Après quelques films dits « psychologiques » et des réalités en trompe l’ œil – nombreux en ce moment – voici la réalisation de Patrick Cassir, plutôt franche et cash. Le scénario n’ y va pas par quatre chemins, pour nous mettre les pieds dans le concret dès le démarrage. Et je dois dire, que ce n’ est pas mal aussi de voir du « simple ». Et pas seulement parce qu’ il est Alsacien ( bon, mais du Bas-Rhin, personne n’ est parfait ), Hakim Jemili nous séduit par son tempérament et son langage empathique et maladroit, voire provoquant, au fil de ses rôles ( « L'amour, c'est surcoté », « Adieu Jean-Pat », « Chasse gardée 2 » , « Bagarre » ou « Mata » ). Il est dans celui-ci parfait, Elie, exemple du garçon qui ne peut pas couper le lien avec sa mère, seule, qui en profite classiquement. Avec un mélange subtil de blagues, son personnage oscille entre humanité et drôlerie, gommant les aléas et moments plus sévères des épreuves délicates, pour confirmer un titre choisi comme une évidence « Tout va super », sorte de fil rouge de cette comédie douce-amère très attachante. Autour de lui, sa maman bien sûr, Sylvaine, interprétée par une excellente Noémie Lvovsky, ravie, amusante, légère, le Docteur Ackerman ( Camille Chamoux ) à l’ humour surdosé mais rigide, et Fabien (Rudy Milstein ) l’ aide malade en apprentissage, gaffeur et gauche. Mais la pépite de cette comédie, qui irradie toutes les scènes : souvenez-vous « Laëtitia », « Les Magnétiques » ou « La Voix Royale », c’ est bien Marie Colomb dans le rôle d’ Anaïs. La rencontre des contrastes de modes de fonctionnement d’ Elie et d’ Anaïs est un coup de maître, amusant, captivant, dans une comédie relevée TRES réussie – j’ ai adoré…..!!**