Mr. Nobody Against Putin
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Totoscope
Totoscope

11 abonnés 113 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 janvier 2026
Mr Nobody contre Poutine est un documentaire aussi sidérant que terrifiant. Un professeur y filme de l'intérieur la propagande d’État inculquée aux enfants russes, dans les écoles du pays. Ici plus précisément dans celle de sa ville, la plus polluée du Monde. Un témoignage rare et précieux sur le lavage de cerveau ahurissant exercé dès le plus jeune âge.
Entre exercices de tirs, concours de lancers de grenades, parades militaires ou interventions des mercenaires criminels du groupe Wagner, on y apprend aussi que la France serait revenue au temps des mousquetaires et des calèches depuis les sanctions économiques infligées à la Russie.

Mais au-delà de cet embrigadement, le film documente aussi les conditions de vie dégradées d’un peuple entier, et le sacrifice de sa jeunesse, à travers le regard d’un citoyen lambda, ni héros ni militant, qui a méticuleusement enregistré toutes ces preuves d’un pays en train de sombrer, avant de fuir ce cauchemar totalitaire et nous permettre de voir à travers le trou de la serrure, un pays verrouillé.

Disponible gratuitement sur Arte, le film est nommé à l’Oscar du meilleur documentaire.
QuelquesFilms.fr

353 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 janvier 2026
Né d’une collaboration improbable entre le protagoniste du documentaire, Pavel Talankin, et le réalisateur états-unien David Borenstein (installé au Danemark), ce film a pour intérêt principal de montrer le totalitarisme russe à l’œuvre, dans le contexte de l’invasion de l’Ukraine, sous forme de propagande au sein d’un établissement scolaire. Cette documentation, même si elle correspond peu ou prou à ce que l’on pouvait attendre en matière politique et idéologique, est intéressante par son caractère concret, sa valeur édifiante. La tonalité du film, adoptant le point de vue rebelle de Pavel Talankin, oscille entre ironie, consternation et émotion. Malheureusement, la sympathie éveillée est plombée par la dimension très autocentrée et “autohéroïsée” de la narration. Et le fond pâtit d’une forme vraiment artisanale, côté réalisation, côté montage.
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 janvier 2026
Pavel Talankin est un Russe ordinaire. Il travaille dans le lycée d’une petite ville de l’Oural où il a été scolarisé. Chargé de l’animation culturelle et des captations vidéo, il assiste à partir de 2022 à la militarisation de l’éducation. Il s’en émeut, manifeste son désaccord par des actions qui auraient pu le conduire en prison (il décroche le drapeau russe du fronton de l’école, remplace la lettre Z collée aux carreaux par la lettre X de soutien aux réfugiés ukrainiens) et opte finalement pour une autre stratégie. Il fera benoîtement son travail, enregistrera les cérémonies organisées au lycée…. et les montera, avec la complicité d’un producteur danois, dans un film qui témoignera de la dérive totalitaire du régime. La réalisation de ce film aura pour Pavel Talankin un prix : son ostracisme définitif de Russie.

Le cinéma peut changer la vie. Il peut changer la vie de ceux qui le regardent. Mais, plus radicalement encore, il peut changer la vie de ceux qui le fabriquent. Certains films nécessitent pour être réalisés un sacré courage. Celui-ci en fait partie et force, pour ce seul motif, notre admiration et justifie les applaudissements spontanés qui ont fusé après sa dernière image.

Qui parmi nous aurait fait preuve d’un tel courage dans sa situation ? Qui, face à un régime dont il désapprouve les pratiques, aurait préféré à la lâche collaboration, la révolte, le sacrifice et l’exil ? Qui aurait accepté de quitter son pays, sa famille, son travail, sans espoir de retour, et de connaître un exil anonyme dans un pays étranger (Pavel Talankin vit désormais en République tchèque), avec la menace permanente d’une action de représailles sur soi ou sur ses proches ?

Ce documentaire à charge se fonde sur un pari sympathique de modestie et d’humour qui rappelle dans la forme ceux de Michael Moore (que diable est devenu le réalisateur de "Fahrenheit 9/11" ?). Pavel Talankin est un « Mr Nobody », un monsieur tout-le-monde, habitant ordinaire d’une ville ordinaire. Il en a conscience, ne se pousse pas du col, ne s’érige pas en héros.

Une fois posé le cadre de son film et en avoir salué le courage indéniable, on est toutefois bien obligé d’en faire une critique cinématographique. Et hélas, il n’y a pas grand-chose à en dire. Car Pavel Talankin n’a pas grand-chose à filmer sinon des scènes répétitives de discours officiels, de défilés au pas de l’oie qui témoignent du bourrage de crâne et de la militarisation de la société russe. Les passages les plus saillants sont ceux où il s’attache à des personnages pour incarner des situations : une lycéenne au sourire triste dont le frère sera tué sur le front ukrainien, un professeur d’histoire à la lippe arrogante qui s’est fait le héraut du poutinisme. C’est la principale limite de ce documentaire que je me sens bien mesquin de ne pas couvrir d’étoiles.
Ufuk K

617 abonnés 1 719 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 janvier 2026
"Mr Nobody Against Poutine" assez bien noté par la critique, nommé cette année aux Oscars (meilleur film documentaire) est un documentaire pertinent. C'est ainsi que le réalisateur David Borenstein offre un documentaire révélateur et accusateur à l'égard de Vladimir Poutine, avec Pasha Talankin partageant un témoignage rare et inquiétant sur le conditionnement et l'endoctrinement des jeunes écoliers russes dans un film d'utilité publique.
Kovnen
Kovnen

10 abonnés 21 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 janvier 2026
Une graine de poésie et de tendresse survit dans une ville paumée, perdue dans cette Russie devenue un vaste camp militaire. Comment s’attache-t-on à un pays morbide, a une société dont l’unique horizon consiste à « mourir pour la Patrie », à un peuple qui noie son fatalisme dans la vodka et la malbouffe ? Quels moteurs permettent de résister à la solitude ? Au fond, comment résister ?
Un film juste mais subtile malgré la dureté de son propos. Tant qu’il reste un homme, il reste de l’humanite.
TheGP
TheGP

10 abonnés 187 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mars 2026
Le réalisateur, humble vidéaste dans l'école d'une petite ville de la Russie profonde, capte à travers sa caméra le durcissement de la dictature de Vladimir Poutine suite à sa décision d'envahir l'Ukraine. Nous assistons, horrifiés, avec le héros involontaire de ce film, à l'embrigadement des enfants russes, dressés à détester l'Occident et à désirer le martyr pour la plus grande gloire militaire de leur patrie. Un documentaire aussi glaçant que nécessaire.
Laurent
Laurent

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 janvier 2026
Un regard passionant sur la vie en russie aujourd'hui donne pardoxalement un film drôle et tendre grace la personnalité du protagoniste principal. Pour comprendre comment Poutine mène (aussi) la guerre contre son peuple : un film de salubrité publique et un remarquable documentaire.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 174 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 mars 2026
Pavel Talankin (plus communément appelé "Pasha"), un modeste enseignant de 34 ans dans un établissement secondaire de la petite ville de Karabach, dans l'Oural, se retrouve confronté, du jour au lendemain, à l’embrigadement forcé des élèves de son école. Lorsque Poutine à officiellement lancé son "opération militaire spéciale" en février 2022, consistant à envahir l’Ukraine, dans le même temps, la désinformation s’est mise en place.

L’enseignant s’est donné pour mission de documenter la militarisation des écoles russes et de la société en filmant l'embrigadement de ses élèves (son école, comme toutes les autres du pays, à mis en place un programme à visée militariste, avec des cours d’Histoire revisitées, des leçons et des chansons patriotiques, des démonstrations de mines anti-personnelles orchestrées par les mercenaires de Wagner, …). Il s’est rapidement retrouvé contraint de filmer et transmettre au Ministère de l’éducation toutes les images qu’il enregistrait afin de prouver que son école se conformait bien à leurs directives.

Pavel Talankin montre par la même occasion la façon avec laquelle les professeurs sont "achetés" par le Ministère (s’ils réussissent à inculquer tout et n’importe quoi qui va dans le sens de Poutine, ils reçoivent en retour des cadeaux et pour les plus fidèles, cela peut aller jusqu’à obtenir un appartement).

Avec Mr Nobody contre Poutine (2025), le jeune enseignant lève le voile sur ce que peu de médias ont su mettre en lumière. La désinformation et la militarisation des programmes scolaires est édifiante et alarmante. Pavel Talankin défie Poutine et l’autorité russe, il risque sa vie pour dénoncer les agissements de sa hiérarchie, ce qui l’a contraint à s’exiler à l’été 2024.

⦿ http://bit[POINT]ly/CinephileNostalGeek ⦿ http://twitter[POINT]com/B_Renger ⦿
DaeHanMinGuk
DaeHanMinGuk

231 abonnés 2 457 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 février 2026
Ce documentaire, sorti dans seulement quelques cinémas indépendants mais qui bénéficie d’une diffusion télévisée sur Arte très rapprochée, est assez pauvre en termes de réalisation. Par contre, c’est très instructif sur l’enseignement scolaire – enfin, je devrai dire la propagande – à destination des enfants russes. Ils ne se contentent pas d’endoctriner les enfants avec des justifications au conflit, ils dénigrent les nations européennes qui s’y opposent, la France en premier lieu, et les phrases rapportées font sourire. Il faut aussi savoir que, dans chaque école russe, il y a un représentant du parti au pouvoir et une photo du président dans chaque classe de cours, donc c’est un autre monde. Monde aussi très éloigné du notre dans la tenue, à tous les sens du terme, des élèves dans l’établissement mais aussi dans leur manipulation des armes au sein même de l’école. Cette vision, volée de l’intérieur par un membre de l’équipe pédagogique de l’établissement, lanceur d’alertes aux premières loges et qui sait se faire oublier, est un angle novateur dans le témoignage.
Sweetmpopcorn
Sweetmpopcorn

8 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 janvier 2026
Documentaire très bien ficelé qui réussit à aborder de nombreux thèmes : l'éducation, la guerre, la jeunesse, la propagande, la ville, la pollution, la résistance... Très touchant et immensément courageux, bravo !
Michel Eltchaninoff
Michel Eltchaninoff

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 janvier 2026
Un film- météorite tombé d’un coin de l’Oural. Ce documentaire raconte comment les Russes, dans une école, vivent l’invasion de l’Ukraine : propagande, militarisation, envoi des jeunes aux front. C’est drôle, poignant, très humain. À voir absolument : on rit au début, on pleure à la fin. C’est très beau et très vrai
gamorreen
gamorreen

29 abonnés 533 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 avril 2026
Une sorte de journal intime filmé.
Si rien de spécial dans la forme, pour son fond il est très intéressant pour saisir l'endoctrinement et la propagande pro-guerre (en l'occurrence russe, cela aurait pu être ailleurs, et en d'autre temps, si cela vous intéresse voir l'excellent film des années 30 "A l'ouest rien de nouveau"). Résultat bien sûr assez déprimant sur ce que nous sommes universellement et intemporellement nous les humains.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 février 2026
Voilà un film courageux, à voir comme un journal personnel, non pas écrit mais filmé, d’un homme, Pavel Talankin, dit Pasha, célibataire vivant dans un T3 (avec 427 livres), qui aime la Russie et sa ville, mais qui désapprouve la guerre en Ukraine. A travers son travail d’animateur pédagogique vidéaste au collège-lycée de Karabash (ville de 12 000 habitants, dans l’oblast de Tcheliabinsk, au sud du massif de l’Oural, fortement polluée par une fonderie de cuivre), il témoigne (à partir de février 2022) du lavage de cerveau des élèves de son école (chansons, discours et manifestations patriotiques) concernant, notamment la guerre en Ukraine, qualifiée d’opération militaire spéciale par Poutine et qui a aussi déclaré, que « ce ne sont pas les militaires qui gagnent la guerre mais les enseignant ». A l’origine, ses vidéos permettaient de valider le respect, par l’école, des protocoles imposés par la hiérarchie. Certes, on n’apprend rien de nouveau sur la Russie, qui a l’habitude d’un tel comportement, hérité de l’Union Soviétique mais le film, proche d’un document amateur, demeure un témoignage historique, spoiler: non seulement sur l’endoctrinement (Vladimir Poutine réactive, en 2022, le Mouvement des pionniers, pour son centenaire) mais aussi sur l’enrôlement d’anciens du lycée, concomitamment avec la venue des mercenaires du groupe paramilitaire Wagner (présentation d’armes, de mines anti-personnel et jets de grenades) pour aller se battre (1 200 € / mois) et dont certains ne reviennent pas vivants du front (interdiction de filmer les obsèques). On s’étonne même que Pavel Talankin (filmé par David Borenstein) n’ait pas été arrêté plus tôt (toute critique et dénigrement de l’armée russe est punie de 25 ans de prison) : il a même osé enlever le drapeau russe du toit de l’école et diffuser l’hymne américain chanté par Lady Gaga, ainsi que remplacer la lettre Z (symbole des blindés russes) sur les fenêtres de l’école, par la lettre X. Il a d’ailleurs quitté le pays le lendemain de la fin des cours (juin 2024), pour se rendre au Danemark où le film a été produit, monté et postsynchronisé. Le portrait du professeur d’histoire est particulièrement saisissant et glaçant : outre sa désinformation auprès des élèves (1 plein d’essence en France coute 150 €, les Français, dépourvus de matières premières, sont réduits à manger des huitres et des grenouilles), il admire Lavrenti Beria (1899-1953), bras droit de Joseph Staline (1878-1953), chef du NKVD (police politique) et qui développa les camps de travail forcé (goulag), Victor Abakoumov (1908-1954), chef du contre-espionnage, et Pavel Soudoplatov (1907-1996), responsable des services secrets soviétiques et qui supervisa l’assassinat de Léon Trotsky (1879-1940). Il a, d’ailleurs, obtenu le prix du meilleur professeur, récompensé par l’obtention d’un appartement de grand standing.
Guillaume LR
Guillaume LR

43 abonnés 157 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 avril 2026
Documentaire indispensable, réalisé par un vidéaste qui expose à travers l'école, la montée de Poutine et de la militarisation jusque dans la tête des enfants. Le réalisateur prend de grands risques, et depuis son Oscar est dans le collimateur du gouvernement russe.
Sur la forme, le documentaire peut être discuté, reportage "improvisé" oblige, mais sur le fond, nul doute que le film restera comme un témoignage marquant d'une période encore actuelle, sombre et inquiétante.
A découvrir.
Barbara C.
Barbara C.

6 abonnés 90 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mars 2026
La propagande vue et vécue de l'intérieur. Ou comment retourner le cerveau aux jeunes générations.
Le protagoniste principal se dit trop trouillard pour se révolter, c'est pourtant ce qu'il fait, caméra au point.
Instructif et flippant. Édifiant.
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