Un projet né sous l'impulsion de Mike Flanagan
L'initiative de Clayface au sein du DC Universe provient du scénariste Mike Flanagan. Fan incontesté du personnage, surtout dans la série d'animation Batman des années 1990, le créateur de The Haunting of... et Carrie voulait consacrer un film d'horreur à cet antagoniste. Matt Reeves, producteur du projet et réalisateur de The Batman, souhaitait justement développer plusieurs histoires, inscrites dans des genres différents, autour des criminels de Gotham en explorant leurs origines. Il a été séduit par cette proposition qu'il décrit comme "une histoire d’amour tragique, à mi-chemin entre La Mouche et un thriller horrifique."
Une transformation en 18 étapes
Tout au long du film, le visage de Matt Hagen passe par 18 étapes distinctes de transformation prothétique, depuis la nuit de son agression jusqu’à sa guérison. James Watkins tenait à privilégier les effets physiques traditionnels et le maquillage prothétique. Pour cela, il a fait appel au studio Legacy Effects, qui a dû mettre au point des pièces en silicone à usage unique appliquées chaque jour sur Tom Rhys Harries. Chaque séance de maquillage durait entre deux et quatre heures, incluant la pose de prothèses buccales modifiant son élocution et de lentilles de contact. Les effets visuels ont ensuite servi à prolonger ou enrichir les effets physiques, plutôt qu’à s’y substituer.
Liverpool métamorphosée en Gotham
Avant de choisir les lieux de tournage, le chef décorateur James Price et James Watkins ont étudié les précédentes incarnations de Gotham au cinéma, de Tim Burton à Todd Phillips. La production a finalement posé ses caméras pendant trois semaines à Liverpool pour filmer de nuit dans 25 sites différents. L’architecture de Liverpool rappelle celle de Manhattan car les émigrants, partis de Liverpool, ont largement contribué à construire les immeubles de la Côte Est des États-Unis, en reproduisant l’architecture de leur ville d’origine. "La ville nous a offert une grande diversité de décors naturels et nous a permis de donner toute son envergure à ce nouveau Gotham, qu’il s’agisse de son architecture ou des ciels. Nous avons bénéficié d’un choix incroyable de lieux", explique la productrice Lynn Harris. Price et Watkins voulaient privilégier les décors réels pour que Gotham soit ancré dans la réalité et limiter le recours aux effets numériques.
Clins d'œil au Joker de Tim Burton
Pour l'appartement de Matt Hagen, l'équipe des décorateurs a déniché chez le loueur d’accessoires Trevor Howsam la table basse originale du Joker, alias Jack Nicholson, employée dans le Batman de Tim Burton. La production a trouvé chez le même loueur le fauteuil de barbier où le Joker subi son opération, pour le réutiliser lors de la scène de consultation de Matt chez le chirurgien esthétique.
L'argile
Pour représenter la matière organique de Clayface et ses mouvements dans le laboratoire, le superviseur des effets spéciaux Jonathan Barrass a utilisé de l'oobleck, un mélange à base de fécule de maïs et d'eau. Ce fluide dit "non newtonien" change de viscosité selon la pression qu'on lui applique, se comportant comme un liquide ou un solide. Soumise aux vibrations d'ondes sonores diffusées par des haut-parleurs, cette substance a permis de créer des effets d'ondulation réels sur le plateau.
- Les Misérables (2026)
- Notre salut (2026)
- Karma (2026)
- Digger (2026)
- Heart Of The Beast (2026)
- Verity (2026)
- Garance (2026)
- Le Corset (2026)
- Minotaure (2026)
- Ni vue, ni connue (2026)
- La Gradiva (2026)
- Moulin (2026)
- Le Fantôme de l'Opéra (2026)
- The Social Reckoning (2026)
- La Maison de nos rêves (2026)
- La Bataille de Gaulle - partie 1 : L'Âge de Fer (2026)
- Kraken (2026)
- Ducobu et le fantôme de Saint-Potache (2026)
- Si tu penses bien (2026)
- Malfaisante (2026)