The Christophers
Note moyenne
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selenie

7 450 abonnés 6 672 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 juin 2026
Soderbergh offre un drame intimiste où il sous-entend qu'il y aurait une arnaque à l'héritage, une escroquerie sur fond de plagiat, et le tout entre petite vengeance et ingratitude des héritiers. Si tout cela sert à la mise en place du récit et d'une intrigue familiale tout ça s'avère petit à petit un jeu de dupe, le cinéaste nous emmène vers autre chose. Le vieux peintre autrefois icône de la peinture devenu misanthrope aigri et avare accueille une nouvelle assistante, et déjà on s'étonne car rien ne permet de croire qu'il accepterait une nouvelle assistante dont il se passait bien jusqu'ici, et surtout choisit par deux enfants pour lesquels il n'a aucun respect ni attachement. Néanmoins il l'accepte avec toute la méfiance du vieux briscard comme si surtout il y voyait un moyen de se divertir. L'arnaque en question devient secondaire, le suspense ne repose plus sur l'arnaque mais sur comment et pourquoi les deux peintres vont s'entendre ou pas sur les neuf toiles en question. C'est là la jolie surprise du film, les personnages ne sont pas spécialement vertueux ou bons, au contraire ils sont humains et donc vicieux mais avec l'empathie qu'apporte l'amour de l'art. Par contre, si le film reste bavard c'est surtout ce ventre mou où "je pars mais non je reviens" est redondant et tourne un peu trop en rond, il y avait mieux à faire comme par exemple raccourcir le film de 10mn.
Site : Selenie
Sylvain Lamothe
Sylvain Lamothe

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 juin 2026
Nul. Ennuyeux. Je ne vois pas qui peut s’intéresser à ce film. Pas même les lecteurs de Télérama. Michaela Coel est intéressante, prometteuse, mais semble réciter son texte en regardant sa montre.
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 272 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 juin 2026
L’intérêt vaguement titillé au début va s’émoussant plus le film avance jusqu’à disparaître avant la fin et vous laisser perplexe et frustré: Pourquoi faire, ce film ?
Mélany T
Mélany T

44 abonnés 818 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juin 2026
Les sont et le récit joli mais la mise en scène et le scénario assez plats ennuient. C'est dommage.
Yves G.

1 849 abonnés 4 037 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 juin 2026
Julian Sklar (Ian McKellen) fut un peintre iconique pop avant de sombrer dans la vieillesse et la misanthropie. Il habite seul un immense immeuble d’un quartier londonien cossu. Ses deux enfants, avec lesquels il est en froid, se désespèrent de mettre la main sur son héritage. Ils engagent Lori, une amie faussaire (Michaela Coel), pour achever une série de huit tableaux célèbres, les Christophers, dans l’espoir qu’on les retrouve au décès imminent de leur père et qu’ils se vendent une fortune sur le marché de l’art.

Steven Soderbergh est décidément là où on l’attend pas. Victime d’une gloire précoce – il fut l’un des plus jeunes récipiendaires de la Palme d’or à vingt-six ans à peine avec "Sexe, Mensonges et vidéo" – il alterne depuis trente ans des blockbusters ("Erin Brockovich", "Traffic", "Ocean’s Eleven" et ses suites dispensables, "Solaris"…) et des petits films expérimentaux. Ce film-ci se situe au milieu du gué : ce n’est ni un petit film à la forme surprenante ni une grosse machine hollywoodienne. C’est un « film du milieu », pour reprendre l’expression utilisée jadis par Pascale Ferran.

Filmé à la hâte, avec des caméras GoPro collées au plafond qui donne des espaces intérieurs une image en fish eye, "The Christophers" nous fait miroiter la promesse d’un film d’arnaque. Mais c’est une promesse qu’il ne tient pas. Très vite, Lori avoue au vieux peintre les raisons de sa présence chez lui. Se noue alors entre le vieil homme bourru et la jeune artiste une relation de maître à élève pleine de respect et de complicité. L’enjeu du film se déplace : il ne s’agit plus de savoir si Lori parviendra à achever les toiles de Julian Sklar mais si elle réussira à le convaincre de le faire lui-même et de retrouver ainsi le goût de la peinture et l’amour de la vie qui l’avaient quitté.

On perd un peu le nord avec des rebondissements qui n’en sont pas. Et on n’est pas sûr, à la fin du film, d’en avoir tout compris. La raison en étant peut-être qu’il n’y avait tout compte fait pas grand-chose à comprendre…
Shawn777

809 abonnés 3 949 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 juin 2026
En réalisateur particulièrement prolifique et éclectique, Steven Soderbergh ne cesse d'expérimenter et il s'attaque cette fois au monde de l'art en se focalisant notamment sur le vieil artiste désabusé ; trope que l'on a déjà vu maintes et maintes fois au cinéma. Et malgré un réalisateur cherchant toujours à taper dans l'originalité, c'est ici tout l'inverse qui se produit.
Ayant mis de côté les blockbusters depuis un certain temps, Soderbergh nous sert un nouveau film relativement confidentiel qui n’impressionnera malheureusement personne, même ses plus fervents admirateurs. En faisant moi-même partie, je dois avouer que je suis bien déçu de ce film que je trouve globalement plat et qui procure plus d'ennui que d'intérêt.
Les deux enfants opportunistes d'un peintre à la retraite demandent à une restauratrice et critique d'art de fausser le dernier tableau inachevé d'une collection qui pourrait avoir beaucoup de valeur lors de la mort du peintre en question. Sauf que les deux protagonistes - le peintre et la faussaire - se sont déjà croisés par le passé.
Le film tourne ainsi davantage autour de la relation entre les deux personnages mais apporte aussi des questionnements quant à la "véritable" valeur de l'art, les frontières étant souvent étroites entre le faux et le vrai mais également entre de l'art objectivement réussi (même si l'objectivité n'existe pas dans ce domaine, tout est davantage question de sensibilité) ou de l'art relativement opportuniste, c'est-à-dire qui n'a de la valeur que parce-que le peintre a acquis une certaine notoriété. Ce qui soulève l'éternelle question philosophique : qu'est-ce que l'art ?
Malheureusement, le film n'y répond pas ou que partiellement et préfère les joutes verbales entre les deux protagonistes. Ce qui est parfois intéressant mais ne rempli pas une quarante. Ainsi, malgré les très bons jeux de Ian McKellen et Michaela Coel, "The Christophers" peine franchement à convaincre et donne un sentiment de film particulièrement oubliable.
Fiers R.
Fiers R.

205 abonnés 886 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 juin 2026
Vu à Montréal.

Steven Soderbergh – qui avait pourtant clamé mettre un terme à sa carrière il y a dix ans – n’arrête plus de tourner, se rangeant sans hésiter dans le cercle des cinéastes stakhanovistes proposant au moins un film par an. Un peu comme un Woody Allen de la grande époque ou notre François Ozon hexagonal, mais en bien plus éclectique. C’est bien simple, c’est un cinéaste touche-à-tout, capable d’alterner le petit film expérimental fauché (« Bubble ») avec le gros blockbuster (la saga « Ocean’s Eleven ») et d’un genre à l’autre avec une facilité et une aisance déconcertante. Il est tout de même passé du film choral sur un virus avec un casting quatre étoile (« Contagion ») à un film sur le strip-tease masculin (« Magic Mike ») ou encore d’un film fantastique minimaliste (« Presence ») à son dernier opus en date, le film d’espionnage all stars (encore) ténu mais magistral « Black Bag – The Insider ». Pareillement, on lui doit un sacré paquet de films cultes comme « Erin Brockovich » ou « Traffic » mais aussi de gros ratés comme le catastrophique « The Laundromat ». Cette fois, il revient avec un opus mineur sur le monde de l’art en quasi huis-clos avec « The Christophers ». Une œuvre qui vaut essentiellement pour son duo d’acteurs et ses joutes verbales mais qui ressemble plus à du théâtre filmé qu’autre chose en plus de demeurer opaque sur bien des aspects pour les non-initiés au monde de l’art.

Ici, on parle de filiation, de création mais aussi et surtout de pérennité et de paternité des œuvres artistiques dans un milieu où le faux tutoie toujours le vrai. Toutes ces thématiques relativement intéressantes sont coulées dans de longs tunnels de dialogues entre les deux protagonistes principaux. Un duel verbal partiellement convaincant, le long-métrage finissant par devenir bien trop bavard. Et, conséquemment, par nous perdre à force de logorrhées à intérêt variable. Le tout se déroule quasi exclusivement entre les quatre murs d’une grande maison de ville envahie par l’art sous toutes ses formes, devenant presque un personnage à part entière que la mise en scène volontairement statique de Soderbergh met en valeur. En revanche, le script botte totalement en touche concernant l’embryon d’intrigue sur l’arnaque orchestrée par les enfants du peintre. C’est un peu dommage, cela aurait aéré l’histoire et, peut-être, rendu moins marginal ce « The Christophers ». Parfois, on est même perdus par les détails de cette affaire et les digressions sur le monde de la peinture. Heureusement, le grand Ian McKellen et Michaela Coel font le travail qu’on leur demande avec le tapis rouge que leur a déroulé l’auteur. Leurs prestations brillent et tirent vers le haut ce film quelque peu austère et hermétique. Avouons cependant qu’on était à deux doigts de l’ennui poli et que la pirouette finale – aussi sympathique soit-elle – n’a pas vraiment l’effet escompté.

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lorbous
lorbous

2 abonnés 54 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juin 2026
Vu à la première Positif au forum des images. Superbe film, cynique, profond et tendre également. Un superbe Ian McKellen.
FaRem

10 577 abonnés 11 548 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 mai 2026
Lori, une artiste ratée, mais faussaire douée, est engagée par les héritiers de Julian Sklar, un célèbre peintre, dont la série de tableaux inachevés, « Les Christophers », intrigue et fascine à la fois dans le monde de l'art et dans cette famille, mais c'est dans la maison de l'artiste que se déroule la majeure partie du film. La mission de Lori devient vite secondaire au profit des nombreux échanges entre ces deux personnes de milieux différents, mais similaires. Michaela Coel et Ian McKellen sont formidables, mais pas au point de sublimer une intrigue faiblarde et un humour pas assez tranchant. Ce n'est pas un "vol" à la Steven Soderbergh, mais plutôt un film autour de l'art, de la valeur des œuvres et de l'importance de l'authenticité, mais aussi une histoire d'héritage qu'il soit familial, humain ou artistique. Je n'ai pas détesté, mais ce n'est pas ce que j'ai préféré parmi les récents films du réalisateur.
traversay1

4 488 abonnés 5 387 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 mai 2026
Depuis que Steven Soderbergh a déclaré se retirer, il n'a cessé de tourner : huit longs-métrages et deux mini-séries pour la décennie actuelle, sont déjà à son actif. The Christophers possède bien une intrigue moyennement alléchante, mais il ne faut pas en attendre un suspense insoutenable, car c'est le cadet des soucis du cinéaste, en dépit de son aspect ludique. Soderbergh préfère s'intéresser au "duel" entre ses deux personnages principaux, un vieux maître misanthrope et aigri et une jeune peintre qui n'a pas percé et est devenue faussaire à ses heures. Les deux sont aux antipodes l'un de l'autre et ne devraient s'accorder sur rien, ni même pouvoir se voir en peinture. Sauf que l'arnaque qui sous-tend le récit et leurs différences ne sont pas aussi évidentes que prévu, qui s'en étonnera ? Il est question de toiles inachevées et le film a aussi cette apparence d'ouvrage non terminé, avec quelques twists en guise de piment, mais surtout nourrie de dialogues interminables, ou bien devrait-on dire de monologues d'un Ian McKellen à la limite du cabotinage, devant une Michaela Coel joliment expressive dans son stoïcisme altier ? Parler de théâtre filmé et de huis clos n'est pas exagéré, mais au-delà de sujets assez usés comme la valeur marchande de l'art ou la postérité, rien de véritablement exaltant ne s'y dégage, y compris sur le plan formel. N'est pas Joseph Mankiewicz qui veut.
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