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flo_cinephile
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5,0
Publiée le 24 juin 2026
Quel plaisir de retrouver Soderbergh au sommet avec ce film brillantissime ! L'interprétation de tous les acteurs sans exception, le scénario, la photographie... Si le ton acerbe de la comédie sans avoir l'air d'y toucher sur le monde de l'art et l'époque actuelle domine, l'émotion fait irruption sans crier gare à plusieurs reprises... jusqu'au tableau final qui nous emporte.
Le film est très bien fait la photo, le jeu des acteurs la mise en scène du huis-clos, le pitch est alléchant mais j’ai trouvé finalement que c’était plutôt convenu et que le potentiel du scénario n’était pas complètement exploité. Le film plaira beaucoup aux amoureux des arts et de la peinture.
Soderbergh glisse ses obsessions esthétiques dans une comédie mélancolique à l'efficacité tranquille. Le film tient d'abord dans la rencontre entre un vieux peintre londonien désabusé et une restauratrice au passé trouble recrutée par des héritiers cupides pour achever en secret des toiles inachevées. Prétexte à un duel d'acteurs où Ian McKellen et Michaela Coel fonctionnent en parfaite osmose. Lui tout en tirades ornées et en morgue feinte, elle en retenue et silences habités : leur alchimie est réelle. C'est un Soderbergh secondaire mais jouissif, qui interroge la notion d'héritage artistique avec malice. Ce qui pèche, c'est l'entourage : les deux enfants héritiers, si outrageusement caricaturaux, rompent l'équilibre et font de l'ombre à l'élégance du duo principal. Dommage, car tout le reste tient bien.
Un thriller dramatique assez quelconque avec la peinture en toile de fond c'est le cas de le dire. Avec un tout peu d'humour, et c'est là le seul point fort du film. Pour le reste tout est convenu, et ça veut se donner un air sérieux mais en réalité c'est pompeux.
Avec *The Christophers*, Steven Soderbergh signe un nouveau film d'une grande finesse, porté par des dialogues d'une justesse rare. C'est un cinéma de mots, d'idées et d'acteurs, qui délaisse volontairement l'action pure pour se concentrer sur l'écriture. Le duel verbal entre l'immense Ian McKellen et Michaela Coel est un pur régal de tension et de complicité. Au-delà de cette machination d'arnaque artistique, c’est une magnifique réflexion, pudique et intelligente, sur la fragilité de la création, la précarité du talent qui s'échappe et l'angoisse de la postérité.
Film intéressant, le rapport art - argent intéressant. Quant aux rapports père - enfants, ça craint... Belle interprétation peintre - faussaire. A voir.
Un peu laborieux comme film, le rythme est lent ! La mise en scene est un peu statique façon theatre… Le sujet s’effeuille peu à peu pour se reveler… Mais le propos et le jeu des acteurs sont fantastiques !
The Christophers s’intéresse à l’art et à son héritage, mais le film peine à donner assez de force à son propos. Son scénario paraît assez faible, très bavard pour un intérêt finalement limité, et l’ensemble tourne vite en rond. On s’attend d’abord à un suspense fondé sur l’arnaque promise au départ, mais c’est finalement la relation entre les deux personnages qui devient le vrai moteur du récit. Le problème, c’est que cette direction n’est pas assez développée pour vraiment captiver. Avec davantage d’humour anglais, le film aurait peut-être trouvé un ton plus juste. En l’état, il manque un peu de corps et de tenue pour convaincre pleinement.
Steven Soderbergh, le réalisateur de "The Christophers", n'est pas n'importe qui : palmé d'or en 1989 avec "Sexe, Mensonges et Vidéo", oscarisé en 2001 pour "Traffic", il est surtout, pour moi, le réalisateur de "Erin Brockovich, seule contre tous" (2000). Il est aussi un réalisateur prolifique avec quasiment un long métrage de cinéma par an et, même deux certaines années. Un tel rythme se traduit presque automatiquement par une production inégale. "The Christophers", film réalisé en Angleterre par cet américain, est un exemple de ce côté inégal : pendant une bonne partie du film, on a droit à une joute verbale entre une ancienne gloire du pop-art qui n'a plus peint depuis longtemps et une faussaire qui a été engagée par les enfants de ce peintre pour terminer une série de toiles inachevées afin de faire gonfler leur compte en banque lors de l'héritage, moment qui leur semble très proche. C'est bavard, très bavard, trop bavard avec des réflexions assez creuses sur l'art, sur le rôle de l'art, sur les critiques d'art et sur la notion d'auteur. Et puis, alors que la fin du film se rapproche, le champ des personnages s'élargit et le film gagne en intérêt sans atteindre pour autant des sommets.
les films tournant autour de l'art donnent souvent une impression d'être fait en vase clos. C'est aussi le cas ici, mais ce qui sauvé le film, c'est l'histoire d'amitié qui s'y noue, entre un artiste bougon et une jeune femme artiste "ratée ". Cela fait le cœur de ce film pas très palpitant, mais plutôt émouvant, fluide, vivant et aux dialogues souvent savoureux, même si parfois bavards. Un Soderbergh mineur en conclusion, mais intelligent et léger, ce qui est sa marque de fabrique finalement.