Note moyenne
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Ce n'est pas tous les jours que vous assistez à la projection d'un film en provenance de la République de Macédoine du nord ! D'autant plus désolant de se retrouver pendant 1/2 heure à se demander quand le film va vraiment commencer et ce que le réalisateur, dont c'est le premier long métrage, a derrière la tête. Et puis, d'un coup, à partir du moment où vous sentez qu'il y a quelque chose entre Ahmet et Aya, un déclic s'opère. Certes, il n'y a pas grand chose de nouveau sous le soleil, avec cette histoire de mariage arrangé que s'efforce de rejeter Aya, avec ces pères bornés et/ou violents, avec ce clivage entre une population de jeunes abonnés à tik-tok et de "vieux" qui ne comprennent rien aux aspirations de la jeunesse, mais on s'attache aux personnages d'Ahmet et de Aya, très bien interprétés par Arif Jakup et, surtout, Dora Akan Zlatanova. On s'attache aussi à Naim, le jeune frère d'Ahmet qui se refuse à parler et que son père voudrait guérir en le conduisant tous les jours chez une espèce de charlatan. On remarque également la qualité de la lumière et de la photo qu'on doit à Naum Doksevski. Par contre, à titre personnel, on regrette que l'écoute de la très belle musique traditionnelle de ce pays soit réduite à la portion congrue au contraire de la "musique" techno qu'on entend beaucoup et qui arriverait presque à faire passer ce qu'on entend dans "Sirat" pour de la véritable musique.
J’ai beaucoup aimé ce film: la qualité de l’image est superbe, les tenues sont magnifiques et l’histoire est vraiment touchante. C’est un très beau récit, à la fois esthétique et émouvant, qui m’a vraiment marqué.
Ce premier long métrage de ce réalisateur macédonien est une belle réussite tant au niveau de la mise en scène avec les beaux paysages montagneux de la Macédoine du Nord que du scénario bien élaboré et lumineux. On assiste dans ce film à une belle histoire d’amour contrariée par les traditions patriarcales ancestrales que vient perturber ce jeune berger avec la musique techno. Le choix du jeunes acteur qui l’incarne est très judicieux et rend ce film agréable à visionner.
Bernard CORIC
(film visionné en projection de presse le 27/04/2026 au Club >Marbeuf à PARIS)
Bernard CORIC
(film visionné en projection de presse le 27/04/2026 au Club >Marbeuf à PARIS)
une histoire drôle et touchante qui fait voyager avec des acteurs très justes dans leur interprétation.
DJ Ahmet trouve une façon extraordinaire d’être de son pays, et ainsi d’inscrire son geste artistique dans une ruralité agricole rythmée par pâture et transhumance des bêtes, déplacements quotidiens en voiture et déscolarisation initiale du fils aîné, tout en en déréglant petit à petit son mode de fonctionnement, similaire en cela aux
spoiler:
maladresses technologiques de l’imam visiblement peu à l’aise avec la diffusion automatisée des prières
. Le film, par le biais de ses personnages principaux, représente ainsi une mutation sociétale sous l’aspect d’un pas de côté, d’une chorégraphie inspirée des traditions mais remixée avec une modernité qui heurte : la danse se fait à la fois le conservatoire des injonctions faites au féminin comme au masculin, dans une société patriarcale encore gouvernée par la spoiler: tyrannie des mariages arrangés entre familles
, et l’art permettant d’y échapper et d’exister pour soi au monde, de « trouver sa voix ».
Le réalisateur se plaît à subvertir, façon queer, un ensemble de symboles peuplant la banalité de cette communauté de Macédoine du Nord, de la brebis teinte en rose au minaret reconverti en boîte de nuit, sans oublier le tracteur sur lequel sont accrochées deux enceintes ; il injecte dans son récit une matière tragique, rappelant celle de Roméo et Juliette, en témoigne une clausule surprenante parce qu’émancipatoire. Sa mise en scène retranscrit le choc des générations par un entrelacs de scènes captées caméra à l’épaule, dans une esthétique néo-naturaliste, et de séquences musicales au ralenti tel un clip à la mode aujourd’hui ; elle sait construire un burlesque bienvenu qui déplace, sur le terrain de la satire douce, le conservatisme des aînées spoiler: réunies près d’un arbre pour s’adonner à la critique des jeunes, avant de courir à leur tour devant leur poste de télévision respectif comme des jeunes filles soucieuses de divertissement et de liberté
. Une très belle réussite, à l’équilibre appréciable.
Vu en avant-première au cinéma Turenne de Sedan.
. Le film, par le biais de ses personnages principaux, représente ainsi une mutation sociétale sous l’aspect d’un pas de côté, d’une chorégraphie inspirée des traditions mais remixée avec une modernité qui heurte : la danse se fait à la fois le conservatoire des injonctions faites au féminin comme au masculin, dans une société patriarcale encore gouvernée par la spoiler: tyrannie des mariages arrangés entre familles
, et l’art permettant d’y échapper et d’exister pour soi au monde, de « trouver sa voix ».
Le réalisateur se plaît à subvertir, façon queer, un ensemble de symboles peuplant la banalité de cette communauté de Macédoine du Nord, de la brebis teinte en rose au minaret reconverti en boîte de nuit, sans oublier le tracteur sur lequel sont accrochées deux enceintes ; il injecte dans son récit une matière tragique, rappelant celle de Roméo et Juliette, en témoigne une clausule surprenante parce qu’émancipatoire. Sa mise en scène retranscrit le choc des générations par un entrelacs de scènes captées caméra à l’épaule, dans une esthétique néo-naturaliste, et de séquences musicales au ralenti tel un clip à la mode aujourd’hui ; elle sait construire un burlesque bienvenu qui déplace, sur le terrain de la satire douce, le conservatisme des aînées spoiler: réunies près d’un arbre pour s’adonner à la critique des jeunes, avant de courir à leur tour devant leur poste de télévision respectif comme des jeunes filles soucieuses de divertissement et de liberté
. Une très belle réussite, à l’équilibre appréciable.
Vu en avant-première au cinéma Turenne de Sedan.
Avant première au festival du cinéma à Epinal. Film tendre, sensible, sur un sujet toujours d actualité : les mariages forcés.
"Le garçon qui faisait danser les collines", vu en avant-première, est à couper le souffle. Il raconte la vie d'un jeune garçon en Macédoine. Les musiques sont géniales, tout comme les acteurs qui ont un talent fou. Ce film fait vivre mille et une émotions : du rire, des pleurs, de l'inquiétude, de la colère...
spoiler:
Son histoire avec Aya est magnifique.
A voir absolument !
A voir absolument !
Vu en avant-première avec deux collégiennes ; nous sommes rentrées toutes trois enchantées.
Je ne savais pas à quoi m’attendre en entrant dans le cinéma car le pitch me laissait perplexe (un berger qui voudrait devenir DJ???). Quelle bonne surprise quand on tombe sur une pépite sans s’y attendre.
Nous nous sommes complètement laissées embarquer dans cette comédie efficace, tendre et drôlatique.
Les acteurs sont très justes, y compris les plus jeunes.
Une mention particulière pour la superbe photographie qui nous transporte dans les paysages montagneux et préservés de Macédoine.
Enfin, la BO enthousiasmante et apporte une vraie énergie au film.
Je recommande chaudement d’aller voir DJ Ahmet, y compris en famille. Je pense qu’il est accessible à partir de 10-11 ans. J’espère qu’il rencontrera le succès qu’il mérite.
Je ne savais pas à quoi m’attendre en entrant dans le cinéma car le pitch me laissait perplexe (un berger qui voudrait devenir DJ???). Quelle bonne surprise quand on tombe sur une pépite sans s’y attendre.
Nous nous sommes complètement laissées embarquer dans cette comédie efficace, tendre et drôlatique.
Les acteurs sont très justes, y compris les plus jeunes.
Une mention particulière pour la superbe photographie qui nous transporte dans les paysages montagneux et préservés de Macédoine.
Enfin, la BO enthousiasmante et apporte une vraie énergie au film.
Je recommande chaudement d’aller voir DJ Ahmet, y compris en famille. Je pense qu’il est accessible à partir de 10-11 ans. J’espère qu’il rencontrera le succès qu’il mérite.
Il y a comme ça des films que je ne vais pas faire semblant de totalement aimer mais dont je reconnais l'intérêt, je dirais même la fonction. Et ce premier long venu de Macédoine du Nord en fait partie car malgré une forme de naïveté, un côté mignon, il a pour vertu de rendre un cinéma "différent" accessible aux jeunes, de leur délivrer des messages importants sans les ennuyer, sans provoquer chez eux un seul désir : rejoindre le premier multiplexe venu et s'empiffrer de popcorn devant un bon gros blockbuster. Même si ce "Garçon qui faisait danser les collines" n'a pas la vie de nos ados il partage avec eux le goût de la musique qui insupporte les vieux (Ici les fanfares des Balkans sont remplacées par la musique électronique), la volonté d'exploser les traditions qui l'enferme, d'aimer qui il veut. Bref c'est un film qui parle de la jeunesse et qui s'adresse à elle, et rien que pour ça merci !
Vu en avant-première (Festival)
Vu en avant-première (Festival)
Un film qui fait du bien,on ressort avec le sourire ! ... Un sujet sérieux traité avec tendresse,humour...les acteurs sont superbes
Super photo créative qui sert le récit. L’histoire quant-à elle reste simple mais assez complète. Les idées de plans sont intéressants et on sent une envie de bien faire. Les acteurs bien que non professionnels se fondent super bien dans le décors.
Vu au festival Quiff de Quimper le 4 février 2026.
Vu au festival Quiff de Quimper le 4 février 2026.
Le film séduit par sa douceur et son regard sensible sur un quotidien rural empreint de poésie. La mise en scène prend le temps d’installer son atmosphère, avec de beaux paysages et une attention sincère portée aux personnages.
Cependant, passé la première demi-heure, le récit semble marquer le pas : l’histoire avance peu pendant un moment, au risque de diluer l’attention du spectateur. Ce choix de rythme, contemplatif, pourra autant charmer que frustrer selon les attentes.
On apprécie malgré tout les touches d’humour discrètes mais efficaces, notamment le clin d’œil savoureux autour des haut-parleurs de la mosquée, qui apporte une légèreté bienvenue. Un film imparfait mais attachant, qui mise davantage sur l’ambiance et l’émotion que sur une narration dynamique.
Cependant, passé la première demi-heure, le récit semble marquer le pas : l’histoire avance peu pendant un moment, au risque de diluer l’attention du spectateur. Ce choix de rythme, contemplatif, pourra autant charmer que frustrer selon les attentes.
On apprécie malgré tout les touches d’humour discrètes mais efficaces, notamment le clin d’œil savoureux autour des haut-parleurs de la mosquée, qui apporte une légèreté bienvenue. Un film imparfait mais attachant, qui mise davantage sur l’ambiance et l’émotion que sur une narration dynamique.
Ahmet vit dans un village reculé et conservateur de Macédoine du Nord où il ne jouit d'aucune liberté. Il est en quelque sorte prisonnier d'un lieu, de la mentalité des gens et d'une relation avec un père qui n'a d'yeux que pour son cadet. Un cadre oppressif qui ne permet pas de rêver, mais Ahmet s'évade grâce à la musique. Une passion comme exutoire, mais aussi comme moyen de rébellion, et il n'est pas le seul à l'utiliser. Derrière chaque relation, il y a quelque chose sur le décalage générationnel entre tradition et modernité, l'hypocrisie religieuse, l'asservissement des femmes ou encore le deuil. Georgi M. Unkovski n'en fait pas trop et insuffle suffisamment d'humour pour alléger une histoire qui aurait pu être plus mélodramatique. C'est presque amusant de voir cette révolte ou plutôt la réaction de ces hommes face à cette ouverture qui leur fait peur. Il n'y a rien de révolutionnaire dans ce récit à la fois initiatique et de passage à l'âge adulte, mais "DJ Ahmet" est un film agréable porté par de jeunes acteurs convaincants et naturels.
Ahmet est un jeune homme vivant dans un village très rural du sud de la Macédoine. Suite au décès de sa mère, il est obligé d'arrêter l'école pour se concentrer sur son activité de berger pour aider son père. Suivi en permanence par son petit frère qui l'admire, Ahmet fait la connaissance de sa voisine, qui prépare une chorégraphie. La musique va les réunir. En salle le
spoiler: "Le garçon qui faisait danser les collines" est une petite pépite qu'il ne faut surtout pas manquer. Rien n'est dissonant dans ce récit qui mêle habilement tradition et irruption de la modernité par la jeunesse sans jamais se montrer gratuit avec ses sujets. L'humour est percutant, les personnages sont éclatants, la musique nous emmène dans cette craquelure tendre qui sépare deux époques dans un même univers de collines et de forêts verdoyantes.
spoiler: "Le garçon qui faisait danser les collines" est une petite pépite qu'il ne faut surtout pas manquer. Rien n'est dissonant dans ce récit qui mêle habilement tradition et irruption de la modernité par la jeunesse sans jamais se montrer gratuit avec ses sujets. L'humour est percutant, les personnages sont éclatants, la musique nous emmène dans cette craquelure tendre qui sépare deux époques dans un même univers de collines et de forêts verdoyantes.
Enfin le retour de la “comédie des Balkans” ! Un film qui utilise bien le grand écran pour, à la fois, décrire une société serbe rurale en perdition (pauvreté, patriarcat rétrograde, acculturation,…) sans s’appesantir et tracer l’insouciance victorieuse de la jeunesse vue à travers trois personnages classiques (la belle jeune fille que l’on s’apprête à marier, le beau jeune homme pauvre “emprisonné” par son père pour toutes les corvées …et son jeune frère, qui ne veut-peut plus parler depuis un choc traumatique que l’on découvre peu à peu.
Et l’apparition d’une brebis rose viendra vous conforter dans cette heure et demie de voyage heureux dans une Serbie qui rejoint doucement l’espace européen avec ce jeune berger DJ en tracteur…
Et l’apparition d’une brebis rose viendra vous conforter dans cette heure et demie de voyage heureux dans une Serbie qui rejoint doucement l’espace européen avec ce jeune berger DJ en tracteur…
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