il n'a de cesse d'être extrêmement prudent, pesant ses mots et s'appuyant absolument sur le droit, sur les codes. Pour trancher, il lui faut des arguments juridiques. Il défend la longueur du code pénal je crois, car la longueur prouve le sérieux de cette discipline, car rien n'a été laissé au hasard. Il justifie la lenteur de la bureaucratie car elle permet de ne pas prendre des décisions à la légère. Il prend son temps lui-même, beaucoup trop de temps d'après son entourage, à commencer par sa fille, juriste elle aussi. Idem pour les deux dossiers de demande de grâce présidentielle que lui seul peut trancher et qui concernent deux meurtres de conjoints sur conjoints. C'est là que l'amour et la passion s'infiltrent dans le raisonnement a priori totalement rationnel du personnage. Bien sûr, il ne l'est pas, car il est accablé par la mort de sa femme adorée, huit ans après, et par sa connaissance du fait qu'il y a quarante ans de cela, celle-ci l'avait trompé, mais avec qui ? Il ne cesse d'y penser. Cela le ronge. Ce personnage n'est pas heureux. Sa femme lui manque chaque seconde de sa vie. Il se sent vieillir. Il n'arrive pas à rêver, ce qui le désole. Il se sent lourd. Il n'arrive pas à décider car les enjeux des décisions à prendre sont très complexes et font intervenir d'autres paramètres que le droit. Il doit sortir de sa zone de confort. Il est aussi très intelligent et très sensible sous sa carapace de juge. C'est cela qui le sauve. Comme disait Leonard Cohen, "there is a crack in everything, that's where the light comes in." Le personnage apprécie la fantaisie et les outrances de Coco, une amie d'enfance très artiste. Il s'ouvre à d'autres formes d'art. Il s'étonne de comportements qu'il ne comprend pas (l'astronaute qui pleure et qui rit). Sa déclaration d'amour finale à Aurora, sa femme, est très poétique et sensible. Les personnages de ses enfants et du remarquable pape sont également très intéressants. Sur le plan esthétique, le film est très beau : l'image, la lumière, les cadrages qui ressemblent à des tableaux. Certaines scènes sont quasi oniriques et féériques, comme les souvenirs de la première rencontre du président avec sa femme, ou l'arrivée chaotique du vieux président portugais. Il y a plusieurs lieux mais l'ensemble pourrait très bien être une pièce de théâtre et je ne sais pas trop pourquoi. Clairement, les nombreux plans de couloirs et de personnages dans des couloirs vides a un sens. Est-ce le symbole du passage du temps ? La bande son est surprenante, car parfois, sur des images qui semblent très "conservatrices", un vieil homme sérieux en costard sombre, on entend de la musique électronique plutôt dansante. Cette musique revient. Le rap aussi s'introduit dans l'histoire au point que le président, qui semble y avoir pris goût, décore un rappeur dans un salon doré.
Ce film lent ne m'a pas laissée indifférente.
Quel bonheur ce film ! Un grand moment de respiration dans ce monde de brutes. Sorrentino nous livre une réflexion pleine de finesse avec par moment un soupçon d'ironie et d'humour sur l'ambivalence des sentiments, certitude vs doute, bonheur vs souffrance, vie vs mort, amour vs douleur. Interprété magistralement par Toni Servillo au même niveau que la grande belezza.
excellent film ! les sujets sont "graves" mais traités avec une pointe d'humour ... et sur un fond d'histoire d'amour... Magnifique interprétation des acteurs.
Un Film sur un homme de pouvoir, qui vieillit, qui doute, qui a des choix difficiles à faire, qui se fait bousculer par les plus jeunes et par ses enfants… Un film de réflexion, mélancolique, sur la vie qui a passé et de ce qui reste à faire. C’est très très bien filmé et joué par l’acteur principal, musique au top. 2h30 tout de même, faut s’accrocher, mais j’ai tenu un excellent film, je recommande. 
2H13' sans s'ennuyer grâce à la richesse des relations interpersonnelles et des réflexions personnelles.
Le rôle principal est remarquablement interprété.
Dérision, fantaisie, passion, tout ce qu'on aime dans le cinéma italien est présent.
Le rôle principal est remarquablement interprété.
Dérision, fantaisie, passion, tout ce qu'on aime dans le cinéma italien est présent.
Chef-d'oeuvre ! Paolo Sorrentino est un magicien et Toni Servillo sa baguette magique. On est touchés par la grâce. Un film qui ne ressemble à aucun autre, et qui nous renvoie à nous.
Lourd, très lourd et ennuyeux mais très bien fait et parfois beau. Le jeu, la bande sonore, les plans, la lumière sont travaillés dans la moindre nuance, toute la scénographie est excellente, mais cela n'atténue que peu le sentiment d'agaçement et de longueur. Les grands sujets abordés, tels l'amour, la solitude, la jalousie, l'euthanasie, le doute, la justice, le sont avec profondeur et élégance mais cela ne dissipe pas le sentiment de malaise et parfois même de ridicule. C'est le genre de film "différent", pour ne pas dire chiant, qu'on est content d'avoir vu, au prix de quelques bâillements, et d'être resté jusqu'au bout, car tout compte fait il est bien, voir excellent.
3,5/5
3,5/5
Un film intelligent à la mise en scène élégante, oscillant entre émotion et ton narquois. Quand le pouvoir laisse la place au doute et à l'incertitude...
Sur un sujet grave et profond, Sorrentino tisse une fable d’une grande sensibilité et comme toujours d’une rare beauté. Sublime.
Un film intense sur le doute , le pouvoir et la quête existentielle d’un homme de pouvoir…
Belle mise en scène, avec la beauté des décors qui créent un cadre révélant la solitude…
Belle mise en scène, avec la beauté des décors qui créent un cadre révélant la solitude…
pas simple au début...allez le 10 premières minutes...puis j'ai adoré.
spoiler:
nhesitez je revise mon italien.
spoiler:
nhesitez je revise mon italien.
Un président seul, dépressif, qui s'ennuie et qui attend la mort. Scénario plat et on s'ennuie avec lui.
j ai écouté l extrait et ce film paraît extrêment interressant
un questionnement intérieur sur la loi de l euthanasie
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